Forum International des Investissements au Mali : c’est du 7 au 8 décembre !

La salle de réunion du ministère de la Promotion de l’investissement et du Secteur privé a servi de cadre à une session d’information sur la tenue du Forum international des investissements au Mali et ses attentes pour le Mali. C’était le vendredi 18 août 2017.

La session d’information était animée par le ministre de la Promotion de l’investissement et du Secteur privé, Koniba Sidibé, qui avait à ses côtés un représentant de toutes les structures relevant de son département et des partenaires techniques et financiers.

Dès sa prise de parole, le ministre Koniba Sidibé précisera que ce Forum se situe dans la perspective d’une relance économique au Mali, l’un des défis majeurs de la mobilisation des ressources nécessaires pour réaliser les investissements dans les secteurs prioritaires de développement et contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations maliennes.

Organisé par le ministère de la Promotion de l’investissement et du secteur privé, en collaboration avec le groupe de la Banque mondiale et d’autres partenaires techniques et financiers, le Forum «Invest in Mali  2017» vise quatre objectifs fondamentaux : faire connaître les opportunités d’investissement et changer le narratif sur le Mali ; faire connaître aux investissements potentiels que le climat des affaires au Mali est suffisamment attrayant et compétitif ; développer entre opérateurs privés des partenariats stratégiques dans les domaines prioritaires de développement de notre pays ; partager les bonnes pratiques de promotion de l’investissement en vigueur dans les différents pays.

Par ailleurs, le Forum «invest in Mali» regroupera des représentants de gouvernements, d’entreprises locales et étrangères, la diaspora malienne, les partenaires et financiers du Mali et d’autres institutions internationales, les médias nationaux et internationaux.

Quant à l’organisation dudit Forum, selon le ministre Koniba Sidibé, c’est l’agence pour la promotion des investissements au Mali (API-Mali) aura la charge de cette tâche avec l’assistance technique de HOPSCOTCH, une agence de communication spécialisée dans  l’organisation d’activités évènementielles et capitalisant une grande expérience sur le plan international.  

À en croire le ministre Koniba Sidibé, la sortie de crise au Mali passe par la solution sécuritaire d’une part, et par un développement inclusif du pays nécessitant une forte augmentation de l’investissement, d’autre part. Pour lui, le secteur privé étant le moteur de la croissance dans notre stratégie de développement, la promotion de l’investissement privé prend une dimension stratégique. Plus loin, il ajoutera que le gouvernement a adopté la politique nationale de promotion des investissements (Pnpi) et son plan d’action 2017/2019. C’est en «application de cette politique, le ministère de la promotion de l’investissement et du secteur privé organisera les 7 et 8 décembre 2017 à Bamako, un Forum consacré à la promotion de l’investissement national et étranger appelé ‘’Invest in Mali 2017», a-t-il indiqué.

Signalons que, pour la réussite de l’événement, il a été procédé à la constitution d’un portefeuille de projets d’investissement bancables dont la mise en place du site dédié au Forum pour servir de produit d’appel aux investisseurs potentiels et permettre la signature au cours du Forum de contrats de partenariat pour la réalisation de certains de ces projets.

Pour ce faire, il est prévu la participation active de toutes les parties prenantes au dispositif organisationnel ; une forte implication dans la promotion du Forum «Invest in Mali» 2017 de l’ensemble des dirigeants et représentants de l’Etat, y compris les représentations diplomatiques et consulaires du Mali à l’étranger ; la mise en œuvre par le ministère de la promotion de l’investissement et l’Agence pour la promotion des investissements (API-Mali), d’une série de «road shows» ou  (pré-fora) dans les zones où il existe un potentiel important d’investisseurs que la «destination Mali» pourrait intéresser ; et enfin, il est également prévu de multiples initiatives de promotion économique et le renforcement de la présence du Mali à de grandes rencontres économiques internationales en Europe, en Amérique, au Moyen-Orient, comme en Asie ou en Afrique.

Au terme de la rencontre, le ministre Koniba Sidibé a indiqué que le Forum se déroule sous le parrainage effectif du président de la République, chef de l’Etat, un témoignage de l’engagement politique fort pour l’événement.

