Santé : Le lavage des mains au savon réduise la charge microbienne de plus de 90 %

Cela a été confirmé par le ministre en charge de la santé et de l’hygiène publique, le Pr. Samba Ousmane Sow, lors de la 10ème édition de la journée du lavage des mains au savon qui a eu lieu dans la location de Somasso, située à 21 km à l’Est de Bla dans la région de Ségou. L’évènement qui a eu lieu le 15 octobre 2017, a réuni autour du ministre le gouverneur de la région de Ségou et une importante délégation.

D’après l’annuaire statistique 2016 du Système Local d’Information Sanitaire (SLIS), il a été enregistré 310 981 cas de diarrhées avec 43 décès. La tranche d’âge de moins de 5 ans est la plus touchée avec 197 589  des cas, soit 64%  et 27 décès, soit 63% des cas de décès liés à la diarrhée. Selon la même source, il a été enregistré 902 694  cas d’infections respiratoires aiguës (313 223 cas d’IRA hautes et 589 472 cas d’IRA basses) avec 165 décès. La tranche d’âge de moins de 5 ans est la plus touchée avec 461 986 des cas, soit 51%  et 65 décès, soit 39% des cas de décès liés aux IRA.

Aussi, selon l’Enquête Démographique de  Santé au Mali 2012-2013 (EDSM V), il ressort que : 37,2% des ménages disposent d’un dispositif fonctionnel de lavage des mains ; 53% des ménages disposent de l’eau potable ; 27% des ménages utilisent des moyens de traitement de l’eau de boisson ; 22% des ménages disposent de latrines améliorées.

Face à ces statistiques peu reluisantes le lavage des mains au savon apparait comme la solution la plus simple et efficace.

« Le lavage des mains au savon  qui est une pratiques d’hygiène simple et indispensable permet de : prévenir  la transmission des maladies infectieuses telles que les diarrhées, la poliomyélite, la  grippe, la maladie à virus Ebola, le trachome et certaines infections de la peau ; protéger contre les effets toxiques de certains produits chimiques ou biologiques avec lesquels les mains auraient pu être en contact », a indiqué le ministre de la santé et de l’hygiène publique, Pr. Samba Sow, qui ajoute qu’en lavant les mains au savon on réduit la charge microbienne de plus de 90 %.

Somasso réclame un Pont sur le marigot qui traverse la commune

Au nom des 15.334 âmes qui peuplent Somasso, le maire de la commune rurale, Sékou Fané, a tenu tout d’abord, à remercier le ministre de la santé et de l’hygiène publique pour l’organisation de la journée dans sa circonscription. Il a ensuite promis la mise en place dans chaque quartier, un comité de femmes pour le suivi. « Nous sommes prêts à prendre toute initiative pour nous approprier le lavage des mains au savon », a promis le maire

L’Edile de la commune, M. Sékou Fané, après avoir exprimé toute la reconnaissance des populations à l’endroit du Président IBK, a évoqué deux préoccupations qui coupent le sommeil aux Somassois. Il s’agit de l’équipement, la dotation en personnel qualifié du nouveau CSCOM en voie d’achèvement et la construction d’un Pont sur le marigot qui traverse la commune du nord au sud rendant inaccessibles les services de santé et de la mairie à la moitié de la population pendant une bonne partie de l’année.

Pour le représentant adjoint par intérim de l’UNICEF, Dr. Karimou Andele, le thème est à lui seul suffisant pour magnifier l’importance de cette journée et la responsabilité partagée dans la promotion du lavage des mains au savon. Il a réitéré l’engagement de l’UNICEF à soutenir le gouvernement du Mali et ses partenaires dans ses efforts constants pour l’amélioration de la survie des enfants et des femmes du Mali.

La journée a été émaillée par l’intensification de l’information et de la sensibilisation sur le  lavage des mains au savon ; la dispensation d’un modèle de leçon sur la pratique du lavage des mains dans les écoles primaires fonctionnelles du pays ; la dotation des écoles, des établissements de santé, des ménages, des établissements de restauration collective en supports éducatifs, dispositifs de lavage des mains et en savons. Au total ce sont 1200 kits de lavage de mains au savon, 65  dispositifs de lavage au savon et 70 cartons de savon qui ont été distribués. De nombreux cadeaux ont aussi été échangés entre le ministre Sow et ses hôtes. Un sketch concocté par la troupe Gnogolon Karim Diarra sur l’importance du lavage des mains au savon et une animation musicale du jeune balafoniste Mamadou Dembélé dit Babara ont agrémenté l’évènement.

DTK

mali24

Accueil glacial du Président IBK à Kayes : Les élèves appelés au secours

Les populations de la 1ère région administrative du Mali (Kayes) ont boudé la visite du Président de la République Ibrahim Boubacar Keita dans le cadre de la journée mondiale des femmes rurales couplée à la journée mondiale de l’Alimentation. Ce lundi, le Président de la République est glacialement accueilli dans la cité des rails à tel point que les organisateurs ont fait sortir les élèves pour meubler les rues qui jalonnent le passage du cortège présidentiel. Une journée d’école perdue pour les enfants arrêtés sous le soleil de plomb juste pour faire plaire au Président.

Les raisons de cette faible mobilisation des Kayesiens pour accueillir IBK ne sont pas à chercher loin. Ils sont déçus du fait que le Président IBK a superbement ignoré leur région jusqu’à la fin de son mandat. Une autre raison et non des moindres c’est le choix de la voie des airs. Au lieu d’aller par la route pour se rendre compte de l’état de dégradation avancée de la route, IBK et sa délégation sont allés par avion. Selon plusieurs habitants de la capitale des rails et bien d’autres populations jalonnant la route Bamako-Kayes, c’est une manière détournée pour le Chef de l’Etat, d’ignorer leurs problèmes notamment le tronçon Bamako-Diema qui fait plus de 200 km de route impraticable. « C’est par avion que le Président a préféré venir chez nous. Il ne pourra pas savoir le calvaire des usagers de cette route économique du Mali », témoigne, un chauffeur gros porteur à Kayes.

Pour manifester leur mécontentement, les Kayesiens ont préféré vaguer à leurs occupations comme si rien n’était. « Il parait que le Président IBK doit venir, mais je ne sais pourquoi ? », s’interroge un commerçant.

Surpris de la faible mobilisation, les organisateurs pris de panique sont dans les rues et ruelles pour mobiliser les populations afin d’accueillir le Président de son retour du village Awadebaya situé à 15 km de la ville de Kayes où doit se dérouler les cérémonies de la journée des femmes rurales. Rappelons  que la ville de Kayes est située à 495 km de la capitale malienne.

Mamaye Sissoko, correspondant à Kayes

Mali24

 

Contrat de 200 milliards de Fcfa à "Cisse technologies" :le premier ministre a-t-il été affecté par le virus endémique de la corruption ?

Malgré qu’elle ait fourni un hôpital de référence du pays en matériels médicaux moins adéquats, les autorités maliennes planifieraient d’offrir le contrat de 200 milliards de francs CFA à Cissé Technologie pour la confection, sur 10 ans, des cartes d’identité biométrique couplées à l’assurance maladie. Le PM Abdoulaye Idrissa Maïga a instruit l’élaboration d’un projet de loi relatif audit sésame permettant de maintenir, soutenir et arranger l’entreprise Cissé Technologie.

Décidément, au Mali, l’argent du contribuable continuera pour toujours à garantir l’avenir des autorités et autres fonctionnaires véreux à travers leurs magouilles dans des passations des marchés publics. C’est le moins que l’on puisse retenir dans cette histoire de contrat de 200 milliards de francs CFA pour la confection des cartes d’identité biométrique couplées avec l’assurance maladie. Toute une manœuvre dilatoire s’orchestre afin de tirer les ficelles.

En effet, selon nos sources, le Gouvernement avait décidé l’annulation du contrat de Cissé Technologie. Aussi, la signature du contrat était bloquée depuis un an du fait de l’absence de crédits budgétaires.

Mais, entre temps, pour avoir leur part, certains hauts fonctionnaires au niveau de la Direction Générale des marchés publics, du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile, de la Primature, entre autres, s’investissaient dans l’ombre par tous les moyens en faveur de Cissé Technologie. Certains proches du Premier Ministre auraient même donné des assurances à Cissé Technologie.

De ce fait, le Premier Ministre Abdoulaye Idrissa Maïga s’est laissé emporter. Cela, en daignant que seule la société Cissé Technologie est capable de confectionner cette carte couplée. Du coup, il adopte la stratégie: «reculer pour mieux sauter». C’est ainsi que le Premier Ministre a donné instruction pour élaborer un projet de loi relatif à la carte d’identité biométrique couplée à l’assurance maladie. En fait, c’est la manigance la mieux appropriée pour attribuer ce marché de 200 milliards de francs CFA sur une période de 10 ans à Cissé Technologie. Car, avec l’adoption d’une loi, l’inscription budgétaire dans la future loi des finances sera automatique et permettra la signature du contrat. Déjà, des réunions sont en cours en faveur de l’adoption de ladite loi.

Pour noyer le poisson dans l’eau, Cissé Technologie joue au mécontentement afin que le futur contrat de 200 milliards soit signé discrètement.

Et, pourtant, c’est un secret de polichinelle, Cissé Technologie n’a aucune expertise en la matière. Tout le monde sait, par exemple, que des appareils médicaux qu’il a fournis à l’hôpital Point G à coût de milliard, sont en panne. Hélas! Nous sommes au Mali. L’intérêt personnel prime même sous le régime «du Mali d’abord». Chacun souhaiterait avoir sa part dans ces 200 milliards de francs CFA même si Cissé Technologie est incapable de satisfaire la demande…n’est-ce pas la stratégie ?

Oumar Diakité :

LE COMBAT

 

Gouvernance d’IBK : L’AEEM aux anges, les enseignants au diable !

Dans la perspective de sa réélection à la présidentielle de 2018, le président Keïta mène une campagne tout azimut d’achat de conscience et de séduction de l’électorat malien. Après la délégation de Koutiala dont son chèque divise celle-ci, c’était le tour de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) d’être reçue la semaine dernière en audience à Koulouba. Elle aussi n’est pas retournée les mains vides: un véhicule 4×4 a été offert à la délégation de l’AEEM. Cette corruption politique, s’il faut l’appeler ainsi, commence à susciter l’indignation de tout un peuple et cristalliser déjà les mécontentements chez bon nombre de Maliens. Ces actions, aux antipodes de la gestion rationnelle d’une République, se révèleront au moment opportun contre productives.

L’étiquette d’homme d’Etat qu’une frange importante de la population malienne avait donnée à Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) durant ses six ans (1994-2000) à la primature et qui a beaucoup pesé dans son élection, en 2013, n’était que mirage, voire du bluff. L’homme en question ne s’est jamais montré à la hauteur des missions qui lui sont confiées par le peuple malien.

Il a suffi d’être à Koulouba pour que le président plébiscité à 77,66% des suffrages exprimés montre son vrai visage de dirigeant médiocre ayant tourné le dos aux nombreuses et urgentes revendications de ses compatriotes pour sous-traiter notre souveraineté à la France et accorder des avantages faramineux aux ennemis de la nation que sont les rebelles qui ont pris les armes contre leur propre peuple. Et le seul  pas qu’il ne devrait pas franchir, est déjà franchi à savoir l’implication de sa famille dans la gestion des affaires de la nation.

Non seulement, il a transformé notre cher Mali en une  famille avec comme règle d’or de gestion la surfacturation, le pillage en bandes organisées des biens de l’Etat, le népotisme, le clanisme, l’affairisme, la concussion, mais tout en la mesure de casser l’élan patriotique des Maliens qui étaient prêts à l’accompagner dans la construction d’un nouveau citoyen malien animé par la seule volonté de servir son pays. Mais au lieu d’un changement qualitatif pour le bonheur et la dignité des Maliens, le président Keïta s’est laissé dominer par l’improvisation, le pilotage à vue dans la conduite des affaires de l’Etat. Ce qui justifie certainement ses dérives à la tête du pays. Les vrais problèmes de la nation sont relégués au second plan pour la simple raison qu’il faut se refaire une santé politique à moins de dix (10) mois de la présidentielle auprès des Maliens las et pris en otage par une oligarchie insolente et méprisante, née suite aux scandales politico-financiers (achat d’avion présidentiel, équipements militaires, engrais frelatés). Et dès lors, elle s’est enracinée, mettant en péril les fondements de notre pays.

