L’Espagne envisage de renforcer sa présence militaire au Mali

L’Espagne va augmenter le nombre de son personnel militaire stationné au Mali et en Afghanistan, a rapporté samedi le réseau télévisé public d’Espagne, RTVE, citant des sources militaires.

L’Espagne accroîtra le nombre de ses troupes déployées au Mali, qui est acutellement 136, pour qu’il s’élève à environ 300 au Nouvel an de 2018, et celui en Afghanistan verra également une hausse pour atteindre 80 au lieu de 20 aujourd’hui, a rapporté RTVE.

Parallèlement, le général espagnol Enrique Milan Martinez prendra le 31 février le relais du Belge, Bart Laurent, pour devenir le commandant de la mission de l’Union européenne au Mali.

A l’heure actuelle, les forces espagnoles donnent des formations à leurs homologues maliennes en matière d’artillerie, de tir, de combat urbain et de gestion d’affaires liées aux droits de l’Homme.

Par ailleurs, les troupes espagnoles en Afganistan participent à l’opération baptisée “Soutien résolu”.

Actuellement, l’Espagne déploie au total 2.501 militaires dans le cadre des missions à l’étranger, à savoir 502 en collaboration avec l’OTAN, 693 avec l’UE, 623 avec les Nations Unies, 531 avec la Coalition internationale contre l’Etat islamique, 110 participant à une opération conjointe avec la France et 42 autres menant des missions programmées par l’Espagne.

Trafic illicite de drogue et criminalité organisée : Une cinquantaine de journalistes à l’école de l’OCS et de l’ONUDC

En partenariat avec l’Office des Nations-Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), l’Office central des stupéfiants (OCS) du Mali organise depuis le 20 novembre dernier à l’Hôtel Club de Sélingué un atelier de formation d’une cinquantaine de journalistes sur le thème  « La problématique du trafic de drogue et la criminalité transnationale organisée ».

La cérémonie d’ouverture de cet important atelier était présidée par le Directeur  général de l’OCS, Colonel magistrat Adama Tounkara qui avait à ses côtés le sous-préfet de Kangaré, Allaye Cissé, le maire de la commune rurale de Baya, Maguette N’diaye et le coordinateur par intérim de l’ONUDC à Bamako, Ganda Traoré.

Dans son discours de bienvenue, le maire Maguette N’diaye a reconnu que le thème de cet atelier est d’actualité et d’une importance capitale pour notre pays. De l’avis de Ganda Traoré, le Mali, voire la sous-région ouest africaine est rapidement devenue une zone arrière mais aussi celle  d’implantation des réseaux de trafiquants de drogue et de criminels sans loi, ni foi, ni frontières. Selon lui, les défis liés à la problématique de la drogue et de la criminalité organisée interpellent tout le monde. « Des études indiquent qu’une initiation précoce aux substances psychoactives telles que l’alcool et le cannabis favoriseraient à l’âge adulte la dépendance et d’autres comportements nuisibles à la santé. On constate malheureusement que l’usage des stupéfiants comme le tramadol, l’éphédrine ou le diazépam qui sont des drogues de synthèse, fait de plus en plus effet de mode chez les jeunes, aussi bien dans les cités urbaines que rurales »,  a-t-il expliqué. L’apport des médias bien formés sur les thématiques liées à la criminalité organisée, au trafic illicite et à la consommation de drogue peut contribuer à prévenir ou à réduire les risques liés à ce fléau qui fait des ravages au sein de la société. Pour lui, la lutte contre la drogue et la criminalité organisée requiert des moyens sophistiqués et élaborés s’appuyant sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

L’ONUDC, a-t-il dit, s’est engagé à accompagner cette activité de formation en raison de sa pertinence et surtout des résultats en termes de conscientisation, d’appropriation et de maîtrise de concepts afin de mieux véhiculer les bonnes informations. « Nous fondons beaucoup d’espoir sur l’issue de vos travaux au terme des quatre jours qui doivent aboutir à des délibérations et  recommandations pour montrer à travers vos informations au public en général et aux jeunes en particulier que la lutte contre la drogue et la criminalité transnationale n’est pas l’apanage des seuls gouvernants, mais de tout le monde pour juguler ce fléau mondial », a conclu Ganda Traoré.

Selon le directeur général de l’OCS, l’idée de cet atelier est née du constat selon lequel les bandes criminelles se servent de plus en plus des mass média « pour endoctriner ou faire l’apologie du crime, ou pour  planifier ou même exécuter des activités criminelles ». Cet atelier, a-t-il souligné, vise à outiller les hommes de média et renforcer leurs capacités dans la recherche et le traitement des informations relatives à la criminalité dite émergente,  telle que le trafic illicite de drogue, la criminalité transnationale organisée et le terrorisme. « Cet atelier vise à développer la curiosité chez les journalistes que vous êtes, à vous doter du sens des investigations en matière de lutte contre les fléaux des temps modernes et à vous affranchir de l’imprécision, la confusion et l’approximation dans le traitement des informations que vous aurez collectées. Les différents modules qui vous seront dispensés, vous permettront également de vous familiariser avec l’architecture légale et institutionnelle mise en place aux niveaux national et international pour lutter contre ces fléaux », a fait savoir le Colonel magistrat Adama Tounkara. Le directeur général de l’OCS a remercié l’ONUDC pour son soutien, les experts formateurs ainsi que les journalistes.