Ousmane DIAKITE/ Stagiaire

Source: Le Reporter

Mali : Assurance NSIA paralyse le secteur financier et entraine une perte de 8 milliards à l’Etat

Les établissements financiers du Mali sont en grève depuis le mardi 22 aout 2017. Et pour cause le licenciement abusif du secrétaire général du syndicat de l’entreprise.

La grève est observée sur le tout le territoire malien en cette vielle de la fête de tabaski au Mali. Les clients de ses établissements financiers voient leurs activités au ralenti. Les fonctionnaires et autres salariés se révoltent contre cette décision  du syndicat d’observer trois jours de grève pendant lesquels qu’ils remuent la terre et le ciel afin de  mener leurs activités. Cependant l’assurance Nsia, une entreprise ivoirienne est à la base de cette paralysie financière au Mali liée au licenciement abusif d’un travailleur  qui n’a fait que réclamer le droit du personnel de l’entreprise. Pour preuve,  le syndicat national des Syndicat National des Assurances, Banques et Etablissement Financiers SYNABEF dénonce le licenciement du secrétaire général de la Nouvelle Société Interafricaine d’assurance (NSIA) qu’il juge illégal. Depuis que ce dernier a été licencié par sa direction,  le syndicat National des Assurances, Banques et Etablissement Financiers SYNABEF a mené plusieurs activités pour sa réintégration. Ce qui fait dire  Aguibou Bouaré, le secrétaire général du (SYNABEF), depuis le lundi surpassé, les négociations ont échoué au niveau de la commission de conciliation. « On ne peut plus parler de licenciement abusif, c’est un licenciement illégal. Les responsables de NSIA ont violé la législation malienne » -t-il. Selon un financier cette greve de 72 heures va perdre l’Etat malien plus 8 milliards de franc CFA. Une somme qui n’est pas négligeable dans un pays en souffrance financière à cause  de la crise.

Dily Kane

 Mali24

 

 

Lynchage du sergent de police Konaté : Qu’est-ce qui s’est réellement passé ?

C’est la grosse interrogation qu’on se pose sur l’altercation qui a failli tourner au drame à l’ACI 2000, le jeudi 10 août 2017, entre le Sergent de police Aboubacar Konaté, le jeune Demba Dembélé et sa tante Déa Dao.  

Selon des témoignages recueillis sur place, le Sergent de police Aboubacar Konaté a demandé à Déa Dao de lui donner son numéro de téléphone. Ce que la dame a refusé. Le policier à moto qui ne désarme pas, vient se garer devant elle. Des échanges chauds ont eu lieu au cours desquels le Sergent gifle la jeune dame avant de continuer son chemin. Furieuse, la dame et son neveu à moto également sont venus percuter le sergent de police devant l’établissement scolaire Technolab. En ce moment, le policier en question attendait un cadre de cette école à qui, il avait auparavant demandé une somme de 4 500 FCFA pour compléter les frais d’ordonnance d’un parent malade. Selon un vigile, la dame a commencé à crier sur le porteur d’uniforme en le montrant comme un voleur. Le vigile tente de dissuader que ce n’est pas un voleur. Mais, la jeune dame a continué à vociférer sur le policier, et le neveu de la dame arrache le sac accroché à la moto du policier. Devant la foule qui s’agglutinait, le policier a voulu se frayer un chemin en tirant deux coups de feu en l’air. Dans sa fuite, il est tombé à terre.

Toujours selon les témoignes du vigile, c’est en ce moment que la dame a jeté un caillou sur la tête du porteur d’uniforme. Face à la détermination du neveu de la dame, le jeune Dembélé, de ne pas le laisser partir, le policier lui loge une balle dans l’omoplate. Le jeune Dembélé laisse le sergent de police mais garde son sac. Blessé, il court pour se réfugier dans la cour de l’école avant de sortir pour prendre un taxi en direction de l’hôpital, toujours en possession du sac.

Le policier est poursuivi par la clameur publique. Il arrive devant une maison à l’ACI 2000 gardée par Abdoulaye Sanogo et lui crie : « Je suis un policier. Les gens me poursuivent, me prenant pour un voleur. Je ne suis pas un voleur », a-t-il lancé à l’endroit du gardien. Face au refus du gardien, le sergent le cogne à la tête avec la crosse de son arme et pénètre dans la maison. Ensuite, il escalade les murs pour se réfugier dans une autre maison. Il est retiré de sa cachette par la foule qui commence à le lyncher. Informé, le commissaire du 14ème arrondissement dépêche une équipe sur place. Pour contenir la foule, une autre équipe est rapidement envoyée sur les lieux. Les flics arrivent à extraire leur collègue des mains de la foule. Gravement blessé, il est conduit à l’hôpital Gabriel Touré.

