Match Mali-Gabon du 10 juin prochain : Baptême du feu pour cinq nouvelles recrues

Ils sont cinq(5) nouveaux joueurs à rejoindre les Aigles duMali. Il s’agit de AdamaNiane, attaquant de l’ESTAC Troyes, Adama Traoré du Tout Puissant Mazembe, Boubacar Kiki Kouyaté de Sporting de Lisbonne, BékayeDiabassy d’Amiens SC et Aboubacar Tounkara qui n’était pas sur la liste mais qui arrive du Maroc. Le sélectionneur de l’équipe national Alain Giressea fait appel à cet ancien milieu du Centre Salif Keita qui évolue aujourd’hui avec l’AS FAR du Maroc.

Aboubacar Tounkara évolue actuellement avec l’Association Sportive des Forces Armées Royales (AS FAR) du Maroc. Ancien Capitaine du Centre Salif Keita, il a fait une saison remarquable avec 27 matchs joués et en délivrant une dizaine de passes décisives. Il a marqué à huit reprises cette saison dans le championnat marocain.

Adama Traoré du Tout Puissant Mazembélui aussi voit ses efforts récompensés avec cet  appel du sélectionneur des Aigles du Mali. Il a été champion avec les Corbeaux de Lubumbashi à la Coupe de RD Congo.

AdamaNianepour sa part est auteur d’une saison impeccable avec l’Estac Troyes. Le jeune attaquant a été meilleur buteur de la ligue 2 française avec 23 buts marqués cette saison. Il a beaucoup  contribué à la montée de son équipe en ligue 1 française. Avec une telle prestation, le natif de Djelibougou voit son rêve se réaliser avec une sélection en équipe première du Mali.

Boubacar Kiki Kouyaté, l’ancien de l’Espérance Football Club de Médine est appelé pour la première fois avec les Aigles. Le défenseur central de Lisbonne a pris part à toutes les rencontres de l’équipe B. Alain Giresse compte sur ce jeune homme plein de talents.

Enfin BékayeDiabassy, le joueur d’Amiens SC a disputé 37 matchs sur 38 avec son club de ligue 2 française et a contribué à sa montée en ligue 1 française. Ce latéral gauche découvrira le public sportif malien contre les Panthères du Gabon le samedi 10 juin prochain.

Abba Sangaré

Source: Tjikan

 

Victoire des aiglonnets: communiqué de l'URD

Communiqué de presse

Notre équipe  nationale cadette de Football vient de réaliser un grand exploit en se classant, ce dimanche 28 mai 2017, championne d'Afrique de sa catégorie pour la deuxième fois de suite. Aux joueurs, encadreurs, supporteurs, et à la fédération malienne de Football, le Président de l'URD, l'honorable Soumaila Cissé, Chef de file de l'Opposition, adresse ses chaleureuses félicitations et ses sincères encouragements. Il salue le courage et  l'engagement de nos cadets, et leur souhaite d'autres succès lors des compétitions à venir.
Bamako, le 28 mai 2017

Salon du mariage : Une façon de valoriser la culture malienne

Prévu les 14 et 17 avril, le Salon du mariage aura pour cadre le Mémorial Modibo Keïta.

L’annonce a été faite, au cours d’une conférence de presse ce mercredi 5 avril, par la commission d’organisation de cet évènement qui est à sa deuxième édition.

Selon Mme Togora Koura Keïta, promotrice du Salon du mariage, l’objectif de ce salon est de valoriser la culture malienne autour d’un volet essentiel qui est le mariage.

L’évènement se fera le loisir de faire également la promotion des stylistes maliennes.

Le public assistera également à des défilés de mode où rivaliseront les plus belles robes mariés. Des conférences, des causeries débats, des scènes de célébration de mariage seront vécus sur place.

Cette année, précise Mme Togora, le Salon s’est ouvert à des participants venant du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal.

Par alco dem

 

Carnet Rose : Diaffra Traoré et Anna Traoré se sont dit Oui.

Diaffra Traoré dit Diaff a quitté le cercle des célibataires. Le jeune cadre de Save the children International et Mlle  Anna Traoré étudiante au Maroc se sont dit oui le dimanche , 23 avril 2017 à la mairie de Magnabougou en commune VI du district de Bamako en présence des membres de leurs familles, amis collaborateurs. La direction de l’ensemble du personnel du challenger et le site Mali24 souhaitent heureux ménage.

