6ème journée mondiale de la Radio : La paix au cœur de la célébration de l’évènement au Mali

C’est à travers  une conférence  débats  que la maison de la presse du Mali a  célébré ce lundi  13  février la journée mondiale de la radio. Cette festivité entérinée par l’UNESCO en 2011, était à sa 6ème édition cette année.

 

 ‘‘La radio, c’est vous !’’, si ce thème était  retenu au plan international , au Mali, actualité oblige, les responsables de la presse ont célébré l’évènement autour de la paix et de la cohésion sociale : ‘‘Rôle de la radio dans la consolidation de la paix’’, tel était le thème choisi au cours de  cette conférence débats conjointement animée par Tiona Mathieu Koné, journaliste malien et Martin Faye, journalistes sénégalais, tous deux des anciens de la radio.

Ensemble, et lors de cette rencontre qui a aussi regroupé les journalistes de tout bord et des étudiants  en journalisme, les conférenciers ont soutenu l’importance de la formation dans la carrière d’un journaliste radio pour méner à bien sa mission.

Cette mission, précisent les conférenciers,  consiste d’abord à faire de la radio un facteur de la paix et de cohésion sociale : ‘‘Nous devons prendre en considération la noblesse du métier,  avoir un peu plus d’humilité pour faire de la radio un outil et un facteur de cohésion sociale’’, a dit le journaliste sénégalais M. Martin Faye qui, dit-on, est un talent dans le domaine et vend aujourd’hui  son expérience dans toute  la sous-région.  Il dit avoir collaboré  dans des études de recherche  et participé  à des ateliers sur la question.

Pour le sénégalais Martin Faye, soutenu par son confrère malien Tiona Mathieu Koné, la radio doit chercher à apaiser les esprits  et ne doit pas colporter des rumeurs et attiser les conflits : ‘‘C’est dangereux si nous devenons des militants’’, a-t-il dit exhortant surtout les journalistes à respecter  l’éthique et la déontologie de ce métier.

Le Mali compte aujourd’hui près de 400 radios et l’un des principaux défis  qui s’impose est celui de la formation, a annoncé sous cette tribune M. Bandjougou Danté, président de l’URTEL ( Union des Radios et télévisions libres du Mali).

Pour M. Gaber Dicko, représentant du ministère de la  communication à cette conférence débat, le gouvernement du Mali accorde une place importante à la radio. Il a appelé les promoteurs  des radios à plus de responsabilité dans leurs productions et a annoncé l’ouverture très prochaine de l’école de journalisme au Mali qui, dit-il, va aider à enlever l’épine de la formation.

Djibi Samaké

Salon international de la sécurité intérieure et de la défense : Un rendez-vous d’affaires pour apporter des réponses aux défis sécuritaires du continent

Plus d’une vingtaine de pays africains, dont le Mali, ont participé à la quatrième édition du salon international de la sécurité intérieure et de la défense, environ 130 exposants dont 25 pays africains et 2.000 visiteurs. Ce salon qui s’est tenu dans la capitale ivoirienne du 24 au 26 janvier vise à apporter des réponses aux défis sécuritaires auxquels fait face le continent, notamment en matière de lutte contre le terrorisme. Le thème retenu pour cette 4e édition était : «Afrique, protégeons notre développement : vers une approche intégrée».

Selon les initiateurs du salon, Shield Africa se transforme et devient désormais un salon biennal de sécurité intérieure et de défense. Il a pour seul but de devenir le carrefour où se réunissent les africains utilisateurs publics et privés des produits et solutions de sécurité et de défense ainsi que les industriels du monde entier.

Les temps forts du salon ont été l’initiation des ateliers, de villages d'expositions, les démonstrations opérationnelles, les tables rondes et conférences-débats. L’occasion était toute trouvée pour le pays organisateur de dévoiler son expertise et son modèle de lutte contre la cybercriminalité.

M. Abdoul Aziz Mangané, opérateur économique malien qui a participé à ce salon n’a pas caché sa satisfaction. Il s’est notamment "réjoui des avancées de la technologie qui permettent d’assurer la sécurité et la défense de l’Afrique".