Aux dernières nouvelles, le sergent Konaté est sorti du coma dans la journée du vendredi dernier. Selon le commissaire du 14ème arrondissement qui lui a rendu visite deux fois dans la journée du vendredi, l’état du blessé s’est amélioré en dépit de quelques complications.

Dans l’après-midi du même vendredi, la dame était dans les locaux du commissariat en compagnie de son mari pour être entendue. Il ressort des informations recueillies çà et là et auprès des autorités policières, que le sergent de police Konaté n’est ni un voleur, ni un brigand contrairement aux informations véhiculées sur les réseaux sociaux. Les informations selon lesquelles le policier aurait pris le porte-monnaie de la dame n’ont pas été confirmées de source officielle.

L’amélioration de l’état du policier, permettra à l’enquête ouverte d’aller plus vite de faire éclater toute la vérité au grand bonheur des populations.

Affaire à suivre 

C. Doumbia

 

Justice populaire dans les rues de Bamako     

Attention au règlement de comptes ou à l’amalgame

La justice populaire est de retour dans les rues de la capitale malienne. Les voleurs sont rattrapés et brûlés vifs par des masses déchaînées. Le nom de code de cette pratique qui remonte aux années 1991, au temps fort de la révolution malienne, est "l’Article 320" qui signifie 300 FCFA pour le litre d’essence et 20 FCFA pour la boîte d’allumette pour mettre le feu au présumé voleur. La pratique est le résultat d’une justice corrompue et mal distribuée.

Les présumés voleurs sont soumis à la vindicte populaire. Le phénomène prend de l’ampleur dans le district de Bamako où il ne se passe pas une semaine sans voir des photos d’êtres humains en flamme sur les réseaux sociaux ou dans les journaux.

Les statistiques et rapports policiers sur le nombre de voleurs lynchés et brûlés vifs sont effarants. Selon Siaka Bouran Sidibé, une trentaine de coupables ont été brûlés vifs depuis le début de l’année 2016. « À une situation barbare, il faut une solution barbare. Les gens n'ont plus confiance en la justice donc vivement la justice populaire. Quand la société crée des intouchables à cause de leur portefeuille, la justice brulera le portefeuille ». Certains pensent que les Maliens doivent tout faire pour que leurs gouvernants reviennent sur l'application de la peine de mort pour dissuader les grands criminels et les grands délinquants financiers qui détournent les maigres ressources du pays.

Par ailleurs, si certains frustrés contre l’impunité et l’injustice s’adonnent à cette pratique pour se rendre justice, d’autres par contre l’utilisent pour régler leurs comptes. Précisément, les bandits ou les voleurs s’organisent pour crier au voleur à certaines personnes qui ont été les bourreaux de leurs camarades. Leur stratégie est de provoquer la personne pour ensuite crier au voleur.

La personne innocente sera lynchée et brulée sans que les gens ne se rendent compte qu’elle est victime d’un règlement de comptes. La preuve, le vendredi dernier, le journal hebdomadaire « Le Malien » a fait cas d’un journaliste poursuivi par trois personnes se déclarant de la Sécurité d’Etat. Arrivés au quartier de Dravéla, ces individus mal intentionnés ont crié au voleur. Comme il fallait s’y attendre, les coups ont commencé à pleuvoir sur Baladji Traoré, un journaliste de surcroît. Heureusement pour l’homme de media, un jeune garçon l’a reconnu et s’est mis à crier à l’endroit de la foule que ce n’est pas un voleur mais plutôt un fils du quartier. C’est comme cela que les coups se sont arrêtés et que le journaliste a eu la vie sauve. Au cas où Baladji Traoré n’avait pas eu la chance d’être reconnu par quelqu’un, il aurait été brulé vif, car ces trois individus supposés membres de la sécurité d’Etat voulaient régler leurs comptes avec lui.

