Sommet de la CEDEAO: Engagement israélien d’une valeur de 1 milliard de dollars dans le secteur de l’énergie solaire de la CEDEAO

Signature du contrat de 20 millions de dollars pour le premier parc solaire du Liberia à l’arrivée du premier ministre Netanyahu ; « De l’énergie pour le peuple africain », a déclaré le député israélien Neguise

MONROVIA, Libéria, 5 juin 2017/ -- Dans le cadre du protocole d’entente signé aujourd'hui entre l’État d’Israël et la CEDEAO, le promoteur israélien de premier plan dans le secteur de l’énergie solaire va investir 1 milliard de dollars au cours des quatre prochaines années dans le but de faire progresser les projets d’énergie verte à travers les 15 pays membres de la communauté économique ouest-africaine.

« En l’honneur des deux mandats de la présidente Ellen Johnson Sirleaf et de l’amitié du Liberia avec l’État d’Israël, Energiya Global et ses partenaires internationaux vont financer et construire un parc solaire d’envergure commerciale à l’aéroport international Roberts, qui fournira 25 % de la capacité de production du pays », a indiqué le PDG, Yosef I. Abramowitz. « Nous sommes prêts à financer et à construire les premiers projets solaires de démonstration nationale dans tous les pays affiliés à la CEDEAO afin de promouvoir la stabilité politique et le développement social et économique, ainsi que le transfert de connaissances. »

Energiya Global et ses sociétés affiliées ont développé le premier parc solaire d’envergure commerciale en Afrique subsaharienne au Rwanda, qui fournit 6 % de la production énergétique du pays, et le groupe a innové lors du développement d’une installation de puissance semblable au Burundi, qui assurera 15 % de la production énergétique du pays avant la fin de l’année. Le groupe solaire détient des parcs à différents stades de développement dans dix pays africains et prévoit d’annoncer son programme complet lors du sommet Israël-Afrique qui aura lieu au Togo à la fin du mois d’octobre.

Le premier ministre israélien Binyamin Netanyahu a prévu aujourd'hui de s’adresser pour la première fois aux 15 chefs d’État ouest-africains de la CEDEAO (Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest), ainsi qu’aux responsables de l’Union africaine. Le premier ministre annoncera « le retour d’Israël vers l’Afrique » et fournira un aperçu des innovations technologiques en matière d’agriculture, d’eau, d’énergie verte, etc. susceptibles de contribuer au développement économique de l’Afrique de l’Ouest. 

L’investissement de 20 millions de dollars sera mis en place lorsqu’Israël et la CEDEAO signeront dimanche un protocole d’entente historique destiné à promouvoir les investissements, la technologie et la coopération.

« Si l’on considère les 600 millions d’africains sans électricité, l’État d’Israël peut aider les chefs des États africains à fournir l’énergie nécessaire au peuple africain », a indiqué Avraham Neguise, membre de la Knesset et Président du caucus du parlement israélien sur les relations Israël-Afrique qui a accompagné le premier ministre. « Nos objectifs humanitaires et diplomatiques sont soutenus par le secteur privé, qui peut travailler rapidement et efficacement pour améliorer la vie de millions de personnes. Je tiens à remercier mon ami Yosef Abramowitz pour ses investissements dans le secteur de l’énergie solaire en Afrique. Nous attendons avec impatience de travailler avec la CEDEAO pour déployer 1 milliard de dollars au cours des quatre prochaines années, à commencer par ce premier investissement de 20 millions de dollars au Liberia par Energiya Global. »

Une séance de travail entre la CEDEAO, des représentants de l’État d’Israël et Abramowitz aura lieu lundi matin à Monrovia pour planifier le déploiement des investissements dans le secteur de l’énergie verte en vue d’accomplir le protocole d’entente signé par le premier ministre Netanyahu et le Président de la CEDEAO.

Le coordonnateur américain de Power Africa, Andrew Herscowitz, a souligné l’importance du travail d’Energiya Global en déclarant : « En tant que partenaire fondateur de Power Africa, Energiya Global continue de démontrer son leadership dans le secteur grâce à cet investissement important au Liberia. L’accroissement de l’accès à l’électricité et de la production énergétique constitue le fondement de la prospérité économique et du développement humain. Nous sommes impatients d’observer l’impact transformateur d’Energiya Global sur la vie du peuple libérien. »

« Nous sommes fiers de participer à la génération d’une énergie de pointe et propre pour le Liberia », a ajouté Remy Reinstein, directeur d’Energiya Global pour le pays. « Nous sommes honorés d’avoir l’approbation de la Présidente Johnson Sirleaf du Liberia et du premier ministre israélien Netanyahu, dont les initiatives ont permis le développement durable du Liberia ».