Rappelons que ce salon part du constat que l’Afrique affronte d’importants enjeux économiques liés à sa croissance, à ses richesses en ressources naturelles et au développement très rapide de sa population.

A l’horizon 2050, le continent sera peuplé de plus de 2 milliards d’habitants dont plus de 50% en zone urbaine. L’insécurité sous toutes ses formes est un frein au développement de l’Afrique.

Ramata Tembely

 

Sit-in pour le retour de la paix au Mali : Les femmes du cercle de Goundam s’engagent

En soutien aux victimes de l’attentat terroriste contre la base du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC) faisant plus de 77 morts et 115 blessés le 18 janvier dernier à Gao et à celles de l’attaque du check-point de Goundam avec 3 morts et 2 blessés, les femmes du cercle, épaulées par les jeunes, ont organisé ce sit-in le samedi 28 janvier dernier. C’était à la Place de l’indépendance, dans le but de protester et condamner ces actes barbares.

Ce sit-in a enregistré la présence du Préfet du Cercle de Goundam M. Karim Coulibaly, du Maire de la commune Mme Seck Oumou Sall, du Président du conseil de cercle M.Talfi Ag Hamma, de la Chargée de la promotion de la femme, de l’enfant et la famille Mariam Bouri Touré, de la Présidente de la CAFO Aissa Abdoulaye Touré, des représentants des Famas et de la Minusma, des élus et des notabilités de la ville. Massivement sortis pour la circonstance avec des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : «Vive la paix au Mali», «Soutien aux Famas et alliés pour le retour de la paix», «Paix au Mali, les Famas s’engagent», «Les femmes et les jeunes pour la paix», les manifestants se sont retrouvés devant la préfecture du cercle de Goundam pour exprimer leur compassion aux victimes. Ils ont unanimement condamné l’attentat meurtrier contre le MOC et affirmé leur soutien indéfectible au gouvernement malien pour le retour de la paix dans le pays. «Le MOC est un maillon fort de l’accord issu du processus d’Alger et Gao est une ville martyre, compatissons avec les survivants», a lancé Mariam Bouri Touré.

«Pour magnifier notre appartenance, notre engagement et notre détermination pour ce beau pays multicolore où toutes les communautés noires et blanches ont toujours cohabité, il est important que les femmes se mobilisent pour dire à leurs frères, leurs fils et à leurs maris de stopper le cri des armes. Nous voulons plutôt entendre des cris de paix et de cœur, des cris qui nous amènent au rassemblement autour d’un idéal  et de l’essentiel : le Mali ; autour de nos forces de sécurité, de nos amis de la Minusma, de Barkhane et tous ceux qui sont engagés aujourd’hui pour le retour de la paix au Mali», a déclaré le maire de commune urbaine de Goundam Oumou Sall Seck. Dans leurs différentes interventions, les femmes, à travers leurs représentantes, d’une voix pathétique ont exprimé leur cri de cœur et appelé à la paix.

 

Sans paix pas de développement

 

«J’ai le cœur meurtri et je le partage avec toutes les femmes qui sont épouses, mères et sœurs. Tant qu’il n’y a pas la paix, il n’y aura pas de tranquillité. Toi qui as ton arme sur la route de Tombouctou, dépose-la et viens faire la paix avec nous. Toi qui as ton arme et attends des occasions pour la  transporter, dépose ton arme et viens avec nous. Sans paix pas de développement. Le Mali a besoin d’autre chose que de tuerie », a plaidé la coordinatrice des femmes, Fadimata Abba Thina.

La présidente de la CAFO Aissa Abdoulaye Touré, quant à elle, renchérit : «Enfants de Goundam, du nord et du Mali, écoutez la voix d’une femme, celle de votre maman, la mère de l’humanité. Dans cette guerre fratricide et sans discernement qui a fait tant de victimes, de veuves et d’orphelins, faisons ensemble la paix pour l’amour de notre patrie.» Et Oumou Sall d’évoquer sa tristesse : «Nous avons intérêt à nous mobiliser car nous sommes fatigués de voir nos fils tués tous les jours. De Goundam, l’on ne pourrait pas se rendre à Tombouctou, dans le Faguibine, à Tonka ou ailleurs. Nos forces armées et la Minusma ne peuvent pas sortir. Chaque fois qu’un convoi sort, nous les femmes, ne savons pas à quoi nous en tenir. Les femmes sont endeuillées tous les jours par la mort d’un enfant ou celle d’un mari ».

