22ème session de l’EID : 290 demandes d’interpellation enregistrées cette année contre 234 en 2016

La 22ème  session de l’Espace d’Interpellation Démocratique (EID) a eu lieu le dimanche 10 décembre dernier dans les locaux de la Cour Suprême. Au total, il y’avait 290 demandes d’interpellation enregistrées pour cette édition contre 234 en 2016. Sur les 290 dossiers, 173 demandes proviennent des régions et 117 du District de Bamako.

Les travaux de la 22èmesession de l’Espace d’Interpellation Démocratique (EID) ont démarré le dimanche 10 décembre dernier dans les locaux de la Cour Suprême à Banankabougou. Cet espace a été instauré depuis 1994 au Mali à la suite du processus de démocratisation quia ouvert de  nouvelles perspectives en matière de protection et de promotion des droits de l’Homme. L’EID est organisé chaque année par le Médiateur de la République depuis 2012 par le décret n°2012-117/P-RM du 24 février 2012.

Cet espace a pour objectif d’informer l’opinion publique sur l’état des droits de l’Homme au Mali. Il contribue aussi à la réalisation d’une culture démocratique nationale et à impulser la politique de promotion et de protection des droits et libertés des citoyens. Offrant ainsi un cadre d’échange dynamique et atypique entre les gouvernants et les gouvernés sur des questions de bonne gouvernance en matière des droits et libertés publiques.

Cette 22ème session a enregistré la présence de plusieurs délégations étrangères. Elle était présidée par le Tunisien, Abdessattar Ben Moussa, prix Nobel de la paix 2015, président du jury d’honneur en présence du Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga et des membres du gouvernement.

Dans son discours d’ouverture, le Médiateur de la République, Baba Akhib Haïdara a fait le bilan de l’exercice 2016. Selon lui, 234 demandes avaient été enregistrées dont 143 retenues parmi lesquelles, 22 avaient fait l’objet d’une lecture publique et 121 classées pour suite à donner par les différents départements ministériels. Sur les 143 dossiers traités dit-il, 117, soit 81,8% ont reçu des suites positives.

A en croire, le Médiateur de la République, contrairement à l’exercice 2016, cette 22ème session a enregistré 290 demandes dont 173, soit 59,65% proviennent des régions et 117, soit 40,34% pour le District de Bamako. Et le nombre total des dossiers retenus par la commission préparatoire s’élève à 188 dont 39 pour la lecture publique et 149 pour suite à donner. Ces dossiers concernent 22 départements ministériels. Il a évoqué la faible participation des femmes avec seulement 13 dossiers cette année soit un peu plus de 8% ainsi que celle des Maliens vivant à l’étranger.

Sur les 39 dossiers à traiter concernant entre autres les litiges fonciers, les licenciements, lanon-exécution de décisions justices, une grande partie a été consacrée, comme les exercices antérieurs, aux questions foncières notamment, de cas de doubles attributions foncières et de spoliations foncières etc.

Il ressort des débats que les spéculateurs fonciers sont dans la plupart des cas, en complicité soit avec les agents du service des domaines, soit avec les autorités communales. Donnant ainsi l’occasion à Mohamed Aly Bathily, ministre de l’Habitat et des Affaires Foncières de dénoncer la création des titres fonciers illégaux et l’impunité dont bénéficie les spéculateurs.

«Nous avons porté plainte contre les agents des domaines qui ont accepté d’aller créer des titres sur des bases complètement illégales et cette fiction juridique vous est servie dans une sorte de syllogisme qui frise la démence parce qu’on vous dit oui, ils ont un titre mais les conditions de création, c’est-à-dire les procédures ont été allègrement violées», a-t-il déploré.

Aussi, le dossier sur le licenciement de plus de 1000 travailleurs par les sociétés minières et leurs sous-traitants dans la région de Kayes a été abordé. Les travailleurs réclament le payement de leurs indemnités. Pour cette affaire, la plupart des dossiers se trouvent au niveau de la justice.

«En ce qui concerne la lenteur judiciaire alléguée, il ressort de la lettre d’interpellation que l’entreprise employeur a été condamnée par le tribunal de travail de Kati à payer aux interpellateurs, des sommes d’argent à titre de dommage et intérêt. Cette décision a été infirmée par la Cour d’Appel de Kayes et sur leur pourvoi, la Cour Suprême a cassé cet arrêt et renvoyé l’affaire devant la Cour d’Appel de Bamako», a expliqué Me Kassoum Tapo, ministre des Droits de l’Homme, représentant son collègue en charge de la Justice.

Pour sa part, le président du jury d’honneur dira que l’EID est un cadre idéal d’apprentissage de la démocratie où interpellateur et ministres dialoguent avec franchise et sans barrières. Il a salué les efforts des acteurs concernés pour leur dévouement. Avant d’inviter les autorités à sauvegarder cet espace en l’améliorant. Car selon lui, malgré la condamnation faite par les ministres sur la défaillance et les fausses manœuvres des services publiques au profit des interpellateurs, plusieurs interpellations légitimes reviennent à défaut des réponses et des réclamations des citoyens.

Le Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maïga, dans ses mots de clôture des travaux a donné l’assurance que le gouvernement agira à la lumière des observations et recommandations formulées dans le respect de la séparation des pouvoirs. Il a promis que tout sera mis en œuvre pour mobiliser l’Etat afin de fonder l’Etat de droit et la bonne gouvernance.

Il a sollicité auprès du Médiateur, l’élargissement du champ d’intervention de l’EID en ajoutant d’autres domaines comme la promotion des droits de l’enfant et de la femme. Mais aussi, en scindant les assises en deux jours pour garantir la solennité de l’évènement. Car d’après lui, les attentes des citoyens de cet espace sont considérables.

Moussa Sékou Diaby

Source: Tjikan

Communiqué de l'URD



 L'URD a appris avec consternation qu'un incendie a ravagé tôt ce matin le marché rose de Bamako faisant des blessés et  des dégâts matériels très importants.

L'URD souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

L'URD exprime sa compassion et toute sa solidarité aux sinistrés.

Le Parti invite le Gouvernement à prendre toutes les dispositions pour:
- situer les responsabilités du drame;
- mettre les victimes dans leurs droits;
- éviter de tels sinistres à l'avenir.

Bamako, le 11 décembre 2017

Le secrétaire à la communication

Me Demba Traoré
Officier de l'Ordre National


Me Demba TRAORE

Nord du Mali : Iyad Ag Ghaly menace à nouveau

Le terroriste Iyad Ag Ghaly fait encore parler de lui à nouveau. Il écarte toute négociation et veut en découdre avec le Mali.

La montée en puissance de l’armée malienne et l’opérationnalisation de la Force conjointe du G5 Sahel n’ont rien changé dans la volonté des groupes armés dans le Nord et le Centre du pays. Pour preuve, la semaine dernière dans le vaste désert, notamment dans la zone de Timétrine, un nombre important des leaders et groupes terroristes se sont fixé rendez-vous.

En plus du chef du groupe terroriste Ançar Eddine, Iyad Ag Ghaly, il y avait le fondateur des Forces de libération du Macina, Hamadou Kouffa, selon des sources villageoises.

Hasard de calendrier ou volonté de mettre en pratique la menace de déstabiliser le Mali ? Il y a quelques jours à Dianka, dans le cercle de Niafunké, des travailleurs d’une société de téléphonie ont été froidement assassinés.

Au même moment dans le Centre, des élus et responsables administratifs sont convoqués ou enlevés par les groupes terroristes. Que dire des embuscades au quotidien qui se multiplient dans les localités du Nord et qui n’épargnèrent même plus les civils ?

Certains observateurs avertis de la question terroristes ont vite fait le lien entre la multiplication des attaques terroristes, la mise en place de la Force conjointe du G5-Sahel, le retour de l’administration amorcée et l’organisation des élections de 2018.

En tout cas, les dernières actions terroristes dans le Nord et le Centre du pays prouvent que les groupes terroristes s’organisent à nouveau pour la sarabande funeste. Sans entrer dans les détails, les groupes terroristes veulent en découdre avec les pays du Sahel, en particulier le Mali.

Des interrogations tout de même. Comment Iyad Ag Ghaly qui est recherché par certaines puissances peut librement se déplacer dans le Nord ? Que font véritablement la force Barkhane et la Minusma dans la traque des terroristes ? Il y a anguille sous roche.

Les dernières déclarations du chef de l’opération Barkhane en disent long sur la portée et la nuisance des actions terroriste du terroriste Iyad Ag Ghali sur les groupes comme ceux du Centre.

A.M. C.