« bakary Sambe au journal « le monde » : le mali demeure l’épicentre du djihadisme au sahel »

Signé en 2015, l’accord d’Alger est mis en péril par un pouvoir central passif, une rébellion fragmentée et un djihadisme en constante recomposition. Les hésitations, reports et autres bégaiements déplorés lors de la signature en 2015 de « l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali », conclu à Alger par les autorités maliennes et les groupes armés rebelles, laissaient entrevoir des difficultés à venir.

Quelque deux années plus tard, quatre depuis le déclenchement de l’opération militaire française « Serval »,le processus de paix, à force de lenteur, est en train de perdre la course de vitesse engagée contre les groupes armés.

Ainsi l’illustrent les difficultés rencontrées ces dernières semaines pour installer des autorités intérimaires dans les chefs-lieux des cinq régions ex-rebelles du nord et du centre du Mali – Gao, Kidal, Menaka, Taoudenni et Tombouctou.

Il s’agit là, pourtant, du premier maillon de la chaîne forgée par l’accord d’Alger qui, outre l’arrêt des hostilités, redessine le cadre institutionnel malien au profit d’une plus grande décentralisation et dresse une longue liste de projets de développement économique, social et culturel pour sortir le nord du Mali de la misère.

Ces autorités intérimaires, « chargées de l’administration des communes, cercles et régions du Nord », auraient dû être mises en place dans les trois mois suivant la signature de l’accord. Au regard de quoi elles viennent tout juste d’être installées, dans la douleur et les combats, à Kidal, Menaka et Gao.

A Tombouctou et Taoudenni, on devra encore attendre. Une source au sein de la mission civilo-militaire des Nations unies au Mali (Minusma) nous assurait, mercredi 8 mars, que cela interviendra « dans les prochains jours ». Mais, preuve de la sensibilité du sujet, « la date ne [peut] être annoncée sous peine de compromettre cette opération ».

Blocage

Ce fut en effet le cas le 6 mars, date initialement prévue pour leur installation. Des éléments armés ont attaqué deux points de contrôle occupés par l’armée malienne. L’événement a donc été reporté à des jours meilleurs.

Pourquoi ce blocage, alors que les signataires de l’accord d’Alger – la République malienne et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, une coalition de groupes armés arabes et touaregs) – s’étaient entendus sur le nom des ex-rebelles appelés à troquer leur kalachnikov contre un costume de président de conseil régional ?

Prenons Tombouctou. Les auteurs du coup de force sont membres du CJA, le Congrès pour la justice dans l’Azawad, du nom donné par les indépendantistes touaregs à la partie septentrionale du Mali. Cette milice dirigée par la tribu Kel Ansar a débarqué sur la scène en octobre 2016. Non sans ironie, le CJA justifie sa création pour « garantir la viabilité de l’accord dans les régions de Tombouctou et de Taoudenni ».

« En réalité, décrypte Aurélien Tobie, chercheur au Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), les Kel Ansar essaient de prendre le train en marche. » Pour des raisons internes, en l’occurrence une vacance à la tête de leur chefferie traditionnelle, ils n’avaient pu participer aux négociations d’Alger.

Ils ont ainsi été exclus de la distribution des postes. « Or, au Mali, notamment, l’identité communautaire est synonyme de pouvoir et donc de l’accès aux ressources », explique Aurélien Tobie. En clair, les Kel Ansarveulent eux aussi leur part du gâteau.

Autres lieux, autres acteurs mais même logique à Gao, Menaka et Kidal. Là, le rapport de forces avait changé avec la montée en puissance de la Plateforme, une coalition de groupes initialement pro-gouvernementaux composée notamment du Gatia (Groupe d’autodéfense des Touareg Imghad et alliés), associé au CM-FPR (Coordination des mouvements et Front patriotique de résistance).

Groupement auquel se sont joints des groupes arabes dissidents du Mouvement arabe de l’Azawad, initialement membre du CMA alors que le CM-FPR se scindait, laissant apparaître un CM-FPR2… Confusion d’acteurs face à un pouvoir central critiqué pour sa passivité, voire sa mauvaise volonté à appliquer un accord qui dilue ses prérogatives.

