Trophées ‘‘les clés de la performance’’ : A la découverte de 15 entreprises lauréates

Pour sa première édition, les trophées : ‘’Les Clés de la performance’’ sont consacrées aux entreprises dans divers domaines d’activité. Le directeur général de l’agence de communication ‘’Miroir Média’’, Mahamane Cissé, explique, dans cet entretien le choix de 15 entreprises lauréates.

Maliexpress.net : Monsieur le directeur, pourquoi avoir initié les trophées ‘’Les Clés de la performance’’ ?

L’agence de communication globale ‘’Miroir Média’ a initié ce classement dans le but de rendre visibles les entreprises nationales et celles étrangères qui opèrent dans notre pays.

Quelles sont les entreprises retenues pour ce premier classement ?

Au total, ce sont 15 entreprises choisies : Orange-Mali (orange-Money), Wassoul’Or, Energia, Douanes, UPS, Africa Tour, Bara Musso, Thé Achoura, Eco-Sup Alternance, Coris Bank, Canam, NBB, Eau Diago, Toguna Agro, Office du Niger.

 Quels ont été les critères ayant prévalu   sur le choix des entreprises?

Les critères des trophées : ‘’Les Clés de la performance’’ sont de trois ordres : l’indice, la performance et le management.

Comment en êtes-vous arrivé à ce classement ?

Cette distinction  est le couronnement de 9 mois de travail, d’enquêtes et de sondage.  Pour arriver à ces résultats, nous avons mené plusieurs études comparatives auprès des clients, des travailleurs, des entreprises  citées.  Notre objectif est de mettre en exergue la qualité du service et de prestations des sociétés.

Par la suite, nous sommes arrivés à la conclusion que ces entreprises, privées pour la plupart, offrent des avantages considérables aux clients.

En plus de la disponibilité des produits, il y a un effort d’innovation qui satisfait la clientèle. Ces entreprises ont chacune une spécificité qui fait d’elle une référence en la matière.

Qu’est-ce qui a prévalu chez chacune des entreprises retenues ?

Par exemple, la société aurifère Wassoul’Or, l’unique détenue par un Malien, malgré les difficultés liées à la production, paye régulièrement les salaires de ses employés et fonctionne à l’image d’une entreprise normale.

On peut également citer volontiers la multinationale Orange qui est surtout en bonne position dans ce tableau de la performance, grâce à son service Orange Money. Disponible partout sur l’ensemble du territoire national, Orange Money a, en peu de temps, conquis la clientèle et le terrain.

Quand aura-t-elle lieu la cérémonie de remise des trophées ?

Nous allons tout d’abord informer les entreprises retenues. Et une date sera fixée pour procéder à la remise des trophées au cours d’une cérémonie. Cet événement se déroulera avant la fin de l’année.

Source : Maliexpress.net

 

Route de Béléco, cercle de Dioïla : Des vies humaines quotidiennement en danger

Partir à Béléco est un parcours de combattant. L’état défectueux de la route met en danger quotidiennement la vie des populations qui empruntent ce chemin pour se rendre Bamako. Tenez-vous bien : sur une route de 60 kilomètres (entre la route de Dioïla, en passant par Wakoro, Nancola et Béléco), les cars prennent entre 5 et 6 heures de temps. Le problème, c’est qu’il n’y a pas d’autres voies d’accès si ce n’est cette même route.La seule route qui menait Fana à Nancola pour se rendre à Béléco a été abandonnée à cause de son état de dégradation très avancée.Ce qui fait que les gens de cette localité sont obligés d’emprunter la route de Wakoro en partant à Dioïla. Laquelle est devenue dégradée aussi et met en danger tous les jours la vie des populations obligées de l’emprunter, faute d’alternative.Durant le trajet, le car balance et danse avec les passagers, récitant quotidiennement les versets coraniques pour éviter que les bus ne tombent. C’est encore pire en période hivernale.Selon un passager de cette route, « pendantl’hivernage, on passe presque tout le trajet en train de marcher à cause de l’eau qui stagne et du mauvais état de la route, notamment la boue. Quand il pleut on souffre beaucoup sur la route.Souvent même, on passe la nuit avant d’arriver à la route de Dioïla. On se sent abandonner par l’Etat. Nous avons l’impression que l’Etat n’a pas besoin de nous ». Ajoutés à cela les caprices de la seule  compagnie de transport dont les bus n’ont pas de nombres de places définis. Nous avons vécu l’amère expérience de cette route lors notre déplacement dans cette localité combien enclavée. Pourtant si cette route est bien réalisée, elle peut contribuer à désenclaver toute la zone. Cela pour la simple raison que Béléco est un carrefour. A partir de Béléco, on peut se rendre à Koutiala, à Sikasso, via Kignan. C’est vous dire toute l’importance de cette route.