Source: L'Indicateur du Renouveau

Spéculation foncière : Un raquetteur arrêté

Le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et des Affaires Foncières informe l’opinion publique que depuis quelques temps un individu suspect, nommé Kassoum  SISSOKO, rançonnait de paisibles citoyens auxquels il proposait sans titre ni droit l’attribution de logements sociaux. Il se présentait comme  un agent du Département sous une dénomination différente de l’appellation officielle du ministère, pour escroquer ses victimes. Par cette usurpation de qualité, le nommé Moussa Sissoko a réussi à tenir dans ses mains les dossiers fonciers de ses interlocuteurs pour ensuite les manipuler à sa guise.

Le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et des Affaires Foncières, informé décès agissements, a discrètement diligenté  des enquêtes à l’effet de mettre cet individu hors d’état de nuire. Les enquêtes policières ont abouti le  mercredi 6 décembre 2017 à l’arrestation du présumé bandit  par le commissariat de police du 2ème arrondissement.

Le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et des Affaires Foncières invite par conséquent toute personne ayant entretenu des relations avec lui à s’adresser au commissariat de police  du 2ème arrondissement pour toutes réclamations.

Le ministère en appelle à la vigilance des citoyens et sait pouvoir compter sur la bonne compréhension de tous.

L'indicateur du renouveau

Un accident survenu sur un chantier à la Mecque fait quatre morts, tous des maliens

Quatre morts, tous des maliens, c’est le bilan d’un accident survenu le vendredi dernier à la Mecque, sur un chantier. L’accident est survenu au moment où les employés mettaient du béton. C'est alors qu'une grue a chuté.

Ces ouvriers travaillent pour une société de construction pakistanaise. Des tractations sont en cours avec le Haut Conseil des Maliens de l'Extérieur en vue d'un éventuel dédommagement.

Source: Studio Tamani

Ousmane Cherif Madani Haidara: "J'ai beaucoup d'estime pour Soumaïla Cissé’’

‘‘Il m'a respecté et je ne vais jamais oublier cela. C'est un grand homme ! Un grand homme c'est celui qui se respecte et qui respecte les autres, il n'a jamais manqué de respect à personne et j’ai beaucoup d’estimes pour lui", Voici ce qu’a répondu en somme Ousmane Cherif Madani Haidara à la question de savoir pourquoi il a retenu la foule le jour du baptême du Maouloud (jeudi 7 décembre au stade du 26 mars ) pour donner la parole à Soumaila Cissé.

Selon lui, ce jour là, c'est après avoir pris la ‘‘Fatiya’’ pour mettre fin à la cérémonie qu'on lui a signalé la présence de Soumaïla Cissé, donc, dit-il, il était dans l'obligation de demander à la foule une minute de patience pour permettre à Soumaïla Cissé de se prononcer sous cette tribune :" Si une personne te respecte, tu ne lui dois en retour que du respect,", a-t-il dit en réponse à la question !

Dily Kane

Mali24.info

Incendie en cours au marché rose de Bamako : Le Ségal du ministère du commerce suggère l’ouverture d’une enquête judiciaire

Le secrétaire général du ministère du commerce à la délégation forte s’est rendu ce matin sur le site du marché rose de Bamako frappé par un incendie toujours en cours. Sur place le Ségal du ministère du commerce a engagé avec les éléments de la protection civile et des forces de sécurité qui luttent contre les feux depuis tôt le matin. A la délégation du département en charge du commerce, le commissaire de police qui coordonne les opérations a fait part des difficultés d’accès au site par les équipes de secours. Ce qui n’arrange pas les choses.

Le Ségal du ministère du commerce a suggéré au parquet l’ouverture d’une enquête judiciaire afin de mieux situer les responsabilités et les causes de cet incendie qui devient récurrente dans nos marchés. 

Ousmane Cherif Madani Haidara : « Le président d’An çardine international’’ m’a demandé de renoncer aux 150 hectares et qu’ils vont eux-mêmes acheter des terres… »

Rien n’est décidé à l’heure actuelle mais les discussions sont en cours entre Ousmane Cherif Madani Haidara et les responsables de l’ An çardine international dont il est le guide spirituel. Pendant que ces derniers souhaitent que le regroupement  ‘‘An çardine’’ renonce aux 150 hectares promis par le président de la République, Ousmane Cherif Madani Haïdara pense que c’est un honneur fait et qui  est difficile à y renoncer !

 

L'information a été donnée ce dimanche 10 décembre par Ousmane Cherif Madani Haïdara lors de la traditionnelle conférence de presse qui fait chaque année la restitution des activités du Maouloud : ‘‘Le président d’ An çardine international’’ m’a demandé de renoncer aux 150 hectares et qu’ils vont eux-mêmes acheter des terres  même si ça doit leur coûter des milliards’’ a déclaré le guide spirituel Haidara lors de cette conférence . C’est ainsi que le guide des ançars précise  que les discussions sont toujours en cours sur le don à polémique du président de la république . Toutefois Cherif Madani Haïdara a précisé qu’aucune localité n’a été  indiquée pour le moment comme l’emplacement des 150 hectares !

 

Pas question d’y renoncer !

 

Pour Moufa Haidara, vice-président du Groupement des leaders spirituels dont Ousmane Cherif Madani Haïdara est le président d’honneur, il n’est pas question de renoncer à ces 150 hectares qui, dit-il, constituent un droit pour leur guide pour le bon déroulement des activités du Maouloud : ‘‘ Nous allons dire au ministre des domaines de faire le titre foncier au nom de Cherif Ousmane Madani Haïdara, et la cérémonie de remise des documents fera l’objet d’une grande cérémonie’’, a dit Moufa Haïdara tout en promettant l’organisation d’une conférence de presse courant semaine prochaine pour mieux débattre sur la question.

 

Cherif n’est pas en manque de parcelles!

 

Ce ne sont pas des terres qui manquent au guide sprituel Ousmane Cherif Madani Haidara, martele, -t-il  lors de la même conférence de presse. En plus des concessions qui portent nom partout au Mali et à l’extérieur du pays, Ousmane Cherif de plusieurs autres hectares sur le sol Mali, a expliqué  cet intervenant lors de cette conférence de presse. Ces terres reparties par-ci par-là à travers le pays, font un total de 402 hectares pour Ousmane Chérif Madani lui seul, a précisé la même source sous cette tribune !

 

Parlant du Maouloud 2017, signalons que l’évènement a accueilli cette année 8656 pèlerins venus des 4 coins du monde et le coût d’organisation s’élève à plus de 300 millions FCFA ! Une chose que Ousmane Cherif Madani a encore déploré est le fait que les forces de l’ordre ont été payés An çardine international pour assurer la sécurité des maliens lors de ces activités qui ont duré une semaine ! Il n’a pas tout de même souhaité indiquer le montant de ‘‘location’’ des forces de sécurité !

 

Dily Kane

 

Mali24.info

 

Mali : Un gigantesque incendie ravage le grand marché de Bamako

Le réveil a été brutal ce lundi chez les commerçants du grand marché de Bamako précisément ceux du marché rose. Un gigantesque incendie a ravagé le grand marché de Bamako, la capitale malienne dans la nuit du dimanche au lundi 11 décembre 2017 . Le feu n’est pas encore maitrisé au moment nous mettons cet article en ligne.

Aux environs de 4h 30 minutes  un commerçant alerte rédaction de Mali24 pour un incendie du grand marché. « Nous sommes une fois de plus victimes d’un incendie encore au marché » témoigne un jeune commerçant.

Apres avoir vérifié l’information auprès des sources sécuritaires, les éléments sur place affirment que l’incendie provient une fois de plus du marché Rose vers le tribunal de la commune III du district de Bamako. Une partie qui est située au cœur du grand marché de Bamako. Le marché rose abrite des milliers de commerçants qui vendent tous genres de produits allant des cosmétiques aux accessoires féminins en passant par des objets artisanaux. Pour l’instant, les causes de cet incendie sont inconnues.

Les dégâts sont énormes, mais aucune perte en vie humaine n’est déplorée selon des sources sécuritaires. Rappelons qu’en 2014, cette même partie du grand marché est parti en fumée. Les autorités doivent prendre des dispositions pour préserver les biens des commerçants.

B Camara

Mali24  

Me Baber Gano à propos de la démission de Moussa Sinko Coulibaly : « aucun officier félon ne peut ébranler IBK »

Dans l’entretien qu’il nous a accordé jeudi dernier à propos des récentes sorties du général Moussa Sinko Coulibaly, le secrétaire général du RPM, non moins ministre des Transports a assuré qu’aucun officier félon ne peut ébranler le parcours du président IBK, président fondateur du parti du tisserand.
En avocat aguerri dans l’art oratoire, le Secrétaire général du RPM, Me Baber Gano a d’abord indiqué qu’il n’a pas d’appréciation personnelle à faire sur la démission suivie des prise de position du général Moussa Sinko Coulibaly. «Mais, je crois qu’il a contrat d’embauche avec les Forces armées maliennes… Et dans le contexte actuel, je ne pense pas qu’un bon général de l’Armée malienne puisse préférer autre chose que de servir loyalement et vaillamment les FAMAs. Ce qui suppose une grande expérience, un patriotisme et une bravoure », a-t-il commenté en introduction.