L’atelier prend fin ce jeudi 23 novembre 2017.

 C Doumbia

Le challenger

KABAKO : 40 chirurgiens, 20 infirmiers pour 36 heures et des siamois liés par la tête ont été séparés avec succès

Quarante chirurgiens mobilisés pendant plus de 36 heures ont réussi à séparer les jumeaux âgés de deux ans.
Ils s’appellent Jagga et Balia et viennent de subir une opération qui va changer le cours de leur vie. Vendredi, l’hôpital All India Institute of Medical Science de New Delhi (Inde) a annoncé le succès de l’opération visant à séparer ces siamois âgés de deux ans.

Les garçons, originaires d’un village de l’est de l’Inde situé à plus d’un millier de kilomètres de New Delhi, étaient reliés au niveau de la tête par des vaisseaux sanguins et des tissus cérébraux. En août dernier, ils avaient subi une première opération visant à préparer la séparation définitive.

L’opération, qui a eu lieu mercredi 25 octobre, a duré plus de 36 heures. «C’était un travail d’équipe de 40 docteurs, 20 infirmiers et des soignants du secteur paramédical», a déclaré dans un communiqué l’hôpital All India Institute of Medical Science. L’un des chirurgiens ayant participé à l’opération a indiqué à l’AFP que l’une des principales difficultés était de combler les vides au niveau des cerveaux laissés à nu par la séparation.
«La peau a été générée par l’expansion de deux ballons qui avaient été placés à l’intérieur de leur tête au cours de la première opération en août, a déclaré Maneesh Singhal, un chirurgien plastique qui a pris part à l’opération. La prochaine étape sera la reconstruction des crânes», a-t-il ajouté.
La naissance de siamois est le fruit d’une anomalie congénitale qui concernerait 1 grossesse sur 50.000 à 100.000. Celle-ci survient lorsque des jumeaux sont issus du même œuf mais que leur séparation ne s’est pas effectuée complètement dans l’utérus. La moitié des jumeaux siamois vient au monde mort-née ou décède dans les premières heures après la naissance. Pour les autres le taux de survie se situe entre 5 et 25%, selon le site du centre médical de l’université du Maryland.

L’appellation de «siamois» vient des frères Bunker, originaires du Siam (Thaïlande), qui étaient réunis par le milieu du corps. Ils se rendirent à Paris sous le Second Empire en espérant bénéficier d’une opération chirurgicale qui fut alors jugée impossible.

Source: Malisanté

Bamako : Deux braqueurs de taxi sous les verrous

Samba Diamouténé et Mamadou Coulibaly ligotent un taximan avant de s’emparer de son véhicule. Il a fallu la perspicacité des éléments de la brigade de recherche du 7ème arrondissement pour arrêter les deux malfrats et remettre l’automobile à son propriétaire.

Dans la nuit du mercredi 25 au jeudi 26 octobre dernier vers minuit, le conducteur d’un taxi de marque Mercedes-Benz 190 n°AM 9373 MD est sollicité aux environs de l’hôtel Almounia de Faladié par deux passagers pour les déposer à Sénou. Sans se douter de quoique ce soit, le taximan embarque les deux passagers. Arrivé derrière l’école de gendarmerie de Faladié où règne une obscurité d’enfer, le taximan est surpris par les agissements de ses passagers. C’est ainsi qu’il se rend compte que les deux hommes ne sont pas de passagers ordinaires. Ceux qui seront identifiés plus tard comme  Samba Diamouténé 29 ans et Mamadou Coulibaly 27 ans étaient des bandits de grands chemins. Dans l’obscurité, ils tentent d’asphyxier le conducteur à l’aide d’une corde nouée autour de son cou puis le ligotent sérieusement. Le pauvre taximan est alors transporté pour le jeter sur un tas d’ordures. Les deux larrons s’emparent alors du taxi sans aucune difficulté. En chemin, ils éclatent de rire et se réjouissent de la réussite de l’opération.

Le taximan a eu la vie sauve grâce à l’intervention de personnes de bonne volonté alertées par ses gémissements. Malgré son état de santé, il se traîne pour aller porter plainte au 7ème arrondissement contre ses braqueurs. Les flics partent à la chasse aux malveillants passagers et n’éprouvent aucune difficulté à mettre la main, au niveau de l’auto-gare de Sogoniko, sur leur chef de gang, Mamadou Coulibaly, un multirécidiviste connu des archives du commissariat d’où il s’évada en 2006.