Youssouf Bamey

La lettre du Peuple

Lutte contre la malnutrition : Un pas franchi dans le cercle de Kita

Cause de 45% de décès des enfants de moins de 5 ans, 33 communes du cercle de Kita se sont engagées à accorder une attention particulière dans leurs Programmes de développement économique social et culturel (PDSEC) à la lutte contre la malnutrition. Cet engagement a été possible grâce aux plaidoyers de «Action Contre la Faim» qui a réussi à réunir des acteurs et responsables du cercle sur la problématique du financement de la nutrition. C'était le 19 septembre dernier.

Le rôle principal des collectivités locales et des communautés à la base dans la gestion des questions de santé et nutrition est unanimement reconnu et promu aux niveaux national, régional et local notamment dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action national multisectoriel de nutrition (PAMN) 2014-2018.

Des élus communaux, des préfets, des sous-préfets, des responsables de comités de gestions des ASACO, des représentants du personnel sanitaire, des notabilités du cercle de Kati ont pris part à la rencontre initiée par « Action contre la Faim » dont l’objectif a été d’orienter les acteurs locaux sur la problématique de la malnutrition des enfants et ses implications sur le développement local. Elle visait également à identifier les opportunités économiques et budgétaires au niveau communal ou local pouvant favoriser la prise en charge des questions relatives à la malnutrition des enfants à Kita.

A l’issue de la rencontre de plaidoyer, 33 communes du cercle de Kita, à travers leurs élus communaux, ont signé un document d’engagement de prise en charge des questions de la nutrition dans leur PDSEC à partir de 2018. Ces communes ayant apposé leur signature sur le document sont, entre autres, celles de Badia, de Kita Nord, de Djougoun, de Bendougouba, de Kourouninkoto, de Madina, de Dindanko, de Senko, de Gadougou I, de Sirakoro, de Kita Ouest, de Séféto Nord, de Djidian, de Kokofata, de Kassaro, de Gadougou II, de Tambaga, de Bougaribaya, de Kobiri, de Guémoucouraba, de Boudofo, de Kita Urbaine, de Kotouba, de Saboula, de Sébékoro, de Souransan Tomoto, de Koulou, de Séféto Ouest, de Niantanso, de Toukoto, de Benkady-Founia, de Namala Guimbala et enfin de Makono.

Dans ce document, assumant leur responsabilité dans la gestion des questions de sécurité nutritionnelle dans leurs communes respectives, elles se sont engagées de continuer à explorer et à saisir toutes les opportunités de financement dans leurs budgets communaux (recettes, appuis externes) pour la prise en charge des questions liées à la sécurité nutritionnelle. En outre, ont-elles promis d’intégrer dans leurs PDSEC, à partir de l’année prochaine, une ligne de dépense en faveur de la sécurité nutritionnelle et alimentaire. Toutefois, elles sollicitent au partenaire « Action Contre la Faim » leur implication dans toutes les initiatives visant à faire la promotion (accès et la gestion) de la nutrition, de la sécurité alimentaire, de l’eau, l’hygiène et l’assainissement dans leurs communes respectives.

Kassim KOROMA, chef de base de « Action Contre la Faim », s’est réjoui de cette décision des 33 communes du cercle de Kati qui est le fruit d’un long processus de plaidoyer bien articulé. Aussi, est-elle une avancée pour notre pays dans la prise en charge de la nutrition par les collectivités et les communautés à la base. Il pense également que le pays ne peut pas réduire significativement le taux de la malnutrition jugé très élevé sans la participation et la contribution des collectivités et communes à la base. Ainsi, la malnutrition est un fléau contre lequel il faut des approches de lutte au niveau local, a-t-il soutenu.