Pour le Secrétaire général du parti présidentiel, Moussa Sinko Coulibaly a servi dans les deux premiers gouvernements d’IBK. « Il avait conduit avec brio l’organisation des élections législatives sous le Premier ministre Oumar Tatam Ly et c’est IBK qui l’a nommé et l’a distingué Général comme un bon officier. Que cette personne démissionne de ses fonctions aujourd’hui, c’est une surprise, car nous attendons mieux de lui. Nous attendions que ce Saint-Cyrien conduise une troupe ou un bataillon sur le terrain pour défendre les populations et notre territoire. Qu’à cela ne tienne, je respecte sa démission ! » a-t-il martelé.

Et Me Baber Gano de poursuivre que Moussa Sinko Coulibaly est comptable du bilan d’IBK et que le RPM et ses responsables ne tomberont pas dans la provocation face à « des propos d’ineptie » que cet « officier putschiste » tient et qu’il met au compte de « l’amateurisme et de l’inexpérience. Je dois seulement dire qu’au RPM, nous l’attendons de pied ferme. S’il se comporte en opposant, nous le traiterons comme tel »

Et de fustiger ces récents propos du patron de l’Ecole de maintien de la paix abondamment relayés dans la presse. « Nous avons un président de la République, qui est le président fondateur de notre parti, brillamment élu par le peuple malien. IBK n’est pas un président putschiste. Toutes les fonctions qu’il a eu à assumer, c’est le peuple malien qui les lui a confiées. Moussa Sinko Coulibaly est arrivé à ce niveau de responsabilité par un illustre inconnu à travers le putsch qui a interrompu la marche démocratique de notre pays à deux mois de la fin du mandat d’ATT… C’est eux ces putschistes qui ont mis notre pays dans la situation qu’il vit actuellement », a-t-il déploré.

Avant de soutenir qu’IBK a été un bienfaiteur à Sinko en le promouvant en le nommant. « On ne crache pas sur la table du banquet après avoir fini de manger ! », a-t-il fustigé. Et d’ajouter que le chef de l’Etat voyait en Sinko un officier engagé pour la cause du pays, respectant l’Etat de droit, mais visiblement ce n’est pas le cas. « S’il pense à un nouveau putsch, qu’il se détrompe. Le coup d’Etat ne sera plus jamais accepté. Et il aura le RPM et le peuple malien sur son chemin ».

Pour le Secrétaire général du parti du tisserand, ce n’est pas Moussa Sinko Coulibaly qui va réélire IBK en 2018 ? C’est le peuple malien qui est souverain et sait comment le locataire de Koulouba a servi le pays durant son mandat. Et « Inch Allah, IBK sera candidat ». Les Maliens, relève-t-il, savent qu’IBK a servi le pays. « C’est grâce à ses efforts qu’il y a une armée aujourd’hui, une armée de l’air qui dispose aujourd’hui de plusieurs aéronefs et Sinko le sait. Je dis qu’aucun officier félon ne peut ébranler IBK ni impacter négativement sur son parcours ».

Et le secrétaire général du RPM de saisir l’occasion de cet entretien pour rendre hommage aux officiers supérieurs, aux officiers et militaires valeureux qui se battent chaque jour pour que le Mali arrive à surmonter cette crise ? Il cite en particulier le Général Didier Dakouo et les autres sommités de l’Armée malienne pour tous les sacrifices qu’ils consentent pour le Mali, le seul qui importe pour le président de la République et pour nous-mêmes.

Bruno Segbedji

Mali Horizon

 

Enquête - Démission et Candidature du Général Moussa Sinko : Révélations sur les dessous d’une candidature farfelue

Qu’est ce qui peut bien pousser un officier sans aucune envergure, sans charisme et sans aucune personnalité à s’aventurer sur le terrain politique. Un terrain qui demande pourtant beaucoup plus que d’être simplement un général et bardé d’un « hypothétique » sésame de Saint – Cyr ? Notre enquête nous a permis de lever un coin de voile sur les véritables raisons de cette aventure téméraire.

Au lendemain de la transmission de sa lettre de démission de l’armée malienne, le Général Sinko Coulibaly s’est précipité sous les projecteurs des medias comme une méga star, bien armé contre la gouvernance du président Ibrahim Boubacar Kéita. Les mots sont bien choisis, les médias triés sur le volé. Dans sa première salve, il choisi de travailler à la hache démolissant tout sur son passage. « La gouvernance d’IBK est un échec. Il faut un autre président pour le Mali en 2018 » Si dans le fonds, les choses sont claires à ce niveau, dans la forme, le « Généralissime » Sinko, oublie qu’il utilise les biens publics de l’Armée pour faire sa propagande. En effet les interviews sont réalisées dans les bureaux de l’Ecole de maintien de Maintien de la Paix.

Cette précipitation s’explique en réalité par le manque de lucidité de l’officier qui pourtant faisait preuve d’un sang froid connu. Pourquoi le Général Sinko a-t-il si vite paniqué ? La réponse est simple comme bonjour.

Le vérificateur Général lui demandait de justifier 836 millions FCFA

L’affaire semblait passer inaperçu pour tout le monde sauf le Général Moussa Sinko Coulibaly qui se croyait à l’abri de toute poursuite.

On se rappelle que le Général Moussa avait été ministre de l’administration territoriale et avait organisé les élections de 2013.

Très récemment, dans la son tout dernier rapport, le Bureau du Vérificateur Général avait épinglé sa gestion et transmis le rapport au président de la République Ibrahim Boubacar Kéita.

Les limiers du BVGAL ont enquêté sur un fonds qui a été réparti entre les structures chargées des élections relevant toutes du Général Moussa Sinko Coulibaly. Ainsi, la Dfm du ministère chargé de l’Administration territoriale a reçu 32,21 milliards Fcfa, la Ceni : 6,49 milliards Fcfa, la Dge : 3,72 milliards Fcfa, Régie du Gouvernorat de Sikasso : 686,51 millions Fcfa.

C’est bien dans la gestion de ces fonds que des irrégularités ont été relevées à tous ces niveaux, pour une bagatelle de 836 millions Fcfa.

Au niveau de la Dfm, le directeur aurait ordonné l’exécution des contrats revêtus de faux cachets de paiement de droits d’enregistrement et de redevance de régulation. Le montant compromis s’élève à 55 millions FCFA selon le rapport du Vérificateur général. Ce n’est pas tout. Loin s’en faut. Il est reproché à la Division de la comptabilité matières, de n’avoir pas pu prouver l’existence de biens acquis sous la forme de matériels informatiques. Autrement dit, la mission a conclu à un marché fictif pour trente-cinq millions de FCFA.

Ensuite, il y a été révélé que les produits de la vente des dossiers d’Appel d’Offres (DAO) s’élevant à 11 millions FCFA  n’ont pas été reversés au Trésor public par le ministère. Un autre crime courant a été découvert au sein du même département où les enquêteurs découvrent que pour d’autres marchés relatifs à la fourniture de produits alimentaires et de consommables informatiques, le Dfm a procédé à des fractionnements pour un montant de 439 millions FCFA.

Au niveau des régions, le régisseur du gouverneur de Ségou n’aura pas justifié 42 millions FCFA, qui constitue l’écart du fonds destiné aux frais de distribution des cartes Nina. Celui du gouvernorat de Sikasso n’a pas justifié trente millions de FCFA, soit l’écart du montant total destiné à la sécurisation des élections.

Le gouverneur de Sikasso et ses préfets n’ont pas justifié des fonds destinés à la prise en charge des commissions administratives mises en place dans le cadre de la révision des listes électorales. Un montant de quatorze millions FCFA dont cinq cent mille FCFA pour le gouverneur n’a pas été justifié sur un total de 67 millions FCFA repartis entre le gouverneur et les préfets de la région.

La gestion est encore plus mauvaise à la Délégation Générale aux élections (Dge).

Ici, le chef de la Cellule de gestion financière et du personnel est particulièrement habile en faux. Mais il n’a pas échappé à la loupe des limiers du BVGAL. Il aurait simplement conclu des contrats simplifiés fictifs pour régler des livraisons faites sans base légale. Ce n’est pas tout. En vue de doter la Dge en matériels et consommables informatiques, le chef de la même cellule a lancé un marché dont une société d’impression a été déclarée attributaire provisoire. Bien que ce marché n’ait pas été approuvé, il a néanmoins procédé à des réceptions partielles de matériels et consommables fournis par l’attributaire provisoire pour un montant de 77 millions de Fcfa.