Ce pilotage à vue du président IBK, qui n’est certainement pas sûr de se faire réélire à la présidentielle de 2018, n’a pas manqué de mettre le pays sens dessus dessous. Ainsi, des pactes sont signés avec n’importe qui, pourvu qu’on promette de le soutenir pour les actes qu’il a posés depuis son arrivée au pouvoir. Certaines déclarations des visiteurs laissent pantois plus d’un. On se demande souvent si nous sommes dans le même pays dont IBK a pris les destinées, un certain 4 septembre 2013.

Pour ce qui est de l’école malienne, on se demande quel effort IBK a eu à faire depuis sa prise de fonction pour mériter de telles louanges de la part de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM). De mémoire de Maliens, le président de la République, à travers son gouvernement, de 2013 à nos jours, n’a posé aucune première prière d’un établissement secondaire encore moins un amphithéâtre pour l’amélioration des conditions de travail des scolaires maliens ou encore moins procéder à une augmentation de la bourse, l’équipement des salles informatiques. Ce qu’on ne lui dénie pas, c’est sa présence remarquée lors de l’inauguration des infrastructures dont les travaux ont été lancés par ATT, son prédécesseur. Continuité de l’Etat oblige ! La Cité universitaire de Kabala est passée par là. Mais de là à faire un fossoyeur de notre système éducatif un messie, il y a de quoi s’inquiéter.

Le président IBK ne mérite aucune congratulation pour avoir participé à la mort programmée de notre école par l’introduction des programmes inadéquats à savoir la Nouvelle Ecole fondamentale (NEF), la Nouvelle Ecole malienne (NEM), la Pédagogie convergente, lorsqu’il était Premier ministre. La nouvelle méthode d’enseignement en Approche par compétence (APC), si elle n’a pas été conçue par IBK, se poursuit indifféremment dans notre système éducatif national pendant qu’il est président de la République. La  privatisation à outrance de cette école ne fait plus l’ombre d’aucun pour tout observateur de la scène éducative nationale. La suite, on la connaît. Le niveau des élèves a considérablement baissé et l’école est prise en otage par des promoteurs qui ne se soucient pas de la qualité de l’enseignement mais de l’argent qu’on en tire.

Et au moment où le président IBK offre un véhicule à l’AEEM, un mouvement de grève du Syndicat de l’enseignement supérieur (SNESUP) paralyse les universités et les grandes écoles du pays depuis  juillet dernier ; les enseignants du fondamental et du secondaire attendent toujours leur statut autonome. IBK en «vrai combattant pour l’école malienne» assiste de même au nom payement des dus des enseignants qui ont accepté donner les cours de rémédiation pour sauver l’honneur de cette école. En tout cas, tout se passe comme si ça ne lui dit rien que les enseignants du fondamental et du secondaire fassent des cours de rémédiation attendent toujours six (06) mois après sans recevoir leurs miettes.

Ce mutisme d’IBK face à cet imbroglio scolaire est un message on ne peut plus clair: «continuez avec la grève, moi je suis à la recherche d’un électoral pour ma réélection, en 2018, et l’AEEM est un vivier dans lequel je peux puiser. Tant pis pour les élèves de plus de 500 écoles fermées dans le Centre et Nord du pays».

Un véhicule à l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) ne viendra que renforcer la violence dans l’espace scolaire et universitaire.

Yoro SOW

L'inter de Bamako

Elections communales partielles, locales, régionales et du district : Un test grandeur nature avant le sprint final de 2018

L’organisation des élections communales partielles, locales, régionales et du district de Bamako sur l’ensemble du territoire à la même date est le plus grand défi que le gouvernement du Président Ibrahim Boubacar Kéïta doit relever. Un test grandeur nature avant le sprint final de 2018.

Le Conseil des ministres du 5 octobre dernier a procédé à la convocation du collège électoral à la date du 17 décembre 2017 pour les élections communales partielles, des conseillers de cercle, de région et du district de Bamako. L’organisation de ces élections à la date prévue est le plus grand défi que le gouvernement du Président Ibrahim Boubacar Kéïta doit relever. Il s’agit, sans aucun doute, d’un test grandeur nature avant le sprint final de 2018. Ces élections constituent une sorte de revue des troupes pour le chef de l’Etat et sa majorité afin d’effectuer les derniers réajustements pour l’élection présidentielle de l’année prochaine.

D’ici le 17 décembre, le gouvernement ne dispose d’aucune garantie pouvant rassurer de sa capacité à assurer le retour de l’administration et à restaurer la sécurité dans les zones où les communales du 20 novembre 2016 n’ont pas pu se tenir pour des raisons d’insécurité. Les services de l’administration jouent un rôle central dans les préparatifs des échéances électorales. Il ne s’agit pas de donner les matériels électoraux à quelques agents le jour du scrutin et se promener en brousse. L’évidence est que les agents de l’Etat ont déserté les communes dans lesquelles le vote doit avoir lieu. Si à Kidal, le gouverneur est sur place depuis quelques semaines, force est de constater que les services administratifs sont inexistants. L’Union régionale des travailleurs de Kidal (URTK) pose des conditions pour le retour de ses membres. Selon le Secrétaire général de l’URTK, Mody Samba Touré, « les conditions dans lesquelles les travailleurs ont quitté Kidal sont connues de tous y compris l’Etat malien et la communauté internationale. Camarades, nous ne sommes plus prêts à sacrifier nos vies tant que les conditions sécuritaires ne sont pas réunies. Il est temps que l’Etat s’occupe de ses travailleurs au lieu de les envoyer toujours à l’humiliation. Si le gouvernement s’entête dans son aventure, il assumera une responsabilité historique. Camarades, le retour des travailleurs n’est possible que si les conditions sécuritaires sont réunies, c'est-à-dire le respect de l’accord d’Alger qui consacre le cantonnement, le désarmement, le retour de l’armée nationale à Kidal. Une fois ces conditions réunies, on pourrait envisager de façon progressive le retour des travailleurs».

Difficultés politiques, administratives

Ces derniers temps, les groupes terroristes accentuent leur action au-delà de leur zone de prédilection. En plus de Kidal, les inquiétudes se déplacent au centre du pays aux mains des hommes du prédicateur radical Amadou Kouffa qui se livrent à toute sorte d’exactions sur les populations locales. Depuis un certain temps, ce sont les églises qui sont devenues les cibles de ces groupes dans certaines localités de la région de Ségou. Ce qui est une véritable source d’inquiétudes.

La dernière relecture du code des collectivités par l’Assemblée nationale a provoqué quelques grincements de dents dans les rangs des groupes armés dont certains éléments estiment à tort que les dispositions essentielles de l’accord pour la paix et la réconciliation n’ont pas été prises en compte. Le silence observé par les responsables après la convocation du collège électoral par le gouvernement peut être diversement interprété. Une volteface des responsables des groupes armés n’est pas à exclure.

Des difficultés politico-administratives, on pourrait s’acheminer vers des divergences politiques.Sur le plan politique, la fixation de ces échéances électorales pendant la période traditionnelle de révision de la liste électorale, une opération cruciale avant la présidentielle de 2018, peut provoquer des soupçons de la part de l’opposition politique qui réclame la vérité sur les 900 000 cartes Nina décelées par le Vérificateur Général dans l’un de ses rapports. Les partis politiques de l’opposition avaient même boycotté le cadre de concertation réunissant les présidents des formations politiques et le ministre de l’administration avant d’y revenir. L’ADP Maliba de l’honorable Amadou Thiam demande avec insistance un audit du fichier électoral. Dans les prochains jours, cette formation politique soutenue par le richissime Alou Badra Diallo avec la bénédiction de l’influent dignitaire religieux, le Chérif de Nioro, pourra être suivie par d’autres partis politiques et des organisations de la société civile.  

De sérieux doutes planent sur la capacité du gouvernement à tenir ces échéances électorales le même jour de Kayes à Kidal à l’exception des régions de Ménaka et de Taoudéni. Et le pari des élections libres le 17 décembre 2017 est loin d’être gagné.         

B. Siby

Source: Le Challenger

Litige foncier à Kognini : Les populations s’organisent

L’agence immobilière "Le Prestige’’ doit faire face à la résistance populaire dans l’exécution de son « mandat de gestion immobilière convenu avec le village de Kognini ». Des centaines de familles menacées s’organisent. Que fera le Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et des Affaires Foncières, Me Mohamed Ali Bathily ?

Un litige foncier rocambolesque pollue l’atmosphère à Kognini, à la périphérie de Bamako. Par une correspondance en date du 27 septembre 2017, le directeur de l’agence immobilière ‘’Le Prestige’’ met en demeure les occupants du TF n°17808 du village de Kognini de vider les lieux avant le début des opérations de démolition des constructions. L’agence déclare agir en exécution du mandat général de gestion immobilière convenu avec le village de Kognini, seul et unique propriétaire du TF n°17 808 d’une superficie de 227 ha 93 ca, issu du morcellement du TF 1753 de l’Etat affecté à l’Office du Périmètre Irriguée de Baguineda (OPIB).

Curieusement, le chef légitime de ce village, Fama Traoré, s’oppose à toute opération de déguerpissement des familles installées sur les parcelles litigieuses. Toutes les autorités politiques, administratives et judiciaires sont informées de la décision du chef de village de ne plus transférer son village. « Le constat actuel est que ceux qui ont acheté les parcelles, on construit ou sont en train de construire. Ils ont acquis des carnets de famille au nom du village de Kogniny, c'est-à-dire de fait, de par nos actes de vente, nous avons procédé à une extension du village. Le nombre des nouveaux occupants étant quatre voire cinq fois supérieur à celui des autochtones. Nous ne devons pas et nous pouvons faire déguerpir, et cela n’est pas notre ambition », peut-on lire dans la correspondance adressée par le chef de village de Kognini au Procureur de la République près le Tribunal de Grande instance de la Commune VI du district de Bamako.

Le ministre en charge des affaires foncières est informé depuis 2015 de la volonté du chef de village et des habitants de Kognini de ne plus transférer le village. Le notable de Kognini a révoqué le mandat de représentation en date du 19 mars 2010 qu’il avait donné à Monsieur Bougary Traoré pour les démarches administratives de transfert du village.  

L’agence immobilière ‘’Le Prestige’’ doit faire face à la résistance populaire. Des centaines de familles menacées s’organisent. Que fera le ministre de l’habitat de l’urbanisme et des affaires foncières, Me Mohamed Ali Bathily ? Va-t-il donner son quitus à cette opération qui va jeter des centaines de familles dans la rue et détruire des investissements colossaux ?

      

Le brûlant dossier de DDR

La mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali s’apprête à entrer dans une phase délicate avec le démarrage du programme de cantonnement, désarmement, démobilisation, réintégration et réinsertion (DDR). Le document issu du processus d’Alger dessine les contours de l’architecture de la nouvelle armée nationale sous l’appellation « des forces armées et de sécurité reconstituées ».

Dans sa réplique au dernier rapport trimestriel du Secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop, a invité les mouvements signataires de l’accord à coopérer de bonne foi dans le processus de cantonnement  et de DDR pour la réussite de ces programmes indispensables à la stabilisation et à la restauration de la sécurité au Mali.

L’une des finalités du programme de désarmement, démobilisation, réintégration et réinsertion (DDR) concerne les questions de réinsertion, d’intégration et de réintégration des ex-combattants, en tenant compte de tous les paramètres pertinents, y compris les impératifs de réconciliation nationale et de renforcement de la cohésion nationale. Il s’agira de l’intégration des ex-combattants au sein des corps constitués de l’Etat y compris les forces armées et de sécurité, ou de leur réinsertion dans la vie civile.

L’intégration des combattants au sein des Famas pour donner naissance à l’armée reconstituée est le dossier brûlant que le Général de division Gabriel Poudiougou, président de la commission d’intégration et la hiérarchie militaire doivent traiter en parfaite intelligence avec les décideurs politiques. Au sein des Famas, les plaies ne sont pas encore cicatrisées. Et on a encore à l’esprit les désertions de ceux qui ont rejoint les rangs de la rébellion.

Le traitement du cas des déserteurs de l’armée est l’une des choses les plus difficiles. Doivent-ils réintégrer les rangs d’une armée qu’ils ont trahie pour s’allier à l’ennemi ? Si oui, avec quel grade ? Bénéficieront-ils d’un rappel de salaire ? S’agissant des jeunes combattants, avec quel grade intégreront-ils ? Celui qu’ils portent au sein des groupes armés ? Voilà des questions délicates à trancher.

Dans leur analyse de l’incapacité des forces armées et de sécurité à faire face à la situation au nord en 2012, les observateurs omettent délibérément la désertion de certains « éléments intégrés » dont une frange importante a trahi le drapeau national pour rejoindre les rangs de la rébellion ou des groupes dits djahadistes. Au cours de l’une de ses visites aux éléments du général Gamou cantonnés au Niger en pleine occupation des régions du nord, le ministre de la défense et des anciens combattants de l’époque, Yamoussa Camara, qui croupit en prison depuis plus de deux (2) ans, avait évoqué la désertion comme l’une des causes de la débâcle de l’armée.