Au mois de juin dernier, un autre jeune homme a été lynché et brulé à Magnambougou, car il avait été confondu avec un voleur. Pendant qu’il était en  train d’être brulé, un de ses amis arrivé sur place a crié en direction de la foule, que le voleur vient de s’enfuir avec la moto de l’innocent en feu. C’était l’émoi total, car le jeune a rendu l’âme et sa moto a été emportée.

En résumé, l’Etat doit prendre des mesures urgentes contre cette justice populaire mais aussi, rassurer la population en rendant la justice de façon équitable et correcte. Sans cela, beaucoup d’innocents risquent d’être lynchés et brulés vifs car les bandits ne manquent pas de stratégie pour se protéger contre l’article 320.

Modibo L. Fofana

Le challenger

Licenciement « abusif » du secrétaire général de NSIA : Les banques en grève de trois jours à partir d’aujourd’hui

Le Syndicat National des Assurances, Banques et Etablissement Financiers (SYNABEF) a décidé d’aller en grève de 72 heures à partir de ce mardi 22 aout 2017. Après l’organisation de deux sit-in et le dépôt d’un préavis de grève, le SYNABEF a ainsi décidé d’enclencher la vitesse supérieure en vue d’exiger la réintégration du secrétaire général du comité syndical de la Nouvelle Société Inter-Africaine d’assurance NSIA qui, selon lui, a été licencié abusivement. « Depuis le lundi surpassé, les négociations ont échoué au niveau de la commission de conciliation. On ne peut plus parler de licenciement abusif, c’est un licenciement illégal. Les responsables de NSIA ont violé la législation malienne. Après les 72 heures de grève, on envisagera une grève si la question n’est pas réglée», selon Aguibou Bouaré, le syndicat national des Syndicat National des Assurances, Banques et Etablissement Financiers (SYNABEF).

Le syndicat national des Syndicat National des Assurances, Banques et Etablissement Financiers (SYNABEF) est en grève de 72 heures depuis ce matin. Le SYNABEF dénonce le licenciement du secrétaire général de la Nouvelle Société Inter-Africaine d’assurance (NSIA) qu’il juge illégal. Depuis que ce dernier a été licencié par sa direction, le SYNABEF a mené plusieurs activités pour sa réintégration. Après l’organisation de deux sit-in, le SYNABEF a déposé un préavis de grève dans lequel il menaçait d’aller en grève si le licencié n’était pas réintégrer. Selon les travailleurs des assurances, banques et établissements financiers du Mali, leur camarade a été victime d’un licenciement abusif. « Nous disons non aux abus des responsables de NSIA et à la violation des libertés syndicales consacrées par la constitution malienne », expliquent les syndicalistes. Selon eux, accepter ce licenciement, c’est signer l’acte de décès du syndicalisme au Mali. Au dire des travailleurs des banques, des assurances et des établissements financiers, licencier les syndicalistes, c’est licencier tous les travailleurs du secteur. Selon Aguibou Bouaré, le syndicat national des Syndicat National des Assurances, Banques et Etablissement Financiers (SYNABEF), depuis le lundi surpassé, les négociations ont échoué au niveau de la commission de conciliation. « On ne peut plus parler de licenciement abusif, c’est un licenciement illégal. Les responsables de NSIA ont violé la législation malienne. Ils restent camper sur leur décision car c’est devenu une question d’ego pour eux. Ils sont dans une logique de chantage. Après les 72 heures de grève, on envisagera une grève si la question n’est pas réglée », a indiqué, joint par Le Républicain, le premier responsable du SYNABEF. Selon le SYNABEF, secrétaire général du comité syndical du NSIA, a été licencié parce qu’il a envoyé une correspondance par e-mail à la directrice adjointe dont le contenu est la suivante : « Mme Bosso ayez un peu de respect et d’égard pour le personnel. Pourquoi le personnel de NSIA doit souffrir pour rentrer dans ses droits ?». En ce qui concerne les régularisations des réductions d’ITS accordées par le gouvernement du Mali depuis 2016, au dire du syndicat, avancer un tel motif pour licencier le premier responsable d’un comité syndical relève du mépris des lois et conventions en vigueur au Mali. Pour le SYNABEF, les dirigeants de la société sont déterminés à nuire au comité syndical et à empêcher l’exercice du droit syndical à NSIA Mali. Le Synabef accuse également NSIA d’avoir entrepris, avec la complicité du directeur régional du travail du district de Bamako, le projet de licencier tous les syndicalistes travaillant à NSIA
Baba Dramé
Le republicain