Il a par la suite signé avec la même société neuf contrats simplifiés fictifs pour un montant équivalent afin de procéder au règlement des livraisons irrégulièrement effectuées dans le cadre du marché non approuvé. Ce n’est pas tout. Le Délégué général aux élections n’a pas appliqué de pénalités de retard exigibles sur quatre véhicules, des matériels et consommables informatiques, ainsi que le logiciel de gestion. Le montant de ce manque à gagner, lié à la non-application de pénalités se chiffre à 18 millions de FCFA. Quant au régisseur de la même boite, il a payé des heures supplémentaires à certains agents, en violation de la réglementation en la matière. Pour ces paiements supplémentaires, dont aucune preuve de réalisation n’a été établie, le régisseur a dépensé 17 millions de FCFA.

Ce rapport lourd comme un sac de gravier pesait lourd sur les frêles épaules du Général Moussa Sinko Coulibaly qui avait commencé à multiplier les manœuvres plus cyniques les unes que les autres, histoire d’échapper à la taule.

Tous les moyens sont bons pour échapper à la prison

En plus de ces motifs, le Général Moussa Sinko Coulibaly qui avait infiltré les éléments de la Sécurité militaire aurait eu accès à des informations compromettantes le concernant.

Selon nos investigations, plusieurs informations dont certaines tr-s crédibles faisaient état de l’appartenance du Général Moussa Sinko Coulibaly à un groupe d’officiers et de sous officiers qui planifieraient un renversement du régime.

Cette bande qui avait été identifiée il ya quelques mois aurait choisi d’infiltrer les manifestations populaires pour commettre une bavure pouvant provoquer des émeutes aboutissant à une insurrection qui conduirait à la chute du régime.

Selon certaines indiscrétions, il aurait même été question d’assassiner Ras Bath lors d’une manifestation. Un projet qui aurait été mis au compte du régime d’IBK.

La récente déclaration d’un opérateur économique (au centre d’une controverse) sont venues trahir les secrets d’un groupe tapis dans l’ombre. « Il faut jeter Ras Bath en prison pour qu’on puisse en finir avec ce régime » disait l’homme d’affaire en question chez l’un de nos confrères. C’était lors du dernier jugement en appel du polémiste Ras Bath.

Informé de ce projet sinistre pour notre démocratie, le président aurait évité de tomber dans le piège de ses détracteurs en instruisant de laisser le jeune Bathily de continuer à « hurler » autant qu’il veut sa colère.

En prenant cette sage décision, IBK a ainsi déjoué discrètement le savant plan ourdi par la « meute de putschistes mal repentis ».

Selon toujours nos sources, plusieurs officiers et sous officiers impliqués dans ce projet machiavélique, sont encore tapis dans l’ombre.

Malheureusement pour eux, le Général Sinko Coulibaly qu’ils avaient choisi pour prendre le pouvoir, vient de basculer dans la marre politique où les adversités ne laissent aucune chance aux grands secrets.

Qui et qui sont impliqués dans ce coup raté ? On parle de deux Généraux retenus dans les mailles de la justice, d’un officier en détention et de plusieurs sous officiers visés par une enquête sur la gestion des fonds destinés aux troupes déployées sur le terrain. IBK aurait t il commis l’erreur de déclarer « Tous ceux qui détourneront les fonds destinés aux soldats, cracheront jusqu’au dernier centimes » ? Probablement.

Affaire à suivre

Abdoulaye Niangaly

Source: La Dépêche

Moussa Timbiné : « Nous pensons qu’IBK ne peut pas renoncer à se porter candidat…» 

L’honorable Moussa Timbiné, 2ème vice-président de l’Assemblée, était, ce samedi 9 décembre, le parrain d’un meeting initié par le ‘‘Mouvement IBK 2018 en marche’’. Au cours de cette cérémonie, il a appelé à la cohésion et réitérer le soutien du parti RPM dont il est le président de la jeunesse, au président IBK.
« Soyons prudents et vigilants pour ne pas tomber dans la manipulation et pour maintenir la cohésion dans ce pays. Il y a de ces personnes, même si le pays prend feu, ce n’est pas leur problème, ils veulent seulement que, eux, ils soient satisfaits », a dit l’honorable Timbiné.
Selon le président de la jeunesse du parti RPM, ‘‘au moment où IBK venait à la tête de ce pays, le Mali était dans un puits (chaos), et d'affirmer que « ceux qui ont été à l’origine de ce chaos essaient aujourd’hui de critiquer IBK ! ».
A l’honorable Timbiné de poursuivre : ‘‘IBK a trouvé le Mali dans un chaos total. Tout le monde doit savoir cela, si IBK allait trahir l’Etat du Mali, on ne serait pas là aujourd’hui pour le soutenir !’’ . Selon lui l’actuel président de la République a bien souci du Mali et doit poursuivre sa mission : ’‘Nous étions (les membres du parti RPM) en réunion ce matin (samedi 9 décembre) avec IBk. Nous y avions parlé du fonctionnement de l’Etat et le parti (RPM) à réitérer sa confiance à IBK pour qu’il se porte candidat en 2018. Nous pensons qu’IBK ne peut pas renoncer à se porter candidat, parce qu’il ne le fait pas pour lui-même, mais pour le peuple du Mali, nous pensons qu’il ne va pas nous décevoir, nous l’avons souhaité et il va le faire ’’ a-t-il dit se félicitant des acquis de la gouvernance actuelle du Mali, notamment la signature de l’accord de paix, la l’adoption de la loi de programmation militaire, l’achat des hélicos pour l’armée malienne.
Dily Kane
mali24.info

 

Parti Yèlèma face à la presse : « Nous proposerons une nouvelle offre politique pour l’alternance en 2018...»

Le parti de Moussa Mara qui ne se réclame d’aucun bord politique, c’est à dire ni de la majorité, ni de l’opposition encore moins du centre, entend proposer aux forces vives de la nation une nouvelle offre politique pour assurer l’alternance en 2018. Ces propos ont été tenus, samedi 09 décembre 2017 au siège du parti, lors de la conférence de restitution des conclusions du 2ème congrès ordinaire tenu à Mopti. La rencontre était animée par le secrétaire politique, non moins porte-parole du parti Yèlèma ‘’le Changement’’, Amadou Aya,  en présence des membres du bureau national.

Les 18 et 19 novembre 2017, se sont tenus les travaux du 2ème congrès ordinaire du parti dans la Venise malienne. La rencontre qui a enregistré 700 délégués venus de Bamako, de l’intérieur et de la diaspora, a procédé au renouvellement du bureau politique national et adopté d’importantes résolutions. Ainsi, dans le cadre des résolutions, le parti Yèlèma décide de son retrait pur et simple des activités de la Convention de la Majorité Présidentielle (CMP) et de l’Alliance pour le Mali (APM), invite le gouvernement à tout mettre en œuvre pour l’organisation des élections du 17 décembre. Dans la perspective des élections générales de 2018, Yèlèma invite le gouvernement et les parties signataires de l’accord à mettre en œuvre les recommandations de l’accord pour la paix et la réconciliation à travers la mise en place effective des autorités intérimaires, rappelle la responsabilité du gouvernement à assurer la sécurité des personnes et de leurs biens sur tout le territoire en restaurant l’autorité de l’Etat.

Toujours dans la perspective de 2018, Moussa Mara et ses camarades invitent toutes les forces vives de la nation à s’organiser autour d’une candidature de consensus dans le cadre d’un vaste rassemblement en vue de l’alternance en 2018. Pour y parvenir, Yèlèma prend l’engagement de s’aligner derrière tout candidat issu d’un consensus.

Concernant cette résolution importante issue du congrès, Amadou Aya se veut plus rassurant. « Nous sommes en train de travailler pour réunir les forces politiques. Il y a plusieurs cibles. Au moment venu, nous vous dirons avec quel parti ou association nous constituerons cette nouvelle offre politique pour l’alternance en 2018 ».

Pour lui, la majorité des Maliens ne se reconnaissent pas dans ce qui se passe au Mali. « Nous ne soutenons plus IBK et nous ne serons pas avec IBK. Nous ne voulons plus d’IBK, encore moins des acteurs du mouvement démocratique au pouvoir en 2018. Si nous n’avons pas la vraie alternance en 2018, le pays va s’embraser », a prévenu Aya qui ajoute que les élections présidentielles devront se tenir vaille que vaille.

Daouda T. Konaté

 

L’indépendance du juge et la protection des libertés : Les éclairages de Ibrahim Djibrilla Maïga

L’audience solennelle marquant la rentrée des cours et tribunaux au titre de l’année 2017-2018 fut l’occasion pour le chef de division des procédures communautaires et internationales à la Direction générale du contentieux de l’Etat, le magistrat Ibrahim Djibrilla Maïga, d’exposer le thème retenu: «L’indépendance du juge et la protection des libertés ». 