Distribué par APO pour Energiya Global.

Turquie : prédicateur Gülen sous la menace d’une déchéance de nationalité

Le prédicateur Fethullah Gülen, deux députés du principal parti prokurde et 127 autres Turcs ayant fuit le pays sont concernés par cette menace de déchéance.

Le gouvernement turc a annoncé lundi avoir entamé des démarches afin de retirer la nationalité à 130 fugitifs, dont le prédicateur Fethullah Gülen, accusé d’avoir ourdi un putsch manqué en juillet dernier, et des députés prokurdes.

Déchus de leur nationalité s’ils ne rentrent pas en Turquie. Au total, 130 ressortissants sous le coup d’une convocation de la justice turque, mais qui se trouvent actuellement à l’étranger, se verront déchus de leur nationalité s’ils ne rentrent pas sous trois mois en Turquie, a indiqué le ministère de l’Intérieur dans le Journal officiel.

Parmi les 130 personnes concernées, dont les noms sont publiés, figurent Fethullah Gülen, ainsi que deux députés du principal parti prokurde de Turquie (HDP), Tugba Hezer Oztürk et Faysal Sariyildiz. Si ces personnes « ne retournent pas en Turquie sous trois mois (…), il sera publiquement proclamé qu’elles ont perdu leur nationalité turque, aux termes des décrets-lois » publiés sous l’état d’urgence instauré après la tentative de putsch du 15 juillet.

Fethullah Gülen, l’ennemi public numéro 1. Désigné par Ankara comme l’instigateur du coup de force, malgré ses dénégations, Fethullah Gülen réside depuis la fin des années 1990 aux États-Unis. Depuis le coup d’État manqué, la Turquie demande instamment son extradition, mais ses requêtes sont jusqu’ici restées lettre morte, une situation qui empoisonne les relations entre Ankara et Washington.

Des purges de grande ampleur. Après le putsch avorté, les autorités turques ont lancé des purges d’une ampleur inédite : quelque 50.000 personnes ont été arrêtées et plus de 100.000 limogées ou suspendues. Ces purges visent les partisans présumés du prédicateur Gülen, mais également des médias critiques et le HDP, dont les deux dirigeants ont été incarcérés.

EUROPE1.FR

 

Maroc: le roi Mohammed VI nomme un nouveau gouvernement

Après cinq mois de blocage politique, un nouveau gouvernement a été nommé par le roi Mohammed VI, mercredi 5 avril au Maroc. Le nouvel exécutif, mené par Saâdeddine El Othmani, a dû faire de lourdes concessions pour former ce cabinet composé de 39 ministères. Malgré sa victoire aux dernières élections législatives, le Parti de la justice et du développement (PJD) n'obtient aucun poste stratégique.

Le Rassemblement national des indépendants (RNI), arbitre de ces longues et douloureuses tractations, s'est sans surprise taillé la part du lion dans les portefeuilles ministériels. Ce parti proche des milieux d'affaires s'est arrogé presque la totalité du pôle économique : le Commerce, l'Economie et les Finances, mais aussi l'Agriculture, qui reste entre les mains de leur chef de file, l'homme d'affaires réputé proche du palais, Aziz Akhannouch.

De leur côté, les ministères dits stratégique ou de souveraineté sont occupés par des technocrates, la plupart sans étiquette politique. Les Affaires étrangères échoient notamment à Nasser Bourita, architecte de la diplomatie africaine du Maroc et de son retour au sein de l'Union africaine.

La société civile déplore toutefois l'absence totale de parité. Seule une femme occupe un ministère : la PJD Bassima Hakkaoui, aux portefeuilles des Affaires de la femme et de la famille.

Enfin, la toile marocaine ironise sur le nouveau poste confié à Mustapha Ramid, l'ancien ministre de la Justice du PJD, polygame, à qui revient le portefeuille des Droits de l'homme.

RFI

L'Iran et la Russie condamnent les frappes américaines en Syrie

Les réactions internationales se succèdent après les frappes américaines, dans la nuit de jeudi à vendredi, contre une base aérienne de l'armée syrienne. L'Iran et la Russie condamnent l'intervention de Washington, tandis que les alliés des Etats-Unis apportent leur soutien total à l'initiative.