Les responsables des groupes armés auraient réussi, au bout des tractations, à obtenir des garanties sur la présence significative de leurs combattants intégrés parmi les éléments des forces armées et de sécurité appelés à être déployés dans les régions du nord. Un arrangement signé entre les différentes parties existerait dans ce sens. Il s’agit là d’un piège mortel qui consiste à commettre les mêmes erreurs que les précédents régimes qui ont cédé au chantage des chefs rebelles en laissant les éléments intégrés constituer l’ossature de l’armée au nord.

Il faut maintenant tirer les leçons des erreurs du passé pour poser les jalons d’une paix durable. Sinon demain, ce sera trop tard.        

C. Doumbia

Le Challenger

Younoussi Touré ancien PM, lors du lancement du livre « La politique sanitaire et sociale » : « Modibo Sidibé n’était pas seulement ministre de la santé à l’époque mais ministre des urgences »

Ce témoignage sur Modibo Sidibé, président du parti FARE et ancien ministre de la santé, a été fait par Younoussi Touré, ancien Premier ministre.

C’était le samedi 14 octobre 2017 à la Maison des Ainés de Bamako lors du lancement de l’ouvrage collectif « La politique sanitaire et sociale du Mali 1992-1997 : les choix, les actions et les perspectives ». Rédigé sous la direction de Modibo Sidibé, cet ouvrage collectif de 272 pages retrace la situation sanitaire et sociale du Mali. Ce livre est une mine d’informations pour le personnel et tous ceux qui s’intéressent à la santé, à la solidarité et à leurs impacts sur la vie des populations maliennes. Il montre ce qui a été fait et comment cela a fait avancer les services aux populations. Il illustre également les avancées qui dépassent le cadre du seul Mali.

Un des buts de cet ouvrage collectif est de construire la confiance entre le peuple et l’action publique. Pour cela, ses auteurs ont choisi de donner aux citoyens le maximum d’éléments d’appréciation sur la volonté politique qui a présidé à l’action du ministère et les résultats obtenus.

Pour la circonstance, l’événement a été marqué par des témoignages émouvants sur la gestion rigoureuse de Modibo Sidibé, sa vision sur les services de santé et services sociaux.

Certaines grandes personnalités présentes à cette cérémonie ont fait des témoignages.  Ancien premier ministre, Younoussi Touré s’est dit heureux d’être à côté de Modibo Sidibé pour le lancement de ce livre sur la politique sanitaire et sociale. «Modibo Sidibé a fait le chemin avec moi en 1992 quand Alpha Oumar Konaré m’a appelé pour être Premier ministre. Nos destins se sont croisés. A l’époque, il y avait une vision. Il y avait une réflexion de base…..Modibo Sidibé n’est pas seulement un ministre de la santé mais un ministre des urgences », a-t-il témoigné. Il a reconnu l’engagement sur le terrain de celui qui fût son ministre de la santé. « Je ne faisais pas un jour sans voir Modibo dans mon bureau pour s’occuper des cas gens blessés à la tête ou aux jambes suite au mouvement de la révolution. Modibo était toujours présent pour gérer ces cas d’urgence », a fait savoir Younoussi Touré.

L’esprit d’équipe de Modibo Sidibé a été salué par Moustapha Dicko, Vice-président du parti ADEMA. « Je félicite Modibo Sidibé pour avoir conservé l’esprit d’équipe en réalisant cet ouvrage », a-t-il souligné. Pour sa part, Ali Nouhoum Diallo a apprécié le choix de Modibo Sidibé sur les cadres qui ont fait un travail formidable.

L’un des mérites des rédacteurs de ce livre est de lever un coin de voile sur les difficultés des équipes de mise en place des systèmes sanitaires. L’ouvrage « La politique sanitaire et sociale du Mali 1992-1997 : les choix, les actions et les perspectives » a aussi ses anecdotes comme par exemple, le braquage du convoi du ministre de la santé en 1995 en partance à Gao. Pour Modibo Sidibé, ce braquage a été un bon souvenir qui  a servi d’atout pour sonner la grande mobilisation autour de la vaccination.  

Modibo L. Fofana

Le Challenger

Magazine Forbes : Daouda Coulibaly, PDG de TRAINIS, expert de la formation professionnelle continue

Les 24 et 25 octobre prochains, se tiendra à Paris le premier Forum partenariats public-privé (PPP) organisé sous la houlette de Daouda Coulibaly, PDG de TRAINIS, un cabinet de formation professionnelle continue basé à Bamako. Pour Forbes Afrique, le chef d'entreprise revient sur les motivations de cet événement. Entretien.

Qu'est-ce qui vous a incité à organiser un forum dédié à ce mode de financement en particulier ?

Il faut dire que, au-delà de notre forte conviction, nous avons été sollicités par nos clients pour qui nous organisons depuis trois ans des formations sur les partenariats public-privé. Ils nous ont fait comprendre qu'il y avait un besoin en terme de mise en relation avec les acteurs clés du secteur, notamment les fonds d'investissement, les banques d'affaires, les cabinets d'avocats, les entreprises techniques. Avant cela, au niveau de TRAINIS, nous avons déjà pris l'initiative de proposer des partenariats public-privé dans notre catalogue de formation. Pourquoi ? Parce que nous sommes intimement convaincus que les PPP peuvent être un moyen et un levier pour le développement des entreprises. D'abord, il faut comprendre qu'aujourd'hui, les États africains font face à des défis immenses, mais inédits en matière d'infrastructures et de développement. 

Savez-vous qu'il y a une trentaine d'années, la question du développement n'était pas aussi centrale en Afrique,. L'opinion nationale du continent n'était pas demandeuse de développement à proprement parlé. À 80 % la population était rurale. La donne a évolué, à présent avec la nouvelle technologie, les nouveaux moyens de communication. Ce n'était pas une revendication africaine, il y a une trentaine d'années, mais c'est une réalité qui s'est imposée et que les dirigeants doivent prendre en compte. Qu'il s'agisse de pays brutalement ancrés dans la démocratie ou non, en Afrique, aujourd'hui, tout dirigeant a besoin de faire son bilan à un moment donné et notamment à l'approche des élections et la question du développement se pose cruellement. Parmi les indicateurs primordiaux du développement économique, il y a la question du PIB, du pouvoir d'achat et il se trouve que pour pouvoir booster une économie, il faut des infrastructures et des investissements. L'Afrique a une des populations les plus dynamiques au monde avec une jeunesse extraordinaire qui croît à une vitesse exponentielle. Cette croissance de la population fait appel à des besoins qui sont immenses dans tous les domaines, qu'il s'agisse de l'éducation, de la santé, des infrastructures urbaines, de transports, de communication, de l'habitat, etc. Une multitude de besoins qui était inexistante ou en tout cas qui n'avait pas la même ampleur que nous avons à présent. Face à ce défi-là, les États doivent y répondre en faisant des investissements, mais pour cela, il faut avoir de l'argent. Malheureusement, il se trouve que nos États n'ont pas les moyens financiers nécessaires pour faire face à cela. C'est pourquoi depuis très longtemps, ils font appel aux bailleurs de fonds classiques que nous appelons les bailleurs multilatéraux tels que la Banque mondiale et le FMI ou des structures des pays développés comme l'Agence française de développement ou encore l'USAID aux États-Unis. Il se trouve que le besoin va largement au-delà des capacités de financement de ces bailleurs de fonds classiques. Par conséquent, les États africains sont obligés d'aller voir ailleurs. C'est ce qui explique la présence de plus en plus accrue des interventions asiatiques en matières d'infrastructures. Tout cela ne suffit pas. D'autres formes de financements sont alors sollicitées notamment avec le secteur privé.
 « Relever le défi de l’énergie et des infrastructures en Afrique », est le thème retenu pour cette première édition. Peut-on parler d'évidence ?
Ce sont les deux secteurs sur lesquels les défis sont les plus immenses et pour lesquels les besoins en financement sont les plus colossaux. L'Afrique, plus que jamais, doit faire face aux immenses défis d'investissements dans les infrastructures. Quand on dit infrastructures, il s'agit des transports, des hôpitaux, d'éducation telle que la construction de salles de classe et d'universités. Il y a également les infrastructures de télécommunications, les infrastructures immatérielles comme par exemple la mise en place d'un système informatique. 

Quant à l'énergie, tout le monde est unanime dessus pour dire que le continent africain est le moins doté en matière d'énergie. Nous avons depuis quelques années un taux de croissance urbaine très important sans que les infrastructures ne suivent. Parmi ces infrastructures dont on a le plus besoin aujourd'hui en milieu urbain, c'est l'électricité qui est malheureusement l'un des problèmes que l'on rencontre dans la quasi-totalité des pays africains. Alors même que l'Afrique bénéficie d'une source d'énergie très abondante, naturelle et presque gratuite qui est le soleil. On ne peut pas en tirer profit sans investissements. L'énergie solaire est adéquate pour le continent africain, mais elle nécessite des financements assez importants. Le but de ce forum est de mettre l'accent sur ces deux secteurs, dans un premier temps, parce que nous estimons qu'ils sont déterminants pour amorcer l'émergence du continent africain.
Nous pouvons dire que le PPP est une formule qui repose sur le « win-win »...
Un partenariat « win-win » et je dirai même « win-win-win ». Je m'explique : gagnant pour les États, les entreprises et les populations, c'est-à-dire les bénéficiaires. On a souvent tendance à oublier ou à négliger les bénéficiaires, mais il faut mettre l'accent dessus. Toute infrastructure réalisée doit tenir compte des besoins de la population et doit donc les impliquer en amont. Bien entendu, beaucoup de choses sont dites. Il y a souvent eu des dérapages dans certains projets PPP, en Afrique comme ailleurs. Il faut savoir que le PPP n'est pas une pratique nouvelle et elle a fait ses preuves ailleurs. Par exemple, la ville de Paris s'est construite grâce aux PPP. Pourquoi l'Afrique ne pourrait-elle pas prendre exemple de ces réussites afin d'entamer son développement ? Il est évident que toute chose peut avoir des côtés négatifs si l'on ne s'y prend pas de la bonne manière. Il se trouve que dans certains pays africains il y a eu des tentatives de PPP qui ont échoué pour certaines raisons, notamment celle-ci : on choisissait mal le prestataire et/ou le partenaire, car il est question de partenariats qui se font sur du (très) long terme. Le but d'un forum comme celui-ci est d'attirer l'attention des pouvoirs publics sur l'importance du choix du partenaire, mais également leur permettre de rencontrer de potentiels partenaires pour leurs futurs projets. Il faut avouer qu'en Afrique le choix est souvent limité parce qu'on ne connait pas forcément les acteurs du secteur. Là, l'occasion sera donnée aux États de pouvoir rencontrer dans un même espace des acteurs divers.
 

Avec TRAINIS, votre domaine de compétence est la formation professionnelle continue. Aujourd'hui, vous vous attaquez à la communication événementielle via les PPP. Quelle est la corrélation entre les deux ?

Le lien entre les formations de TRAINIS et l'organisation d'un forum sur les partenariats public-privé, est naturel. D'abord, notre métier, c'est d'organiser des formations sous forme de séminaires internationaux et donc, nous avons cette habitude et cette expérience-là de regrouper des gens venants de différents horizons pour une même thématique. Pour le forum, c'est exactement la même chose. La seule différence réside dans le fait que nous avons un changement d'envergure. Cette fois-ci au lieu d'avoir une formation de 10 à 15 personnes, nous allons avoir un forum de 300 personnes. Au lieu d'avoir un seul formateur, nous aurons 24 intervenants, dont plusieurs ministres.
 

Pour cette première édition, votre choix s'est porté sur Paris alors que vous avez une filiale à Brazzaville et que votre société intervient dans d'autres capitales africaines. Pourquoi ?

Nous avons choisi de faire cette première édition du forum PPP à Paris pour la simple et bonne raison que nous souhaitons d'abord nous approcher des investisseurs, leur donner le signal que désormais, l'Afrique se tient prête. Le continent est ouvert aux investisseurs étrangers et il met un accent sur l'apport du secteur privé dans le financement des projets structurants pour le compte des États.
 

Alors à quand une édition en Afrique et plus précisément, à Bamako ?