Le président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta a présidé le mardi 5 décembre 2017, dans les locaux de la Cour suprême du Mali, l’audience solennelle de la rentrée judiciaire 2017-2018, conformément aux dispositions constitutionnelles. Cette année, le thème retenu est: «L’indépendance du juge et la protection des libertés». Il s’agit de mener des réflexions sur des questions essentielles comme : la protection des libertés par les juges internes, l’apport du juge supranational et les limites  et atteintes à l’indépendance du juge.

A ce grand rendez-vous de la famille judiciaire, le rapporteur du thème, Ibrahim Djibrilla Maïga, chef de division des procédures communautaires et internationales à la Direction générale du contentieux de l’Etat, a fait une brillante communication au cours de laquelle il a expliqué les tenants et les aboutissants dudit thème.

Ainsi, le magistrat a d’abord souligné que le concept de l’indépendance du juge renvoie à la notion de la justice comme institution disposant des vertus, et qui exprime les valeurs d’une société. Ces vertus, selon lui,  sont d’abord répressives  en ce qu’elles punissent tous les manquements aux règles de vie. Ensuite, elles sont dissuasives en ce qu’elles empêchent que les infractions aient lieu.

Enfin, elles sont expressives  en ce qu’elles protègent des valeurs sociales. La protection de la liberté est, dit-il, le garant de la confiance de l'individu envers sa société, un rempart contre la colère irresponsable. Elle est aussi la vengeance  personnelle, le symbole de la stabilité et de la paix sociale, le socle de la démocratie.  «C’est pourquoi, toute société démocratique soucieuse  de la protection des libertés de son peuple doit être fondée sur une justice équitable et indépendante de tous les autres pouvoirs comme annoncé par Montesquieu», pense Ibrahim Djibrilla Maïga. 

Selon le rapporteur, tous les mots qui composent le présent thème ont aujourd’hui toute leur importance et sont d’actualité dans notre pays, singulièrement marquée, ces dernières années, par une recrudescence des violations massives des libertés. «Des exécutions d’Aguelhok, en passant par l’occupation des régions du Nord avec son lot de crimes les plus odieux, des attentats contre les symboles de l’Etat, le camp du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC)  à Gao, des hôtels, restaurants et autres lieux publics à Bamako et à l’intérieur du pays, des embuscades tendues à l’armée et autres forces, des attaques à mains armées  souvent en plein jour, la progression du mouvement de libération du Macina avec son lot d’exactions, les excès de pouvoir sont autant d’actes et d’évènements qui ont entamé inutilement nos droits à la vie, à la liberté d’expression, au respect de la dignité humaine, à la liberté de conscience et de religion et en appellent à la justice », déplore l’orateur. Toute chose qui l’amènera à interroger en ces termes: Comment l’indépendance du juge peut-elle être gage d’une meilleure protection des libertés ? Et quelles en sont ses limites et atteintes ?  

Quid des obstacles à l’indépendance du juge

Pour Ibrahim Djibrilla Maïga, force est de constater que des insuffisances de nature à influer sur le rendement du juge demeurent. De son point de vue, outre la gestion des carrières des magistrats qui relève quelques insuffisances de nature à influer par moment sur le rendement du juge (à travers le recrutement sur titre, le défaut ou l’insuffisance de formation continue, quelques difficultés entre collègues en ce qui concerne l’avancement); les vraies atteintes externes à l’indépendance du juge sont à rechercher dans ses relations avec les pouvoirs classiques d’une part et  les pouvoirs de fait d’autre part.

S’agissant du pouvoir exécutif, le rapporteur précise que son influence sur le juge est d’ordre  institutionnel  en ce que c’est  le département en charge de la Justice qui assure la gestion de la magistrature par le biais de la Direction nationale de l’administration de la justice et l’Inspection des services judiciaire. «Il pourvoit ainsi à l’essentiel des sièges de la magistrature et de la hiérarchisation des magistrats sous réserve des modifications que peut lui demander le conseil  supérieur de la magistrature. Dès lors, l’organisation des cours et tribunaux s’apparentent plus à un prolongement du cabinet du département de tutelle que des structures indépendantes dans leurs prises de décisions. Aussi, les magistrats du parquet sont,  selon l’article 10 du statut de la magistrature, placés sous la direction et le contrôle de leurs chefs hiérarchiques et sous l’autorité du ministre de la Justice.  Ce qui implique qu’ils sont soumis à une subordination hiérarchique tant dans la direction que dans la représentation au Garde des sceaux qui y exerce pleinement son contrôle hiérarchique», regrette l’orateur. En outre, le rapporteur du jour ajoute qu’au-delà de ces pouvoirs dits classiques, d’autres connus sous le vocable de pouvoirs de fait ne sont pas sans conséquences sur le rendement correct du juge. Ce sont, dit-il, entre autres, le pouvoir de l’argent, le poids social, l’opinion publique et la presse. Selon lui, le pouvoir de l’argent, en lien avec le salaire, rappelle l’opinion populaire selon laquelle avec un gros compte en banque, on peut corrompre les serviteurs publics que sont les juges, les policiers, les politiciens, qu’on peut amener des gens vulnérables à faire des choses indignes. S’y ajoute le poids social qui, de son point de vue, se définit comme étant l’ensemble des affinités et des facteurs sociaux, autres que le droit, susceptibles d’influencer la liberté  de décision du juge (interventions d’ordre familial, amical, professionnel…), il demeure l’un des véritables obstacles à l’indépendance du juge et le principe constitutionnel d'égalité des citoyens devant la justice.  Le plus inquiétant, selon Ibrahim Djibrilla Maïga,  est l’opinion publique et la presse, dernière lesquelles se dissimulent certains concitoyens,  pour se faire entendre soit par voie de presse ou par associations organisées, comme indiqué par un ministre de la République. «Ainsi, ils somment les juges, en violation des principes juridiques qui fondent leurs pouvoirs, à leur révéler  en amont leurs intentions dans les procédures ou à défaut  les commenter en aval, sous menace de tout genre », déplore le sieur Maïga.

Ce qu’il propose

Pour Ibrahim Djibrilla Maïga, le juge ne pourrait jamais assurer sa mission s’il ne bénéficie d’un environnement juridique et institutionnel lui permettant de résister aux agressions de tout genre. Ainsi, il propose que le juge malien soit soutenu par l’adoption d’un statut prenant en compte toutes les exigences de notre ère; l’introduction d’un Conseil supérieur de la magistrature rénové avec prérogatives absolues de  seul interlocuteur des magistrats en ce qui concerne la gestion des doléances du corps et ce, conformément à l’article 82 de la constitution malienne. L’indépendance du juge, dit-il, est aussi une obligation qui s’impose au juge lui-même dans ses relations avec ses justiciables et suppose qu’il dispose, en plus de ses attributs moraux et intellectuels, d’une indépendance statutaire et financière qui le place toujours à égale distance des parties au litige qui lui est soumis en dehors de toute influence. Pour que l’indépendance soit effective, le rapporteur pense qu’il appartient d’abord au juge, au-delà d’une simple affirmation solennelle, de lui en donner un sens. De même, Ibrahim Djibrilla Maïga est convaincu que pour l’effectivité de l’indépendance du juge, il est nécessaire que les justiciables fassent confiance en leurs juges. A ce titre, l’orateur pense qu’il s’en suit que les juges doivent aussi, à leur tour, prôner un changement en leur sein, car il n’y a pas de corrompu sans corrupteur. Et comme l’a dit Jean Jacques Rousseau, «l’Homme naît bon, c’est la société qui le corrompt».

Ibrahim Djibrilla Maïga dira qu’il faut retenir que l’indépendance du juge n’a jamais été et ne sera jamais à l’abri des bravades. Sa sauvegarde implique, selon le magistrat, une vision claire de ses inévitables limites et menaces, des comportements individuels exemplaires et des réactions fermes contre toutes adversités. «A contrario, les juges doivent se garder de verser dans des dérives regrettables qui peuvent conduire à croire que l’indépendance des magistrats est telle qu’ils n’ont de compte à rendre à personne, y compris le peuple au nom duquel la justice est rendue et ce, pour éviter de tomber dans l’arbitraire», exhorte le sieur Maïga.

Pour terminer, Ibrahim Djibrilla Maïga dira que la justice doit rester toujours cette dame aux yeux bandés, inflexible et tenant les deux plateaux équilibrés de la balance ou sous la forme inverse d'un œil unique (justitiae oculus).

En reponse, le Président de la République a promis de mettre tout en œuvre pour mettre la justice dans des bonnes conditions   de vie et de travail. Pour permettre aux citoyens de bénéficier du double degré de juridiction administrative au Mali, comme c'est le partout au monde, il a promis l’opérationnalisation des cours administratives d'appel.

Ensuite dire que le PG près de la cour suprême monsieur Waffi Ougadeye, dans son réquisitoire et le bâtonnier de l'ordre des avocats, dans sa plaidoirie, ont tous salué le rapport et l'on soutenu chacun en sa manière par des propos ovationnés par l'auditoire. 