Meurtre ou noyade à Banazole : Le corps sans vie du jeune gardien Niangoro dit Ali Traoré retrouvé dans un champ de Bakary Togola

Niangoro dit Ali Traoré a-t-il été victime de noyade ou aurait-il été tué ? En tout cas, c’est la question qui taraude les esprits au  village Banazolé, une localité située à moins de 100 km de Bamako sur la route de Bougouni. Cependant, si la mort de Ali revêt une attention particulière, c’est dû au fait que son corps a été retrouvé dans un marigot situé dans un vaste champ  (plus de 200 hectares) appartenant au président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam), Bakary Togola.

De quoi s’agit-il ? Selon les récits des villageois, cela  fait environ deux ans que Niangoro dit Ali Traoré  (NAT) garde un champ non loin de celui du président de l’Apcam, Bakary Togola.

“Ce mardi 1er août 2017, dans l’après midi, des bœufs appartenant à des peulhs et au président Bakary Togola sont rentrés dans le champ de Niangoro. Après avoir remis ceux des peulhs, il a pris soin également de conduire les troupeaux du président de l’Apcam jusque dans le vaste champ de ce dernier”, a introduit un connaisseur du dossier qui a voulu garder l’anonymat. Avant de poursuivre que même en cours de route, son employeur prendra sa position. A celui-ci, il a rétorqué  qu’il se trouvait devant la cour de Bakary Togola et qu’il allait remettre  les animaux à un certain Abou Togola qui en est le responsable. C’est aussitôt après cette conversation, poursuivra notre interlocuteur, que le téléphone du jeune homme a cessé d’émettre. “Il est resté injoignable durant de longues heures  et cela a suscité des soucis et des interrogations au village. C’est en ce moment que son  employeur a fait une déclaration à la gendarmerie de Ouéléssébougou, laquelle a mené des investigations dans le champ du célèbre Bakary Togola, sans suite.” Révèle notre source.

Cependant, s’il y a une chose dont les parents et l’employeur du défunt sont convaincus, c’est que le nommé Niangoro est bel bien rentré dans le  champ du célèbre cultivateur et n’en est plus ressorti. Une thèse qu’aurait  confirmée  une épouse d’un des gardiens du président de l’Apcam, au moment des recherches menées sur le terrain.

Cette affaire, eu égard à la polémique et au tollé  suscité lors de l’attribution de ces 200 hectares à Bakary Togola dans la zone, a pris une autre dimension car il nous revient que depuis ce bras de fer entre l’enfant de Niamala et une partie des habitants de Banazolé,  ce domaine est devenu une forteresse où pour y accéder il faut montrer patte blanche.  C’est partant de ce constat que les autres gardiens de champs à Banazolé ont voulu lever ce siège et mener leurs propres investigations à côté de la gendarmerie.

Finalement, c’est cinq jours plus tard que les gendarmes ont informé les parents de la victime  que le corps d’un  jeune homme sans vie  a été retrouvé par un gardien du président de l’Apcam à la bordure d’une rivière qui traverse leur champ. Accompagné des sapeurs-pompiers et d’un médecin,  les gendarmes ont  fait le constat. De ce constat,  il ressort que le corps de Niangoro était en état de putréfaction avancée. “Son visage était méconnaissable. Il a été identifié à partir de ses vêtements et de ses chaussures” a témoigné une autre personne.

Si la thèse de la noyade est privilégiée par la gendarmerie, pour la simple raison que son corps ne portait, au moment de sa découverte, aucun signe assimilable à des sévices ou une violence quelconque, cependant du côté des villageois et des proches du défunt, cette hypothèse de noyade est rejetée en bloc. Ils avancent la thèse d’une mort préméditée car, à les croire, Niangoro dit Ali Traoré aurait été victime des gardiens de Bakary Togola qui sont, selon eux, des demi-dieux dans ledit champ et auraient droit de vie ou de mort sur qui que ce soit dans ce domaine. Pour les proches du défunt, personne ne peut rentrer dans ce champ sans être suivi comme du lait sur le feu par les gardiens. “Donc il est impensable qu’il puisse aller se balader comme dans un marché et se noyer à leur insu” a conclu notre source.

Kassoum  THERA

Aujourd'hui Mali 

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