Dès l'année prochaine, il y aura une édition en Afrique, soit à Abidjan ou à Kigali. La première édition ne se déroule pas à Bamako, pour les raisons que j'ai évoquées dans la première question. Une fois que ces investisseurs seront imprégnés des nouvelles réalités qui prévalent sur le continent et qu'ils comprennent que l'Afrique peut offrir de réelles opportunités par rapport aux PPP, alors là, nous allons les amener sur le terrain afin de discuter directement avec les décideurs africains sur les opportunités d'affaires sur lesquels ils peuvent être amenés à travailler. Pourquoi pas à Bamako, en 2018, parce que ce sera une année électorale au Mali. Nous serons à Bamako après 2018, probablement pour la troisième édition, en 2019. 

Plus d'info : www.forum-ppp.com
 

Source: Forbes Afrique

Le Mali à la recherche de financements pour le développement des régions du Nord

Le Premier ministre malien a présenté le 11 octobre 2017 au siège de l’OCDE, l’Organisation de Coopération pour le Développement économique, un plan des perspectives de développement des régions du nord du pays. Le déplacement d’Abdoulaye Idrissa Maïga à Paris était destiné à convaincre l’OCDE d’aider le Mali à trouver les financements de ce plan.

Elaboré depuis fin 2015 et validée en juillet 2017, la stratégie spécifique de développement des régions du nord du Mali, est encore peu financée, comme l’explique le Premier ministre malien, Abdoulaye Idrissa Maïga.
« Les besoins de la stratégie sont estimés à environ 3,340 milliards d’euros, dont environ 362 milliards de francs CFA, donc 16,52% sont acquis. Sur la base de projets et de programmes, environ 83,48% de ce montant sont à rechercher. »

Des potentialités inexploitées

Le nord du Mali dispose d’énormes potentialités de développement pour la totalité du pays, selon Laurent Bossard, Directeur du Club du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest à l'OCDE.
« D’abord le fleuve. La vallée moyenne du fleuve Niger, c’est le sud [des régions] du Nord, mais c’est là que 80% de la population du Nord vit. Il existe un projet majeur, financé, prêt à être mis en œuvre, qui s’appelle le barrage de Taoussa ; si on construit ce barrage de Taoussa, le fleuve devient un puissant outil de communication et d’exportation. On libère des potentiels agricoles absolument phénoménaux.
Deuxième point, les ressources minières de la région du nord du Mali sont extraordinaires. Mais ce ne sont ni l’uranium, ni le pétrole. Elles sont d’abord et avant tout le phosphate et le calcaire. Le secteur privé n’attend que la sécurité pour investir dans ces ressources.

Troisième point, il faut resonger à exploiter les ressources et le potentiel commercial du Septentrion malien, qui est aujourd’hui déserté et occupé principalement par les trafics. A Tamanrasset, on mange de la viande brésilienne. Tamanrasset étant située à proximité de la frontière malienne

Le retour de la sécurité ne suffit pas pour attirer les investisseurs

Des opérateurs économiques de Tamanrasset, dans le sud de l'Algérie, se disent prêts à investir dans un abattoir de Kidal. Mais l’insécurité n’est pas le seul frein au développement du nord du Mali. Il y a par exemple le manque d’énergie, comme le souligne Mamadou Sinsin Coulibaly, le président du patronat malien. « Si je dois produire mon électricité, c’est comme si je faisais 2 entreprises et le coût est tellement élevé que je ne pourrais pas compéter. [Quant à la construction du barrage de] Taoussa, ce sera un problème communautaire qui va se poser. Parce que la gestion du fleuve Niger, ce n’est pas le Mali seulement. Il faudrait que tous les pays [qu’il traverse] donnent leur accord. »

L’objectif de la stratégie spécifique de développement des régions du nord du Mali, c'est de les hisser au même niveau que les autres régions du pays d’ici 10 à 15 ans.

Source: RFI


Minusma : Mort par noyade d’un soldat burkinabé !

Dans un communiqué signé à la date  du 11 octobre dernier, le chef d’Etat major des armées du Burkina  Faso annonce la mort d’un soldat de première classe à la suite d’un accident  sur le fleuve Niger. Le véhicule qui transportait les militaires  est  ‘‘tombé dans les eaux  du fleuve Niger à la descente d’un débarcadère’’.

Le communiqué n’indique pas  avec exactitude le lieu de l’accident,  tout ce que l’on sait c’est que le contingent burkinabé de la Minusma est basé dans la région de Tombouctou, plus précisément dans la localité de Goudam.

L’accident est survenu le lundi 9 octobre et le soldat décédé avait  jusque-là  été annoncé  porté disparu alors que ces compagnons  d’armes  qui étaient à bord du véhicule avec lui, ont  été secourus sur les lieux par des riverains et par autres militaires, indiquent d’autres sources.

Le Burkina Faso a deux bataillons au Mali et  est l’un des plus gros fournisseurs de casques bleus à la  Minusma.

Dily Kane

Mali24

Cité des députés à N’Tabacoro : Le ministre Mohamed Ali Bathily veut casser les maisons des députés

L’inimitié entre les deux hommes est connue de tous. L’un est ministre et l’autre un puissant opérateur économique de notre pays. Les deux personnalités ne s’aiment pas du tout. Il s’agit du ministre des domaines de l’Etat, des affaires foncières et de l’habitat, Me Mohamed Ali Bathily et l’Honorable Hadi Niangadou, député élu en commune II. Ce qui les oppose cette fois-ci risque de tourner en une affaire d’Etat. En effet, selon une source bien informée, le ministre Bathily a décidé de casser les maisons à Députébougou près des logements sociaux de N’Tabacoro. Les parcelles sur lesquelles se trouvent ces maisons ont été achetées par les députés avec l’opérateur économique Hadi Niangadou, grâce à un prêt qu’il prélève chaque mois sur les salaires des élus de la nation. Voilà maintenant, que le ministre veut casser ces maisons au motif que ces parcelles ont été acquises en toute illégalité. Nous avons fait un tour dans cette cité où nous avons des marquages sur les maisons des députés. Selon de sources concordantes, le ministre Bathily aurait instruit à ses services techniques de procéder à ces marquages pour identifier les maisons sur ces parcelles litigeuses. Pire, dans nos informations, il semble que toutes ces maisons seront démolies.  De quoi à créer une panique générale à Bagadadji. Plusieurs députés ont investi l’argent de leur mandant dans ces maisons. Qui plus est, la 5e législature amorcé sa dernière ligne droite. A moins d’une année de leur mandat où vont-ils trouver de l’argent pour faire d’autres maisons ? C’est pourquoi, il se susurre dans les couloirs de l’Assemblée nationale que des députés seraient prêts à interpeller le ministre des domaines pour qu’il vienne s’expliquer publiquement sur les raisons qui l’ont poussé à prendre une telle décision. D’après nos informations, il semble que le ministre reproche au député d’avoir acquis ces parcelles dans des conditions peu catholiques. Affaire à suivre.

Youssouf Bamey

La Lettre du Peuple

 

Situation des Maliens en Algérie : L’indignation du CSDM

Fidèle à son habitude d’organisation de défense des Maliens de l’extérieur, le Conseil supérieur de la diaspora malienne (CSDM), présidé par Mohamed Chérif Haïdara, s’indigne une fois de plus sur la situation des Maliens en Algérie. Il avait déjà alerté sur cette situation le 30 septembre mais au regard de la lenteur dans sa gestion, il est revenu à la charge pour alerter sur le danger qui plane sur la tête de nos compatriotes dans le pays d’Abdel Aziz Bouteflika. C’était au cours d’un point de presse, mardi dernier à son siège.

Le président du CSDM a profité de cette occasion pour dénoncer la négligence du Gouvernement malien, à travers le ministère des Maliens de l’extérieur. Lequel est accusé de ne rien faire pour mettre nos compatriotes de la diaspora dans les conditions de dignité. « Nous avons contacté le ministère des Maliens de l’extérieur, il n’a rien fait. Le constat est le même. Il ne fera rien aussi. Au ministère tout le monde a peur de dénoncer le comportement de l’Algérie, au risque de perdre son poste. Sinon comment on peut comprendre que les Maliens soient traités dans de telles conditions et personne ne parle », a regretté Chérif Haïdara. Nous vous proposons l’intégralité du communiqué de presse élaboré à cet effet.

« Face à la maltraitance dont sont victimes les Africains du Sud du Sahara et particulièrement les Maliens de la part des autorités Algériennes, le Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne exprime sa vive préoccupation.

Le 30 septembre dernier, il organisa une conférence de presse au cours de laquelle l’opinion publique nationale et internationale a été informée du drame qui se dessinait pour nos malheureux compatriotes qui n’ont commis autres péchés que de s'être déplacés à la recherche d'un mieux être.

En rappel c'est un phénomène très courant et pour lequel les autorités maliennes avaient pris l'engagement de prendre les dispositions idoines avec leurs homologues de l'Algérie afin de mettre fin à des tels agissements.

Il est au regret de constater que malgré cet appel, les autorités maliennes semblent se plaire dans l'expectative.

Le Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne est heureux de savoir que l'information a été largement partagée par nos imams et leaders religieux travers le pays dans toutes les mosquées du Vendredi. Le CSDM tient cette occasion pour les remercier pour cette attention toute particulière à l'endroit de ces soldats économiques et patriotes du Mali.

En actualisant les informations, le Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne informe les maliens que la situation évolue mais pas dans le bon sens. Aux dernières nouvelles, les Maliens sont séparés des autres Africains du Sud du Sahara, retenus dans un camp de refugié et logés dans les contenaires à 50 degrés sous l'ombre. Aucune visite n'a été permise même pas par le Consulat du Mali à Tamanrasset et apparemment aucune prise en charge n'est en vue. Ce traitement particulier qui est loin d'être certainement un traitement de faveur inquiète le CSDM au plus haut point. Le CSDM redoute une dégradation sérieuse de la situation au regard de la tournure que prennent les événements. C'est pourquoi, et une fois de plus le CSDM organise le présent point de presse en appelant instamment le gouvernement du Mali à prendre des mesures urgentes pour s'informer de ce qui est en train de se passer et mettre en œuvre les moyens pour un retour rapide des Maliens concernés dans les meilleures conditions de dignité.

De même qu'à l'endroit de l’AIgérie, pays frère, ami et africain, le CSDM en appelle au respect des conventions internationales et des droits de l'homme. Les relations de notre pays avec l'Algérie sont si denses et diverses qu'elles valent à ce pays frère et ami d'être désigné médiateur en chef pour un retour définitif de la paix au Mali. Nous invitons nos plus hautes autorités à interpeller cette d'Algérie afin que celles-ci mettent fin aux violences récurrentes sur les citoyens maliens.

En tant qu'acteurs de la diaspora au premier plan, nous avons toujours mesuré le rôle déterminant de ces vaillants concitoyens, qui, au prix du courage et de sacrifices immenses, contribuent au développement socio-économique de notre pays.

A l'endroit de nos compatriotes en détresse, le CSDM réaffirme son soutien indéfectible et promet d'entreprendre tout ce qui est en son possible pour contribuer à les sortir de ce douloureux sort qu'ils n'ont nullement mérité et ne doivent par conséquent nullement le mériter ».

Youssouf Bamey

 La Lettre du Peuple

Parti ADEMA-PASJ : Le Collectif « SOS ADEMA » menace de convoquer un congrès extraordinaire

Le collectif « SOS ADEMA » a rencontré la presse le mardi 10 septembre, pour tirer la sonnette d’alarme sur les risques que court l’ADEMA en cas de non présentation de candidat aux élections présidentielles de 2018. Etaient présents à cette conférence de presse, Sambala Sidibé, coordinateur dudit collectif, son adjoint Modibo Dembélé, Abdoul Karim Diamouténé, Modibo Traoré, tous membres du collectif.

Face à la gravité de la situation et aux risques que court le parti, le collectif « SOS ADEMA » estime qu’il faut impérativement trouver une solution idoine afin d’éviter le déclin de l’ADEMA-PASJ.

Le collectif « SOS ADEMA » invite toutes les forces et composantes éprises d’une candidature interne de l’Adema-PASJ pour la présidentielle de 2018, à se joindre à lui pour l’application immédiate des résolutions de la 15ème conférence nationale du parti au risque de la convocation d’un congrès extraordinaire.

 « L’ADEMA est à un tournant décisif de son histoire parce que ses militants et militantes veulent tirer les leçons du passé en s’inspirant des valeurs fondatrices du parti pour se mobiliser et reconquérir le pouvoir. Cette vision, dans sa réalisation, peut être compromise par la situation actuelle du parti qui se caractérise par la non-application des recommandations de la 15ème conférence nationale du parti au risque de la convocation d’un congrès extraordinaire, l’absence de clarification de la position du parti sur certaines questions sensibles et d’importance nationale et enfin l’absence de  politique cohérente de gestion des cadres, des élus (à tous les niveaux) et des militants », constate le président du collectif.