Ibrahim M.GUEYE

Correspondance particulière

Frontière algéro-malienne: Trois éléments du groupe « Ansar Eddine » arrêtés à Ghardaïa

Selon le site algérien Elwatan, une cellule dormante de trois individus de nationalité malienne, âgés entre 30 et 34 ans, vient d’etre démantelée à Ghardaïa par la section spéciale du groupement de gendarmerie de la wilaya de Ghardaïa.

C’est en exploitant une information indiquant qu’un petit groupuscule, de trois individus, d’origine Subsaharienne, activaient pour le compte d’un groupe terroriste étranger en amassant de l’argent et en réunissant des informations, que cette cellule a été découverte. Mis sous surveillante étroite et d’une filature discrète, les trois membres de cette cellule finirent par tomber dans la souricière et arrêtés en flagrant délit de réunion illégale, en possession d’une importante somme d’argent et des brochures vantant les actions du groupe terroriste « Ansar Eddine ».

Présentés dimanche devant le procureur de la république près le tribunal de Ghardaïa qui les a déférés devant le magistrat instructeur, ils ont été placés sous mandat de dépôt et incarcérés à la prison d’El Menéa, à 270 kms au sud du chef lieu de wilaya. Le site rappelle également que déjà, en juin 2017, pas moins de trente (30) individus, Subsahariens d’origine et de diverses nationalités Africaines, tous membres d’ « Ansar Eddine », ont été arrêtés lors d’une grande opération réalisée par les éléments de la police judiciaire de la sureté de wilaya de Ghardaïa sur trois lieux différents sur deux wilayas du Sud.

En effet, ce groupe qui s’était scindés en trois sous groupes activaient clandestinement à Ghardaïa, à Guerrara, à 120 kms au nord-est du chef lieu de wilaya et à Adrar, à 700 kms plus au sud. L’opération menée simultanément sur les trois lieux repérés et mis sous surveillance, a permis de mettre au jour toute une organisation activant clandestinement pour le compte d’une organisation terroriste en l’occurrence « Ansar Eddine » et de découvrir des tenues portant des écussons floqués des effigies d’ « Ansar Eddine », des cachets humides au nom de ce groupe terroriste, du matériel de télécommunication sophistiqué et une importante somme d’argent destinée à financer le groupe terroriste.
Arrêtés, ils ont été transférés vers le pole criminel d’Ouargla où l’enquête se poursuit à ce jour pour démanteler toute cette organisation et sa logistique sur le territoire national. L’enquête préliminaire avait alors relevé que les membres de cette organisation criminelle, disséminée sur notre territoire national, est estimé à 450 membres. Il reste donc du travail aux services de renseignements et aux services de sécurité de les localiser et les sortir de leurs tanières pour les mettre définitivement hors d’état de nuire.

Qui est « Ansar Eddine, en arabe : Les défenseurs de la religion ? » C’est un groupe armé salafiste djihadiste fondé et dirigé par Iyad Ag Ghali en 2012. Il est composé essentiellement de Touaregs maliens, comme son chef, Iyad Ag Ghali, originaire de Kidal, dans le nord du Mali. Apparu au début de l’année 2012, c’est l’un des principaux groupes armés participant à la guerre du Mali. Le 1er mars 2017, Ansar Dine fusionne avec plusieurs autres groupes djihadistes pour former le Jamaat Nosrat Al Islam Wal Mouslimin qui reste sous la direction d’Iyad ag Ghal

Frontière algéro malienne Trois éléments groupe Ansar Eddine arrêtés Ghardaïa

 

Source: Kibaru

RASSEMBLEMENT POUR LE MALI : Dr Bocari Tréta victime de sa générosité politique

Principal comptable du mandat d’IBK, le Rassemblement Pour le Mali (RPM) que préside Dr Bocari Tréta depuis le 23 octobre 2016, est à la croisée des chemins à quelques encablures de la présidentielle de 2018. Annoncée déjà comme l’élection de tous les dangers par certains observateurs et par de nombreux oiseaux de mauvais augure, la présidentielle qui se profile à l’horizon constitue un grand défi pour Tréta et les tisserands. Comme en 2013, le challenge de Bocari Tréta, c’est de rassembler les militants et alliés pour donner une victoire éclatante au Président IBK au scrutin de 2018, si ce dernier était candidat. 

Cependant, au lieu de s’unir comme un seul homme autour du président du parti, des brebis galeuses de la 25ème  heure, à la recherche du pain quotidien, ont décidé de peindre en noir le nom de Tréta. Objectif : l’écarter et se légitimer comme des incontournables héritiers du Président IBK, désigné Président fondateur à vie du RPM. Cette cabale contre le président du RPM ne date pas d’aujourd’hui. Son tort, c’est d’avoir toujours privilégié l’intérêt du parti. Ensuite, c’est le fait qu’il a toujours voulu défendre les valeurs cardinales du RPM. C’est enfin et surtout son sens élevé du rassemblement dans la modestie et la dignité. L’homme est  respecté bien  qu’il ne soit pas « un guichet automatique », mais c’est parce qu’il a su gagner, par sa patience, la confiance des militants. L’élection de Tréta à la tête du RPM a fait des remous au sein de l’intelligencia du parti. Mais sa force se trouvait ailleurs : les secrétaires généraux des sections. C’est la preuve de sa parfaite connaissance du parti. Ce qui lui a valu très souvent une jalousie de la part de certains cadres qui ne sont connus qu’à Bamako.

Connu dans le milieu politique depuis l’avènement de la démocratie pour avoir combattu l’injustice du régime défunt de GMT, Bocari Tréta a sérieusement mouillé le maillot avec certains camarades pour l’implantation du parti ADEMA sur toute l’étendue du territoire national. L’un des principaux membres fondateurs du RPM, Tréta, selon nos informations, est devenu aujourd’hui un caillou dans certaines bottes à Koulouba. En quoi Tréta fait-il peur à Koulouba, s’interroge le citoyen lambda ? De nos jours, l’écartement de Tréta dans la gestion des affaires étatiques continue de tarauder les esprits pour qui connait son parcours et son combat politique. Pour l’écarter du pouvoir, le problème des engrais « frelatés » a été monté de toute pièce pour lui nuire et briser sa carrière politique. Malgré sa sortie du Gouvernement, il est resté égal à lui-même. Nos sources révèlent aussi qu’un autre plan machiavélique est en cours pour l’éjecter de son fauteuil de président du parti afin de lui remplacer par un proche et protégé de la famille présidentielle. Quelle faute politique a-t-il donc commise ? Ses détracteurs veulent faire croire qu’il est un obstacle pour le second mandat du Président IBK. Ce qui peut paraitre drôle pour qui connait son engagement jamais démenti pour le Président IBK. Du coup, on utilise toute sorte d’astuce et tous les moyens pour faire croire à IBK qu’il veut s’affranchir de son leadership. C’est tout simplement une manière de le mettre en conflit avec le locataire de Koulouba. Mais, les sections auraient décidé de respecter l’esprit des textes du parti. Au devant de tous les combats depuis la création du parti, Tréta est aujourd’hui victime de sa générosité politique. Qu’a t-il fait pour mériter la trahison de ceux-là qui n’étaient pas là lorsqu’il quittait avec IBK et d’autres compagnons le bateau Adema pour fonder le RPM en 2001. Malheureusement pour ses détracteurs, il semble que le camarade IBK se souvient encore des mots que lui a adressés son frère Tréta en ces moments historiques et pénibles. Le RPM doit donc se ressaisir.

Jean Goïta

 La Lettre du Peuple

Prise de bec entre les députes Moussa Timbine et Mahamadou Hawa Gassama a Bagadadji : Le pire évité de justesse !

Mardi, lors de linterpellation du ministre Abdoulaye Diop par le député Mahamadou Hawa Gassama, la salle de délibération a failli se transformer en ring de boxe. Qui laurait cru ? Neut été la promptitude de certains députés, notamment Mamadou Diarrassouba, Mody N’Diaye, pour ne citer que ceux-ci, lAssemblée nationale allait en effet servir de scène de spectacle aux élus. Le pire a heureusement été évité. Car le grand coup de bec qui a opposé les deux adultes allait visiblement très mal se terminé. Et cela, en direct sur la chaîne de télévision nationale, ORTM.

Que s’est-il réellement passé ?