Dans le dernier rapport présenté en janvier à New York au Conseil de sécurité, le secrétaire général des Nations unies pouvait alors regretter que « les principales dispositions de l’accord [d’Alger] n’ont pas été appliquées, notamment celles concernant la mise en place d’autorités intérimaires et l’organisation de patrouilles mixtes, et les combats ont repris entre la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et la coalition de groupes armés Plateforme.

Entretemps, de nouveaux groupes armés ont demandé à faire partie des arrangements institutionnels et sécuritaires intérimaires. » Autrement dit, pour le malheur de la population locale, le retour des services sociaux de base que les autorités intérimaires sont censées faciliter ne semble pas pour demain.

Une situation loin d’être normalisée

D’autant que l’environnement sécuritaire ne cesse de se dégrader, laissant mal augurer du déploiement des acteurs indispensables (ONG, investisseurs, fonctionnaires…) à l’accomplissement des projets de développement nécessaires pour désenclaver le nord du Mali et ainsi enterrer les frustrations qui alimentent les rébellions.

Pour preuve d’une situation encore loin d’être normalisée, le scrutin municipal de novembre 2016 n’a pas eu lieu dans les régions de Kidal, Menaka et Taoudenni, ainsi que dans certaines parties des régions de Gao, Mopti et Tombouctou, « en raison d’atteintes à la sécurité, notamment dans des zones contrôlées par des groupes armés signataires », peut-on lire dans le rapport de l’ONU.

Certes, l’intervention française « Serval » – transformée en force « Barkhane » en 2014 chargée de la lutte contre le terrorisme dans le Sahel –, le déploiement de quelque 10 000 casques bleus, la restructuration (en cours) de l’armée malienne et le lancement des premières patrouilles mixtes armée malienne-ex-rebelles ont permis d’apaiser la situation.

Mais ce n’est qu’un apaisement partiel qui concerne, au mieux, les Touaregs et Arabes qui se battaient en 2011 pour la partition du Mali et l’indépendance de l’Azawad. « L’accord d’Alger, résume Aurélien Tobie, se résume finalement à un simple accord de cessez-le-feu qui interdit aux signataires d’aller trop loin. »

Sauf qu’ils ne sont pas la seule menace pesant sur le pays. Celle incarnée par les djihadistes, un moment écartée par le déclenchement de l’opération « Serval », a repris de plus belle alors que le redéploiement des forces armées maliennes au nord patine. Résultat : « Les groupes terroristes et extrémistes violents y [ont] renforcé leurs activités et leur présence », note l’ONU.

Des foyers djihadistes se sont multipliés

« Car depuis “Serval”, les groupes terroristes se sont adaptés », observe Bakary Sambe, directeur du TimbuktuInstitute. En atteste l’annonce, début mars, de la « fusion » de trois organisations islamistes au sein de Nosrat Al-Islam Wal Mouslimine (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, GSIM) affilié à Al-Qaida. Placée sous l’égide du Touareg Iyad Ag-Ghali, le chef d’Ansar Eddine, le GSIM rassemble également le mouvement Al-Mourabitoun de Mokhtar Belmokhtar ainsi que la Katiba (brigade) du Macina, active au centre du Mali et conduite par le Peul Amadou Koufa.

De fait, « Barkhane » ou non, les foyers djihadistes se sont multipliés ces dernières années au Sahel en général et au Mali en particulier. « Et ils ont étendu leur rayon d’action en frappant en Côte d’Ivoire, au Niger, auBurkina Faso », observe Bakary Sambe. Sans pour autant négliger le Mali, où, en janvier, des kamikazes ont tué au moins 77 personnes à l’intérieur du centre de recrutement et d’entraînement des patrouilles mixtes de Gao.

« Le Mali, conclut Bakary Sambe, est l’épicentre du djihad au Sahel et le restera tant qu’il demeurera cette zone d’instabilité et d’activités criminelles. » Déjà moribond, l’accord d’Alger risque de ne pas y survivre et le Mali de ne pas émerger de si tôt du chaos dans lequel la moitié de son territoire est encore plongée.

Source: Le Monde

 

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