Pour le vice-coordinateur du collectif,  M. Modibo Dembélé, les articles 43 et 64 des statuts et 85 du Règlement intérieur sont violés par le Comité exécutif avec à sa tête le président Tiémoko Sangaré : « Une candidature à la présidentielle de 2018 ou rien » c’est l’objectif du collectif « SOS ADEMA » sans quoi, des actions de force ne sont pas à négliger.

Bourama Camara

LE Challenger

Rapport annuel 2015 du Vérificateur Général du Mali : Les manquements ont entrainé des déperditions financières qui se chiffrent à 70,13 milliards de FCFA dont 32,78 milliards de FCFA en fraude et 37,35 milliards de FCFA en mauvaise gestion

Bamako, le 11 octobre 2017 - Conformément aux dispositions de l’article 18 de la Loi n°2012-009 du 8 février 2012 l’instituant, le Vérificateur Général du Mali, Monsieur Amadou Ousmane TOURE, a adressé son rapport annuel 2015 à Son Excellence Monsieur le Président de la République, à travers une cérémonie de remise solennelle qui s’est tenue à la Présidence de la République.


Ce rapport fait la synthèse des observations, analyses, critiques et suggestions formulées par le Vérificateur Général au titre de l’année 2015.
Le rapport annuel 2015 fait la synthèse de 16 vérifications financières. Au total, 23 structures, comprenant une Institution de la République, des services de l’Administration centrale y compris des Directions des Finances et du Matériel, des Autorités Administratives Indépendantes, des organismes personnalisés et des sociétés à participation étatique, ont été vérifiées.
L’une des particularités de ce rapport annuel est relative au choix rédactionnel qui, sans trahir le fond des règles et principes de la vérification, entreprend de restituer de façon intelligible et dans un langage extrêmement allégé les constatations, afin de permettre au citoyen de comprendre et d’exploiter le document. Ce choix rédactionnel est soutenu, le cas échéant, par des graphiques favorisant les meilleures appréciations possibles sur l’amplitude et l’ampleur de la corruption et de la mauvaise gestion.

Le rapport annuel 2015 a relevé des manquements notoires dans les opérations de gestion des fonds publics et du patrimoine de l’Etat. En effet, selon le Vérificateur Général, « Eu égard à la situation établie par les vérifications de 2015, il apparaît utile de noter que le phénomène de la délinquance économique et financière a véritablement tendance à survivre au génie du contrôle malien. Le climat social est gravement rompu par le déséquilibre hallucinant et délétère que les mauvaises pratiques sont arrivées à créer. Et ceci, aux dépens des repères à la fois juridiques et moraux qui veulent qu’une société démocratique cultive constamment des valeurs et des vertus de bonne conduite et de bonne gestion publique ne serait-ce que pour assurer l’avenir de ses enfants ».

«Ces manquements ont entrainé des déperditions financières qui se chiffrent à 70,13 milliards de FCFA dont 32,78 milliards de FCFA en fraude et 37,35 milliards de FCFA en mauvaise gestion. Sur ces irrégularités financières, des remboursements ont été effectués par des gestionnaires des entités vérifiées, notamment au cours des missions de vérification. Les réformes en cours doivent indiscutablement se conjuguer avec un véritable changement de comportement et de méthodes et que chaque gestionnaire, porteur des valeurs du service public accepte volontiers d’accompagner ce changement », a rappelé Monsieur Touré au Chef de l’Etat.

« Je salue votre travail et vous avez mon soutien ! » a souligné SEM le Président de la République, en recevant le rapport annuel 2015 du Vérificateur Général du Mali, avant de demander au Gouvernement que des mesures soient prises pour la mise en œuvre diligente des recommandations formulées par le Vérificateur Général à travers les vérifications dont les synthèses alimentent ce rapport annuel.

Cette cérémonie a également permis au Vérificateur Général de remercier l’ensemble de ses collaborateurs, les Services Financiers de l’Etat, la Coopération Canadienne, la Délégation de l’Union Européenne et les Pôles Economiques et Financiers du Mali.

Source : Cellule Communication BVG-Mali

Aw naf In Kidal : 150 Jeunes du Sud iront à Kidal le 18 janvier

C’est l’annonce qui a été faite par les Responsables du mouvement « Trop c’est trop » après une visite de prospection de 5 jours à Kidal. 

 Faire en sorte que les Maliens du Sud et du Nord se sentent unis, briser le climat de méfiance et réinstaurer la confiance. Voilà l’objectif de la caravane du mouvement « Trop c’est trop » qui se rendra à Kidal du 18 au 31 janvier 2018. Cette caravane va être composée de 150 jeunes venus de toutes les Régions du Mali. «La presse sera également du voyage », a  dit le Coordinateur de la caravane, Malick Konaté.  Il sera question, lors de ce séjour à Kidal, de réunir les jeunes du Mali autour des thématiques de la paix, de la mise en œuvre de l’Accord de paix  et d’unité nationale. Il sera aussi organisé un forum qui sera sanctionné par une déclaration et va  être remise à l’ensemble des partis signataires de l’Accord de paix issu du processus d’Alger.

Cette conférence de presse a été l’occasion pour la délégation restreinte qui a effectué le déplacement de faire la restitution du voyage.

Selon Malick Konaté, ce voyage leur a permis de se rendre compte que les populations de Kidal, dans l’ensemble, aspirent à la paix et sont prêtes à accueillir à bras ouverts leurs frères du Sud. Le problème c’est surtout au niveau de la présence des forces étrangères, des velléités indépendantistes de certains jeunes et de la faiblesse d’investissement de l’État dans le domaine des infrastructures.

La délégation a été reçue par le Gouverneur dans son salon qui lui sert également de Bureau de travail. La délégation du mouvement a été reçue aussi par les  acteurs de la mise en œuvre de la paix qui ont été sollicités. Il s’agit de la MINUSMA et de la CMA (qui a assuré le déplacement sur Kidal).

Le mouvement avec les engagements de certains partenaires se dit confiant quant à la réussite prochaine de cette caravane sur le plan sécuritaire.

Mohamed Dagnoko : LE COMBAT

 

Présidentielle 2018 : L’heure de vérité pour Tatam Ly

L’ancien premier ministre, Oumar Tatam Ly, est fortement sollicité pour être candidat à la prochaine élection présidentielle.

En effet, de nombreux appels émanant de cadres et d’associations de jeunes sont lancés à l’adresse du banquier. Tatam Ly répondra-t-il favorablement à l’appel de ses partisans ? Il semble qu’il envisage sérieusement de briguer la magistrature suprême.

A rappeler que Oumar Tatam Ly avait démissionné en 2014 de son poste de Premier ministre, en dénonçant la mauvaise gouvernance d’IBK.

Hamadoune Touré, bientôt à Bamako

Candidat déclaré à l’élection présidentielle, Hamadoune Touré, ancien patron de l’UIT et actuellement à la tête d’une ONG basée à Kigali, s’apprête à effectuer un séjour à Bamako.

Selon des sources, M. Touré mettra à profit son séjour pour accélérer la mise en place du Mouvement qui soutien sa candidature. A en croire l’entourage du candidat, plus de 200 associations de soutien auraient déjà été créées à travers le pays. Aussi, des contacts sont en cours avec des hommes politiques favorables à la candidature d’Hamadoune Touré. Ceux-ci pourraient rejoindre le Mouvement, indique-t-on.

Source: L'Aube

Mali : le Premier ministre à l’OCDE pour évoquer le développement au Nord

Le Premier ministre malien était mercredi 11 octobre au siège de l’Organisation de coopération pour le développement économique (OCDE). Abdoulaye Idrissa Maïga était à Paris pour présenter un plan des perspectives de développement des régions du Nord, Gao, Kidal et Tombouctou notamment, et trouver des financements de ce plan.

Plus de deux ans après sa signature, l’accord d’Alger entre le gouvernement malien et les mouvements armés des régions du Nord n’est pas encore entièrement appliqué. Le désarmement et la réinsertion des combattants viennent à peine de commencer ; le déploiement définitif de l’administration centrale sur tout le territoire malien se fait attendre. Mais depuis deux ans, Bamako a conçu un plan de développement des régions du Nord et les autorités maliennes sollicitent les bailleurs de fonds pour le financer.

« Les besoins de la stratégie sont estimés à environ 3,34 milliards d’euros dont environ 362 milliards de CFA, donc 16,52%, sont acquis sur la base de projets-programme bien identifiés, et environ 83,48% de ce montant sont à rechercher », a déclaré le Premier ministre malien, Abdoulaye Idrissa Maïga.

Le Mali va contribuer, avec ses propres ressources, au financement de la stratégie spécifique aux régions du Nord, à hauteur de 13,5%, soit 450 millions d’euros. L’objectif de cette stratégie est de hisser les régions du Nord au même niveau de développement que les autres régions du pays en l’espace de 10 à 15 ans.

Source: RFI

Que le peuple se réveille !

« Je vous demande de vous réveiller, de vous lever. Les gens dorment dans ce pays. Il est temps qu’ils se réveillent. Si je parle, on dit que je pousse les gens à la révolte, mais, voyez ces choses inimaginables. Il faut que le peuple cesse de dormir, ça devient de la légitime défense. Car, si la loi et ceux qui l’appliquent ne sont plus en mesure de vous de protéger, cette même loi vous autorise à vous défendre ».
L’auteur de ces propos n’est autre que Me Mohamed Ali Bathily, Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et des Affaires Foncières, non moins Président des Associations pour le Mali (APM). Déclaration de désespoir d’un ministre de la République qui voit défiler sous ses yeux des actes notoires d’injustice en longueur de journée dans le cadre de la gestion foncière devenue une véritable bombe à retardement ? Aveu d’impuissance d’un responsable incapable d’empêcher l’impitoyable et mafieuse machine de l’administration publique de broyer les pauvres  sur son passage ?  
Ces propos, comme l’a dit leur auteur, peuvent être assimilés à ceux de quelqu’un qui appelle au soulèvement populaire. Mais ces déclarations du ministre, président des APM ont le mérite de nous rappeler certaines tristes vérités que le peuple malien, du moins une partie de l’opinion, refuse de regarder en face. Les gens n’aiment pas la vérité, ils préfèrent le mensonge. Or, « la vérité rougit les yeux mais ne les crève pas ».  
Me Bathily a raison lorsqu’il affirme que les gens dorment dans ce pays. Un sommeil profond, provoqué par l’élite gouvernante dont l’un des programmes est de tuer toute idée de résistance chez le peuple à travers la mise en place d’un système de gouvernance parasitaire qui clochardise les « citoyens» lesquels continuent « à ramper, pour la plupart d'entre nous, à nous bousculer pour ramasser les miettes d'une caste d'apatrides qui nous gouverne depuis si longtemps », selon une expression du philosophe Issa N’Diaye dans sa tribune ‘’Faut-il désespérer du Mali d’IBK’’. Ce sommeil profond provoqué par l’élite gouvernante empêche les citoyens de voir et de réagir face à l’injustice et l’arbitraire qui sapent les fondements de la République. Ce sommeil profond pousse les électeurs à choisir des vendeurs d’illusions, des incantateurs, des voleurs, des corrompus au détriment  des hommes intègres, honnêtes et compétents. Ce sommeil profond conduit « les citoyens » à faire le pied de grue au domicile des élus, directeurs généraux, ministres et autres hauts responsables pour obtenir le prix de condiments ou d’ordonnances plutôt que d’exiger des projets d’intérêts communautaires pouvant donner de l’emploi aux jeunes. Ce sommeil profond nous empêche de refuser les billets de banque de ce fonctionnaire ou de ce commerçant qui s’est enrichi dans des conditions douteuses.    
Me Bathily a raison lorsqu’il affirme que le peuple doit cesser de dormir. Face à la corruption, l’injustice, l’arbitraire, l’absence de perspective, il faut que le peuple cesse de dormir. Car Dieu n’aide pas un peuple qui dort. Que le peuple se réveille ! Avec le sentiment de frustration généralisée et son corollaire de déception, ce réveil risque d’être brutal, d’une violence inouïe. Les prémices sont déjà là avec le retour de « l’article 320 », point névralgique de la justice populaire et les scènes de manifestations spontanées débouchant sur des drames comme ce fut le cas récemment à Koury où une mission d’interpellation des personnes suspectées par les douaniers a donné lieu à des émeutes populaires.