Tout est parti lorsque Gassama a voulu outrepasser les points inscrits à lordre du jour, en y ajoutant la question de la Libye. Malgré les mises au point du Président Issaka Sidibé, le bouillant député élu à Yélimané, se pensant dans une salle de meeting, na pas voulu obtempérer. Cest ainsi que Timbiné a proféré des mots qui l’ont vraisemblablement choqué. « Président, Moussa Timbiné ma manqué de respect. Il me dit de me respecter », sest indigné le député  Gassama. Avant de demander au Président dexiger à ce que Timbiné vienne présenter publiquement ses excuses au pupitre. Sur place, Moussa Timbiné a pris la parole en retirant ses mots. Comme si tout cela ne suffisait pas aux yeux du député de Yélimané, soutenu par certains de ses collègues de lopposition, il sest alors mis à proférer des propos maladroits non seulement  à lendroit des députés du RPM, mais aussi ceux de la CMP. Toute chose qui a suscité la colère des élus de la majorité présidentielle. Une véritable agitation sen est suivie dans la salle. Toutefois, Issaka Sidibé a essayé de calmer le jeu en rappelant les uns et les autres à lordre. Neut été la promptitude du député Mamadou Diarrassouba, qui su calmer le député Tounkara, ce dernier se dirigeait droit vers le député Gassama. Peu à peu, le calme est revenu. Quelques minutes plus tard, à la sortie de la salle Aoua Keïta, le même Mamadou Hawa Gassama ’s’en est pris au jeune député Moussa Diarra, élu en commune IV. Les deux hommes ont également proféré des injures graves. Des agents des forces de l’ordre et certains personnels du protocole ont vite réagi en s’interposant entre les deux députés afin déviter quils se donnent des coups de poing.  Quelle honte pour nos élus qui doivent montrer lexemple. Cela nest pas digne dune Assemblée nationale comme celle du Mali. Si nos députés ne se respectent pas, ce ne sont pas les autres qui vont nous considérer.  Les débats ont beau être houleux à l’Hémicycle, ils doivent se faire dans les règles de lart et dans le plus grand respect. Sachons donc raison garder !

Jean Goïta

La lettre du Peuple

Redressement de l’Etat et de la démocratie au Mali : Moussa Sinko revient-il avec l’idée du CNRDRE ?

La nouvelle de la démission du Général de brigade, Moussa Sinko Coulibaly, a fait trembler toute la République la semaine dernière. Du coup, les commentaires vont train. Pourquoi, a-t-il osé renoncer à son grade de général à seulement 45 ans ? Quelle assurance a-t-il obtenue pour qu’il abandonne le juteux poste de directeur de l’Ecole de maintien de la paix, Alioun Blondin Beye ? La manière avec laquelle il s’est attaqué au pouvoir en place, veut-il ressusciter l’ex Comité national de redressement de la démocratie et le rétablissement de l’Etat (CNRDRE). Voilà au tant de questions que les Maliens se posent et auxquelles dans ses nombreuses interviews il n’a pas encore apporté de réponses.

Il faut avouer que le Général de brigade Moussa Sinko Coulibaly a pris de court tout le monde en démissionnant de l’armée le jeudi dernier. C’est une décision à laquelle aucun Malien ne s’attendait, sauf peut-être ceux qui sont dans les secrets de Dieu. En tout cas, la manière avec laquelle, il s’est attaqué au régime d’IBK en dit long sur ses vraies intentions et rappelle notre triste histoire en mars 2012. En effet, à deux mois de la fin de son mandat, des putschistes emmenés par un certain Amadou Aya Sanogo, dont Moussa Sinko était une des têtes pensantes, interrompaient le régime d’ATT. A l’époque, ils avançaient l’incapacité d’ATT à gérer le pays, notamment à faire face à la crise du Nord et l’insuffisance d’équipements pour les militaires pour faire face à l’invasion de notre pays par les rebelles. Aujourd’hui encore, aussitôt après sa démission, c’est presque les mêmes termes évoqués par le général démissionnaire pour justifier son désaveu pour le régime d’IBK. A la suite de sa démission de l’armée, Moussa Sinko n’a pas été tendre avec le pouvoir en place. Comme s’il se rappelait encore 2012, il a dénoncé le manque d’initiative, l’incapacité du régime en place à faire aux problèmes du pays. Des mots que même l’opposition politique n’a pas encore utilisés. L’ex directeur de l’Ecole de maintien de la paix va loin en disant que tout sauf IBK en 2018. En un mot, il a prôné la mise en place d’un mouvement politique qui regrouperait l’ensemble des Maliens qui aspire au changement pour barrer la route au Président IBK. Quelle audace ! Plus ou moins, Moussa Sinko se positionne déjà comme le « Macron malien » dans la perspective de la présidentielle de 2018. Puis que dans sa lettre de démission il dit vouloir « contribuer autrement à trouver des solutions aux défis politique, économique, éducatif, culturel et social auxquels notre pays est confronté ». De manière implicite, il a déclaré sa candidature à la présidentielle de 2018. Même s’il dit vouloir attendre les semaines, c’est clair qu’il se positionne par rapport à la prochaine élection présidentielle.

Faut-il le prendre au sérieux ? C’est clair qu’il n’est pas à minimiser. De son poste de directeur de l’école de maintien de la paix, Moussa Sinko était un interlocuteur privilégié de toutes les chancelleries occidentales et même orientales. Dans son ex bureau, il recevait tous les jours des ambassadeurs de puissants pays partenaires du Mali. Lesquels ont dû lui chuchoter quelque chose à l’oreille. S’il a renoncé à son grade de général et à ce juteux et stratégique poste, c’est qu’il a dû entendre des choses ou du moins il a eu des assurances ou qu’il dispose des cartes en mains pour succéder à IBK. Ce qui est un pari pour le moment très loin d’être gagné.

Autre chose, c’est un général de l’armée malienne. Il est supposé avoir ses fidèles dans la grande muette. C’est un détail très important qu’il ne faut pas négliger pour qui connait le rôle que l’armée a joué dans l’élection d’IBK en 2013. Sans compter avec le bal des opportunistes qui vont se ruer vers lui s’il s’avère que la direction du vent est effectivement vers le jeune général démissionnaire. A suivre.

Youssouf Bamey        

 La lettre du Peuple

 

Le Président IBK à Jeune Afrique : Les vérités du Président en décalage avec le vécu des Maliens

Les Maliens découvrent des choses en lisant cette interview. Des situations présentées par le Président IBK, comme étant le vécu des Maliens, alors qu’elles nous laissent perplexes. A lire !

Dans sa dernière livraison (N0 2969 du 3 au 9 décembre 2017), l’hebdomadaire international indépendant, Jeune Afrique consacre sa Une au Président IBK « Le Mali est une digue. Si elle rompt, l’Europe sera submergée”. Les Maliens n’en croient pas leurs yeux (comme on le dit ici) en lisant certains passages de cet entretien de leur Président avec JA. A cette pertinente question « Vous êtes au pouvoir depuis un peu plus de quatre ans, et certains observateurs estiment que, finalement, le Mali ne se porte pas mieux qu’en 2013. Quel est votre avis? », le Président prend des libertés, en soutenant qu’à son arrivée au pouvoir « Nous vivions alors dans l’angoisse du lendemain avec, chaque jour, des affrontements entre groupes armés et armée nationale malienne, le plus souvent au désavantage de cette dernière. Il n’y a plus aujourd’hui de belligérance entre ces groupes et nos forces armées. Ensemble, nous mettons en application l’accord de réconciliation signé à Alger en 2015 ». Non, cette description ne correspond pas à ce que les Maliens ont vécu, quand on sait que ni le président du RPM Bocar Tréta, ni le président de la haute cour de justice ne peuvent dignement se rendre dans leur village au centre du Mali. Cette insécurité rampante et non résiduelle, qui était circonscrite au nord, est aujourd’hui rependue au centre et continue sa marche mortuaire vers le sud. IBK ne s’est pas rappelé qu’un accord a existé avant celle d’Alger et que cet accord de Ouagadougou avait pu taire les armes et permettre qu’IBK se rende à Kidal et qu’il soit élu par les Maliens qui ont voté en toute quiétude. En juillet aout 2013, les crépitements de balles n’étaient pas le lot quotidien des Maliens du nord et du centre, comme c’est le cas aujourd’hui où l’insécurité a entrainé des reports sine die des élections, et la fermeture de centaines d’écoles, avec son cortège d’assassinats ciblés, des enlèvements et disparitions forcées.  Quel est votre rapport personnel avec l’argent? « Je ne suis pas un homme d’argent, les Maliens le savent. J’ai été le plus pauvre des principaux candidats à l’élection de 2013 et je ne suis pas devenu le plus riche des présidents, très loin de là. Le montant du fonds de souveraineté dont je dispose est ridicule : il n’a que très peu évolué depuis vingt-cinq ans. Soit, mais sait-on que le budget de la présidence a augmenté à 9,3 milliards de francs en 2014, 16 milliards en 2015, et 19,3 milliards en 2016, même s’il a connu une baisse en 2017, consécutive aux critiques du Parena. Le Président, comme il est de tradition, maintient le mystère sur le montant du fonds de souveraineté qu’il évoque. Pour les contribuables, le fonds de souveraineté est le sexe des anges. Comment peut-on disputer de l’évolution d’un montant que personne ne connait ? Et pendant que le montant du fonds de souveraineté est ridicule, comment le Président peut-il « piocher » dans ses « réserves personnelles pour financer des activités sociales » ? « Je déclare mes biens chaque année et je viens encore de contracter un prêt pour construire une maison. Je n’ai aucune propriété à l’étranger, et mon modeste compte à l’agence parisienne de la BMCE est débiteur de 130 euros. Tout cela est vérifiable », selon le Président. Dans son article 37, la Constitution du 27 février 1992, stipule, « Après la cérémonie d’investiture et dans un délai de 48 heures, le Président de la Cour Suprême reçoit publiquement la déclaration écrite des biens du Président de la République. Cette déclaration fait l’objet d’une mise à jour annuelle ». A ce jour, le public malien ignore la réalité de cette déclaration qui se doit être faite PUBLIQUEMENT, et on ne sait guère quel en est le contenu.