Selon les dernières enquêtes nutritionnelles SMART 2016, au Mali, la malnutrition est l'une des principales causes de morbidité et de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans. Selon ces enquêtes, 26,2% des enfants ont été touchés par une malnutrition chronique. Ce taux est supérieur au seuil de précarité défini par l’OMS (20%). Action Contre la Faim à travers son intervention à Kayes, Kita et Gao a appuyé la prise en charge d’environ 11 218 enfants malnutris de janvier à juillet 2017.

S Bah

Source : Mali24

« CLINIQUE DE L’ESPOIR », A FALADIE-SOLOLA : Le couloir de l’avortement !

Sa dénomination suscite vraiment de l’espoir. Cependant l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Pointée du doigt comme étant un « mouroir », cette clinique médicale  est devenue, au fil des années, un véritable lieu d’avortement. Très peu de patients y sortent vivants. C’est le constat amer qui tourne autour de cette structure sanitaire. Il est situé à Faladiè-Solola, près du grand cimetière de Niamakoro.

 

En commune VI du district de Bamako et particulièrement dans le quartier populaire de Niamakoro, rares sont les filles et jeunes femmes qui ignorent le nom ou le lieu de cette clinique. L’avortement ou l’interruption volontaire de la grossesse est interdit par la loi malienne, sauf si le médecin estime que la grossesse peut porter atteinte à la vie de la porteuse. En dépit de cette disposition législative, la « clinique de l’espoir », lieu du désespoir, cherche son argent. Rien que de l’argent. Pour  interrompre une grossesse d’un mois, il faut mettre 40000 FCFA sur la table. Ces bourreaux mènent leur activité criminelle en connaissance des effets néfastes de l’avortement. A en croire des témoignages et des victimes qui se sont confiés à nous, le spécialiste en la matière est un certain «vieux». En toute violation des textes en vigueur au Mali, beaucoup de structures sanitaires encouragent et font la promotion de l’avortement. Ah ! Argent et cupidité, quand vous nous poussez au parjure. Aucune religion n’a autorisé l’avortement.

 

Jean Goïta

 

 La lettre du Peuple

 

Observatoire de la gouvernance : Renforcement des capacités des organisations de la société civile(OSC)

Le grand hôtel de Bamako a abrité l’atelier de renforcement des capacités et formation pour les organisations de la société civile de l’Afrique francophone. L’événement s’est déroulé le mardi 20 septembre dernier sous la présidence de Mme Sharon Anderes, chargée de projet centre pour le contrôle démocratique des forces armées de Genève (DCAF)

 Pour la circonstance l’atelier a enregistré la présence de Tiémoko Souleymane Sangaré, Mamadou Aliou Diouf tous membres du comité de pilotage de l’observatoire de la gouvernance de la sécurité privée sans oublier  les participants venus de la cote d’Ivoire, du Mali, du Niger, Sénégal, Congo, RDC, Cameroun, de la Guinée, Suisse et du Congo Brazza.

Cet atelier vise à donner aux organisations de la société civile OSC, des outils pour répondre au manque d’information et de capacité technique qui empêche les organisations de la société civile (OSC) africains d’utiliser et d’influencer de manière constructive, les processus d’élaboration des politiques de la gouvernance des entreprises de sécurité privée.

Les organisations de la société civile sont à même d’assumer un rôle important pour la bonne gouvernance de la sécurité privée dans leurs pays. Ce fait dire  Mamadou Aliou Diouf membre du comité de pilotage du réseau  le présent atelier est axé sur l’amélioration de leurs capacités qui  est conçue pour leur permettre d’accroitre leur crédibilité. Et, simultanément il s’agit, d’inciter d’autres organisations à rejoindre le réseau, lancer ainsi un processus de résolution des problèmes locaux relatifs aux violations des droits de l’homme par des ESP.

Il faut rappeler que l’observatoire de la gouvernance de la sécurité privée a pour   objectifs entre autres de : favoriser un environnement propice à la création d’un réseau d’OSC et à l’établissement d’une communauté de pratique encourageant l’échange de connaissance et de bonnes pratique . L’observatoire a également pour objectif de  soutenir la capacité des OSC à s’engager effectivement avec les autorités nationales, les organisations régionales et internationales et les entreprises afin de promouvoir la bonne gouvernance du secteur de la sécurité privée pour ne citer que ceci.

Bourama Camara.

Mali24

Sous-catégories

© Copyright MALI 24 – Avenir Média/Mali 2013. Tous droits réservés