C. Doumbia

Source: Le Challenger

Ce que le camp présidentiel ne dit pas au peuple : Les avions d’IBK ne seront pas opérationnels tant que l’Accord de défense avec la France reste en vigueur

He oui ! Ceux qui doutaient encore que IBK a entamé déjà sa campagne pour l’élection présidentielle de 2018 peuvent se détromper. Car, l’actuel président, en perte de vitesse et désavoué, est bel et bien en pleine campagne électorale. Pour preuve, le dimanche 8 octobre au Stade Omnisport de Bamako, lors du meeting An Ka Ben à l’allure d’une véritable campagne électorale, les griots du Chef de l’État en l’occurrence l’honorable Moussa Timbiné alias « Moussa Béssé » et sa suite n’ont cessé de chanter les louanges de IBK, le président de la République le plus impopulaire de l’histoire récente de notre pays du fait de son incapacité à répondre aux besoins réels des Maliens. Il manquait juste une bonne composition musicale pour postuler au concours de chanson organisé à travers le monde.

Tout cela en violation de toutes les normes établies en matière d’élection et du fait que nous sommes loin de l’ouverture officielle de la campagne. Dans leur dessein inavoué, la volonté manifeste de toujours berner le peuple, l’honorable Timbiné avait, lors de ce meeting, mis à l’actif de IBK l’acquisition de nouveaux moyens aériens par l’Armée malienne. Pour rappel, depuis la création de ce machin dénommé plateforme An ka ben, le député élu en commune V du district n’a pas pu organiser un quelconque rassemblement de cette nature afin de montrer ce qu’elle vaut réellement.

Subitement, après la réception des avions par l’Armée de l’air du Mali, l’argument est tout trouvé. Ainsi, la machine du mensonge et de la manipulation a été actionnée par le président de la jeune RPM, reconnu pour avoir été le leader estudiantin le plus violent de l’histoire de notre pays.    

Celui-ci, malgré son éloquence, le monsieur   a superbement omis de dire que ces avions resteront cloués au sol, donc ils ne peuvent pas être utilisés par l’Armée malienne tant l’Accord de défense avec la France reste en vigueur. Par la signature de ce document, IBK vient de réduire en esclavage tout le peuple malien. Pour cause, cet accord stipule clairement que l’Armée française constitue la force de réactivité de l’Armée malienne. Donc, quels que soient  les moyens aériens acquis par le Mali, ils ne seront d’aucune utilité pour la résolution de la crise sécuritaire qui s’impose à notre pays !

La question qui taraude l’esprit du Malien ordinaire est de savoir pourquoi les plus hautes autorités ne disent pas la vérité au peuple. Peut-on toujours continuer à diriger le peuple par des slogans creux et mensongers ?

Cela ne nous surprend guère, car le président IBK et ses acolytes sont les spécialistes de la violation de toutes les règles démocratiques de base. La violation de la loi sur le genre lors des différentes nominations atteste parfaitement cette attitude du régime actuel.  

Mama PAGA

 LE  PAYS

 

Les résultats du concours d’entrée à l’Institut Universitaire de Gestion (I.U.G), année scolaire 2017-2018

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Source: Malijet

Paris accueille la 1ère édition du Forum PPP-Afrique : Focus sur le financement des infrastructures et de l’énergie

Les activités du forum s’articuleront autour de : • 2 séances plénières • 3 panels thématiques animés par des acteurs de success stories PPP • 4 séances de formation sur les PPP • 4 conférences thématiques illustrant des cas concrets de PPP • un espace d’exposition avec une vingtaine d’exposants • la remise de distinctions (Awards) à l’occasion du dîner de gala.

Ce forum de haut niveau rassemblera plus de 300 cadres et décideurs africains et européens avec des intervenants de marque, parmi lesquels Ibrahima Kassory Fofana, ministre d’Etat de la Guinée, Moussa Mara, ancien Premier ministre du Mali, Bernard Kouchner, ancien ministre français des Affaires étrangères, Charles Paradis directeur général de Bouygues Concessions, etc. 

L’événement est organisé par Trainis, leader africain de la formation professionnelle continue, qui s’est assigné comme mission le renforcement des compétences en Afrique afin d’aider les entreprises à impulser de grands projets d’infrastructures. La gestion technique de l’événement est assurée par Evenium, leader français en gestion d’événementiels. Fondé il y a bientôt 10 ans par le Malien Daouda Coulibaly, Trainis dispose de bureaux à Paris, Bamako et Brazzaville et intervient également en Côte d’Ivoire, au Sénégal et bientôt au Rwanda.  Rendez-vous les 24 et 25 octobre aux prestigieux Salons Hoche de Paris.   

 

Analyse politico-sécuritaire du Mali : Didier Dakouo dénonce la diversité des mandats de Barkhane, de la Minusma et des FAMa

“Une volonté politique manifeste des autorités maliennes et de la communauté internationale devrait les amener à plus d’interventions militaires intégrées en dépit de la différence de leurs cahiers de charges car, au-delà des différences, l’objectif affiché demeure le même à savoir la paix pour le Mali”, assure Didier Dakouo, manager de sécurité.

Les mois de mars et d’avril 2012 marquèrent un tournant décisif dans l’histoire politico-sécuritaire du Mali. Les deux mois ont respectivement connu le coup d’Etat militaire improvisé contre Amadou Toumani Touré, président d’alors de la République du Mali, et la chute des trois régions du Nord ; à savoir : Tombouctou, Gao et Kidal aux mains d’une rébellion à dominante touareg qui réclamait la sécession du Mali pour créer la République de l’Azawad.

Très vite, ils seront mis en déroute par des groupes jihadistes ou terroristes liés à Al-Qaïda dont le plus influent fut le Mouvement pour l’unicité du jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), qui sévit dans les régions du Nord du Mali pendant une bonne dizaine de mois.

A l’initiative du Mali et sur demande expresse du président de la transition d’alors le Pr. Dioncounda Traoré, la France intervint militairement au Mali en février 2013 sous l’égide du Conseil de sécurité des Nations unies pour “débarrasser” le Mali des jihadistes dans le Septentrion. Cela a permis l’organisation de consultations électorales et l’élection du président de la République Ibrahim Boubacar Kéita qui conduisit des négociations dont l’accord préliminaire de Ouagadougou a finalement conduit à la signature d’un accord définitif pour la paix en mai 2015. Depuis, le pays nourrit l’espoir d’isoler pour de bon les violences terroristes, criminelles et surtout les conflits intercommunautaires.

Deux ans après la signature de l’accord pour la paix, le constat est triste, le résultat est piètre face aux efforts déployés, les espoirs s’amenuisent. A ce jour, les efforts déployés pour la paix et la stabilité du Mali sont multiples et multiformes. Voici les partenaires internationaux qui ont plus ou moins directement agi.

Le Burkina Faso a conduit les premières négociations, la France s’est déployée à travers les opérations Serval et Barkhane, et l’Algérie a agi en qualité de second médiateur. L’Union africaine a déployé les premières troupes militaires au Mali après l’intervention française, et les Nations unies à travers le déploiement de la Mission des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) ont pris la relève de la Mission africaine avec la résolution 2100 du Conseil de sécurité des Nations unies. Enfin, l’Union européenne s’attèle à la formation des militaires maliens. Face à une telle débauche d’efforts au chevet du Mali, les enjeux sont énormes. D’abord la question de l’efficacité et de l’efficience de ces acteurs se pose et le devoir de résultat s’impose au risque d’entacher leur image et leur crédibilité.

 

Le  contexte sécuritaire malien et ses implications politiques actuelles ?

L’environnement sécuritaire du Mali s’est dégradé dans plusieurs  régions du pays. Le conflit autrefois qualifié de “conflit du Nord” a une incidence aussi importante, voire plus importante au centre que dans le Septentrion du Mali.

La flambée de violence et la recrudescence des actes criminels et terroristes pourrait s’expliquer par plusieurs facteurs au nombre desquelles nous avons :

L’immensité et la complexité géographique du Nord du Mali, avec la difficulté d’accès et de contrôle de certaines zones par les Forces armés maliennes, la difficulté de maîtrise du terrain par les forces étrangères, l’absence d’opérations conjointes réelles des différentes forces Minusma, Barkhane, FAMa, voire groupes armés, la limitation des moyens logistique des forces armées maliennes, la difficulté du pouvoir central à canaliser les groupes armées signataires des accords de paix d’Alger, les conflits intercommunautaires fratricides entre les communautés touaregs et la enfin la lenteur dans le processus du désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des combattants ou groupes armés. Parmi les facteurs ci-dessus cités, contribuant à l’insécurité grandissante au nord et au centre du Mali, aucun n’en demeure moins important.

En dehors des réunions de coordinations entre les états-majors de la Minusma, Barkhane et FAMa, les trois forces ne mènent pas d’interventions courantes conjointes sur le terrain, diversité de mandat oblige. La Minusma, qui s’accroche à son mandat de protection de civils et l’accompagnement du processus politique, Barkhane avec quelques milliers d’hommes qui prétend lutter contre le terrorisme dans le Sahel, donc le Mali n’étant pas la seule priorité, et les Forces armées maliennes qui, en même temps protègent les civils contre les violences, luttent contre le terrorisme, et doivent faire face aux conséquences dégénératives des conflits intercommunautaires en cas de besoins.

Cependant, s’il est vrai que toutes ces forces ont le même objectif ; à savoir : la paix et la sécurité du Nord et du Centre en particulier et du Mali en général, une volonté politique manifeste des autorités maliennes et de la communauté internationale devrait les amener à plus d’interventions militaires intégrées en dépit de la différence de leurs cahiers de charges  car, au-delà des différences, l’objectif affiché demeure le même à savoir la paix pour le Mali.

L’impuissance et le manque de fermeté des autorités maliennes et de la communauté internationale à l’égard de certains groupes armés signataires des accords de paix pour le Mali, influent énormément sur la persistance des tensions intercommunautaires exacerbées par la divagation des combattants armés. Les conséquences néfastes découlant de ces actions ou comportements sont, entre autres, des actions criminelles commises par des individus armés non identifiés, cherchant avant tout à survivre par tous les moyens en attendant l’aboutissement du processus politique mis à mal par le non-respect des accords signés.

 

L’effet contraire du Mécanisme opérationnel de coordination (Moc)

Le Mécanisme opérationnel de coordination (Moc) devrait apporter une touche non négligeable, voire capitale à la sécurisation des zones de conflits et la réduction des actes criminels dont les braquages des individus isolés. Il faut rappeler que ce mécanisme est une disposition de l’accord de paix qui consiste à organiser des patrouilles conjointes menées par des forces régulières et combattant les différentes factions rebelles armées afin de contribuer aux efforts de paix et de stabilité et de poser les jalons de la cohésion sociale et du vivre ensemble des communautés rivales.

Deux ans après la signature de l’accord pour la paix au Mali, ce mécanisme eut l’effet contraire avant de fonctionner de manière bancale. Effet contraire, car les groupes armés rivaux refusèrent de faire fi des rivalités et de s’accepter mutuellement au sein des Moc.

Bien que revendiquée par Al Mourabitoune, l’attaque la plus meurtrière de l’histoire du terrorisme au Mali qui s’est produite le 18 juin 2017 dans le camp du Moc à Gao, mis le feu au poudre, poussant certains groupes combattants à déclarer que c’était une manœuvre visant à réduire leurs troupes.

Le bilan s’éleva à près de 80 morts et plusieurs blessés. Alors, le Moc, au lieu de marcher droit vers le l’objectif assigné, commença à boiter, en raison de handicaps l’empêchant d’atteindre son but initialement défini. Des combats violents s’en sont suivis en flagrante violation des accords pour éloigner les groupes armés signataires, de l’esprit de l’accord sous le regard de la communauté internationale.

 

Rôle et place de la DDR dans la stabilisation du Mali

Quand la démobilisation et la réinsertion suscitent des espoirs qui peinent à devenir réalité, la prolifération des armes et la croissance exponentielle de la criminalité deviennent une triste réalité à contempler, car la démobilisation le désarmement et la réinsertion des combattants demeurent l’un des moyens pour limiter la prolifération des armes légères dans une zone de conflit.

La DDR étant un processus qui suscite des convoitises au sein des groupes armés, son annonce et la lenteur dans sa mise en œuvre a occasionné dans le contexte malien des luttes suprématistes auxquelles les combattants se sont livrés pour se tailler la part belle au moment des cantonnements.

D’aucuns accusent les autorités maliennes d’entretenir des liens occultes avec certains groupes armés, et à la France de jouer un double jeu entre certains groupes armés et les autorités maliennes. Même si ces accusations restent à prouver au-delà d’un faisceau d’indices, il est cependant clair que ce sentiment de laxisme ne concourt guère à la cessation des hostilités entre les rivaux.