Des dizaines de missiles américains ont frappé une base aérienne syrienne dans la nuit de jeudi à vendredi, en réponse à l'attaque chimique attribuée au régime de Bachar el-Assad mardi. Ce revirement spectaculaire opéré par Donald Trump, le président américain, ne manque pas de faire réagir partout dans le monde.

Le président russe Vladimir Poutine a dénoncé une « agression contre un Etat souverain », estimant que ces frappes américaines causaient un « préjudice considérable » aux relations entre Moscou et Washington. « Mais surtout, estime Poutine, cette action ne nous rapproche pas de l'objectif final de la lutte contre le terrorisme international, mais dresse au contraire de sérieux obstacles pour la constitution d'une coalition internationale pour la lutte contre [le terrorisme]. »

La Russie a ainsi annoncé la suspension de l'accord avec Washington qui visait à empêcher des incidents entre avions des deux pays en Syrie, et a appelé à une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU après les frappes américaines qui constituent selon Moscou « une menace à la sécurité internationale ».

Même son de cloche du côté de l'Iran, qui « condamne vigoureusement » cette intervention américaine. « Nous condamnons toute action unilatérale et l'attaque [...] contre la base aérienne d'Al-Chaayrate sous prétexte d'une attaque chimique suspecte mardi à Khan Cheikhoun », a déclaré Bahram Ghassemi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

Londres et Tel Aviv au diapason

Allié historique des Etats-Unis, Israël a apporté son soutien « total » aux frappes américaines, un « message fort » que devraient entendre l'Iran et la Corée du Nord, selon le bureau du Premier ministre Benyamin Netanyahu, informé à l'avance de l'opération. « Par la parole et par les actes, le président Trump a délivré un message fort et clair : on ne tolèrera pas l'usage et la propagation des armes chimiques », explique un communiqué.

L'Arabie saoudite a elle aussi salué la « décision courageuse » du président Donald Trump dans sa réponse à l'utilisation présumée d'armes chimiques par le régime syrien. La Turquie considère ces frappes comme une bonne chose, a indiqué le vice-Premier ministre turc Numan Kurtulmus. Dans un entretien sur la chaîne Fox TV turque, Kurtulmus a affirmé que la communauté internationale devait exprimer sa position face à la « barbarie » du régime syrien.

Côté européen, le gouvernement britannique soutient totalement l’action américaine qu’il estime « être une réponse appropriée à l’attaque barbare lancée par le régime syrien et qui a pour but de dissuader de nouvelles attaques », a déclaré un porte-parole du gouvernement britannique.

Le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, estime pour sa part qu’il s’agit d’un « avertissement », et une forme de « condamnation » du « régime criminel » de Bachar el-Assad.

Pour François Hollande et Angela Merkel, le président syrien Bachar el-Assad porte « l'entière responsabilité » des frappes américaines. « Son recours continu aux armes chimiques et aux crimes de masse ne peut en effet rester impuni. C’est ce que la France avait demandé à l'été 2013 au lendemain de l’attaque chimique de la Ghouta », affirment-ils.

RFI

Tchad: Un Français enlevé

Un ressortissant français a été enlevé jeudi matin près d'Abéché, dans l'est du Tchad, a annoncé une source militaire française à quelques journalistes.

Il s'agit d'un civil, a précisé cette source, indiquant que "tous les moyens sont mobilisés pour obtenir sa libération".

Le ministère français des Affaires étrangères n'était pas en mesure immédiatement de confirmer l'enlèvement.

Le dernier enlèvement d'un Français au Tchad remonte au 9 novembre 2009. Laurent Meurice, un agronome français travaillant pour le CICR, avait été kidnappé dans l'est du Tchad, une prise d'otage revendiquée par un groupe soudanais du Darfour, les "Aigles de libération de l'Afrique". Il avait été libéré le 6 février 2010, après 89 jours de détention.

Le Darfour, en proie à la guerre civile depuis 2003, est une province du Soudan frontalière du Tchad.

Le Tchad est un des principaux alliés de la France dans la lutte contre le terrorisme, et héberge à N'Djamena le QG de la force antiterroriste Barkhane, qui mène avec 4.000 hommes des opérations dans cinq pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina Faso).

Le seul cas connu de Français otage dans le monde à l'heure actuelle est celui de Sophie Pétronin, enlevée à Gao, dans le nord du Mali, le 24 décembre 2016, par des hommes armés. La sexagénaire dirigeait une association d'aide à l'enfance et son enlèvement n'a jamais été revendiqué.

VOA Avec AFP

 

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