Pour le président du conseil local des jeunes M. Attaher, les jeunes de Goundam et du Mali ne veulent pas la guerre mais plutôt la paix. «Les jeunes sont à la fois victimes et acteurs de la crise. Ce sont les jeunes qui prennent les armes contre leurs camarades ou contre la nation et qui se rebellent très facilement. Donc les jeunes ont un rôle très important à jouer pour le retour de la paix».

Le maire Oumou Sall a annoncé la création d’un mouvement local des femmes et des jeunes pour le retour de la paix dans le cercle de Goundam et au Mali tout entier. «Nous allons partout dans notre cercle pour dire à nos frères armés qui sont à Ber, Gargando, Coigouma, Foita, Léré et ceux qui sont sur les routes, que nous allons venir pour leur dire que nous voulons montrer l’exemple dans ce cercle ». Cette manifestation continuera jusqu’à ce que toutes les femmes sans distinction de Kayes à Ménaka se mobilisent pour aller «là où les armes tonnent. Les routes qui ne sont aujourd’hui fréquentées, nous allons les prendre à la recherche de nos enfants et leur dire que ça suffit.»

Pour le président du conseil de cercle, M. Talfi Ag Hamma, cette initiative des femmes de Goundam qui condamne l’acte terroriste et anti-paix contre le MOC à Gao est à soutenir et à saluer car c’est l’ensemble des maliens dans toutes leur diversité ethnico-culturelle et religieuse qui est atteint. «Les jeunes et les femmes n’ont que trop souffert de cette insécurité à Goundam et ailleurs. Une raison de plus pour compter sur eux pour un engagement aussi élevé que continu pour le retour de la paix, la quiétude et la cohésion sociale dans notre cercle et par extension notre pays et même au delà».

Le Préfet du cercle M. Karim Coulibaly, condamnant ces attaques, a salué les femmes pour leur soutien au gouvernement du Mali et ses partenaires. Il a également appelé la population à une franche collaboration avec les forces armées de défense et de sécurité.

Au cours de ce sit-in, entre émotion et cri de cœur, les tout-petits, ont aussi joint leur voix à travers des poésies pour appeler à la culture d’un havre de paix. 

Par A.M.Bangou dit Ecrivain, depuis Goundam

 

Annulation de la marche des commerçants déguerpis de ce matin : Le ministre Amadou Koïta désamorce ‘’la bombe’’ !

La commission des commerçants détaillants en charge de la négociation avec les autorités par rapport à l’opération de déguerpissement des artères et  grandes voies dans le district de Bamako, a tenu une assemblée générale, le samedi 04février dernier,  dans la salle de conférence du conseil national du Patronat du Mali (CNPM) Annexe, sis à Quinzambougou.

Cette rencontre présidée par Ousmane Daou, avait pour objectif  d’informer la base sur l’état d’évolution des négociations avec les autorités. Des négociations  débutées avec le ministre de la Jeunesse et de la Reconstruction Citoyenne, Amadou Koïta , il y a de  cela plusieurs jours. Lequel aura prêté bonne oreille aux doléances des détaillants déguerpis avant de leur promettre de les porter auprès de qui de droit.

Ainsi au cours de cette assemblée générale le président, Ousmane Daou en faisant la genèse de la situation dira que cette opération, non réfléchie  a augmenté le taux de chômage, accentué l’exode des jeunes  diplômés sans emploi qui se débrouillaient en ces lieux  pour gagner leur pain quotidien, vers d’autres horizons. Dire que cette opération est une action non réfléchie soutient le président, s’explique par le fait que des mesures post déguerpissement en vue de soulager  les victimes n’avaient pas été prises en compte. D’où selon lui la justification de la mise en place par les victimes d’une instance pour défendre leurs droits.

Cette organisation des commerçants détaillants s’avère plus que jamais nécessaire, puisque, selon lui, il s’agit de défendre, des chefs de familles qui ont perdu leurs emplois et qui n’ont aucune autre solution pour subvenir aux besoins fondamentaux de leurs familles respectives.