 

 De la reconquête du Nord à la résurgence de la crise du Centre  et du Sud

La situation sécuritaire épineuse du Centre est aussi difficile que celle du Nord. Il s’agit cette fois-ci d’une lutte contre des groupes radicaux ou jihadistes selon la terminologie voulue ou choisie par chacun. Toute la complexité de cette situation réside dans le fait que les militaires maliens sont accusés de violation de droits de l’Homme d’une part et  s’estiment eux, être dans leur mission régalienne de défense et de protection du territoire d’autre part.

Après la reconquête du Nord, plusieurs personnes ont été interpellées dans les campements peuls, dont les leaders des pasteurs nomades qui avaient rejoint ou envoyé leurs proches dans les camps d’entraînement du Mujao à Gao.

Pendant que les efforts étaient concentrés sur le processus de paix et de réconciliation dans le conflit du Nord, le Centre du Mali est devenu entre-temps le nouveau théâtre de violences contre les Forces armées maliennes du Mali.

Certaines attaques perpétrées au centre comme au sud du Mali, furent revendiquées par la frange d’Ançar Eddine du Sud, parfois appelée Katiba du Sud. D’autres attaques cependant pas les moindres, commises contre le restaurant “La Terrasse”, l’hôtel Radisson, ont été revendiquées par le Al Mourabitoune et récemment l’attaque terroriste contre le Campement Kangaba de Bamako revendiquée par “Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin” un groupe terroriste qui a fait allégeance à Al-Qaïda et qui coalise les principaux groupes terroristes qui opèrent au Mali.  Ces multiples incidents au sud et au centre prouvent à suffisance que le pays est infesté par divers groupes terroristes qui gardent toujours une grande capacité de nuisance en dépit des efforts consentis par les forces internationales en action au Mali.

Au regard de la situation sécuritaire qui prévaut au Mali, bon nombres de citoyens ne savent plus à quel saint se vouer, car l’insécurité a  atteint son paroxysme. Les incidents criminels et terroristes ont une influence négative sur le Mali et entravent d’une part l’émergence et le développement économique, humain, éducatif et socio-médical des populations touchées.

Les incidents enregistrés par des organisations concernant les grandes catégories de menace dont le terrorisme, le conflit armé et la criminalité durant les deux dernières années, ne semblent pas démontrer des signes d’amélioration.

Selon International Crisis Group, les autorités maliennes ayant partiellement géré la crise se focalisant sur le septentrion après la libération, se retrouvent aujourd’hui à gérer les conséquences d’énormes erreurs commises de 2013 à 2016. En effet, le manque d’attention, et la négligence de la soif de justice de l’une des populations majoritaires du Centre à savoir les Peuls, a commencé depuis l’interpellation dans les campements peuls après la libération, a conduit à la création d’un mouvement armé dénommé Front de libération du Macina.

La résolution de cette nouvelle crise nécessite d’élaborer des programmes spécifiques de dé-radicalisation prenant en compte la justice sociale et les vulnérabilités des jeunes, ainsi que leurs projets dans les secteurs d’insertion professionnelle, à savoir l’éducation et l’emploi.

Par conséquent, la complexité du problème de la radicalisation ou des actes de violence radicale, nécessite l’implémentation d’un véritable programme intégré sur le plan sociologique, économique, politique et enfin militaire pour contrer la menace appelée jihadiste ou terroriste qui relevant beaucoup plus d’une manipulation facilitée par de grandes vulnérabilités, instrumentalisent la religion musulmane qui font basculer la jeunesse qui en proie à de tels actes que plutôt une conviction fondée sur des croyances religieuses.

 

Les pistes de solutions à court, moyen et long terme

A court terme, il faut inéluctablement le redéploiement des autorités administratives, exécutives, législatives, éducatives, sanitaires, et sécuritaire sur l’ensemble du territoire pour redonner confiance et espoir aux enfants, adolescents et jeunes des cinq cents écoles fermées des zones d’insécurité en fin d’année scolaire 2017 contre près de trois cents en fin d’année scolaire 2016 soit 13 % de l’ensemble des écoles de la région de Mopti

S’il est vrai que l’avenir d’un pays repose sur sa jeunesse, il est d’autant plus vérifié que cette jeunesse doit être éduquée, soignée, économiquement épanouie dans une société dépourvue de  velléités susceptibles de plonger cette jeunesse dans un mirage de jihadisme comme moyen d’expression.

A moyen terme, il s’avère vital de :

  1. Développer des programmes destinés à donner une plus grande conscience participative à la gestion de la sécurité aux populations des zones d’insécurité en particulier et à toute la population malienne en général en impliquant les leaders religieux et communautaires.
  2. Mettre un accent particulier sur la prévention des conflits armés et des incidents criminels par le biais de partage d’informations sécurisées et fluidifiées pouvant créer la confiance entre les populations et les forces de l’ordre sans délation d’un côté ni bavure de l’autre.

A long terme, privilégier le transfert de compétences entre la force française Barkhane et les Forces armées maliennes notamment dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, assurer une formation de recyclage à toutes les forces militaires et paramilitaires face aux nouveaux types de menaces récurrentes, les modes opératoires et les conditions favorables aux attaques, l’inclusion de nouveaux curriculums d’enseignement de droits de l’Homme à tous les niveaux de formations militaires et paramilitaires, des efforts continus en dépit de ceux déjà déployés dans le renforcement des moyens logistique de l’armée (armes, locomotive, matériel des renseignement et de communication etc.) afin de contenir toutes les menaces dans une zone donnée de manière autonome.

De nos jours, la création d’une Forsat (Force spéciale antiterroriste) de quelque milliers d’hommes s’avère inefficace dans un pays de plus de 15 millions d’habitants, pour contrer une menace terroriste généralisée et versatile dans un contexte sécuritaire volatile. Alors tous les militaires doivent être des forces spéciales antiterroristes.

Didier Dakouo, Manager sécurité

Les Sources :

  • Rapport Amnesty international sur le Mali de Mai 2016 à juin 2017
  • International Crisis Group : Central Mali : An Uprising in the Making? Africa Report n°238 | 6 July 2016
  • http://malilink.net/attaques-terroriste-au-mali/
  • Ocha Mali – Rapport Inter-Cluster janvier- juin 2017

Source: L'Indicateur du Renouveau

Grève illimitée des enseignants du Supérieur : IBK saisit du dossier par les enseignants

Le Comité Exécutif national du Syndicat national de l’enseignement supérieur (CEN-SNESUP), a animé, le 10 Octobre 2017, dans la salle des professeurs de l’Ecole normale supérieure (Ensup), un point de presse. Et selon le secrétaire général des grévistes, Dr Abdou Mallé, vu la lenteur de l’application des engagements pris par le gouvernement dans le protocole d’accord du 18 mai 2017 et dans la révocation du Doyen de la Fseg (Faculté des sciences économiques et de gestion), Pr Ousmane Papa Kanté, le Snesup a saisit le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita du dossier.

Le Snesup a souhaité s’entretenir avec la presse aujourd’hui, déclare Dr Abdou Mallé, pour faire le point de la grève illimitée qu’il a déclenché le 25 juillet dernier, soit 78 jours ce mardi pour que l’opinion nationale et internationale puisse comprendre l’évolution de la situation actuelle au niveau de l’enseignement supérieur. Cette grève illimitée a été déclenchée, déclare Dr Abdou Mallé, pour exiger le respect des engagements pris par le gouvernement dans le protocole d’accord du 18 mai 2017 suite à une grève illimitée de 44 jours et la révocation du Doyen de la FSEG.

Pour terminer, Dr Abdou Mallé a dénoncé la lenteur qui prévaut au niveau de la majeure partie des points. «C’est pourquoi lors de la journée de l’excellence, nous avons demandé une audience au chef de l’Etat. Il nous l’a accordé et le 4 octobre nous l’avons envoyée notre demande. Nous attendons la suite. Nous pensons qu’après cela les choses bloquées ou cachées trouveront rapidement des solutions afin que les cours reprennent», selon Dr Abdou Mallé.

Les points de revendications du Snesup

La grève illimitée du Snesup en cours, précise le premier responsable du Snesup, s’articule au tour de 10 points de revendication. Le premier point à trait à la révocation immédiate du Doyen de la Fseg, Pr Ousmane Papa Kanté de ses fonctions pour des pratiques antipédagogiques. «Les négociations des 9 et 12 juin 2017 avaient abouties l signature d’un procès verbal en deux points : la suspension du Doyen de ses fonctions dans le souci de faire l’état des lieux et de rendre fonctionnels les organes de gestion de la Fseg; la restitution immédiate des cours aux enseignants permanents de la Fseg. Pour respecter cet accord, le Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et le Recteur de l’Université des sciences sociales et de gestion de Bamako se sont livrés à un dilatoire plutôt que de prendre leur responsabilité dès lors que le Doyen a reconnu les faits qui lui sont reprochés par le Snesup. Mieux, le Snesup a demandé l’implication du Premier ministre dans cette crise de la Fseg. Mais jusqu’à aujourd’hui, il nous pas eu sa réponse. Nous sommes surpris qu’il soit resté passif par rapport au blocage», affirme Dr Abdou Mallé.

Le second point concerne la restitution des cours aux enseignants de la FSEG, conformément au procès verbal des négociations du 12 juin 2017. Le troisième point est relatif au payement immédiat de deux mois d’heures supplémentaires effectuées par les enseignants permanents (56) de la Fseg durant le premier semestre. En quatrième point, dit-il, le Snesup demande la mise en place d’une administration provisoire à la Fseg. En cinquième point, poursuit Dr Abdou Mallé, le Snesup exige l’audit de la gestion calamiteuse du Doyen et du vice Doyen de la Fseg. Le sixième point, touche la prise immédiate d’une ordonnance pour l’application de la grille plancher et plafond 1400 pour compter du 1er juin 2017 et de la grille plancher 666 et plafond 1460 pour compter du 1er janvier 2018.

«Dans le protocole du 18 juin 2017 le gouvernement s’est engagé à octroyer une grille avec comme indice plancher 640 et indice plafond 1400, applicable au mois de juin 2017 ; indice plancher 660 et indice plafond 1460 pour compter du 1er janvier 2018. L’ordonnance portant statut des enseignants-chercheurs a été adoptée par le conseil des ministres du 27 septembre 2017 et signée le même jour suite à plus de deux mois de grève du Snesup. Nous exigeons maintenant l’application de cette ordonnance afin que les enseignants-chercheurs puissent constater les nouvelles grilles sur leurs salaires», indique Dr Abdou Mallé. Le septième point  intéresse la mise en place immédiate de la commission bipartite d’examen des dossiers des 502 travailleurs contractuels pour leur test de recrutement prévu pour le mois d’août 2017.

«Sur ce point, le Snesup a transmis les noms de ses représentants au Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Malheureusement, le département n’arrive pas encore à convoquer ma commission pour traiter les dossiers des 502 travailleurs contractuels de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique qui constitue une revendication récurrente depuis 2010», déplore Dr Abdou Mallé. Le huitième point demande la signature immédiate des arrêtés de hiérarchisation des omis du 16 juin 2015 et de la capitalisation des publications des chercheurs de l’IER recrutés en 2008 pour leur juste transposition. «Nous prenons acte de l’avancée enregistrée au titre de la capitalisation des publications des chercheurs de l’IER.

Par contre, les projets d’arrêtés de hiérarchisation trainent encore dans le circuit de signature», souligne Dr Abdou Mallé. Le neuvième point à trait à l’adoption immédiate du nouveau statut «enseignant chercheur ». «Le Snesup prend acte de l’avancée enregistrée à ce niveau avec l’adoption le 27 septembre en conseil des ministres d’une ordonnance pour unifier les deux statuts des enseignants du supérieur et des chercheurs en un statut unique : «Enseignants-chercheurs», se réjouit Dr Mallé.

Le dixième point touche l’éradication de la violence dans l’espace universitaire. «Le Snesup dénonce surtout la non fonctionnalité de la commission de suivi des différents protocoles d’accord». Pour terminer, Dr Abdou Mallé a dénoncé la lenteur qui prévaut au niveau de la majeure partie des points. «C’est pourquoi lors de la journée de l’excellence, nous avons demandé une audience au chef de l’Etat. Il nous l’a accordé et le 4 octobre nous l’avons envoyée notre demande. Nous attendons la suite. Nous pensons qu’après cela les choses bloquées ou cachées trouveront rapidement des solutions afin que les cours reprennent», conclu Dr Abdou Mallé.