Conduit dans les locaux de la police, le sieur Coulibaly est bombardé de questions par l’inspecteur principal Moussa Konaté et ses éléments, lesquels ont le génie de faire craquer les bandits les plus récalcitrants. Au moment de l’interrogatoire, le téléphone de Mamadou Coulibaly sonne. Au bout du fil, un certain Samba Diamouténé. Jusque-là, les enquêteurs n’ont aucune idée sur cet étrange interlocuteur qui s’adresse à Coulibaly en ces termes : « Envoie-moi ma part par Orange Money ». Ces propos sont suspects aux yeux des flics et sonnent l’alerte. Avec des gestes, les policiers indiquent au chef de gang la démarche à suivre. « Non ce n’est pas trop rassurant, dis-moi ta position je te le remettrai main à main », répondra Mamadou Coulibaly. Ces différentes communications entre les braqueurs ont permis à l’Inspol Konaté et ses éléments de dénicher rapidement Samba Diamouténé au niveau du deuxième échangeur de Sébénikoro.

Selon le commissaire adjoint du 7ème arrondissement, Moussa Dembélé, ils ont été présentés au Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la commune VI. Mamadou Coulibaly et Samba Diamouténé sont aujourd’hui des élèves assidus du lycée technique de Bamako-coura.

Bourama Camara

Source : Le Challenger

Questions d’actualité sur la situation des migrants maliens : Les contrevérités du ministre Abdramane Sylla

Acculé par le Conseil supérieur de la diaspora malienne (CSDM) sur la situation des Maliens vivant en Algérie, en Libye et en Arabie Saoudite, le ministre des Maliens de l’extérieur était face aux députés le jeudi dernier. Il était accompagné par son homologue des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine, Abdoulaye Diop. Lors de cette interpellation, le ministre Sylla s’est surtout illustré par son incohérence, fuyant les vraies questions.

En invitant le ministre des Maliens de l’Extérieur à l’Assemblée nationale, les députés ne voulaient savoir que la vérité sur la situation de nos compatriotes qui souffrent le martyr dans les pays cités haut. Les élus de la nation souhaitaient tout simplement être édifiés. Mais au lieu de donner la bonne information aux élus, le ministre Abdramane Sylla s’est mis à raconter des contrevérités. Ce qui a fait que cette séance n’a pu tenir ses promesses. Les Maliens s’attendaient à ce que le ministre dise ce qu’il a fait pour que ces dignes fils du Mali, les refoulés notamment, puissent regagner le bercail dans les conditions de dignité.

En effet, tergiversant sur les chiffres, le ministre Sylla a déclaré qu’il a fait rapatrier deux vagues de nos compatriotes de l’Algérie. Il a annoncé une première vague de 133 personnes et une seconde de 83 personnes. Si les Maliens ont été témoins oculaires du retour de la première vague sur les antennes de l’ORTM, le ministre Sylla et ses collaborateurs sont certainement les seuls à être au courant de l’arrivée des 83 personnes du pays d’Abdel Aziz Bouteflika, auxquelles il a fait allusion.

Dans son incohérence, Abdramane Sylla a tenté de faire croire aux députés que le Haut conseil des Maliens de l’extérieur est l’émanation du peuple, parce qu’il est issu de la conférence nationale, tenue en 1992. Mais, ce qu’il na pas voulu dire aux Maliens, c’est que ladite conférence n’a jamais interdit la création d’autres organisations pour défendre les intérêts de la diaspora malienne. On comprend que le ministre ait pris fait et cause pour son frère président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur, en l’occurrence Habib Sylla, mais de là à dire que le HCME est la seule organisation à laquelle toute la diaspora malienne doit forcément adhérer, c’est un pas qu’il n’aurait pas dû franchir. En tant que ministre de la République, Abdramane Sylla doit être à égale distance des différentes associations de la diaspora malienne. En ne reconnaissant que le Haut conseil des Maliens de l’extérieur comme seul interlocuteur de l’Etat concernant les Maliens de l’extérieur, il viole le devoir de neutralité auquel il est tenu en tant détenteur de la puissance publique. Ce qui est vraiment dommage. Car, on peut l’aimer ou ne pas l’aimer, mais le CSDM de Mohamed Chérif a abattu un travail remarquable, notamment en termes de communication sur la situation des migrants en Algérie, en Libye et en Arabie Saoudite. Cela est un fait que personne ne peut ignorer, sauf au ministère des Maliens de l’extérieur. Ces efforts ont été reconnus par l’Assemblée nationale du Mali, au grand dam du ministre Sylla.

Youssouf Bamey  

Source: La Lettre du Peuple

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