Selon lui, la prise en main de leur destinée à travers des actions de manifestation de leur mécontentement, suite à cette opération a suscité auprès des autorités concernées la nécessité d’une négociation, qui auparavant, l’avait refusé malgré leur demande.

Cependant depuis le passage d’un communiqué le vendredi 27 janvier dernier, par les responsables du mouvement sur les ondes d’une radio, appelant à une marche, le lundi 06 février 2017, les autorités ont jugé nécessaire de faire des négociations. Notamment par l’entremise du ministre en charge de la Jeunesse et de la Reconstruction Citoyenne, Amadou Koïta. Ainsi les négociations avec lui ont porté sur trois points. Qui sont : l’arrêt du déguerpissement sans condition, le dédommagement des commerçants ayant été victimes de ce déguerpissement et  la démission du Gouverneur Ami Kane.

Selon lui, les négociations avec monsieur le ministre Koïta aura permis d’aboutir à la résolution de  l’ensemble des points du cahier de doléances sauf celui portant sur la démission de Madame le Gouverneur.

En outre Ousmane Daou affirme avoir dit au ministre Koïta, que si  la Gouverneur Amy Kane touche encore à un seul kiosque  de n’importe quel commerçant, qu’ils n’hésiteront pas à mettre en exécution  leur menace.

C’est pourquoi il a invité  les uns et les autres à rester toujours sur leur garde au cas où les clauses avec le ministre n’aboutiront pas à une signature formelle, pour un règlement définitif de la situation.

Par ailleurs,  le président Daou a insisté auprès des responsables des détaillants présents sur la nécessité de relayer les informations auprès de leurs bases respectives.

Au  regard donc  des acquis trouvés grâce à l’implication du ministre Koïta,  les responsables des commerçants détaillants ont décidé de suspendre leur mot d’ordre de marche, prévue pour ce lundi 06 février 2017, jusqu’à nouvel ordre.

Bravo donc au ministre Koïta d’avoir réussi à désamorcer cette ‘’bombe sociale’’ !

Par Moïse Keïta

 

 

Jeunesse de Fadjiguila :Mohamed Diossé Konaré aux commandes

C’est désormais, Mohamed Diossé Konaré, le nouveau président de l’association des jeunes de Fadjiguila, l’un des neuf quartiers de la commune I du district de Bamako. La cérémonie d’investiture s’est déroulée au foyer des jeunes de Fadjiguila le dimanche 22 janvier 2017 en présence du chef de quartier, des représentants des autorités communales et traditionnelles.

Fraichement installé dans son fauteuil de président, Mohamed Diossé Konaré a dévoilé les axes majeurs de son programme autour de six points. Il s’agit de la promotion de la santé, l’assainissement, la promotion de l’assainissement, le renforcement de la cohésion sociale et enfin l’organisation de journées de reboisement pour sauver l’environnement.

Pour lui, les moyens ne manqueront  pas pour réaliser son ambitieux programme car c’est la volonté et la détermination de son bureau de 35 membres qui permettront de faire des résultats probants. Et surtout, il est entouré par des lieutenants infatigables comme Dramane Samaké apprécié pour son esprit de rassembleur mais aussi son sens d’ouverture. Mohamed Diossé Konaré a mis l’accent sur l’esprit du rassemblement de toutes les sensibilités politiques qui composent la jeunesse de son quartier. « C’est par le travail, l’engagement, l’action, la motivation et la discipline que nous parviendrons à créer une association de jeunes citoyens actifs à la hauteur de nos idéaux. Que Dieu bénisse Fadjiguila ».

Il faut également signaler la présence des hommes politiques notamment Timothée Dacko, Conseiller municipal membre de l’Union pour la République et la Démocratie (URD) et Sory Ibrahim Coulibaly, maire délégué à Banconi militant du Rassemblement pour le Mali (RPM) à Fadjiguila. Ces deux personnalités politiques ont prodigué des conseils au nouveau président de la jeunesse avant de l’assurer de leur soutien pour ses missions futures. C’est sur la récitation de la fatiha par l’imam du quartier que cette cérémonie a pris fin.

Modibo L. Fofana

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