Hadama B. FOFANA
Source: Le Républicain

Religion : Les Baha’is du Mali entendent célébrer avec faste le bicentenaire de Baha’u’llah les 21 et 22 octobre prochain

En prélude de la commémoration du bicentenaire de Baha’u’llah prévue les 21 et 22 octobre 2017, les membres de la communauté Baha’ie étaient face à la presse, le mardi 10 octobre 2017 au Mémorial Modibo Keïta de Bamako afin de partager la vision de Baha’u’llah pour un monde uni et en paix. La conférence de presse était animée par Me Seydou Doumbia, avocat à la cour, Me Jean-Jacques Yem, administrateur scolaire et Mme Salimata Koné, promotrice d’école. Il ressort de cette conférence de presse que 7 millions de baha’is existent dans le monde dont 3000 fidèles au Mali.

Selon les conférenciers, la Foi bahâ'ie est la plus jeune des religions monothéistes. A les en croire, son fondateur, Bahâ'u'llâh est pour les bala’is le plus récent des messagers de Dieu, dans une lignée dont les origines se perdent dans la nuit des temps et où s'inscrivent Abraham (Ibrahim), Moïse (Moussa), Bouddha, Zoroastre, le Christ (Issa) et Mahomet. « Au cœur du message de Bahâ'u'llâh, il y a la conviction que l'humanité ne forme qu'une seule race et que le moment est venu pour elle de s'unir en une société mondiale. Dieu, affirme Bahâ'u'llâh, a mis en marche des forces historiques qui, renversant les barrières traditionnelles de races, de classes, de croyances et de nationalités, donneront naissance, en temps voulu, à une civilisation universelle. Le principal défi pour les peuples de la terre est d'accepter leur unité et de favoriser la marche vers l'unification », ont-ils dit. Aux dires de Mme Salimata Koné, les enseignements bahâ'is tournent autour de trois principes fondamentaux à savoir l'unicité de Dieu ; l'unité de la religion et l'unité du genre humain. Les bahâ'is du Mali se joignent aux autres du monde pour célébrer le bicentenaire de Bahâ'u'llâh, le fondateur de la Foi bala’ie, né le 21 octobre 1817. Dans deux ans, sera célébré celui du précurseur, l'annonciateur de la Foi bahâ'ie, le Bâb, né le 22 octobre 1819. En plus des activités à l'intérieur, deux célébrations sont prévues à Bamako, le 21 et 22 octobre au Mémorial Modibo Keïta de Bamako à partir de 16 heures, précisent les conférenciers. Les fidèles de cette religion ont fait savoir que la Foi bahâ'ie se fixe pour objectifs, non seulement, de faire découvrir la Foi bahâ'ie et ses enseignements à la population, mais aussi, d’ouvrir des axes de collaboration pour les activités de construction communautaires. En réponse aux questions des journalistes, les conférenciers ont signalé que la foi Baha’ie est une religion à part entière comme les autres. Sa relation avec les autres confessions religieuses est également complémentaire. En outre, il ressort de cette conférence de presse que 7 millions de baha’is existent à travers le monde dont 3000 fidèles au Mali.

Aguibou Sogodogo

 Le Republicain

 

Election du président de la Femafoot : Un fauteuil, deux présidents…

L’Assemblée Générale ordinaire de la Fédération Malienne de Football (Femafoot), après la fin du mandat de Boubacar Baba Diarra, a débuté le 8 Octobre 2017, au Gouvernorat du District de Bamako. Vu l’enjeu de l’élection aux yeux du peuple malien et des instances du football africain et mondial, les représentants de la FIFA et de la CAF, le Département des Sports, le Comité National Olympique et Sportif du Mali, les observateurs, ont tenu à être témoins de cette joute électorale footballistique du Mali. Les graves dérapages (violences verbales, manque de respect envers les représentants Fifa/Caf…) qui ont émaillé la première journée de l’élection et le bicéphalisme qui pointe son nez, compromettent dangereusement l’avenir du football malien.

1 fauteuil pour 2, cela pourrait être un titre de film mais c'est le scénario qui se joue à la Fédération Malienne de Football (Femafoot). Le camp des deux candidats, Mamoutou Touré dit «Bavieux» et Salaha Baby, crient victoire à la sortie de l’Assemblée Générale élective de l’instance du football malien.

Le premier jour de l’élection, le 8 octobre, les acteurs qui comptent diriger le football malien ont montré au monde entier leur division : injures et violences verbales graves entre acteurs qui souhaitent diriger notre football, manque de respect envers l’autorité présente représentant Fifa/CAF, le président Baba Diarra conspué durant tout son discours, altercation entre les partisans de Salah et de la police qui ont empêché Salah de rentrer sans badge comme l’indique les consignes. Ainsi toute la journée, jusqu’à la suspension des travaux le lendemain (lundi 9 octobre 2017 à l’hôtel Olympe de Bamako), l’atmosphère était tendu entre les deux camps. Les représentants de la Fifa et de la Caf dans la salle ont dû regagner leur Hôtel vers 17heures indiquant aux deux camps de leur faire signe quand ils vont terminer les travaux pour la clôture. Ce qui ne sera jamais le cas, car la tension ne baisser jamais entre les deux camps. Et tard dans la nuit, la commission électorale a dû suspendre les travaux pour le lundi 9 octobre à l’Hôtel Olympe.

Ce qui était craint par tout observateur averti du football arriva finalement lors de la seconde journée. A 15 h, l’heure indiquée pour la reprise des travaux, Salaha Baby et son camp étaient absents de la salle. La commission électorale a poursuit les travaux tout de même avec les mandataires présents dans la salle pour l’élection du nouveau président. A l’issu du vote, le candidat Mamoutou Touré dit «Bavieux» a été élu par 39 voix pour zéro contre, zéro abstention sur les 57 voix. «Le quorum a été atteint», dira la commission électorale. Au même moment, les colistiers de Salaha Baby animaient une conférence de presse à leur quartier général (l’Aci 2000). Ils accusent entre autres le président sortant Boubacar Baba Diarra d’être responsable de toute cette situation avec la création des ligues parallèles à Kayes, Bamako, Ségou. Ils ont fustigé aussi le collège électoral d’avoir envoyer des convocations aux seuls membres votants favorables au bureau sortant. Pour eux, le mandat de Boubacar Diarra a pris fin le 8 octobre dernier à minuit. Du coup, pour eux, c’est le secrétaire général de la Femafoot qui devait prendre les rênes jusqu’à l’élection d’un nouveau comité exécutif. Hier mardi dans l’après midi, à leur QG, le camp Salaha Baby a procédé à une élection parallèle. Sans surprise, Salaha Baby a été élu par 34 voix sur 57 voix.

Du coup, la fédération malienne de football se retrouve avec deux présidents à sa tête. C’est donc dire que c’est un retour à la case de départ, une rebelote de la crise du sport roi au Mali. On va donc continuer à se haïr, à se détester, à faire souffrir, à mettre en danger l’avenir des plus de 3.000.000 de jeunes qui pratiquent le football, à sacrifier nos clubs engagés, équipes nationales dans des compétitions sur le plan africain et mondial, etc. Quel sera la réaction de la CAF et de la FIFA après le retour de leurs envoyés spéciaux qui ont supervisé l’élection ? Quel bureau ces instances vont–elles reconnaître ? Le bureau de Mamoutou Touré dit « Bavieux » ou celui de Salaha Baby ? Est-ce qu’elles vont invalider les deux  et laisser Boubacar Diarra continuer jusqu’à l’élection d’un nouveau président même si cette proposition avait été rejetée par le camp Salaha Baby dans la salle ? Vont –elles suspendre le Mali ou installer un comité de normalisation ? Des questions qui auront leurs réponses dans les jours à venir.

Hadama B. Fofana

 

 

Source: Lerepublicainmali

Cahier à l’effigie d’IBK , Karim : Politisation de l'école

L'école malienne, depuis l'avènement de la démocratie, est devenue le champ d'expérimentation de toutes sortes de politiques et méthodes d'études. En plus, c'est aussi le lieu où on assiste à toutes sortes de revendications syndicales, prises en otages de notes des élèves par les syndicats d’enseignants, des revendications d'augmentation des notes de la part des apprenants. L'AEEM a été à la merci des différents régimes avec des secrétaires généraux élus par les pouvoirs. De nos jours, IBK et son régime, en manque d'idées, se rabattent sur l'école, avec des cahiers à l’effigie du président IBK, de Karim Keita et du député Moussa Tembiné. Autrefois, les élèves apprenaient sur la couverture des cahiers la table de multiplication, les figures géométriques, les 26 lettres de l'alphabet, les pays et leurs capitales, etc. Mais depuis deux à trois ans, les enfants cherchent à savoir qui est Moussa Timbiné, qui est Karim Kéita, etc. L'administration scolaire doit interdire l'usage de ces cahiers par les élèves, si elle n'en est pas complice.   

Le Reporter

À fleur de vérité : Plus qu’un bambin, on gambade !

Que j’aime de te voir heureux, surtout très heureux, avec ce large sourire qui te fait fendre la boucle jusqu’aux oreilles. Te voirbatifoler comme un bambin, j’en ris aux larmes. Merci «l’homme le plus heureux des hommes aujourd’hui». Soyons honnêtes, tu l’as toujours été et seul à savoir pourquoi.

Oui, cousin adoré, il y a de quoi être fier quand tu arrives, enfin, (je le mets en relief), à renforcer les moyens aériens de l’armée malienne. On ne saurait te reprocher de t’en réjouir de «manière mièvre». Alors, dans un mouvement d’ensemble avec mon cousin adoré, on gambade !

Mais, cousin adoré (c’est subjectif puisque c’est mon point de vue), tu aurais dû saluer la mémoire de ceux qui sont tombés sur le champ d’honneur en raison de l’absence de moyens aériens. Au fait, j’aurais souhaité que tu aies l’air moins triomphal que grave. Devoir de mémoire. Mais, c’est au-dessus de tes capacités de dissimuler ton bonheur. Tant mieux. 

Sur les photos que j’ai pu voir, tu apparais comme un gamin qui venait de voir le Père Noël. Et, entre nous, cousin adoré, toutes les occasions ne sont pas propices pour jeter une pierre dans le jardin d’autrui. Tu fais montre d’ingratitude quand tu dis : «Savoir qu’également, la mobilité sur tout champ de théâtre d’opérations est une nécessité absolue, que dorénavant cela ne sera plus lié aux caprices de tel ou tel partenaire, mais que l’armée du Mali, nos FAMAs pourront aller où que ce soit sur le sol national opérer la relève des hommes…». Même un bambin sait se montrer reconnaissant envers son bienfaiteur.

Euh, j’avais l’oublié, ton grand âge te pousser à agir comme un gamin. Cousin adoré, quand tu dis : «…Je dois dire au peuple malien qu’au jour de l’honneur, nous ne le décevrons pas. Nous avons commencé à en prendre le chemin et nous arriverons au bout». Cousin adoré, j’ai la nette impression que tu es en train de rêver d’une autre dimension.

Alors nous sommes déçus, si c’est maintenant que tu commences à prendre le chemin de l’honneur. Nous sommes déçus, si c’est maintenant que tu veuilles nous emmener vers le «jour de l’honneur». Nous sommes déçus, conscients que nous n’«arriverons pas au bout.»  

On a compris que tu cherches juste à renouveler ton bail avec le peuple malien. Pourtant, ce peuple, il ne le mérite pas, ton dédain.

Issiaka SISSOKO

Le Reporter

Labbezanga (Gao) : Au moins 1 militaire tué et 6 blessés lors d’une attaque contre un poste de l’armée

Ce matin, aux environs de 5h 30 mn, des individus armés non identifiés ont pris d’assaut, un poste de l’armée malienne à Labbezanga, bourgade frontalière avec le Niger à 200 km de Gao.

Le bilan fait état d’au moins un militaire et six autres blessés dont deux grièvement. On apprend également qu’un véhicule de l’armée et des armes ont aussi disparu.

Aucune précision n’a été donnée sur l’identité des assaillants, mais tout porte à croire qu’il s’agirait d’éléments proches d’Adnan Abou Al-Walid Sahraoui, autoproclamé représentant de Daesch au Grand Sahara. Ces derniers sévissent dans les localités situées de part et d’autres de la frontière commune entre le Mali et le Niger.

Source : Kibaru

Ambassade de France au Mali : Le personnel en grève ce mardi

A l’instar de la France, les fonctionnaires de l’Ambassade de France au Mali observent la grève intersyndicale déclenchée en France depuis ce matin contre la réforme de Macron relative à la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires.  L’Ambassade de France est paralysée depuis ce matin. L’occasion est bonne également pour le personnel recruté sur les contrats locaux afin d’exprimer leur mécontentement.

Des sources formelles nous indiquent que  les  travailleurs locaux à l’Ambassade de France travaillent dans des conditions qui laissent à désirer notamment avec des salaires dérisoires à la limite misérables.

Signalons que le service minimum est assuré au consulat de France précisément le service visa qui continue de fonctionner.

Dily Kane

mali24

 

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