Par ailleurs IBK a affirmé avoir avec l’ex-président Moussa Traoré, « des rapports familiaux très profonds, c’est connu ». Mais une nouvelle pour beaucoup de Maliens.

B. Daou

Rentrée des cours et tribunaux 2017-2018 : IBK promet une justice forte

La Cour Suprême de Bamako a abrité hier la rentrée des cours et tribunaux 2017-2018.  La cérémonie était placée sous la haute présidence du président de la République Ibrahim Boubacar Keita, président du Conseil supérieur de la magistrature. Le thème de cette rentrée judiciaire était: ” l’indépendance du juge, c’est protéger la liberté des citoyens”.

Cette cérémonie solennelle a enregistré la présence du Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga et de plusieurs membres de son gouvernement. La présente  rencontre lance officiellement les activités des cours et tribunaux au compte l’année 2017-2018. Plusieurs questions étaient à l’ordre du jour : l’insécurité, les atteintes à la pudeur, les enlèvements des juges,  auxquels notre pays est confronté.

Dans son  allocution  le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, président du Conseil Supérieur de la Magistrature,  a rappelé son ambition pour l’institution judiciaire. Des ambitions à la hauteur de l’excellence des hommes et des femmes qui font vivre et qui l’incarnent dans leurs décisions quotidiennes et leur vocation. ” Mon rêve pour le Mali, est un Etat de droit véritable et non de factice” a insisté le Chef de l’Etat. Selon le Premier Magistrat de la nation, la justice, c’est d’abord l’intelligence des juges. ” Une justice toujours exemplaire et efficace, c’est une exigence morale, c’est une exigence démocratique, c’est une exigence tout simplement humaine.  Cette justice a besoin certainement d’être confortée dans l’éminence de son rôle et dans les moyens qui lui sont donnés ” a souligné IBK.

Le Chef de l’Etat s’est félicité des progrès accomplis par les juridictions du Mali au cours de l’année judiciaire écoulée. Dans la perspective de la tenue prochaine dans notre pays d’un colloque sur le foncier au Mali organisé par la famille judiciaire , un mal qui gangrène notre société, IBK a assuré l’institution judiciaire que l’Etat prêtera une attention particulière aux recommandations et conclusions qui seront issues de ce colloque.

Par rapport  à la situation sécuritaire,  le Chef de l’Etat a indiqué que malgré le renforcement des dispositions sécuritaires en moyens humains et matériels ainsi que des capacités opérationnelles de nos forces de Sécurité,  ma persistance des vols qualifiés,  des abus de confiance et des crimes de sang demeure préoccupante. Le gouvernement  à travers le programme de relance du recrutement de magistrats, le président de la République a  assuré les magistrats par rapport à l’indépendance du pouvoir judiciaire notamment à travers le Conseil Supérieur de la Magistrature et l’opérationnalisation des Cours Administratifs d’appel.

En renouvelant la confiance de la nation   malienne à la famille judiciaire malgré les nombreux défis,  le président de la République a exhorté nos juridictions à redoubler d’effort afin que les droits et libertés soient sauvegardés. ” Toutes les mesures seront prises par le Gouvernement au cours de l’année 2017 pour améliorer vos conditions de travail attestent de cet engagement de l’Etat à vos côtés ” a bien souligné le Chef de l’Etat.

Le président de la Cour Suprême, Nouhoum Tapily, a remercié le président IBK pour tout son soutien envers la justice malienne et réitéré le soutien  de la famille judiciaire pour la construction du  pays. Il a exhorté ses collègues à la renaissance de la justice  afin de porter haut  le drapeau du Mali dans le monde entier

« Les juges maliens sont humiliés par les personnes de mauvaises volontés. Toute personne a droit à la liberté et cela passe par l’indépendance du juge. Sans indépendance du juge, point de liberté des citoyens, c’est une honte totale pour le pays. Nous devons mettre un voile sur la liberté humaine. Il faut que le juge malien soit soutenu afin de libérer notre justice »,  a affirmé le rapporteur général de la Cours Suprême du Mali, Djibrila Maïga.

Le procureur général de la Cours Suprême, Wafi Oua Gadeye a invité le président de la République à prendre toutes les dispositions pour éviter l’enlèvement des juges dans certaines zones du pays.

Adama Diabaté, stagiaire

 

 

Deuxième session  de la Cour d’assises à Bamako :

76 affaires inscrites au rôle

Les travaux de la deuxième session de la Cour d’Assises débuteront  ce matin à la Cour d’Appel de Bamako.
Les représentants du département de tutelle ainsi que de nombreux membres de la famille judiciaire seront présents pour émailler cet exercice judiciaire. Elle durera un mois.
Au total, 76 affaires sont inscrites au rôle.
Les infractions dominantes sont:
13 dossiers sur le Viol, viol en bande, viol et complicité, 10 dossiers pour l’Association de malfaiteurs, vol qualifié et complicité, Atteinte à la pudeur soit 5 dossiers.
Il faut ajouter 5 dossiers de Faux, usage de faux et escroquerie, 6 affaires de Pédophilie.
Coups mortels au nombre de 7 dossiers,  2 dossiers d’Infanticide, infanticide et complicité.
Appartenance à un groupe de combat, acte de terrorisme soit deux dossiers et enfin le Trafic de drogue, offre de drogue à haut risque en vue d’une consommation personnelle figure sur deux dossiers.

Source: L’indicateur du Renouveau

Promotion exceptionnelle, bonus ORANGE- Malitel : Sous silence, les clients abusés et arnaqués

Du 28 au 29 novembre, les deux opérateurs de téléphonie mobile se sont lancés dans une folle course de promotion bonus de recharge. Si Orange charme ses abonnés avec leurs termes marketings : « incroyable mais vrai » quand à  Malitel, la société accroche ses clients ainsi : « bonus exceptionnel ».  Ces deux réseaux ont offert les bonus  500% pour une première fois. Ces promotions cachent mal, une vraie arnaque de ces réseaux de téléphonie mobile.

D’abord, dans ces mensonges publicitaires, les clients eux au niveau de Malitel aperçoivent que le délai  est court et contraignant. A ce niveau un spécialiste des droits de consommateurs qualifie d’une publicité  mensongère et agressive. Dans un pays sérieux, les citoyens doivent porter plainte contre Malitel pour cette publicité mensongère. Il est de même pour l’opérateur de téléphonie Orange Mali sans pitié pour les consommateurs. La machine d’extorsion des clients mise en branle par les opérateurs de téléphonie mobile. Orange Mali récupérera ces bonus offerts à ces abonnés par leur facturation à la seconde. Selon que le client soit facturé à la seconde ou à la cadence, une fois que l’appel émis tombe sur le répondeur, il est systématiquement facturé aux prix d’une communication jamais effectuée… sans son consentement.

Une pratique abusive et mafieuse qui tranche avec la Recommandation D.104 des Principes généraux de tarification de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT).

En procédant à des prélèvements systématiques et extracontractuels sur les crédits téléphoniques des usagers lorsque l’appel est renvoyé sur le répondeur, les sociétés Orange Mali et Malitel, violent un principe consacré. Elles brisent impunément un garde-fou, sensé protéger les consommateurs, établi par l’UIT. N’en déplaise au client.

Violation de la recommandation D.104 des principes généraux de tarification de l’UIT

Pour bien comprendre le système de vol mis en place par les sociétés de télécommunication, il faut juste se référer aux principes généraux de tarification de l’UIT notamment la recommandation D.104 (extrait du livre bleu) relative à la taxation des communications avec un poste d’abonné renvoyé au service des abonnés absents ou connecté à un appareil se substituant à l’abonné en son absence.

Il est indiqué que « lorsque la ligne de l’abonné est renvoyée au service des abonnés absents ou connectée à un appareil se substituant au poste téléphonique pour répondre à la place de l’abonné en l’absence de celui-ci (et éventuellement enregistrer un message équivaut à une personne répondant au téléphone en ses lieu et place. En conséquence, la communication est établie et taxée normalement.

Dans ce cas d’espèce, la recommandation de l’UIT précise que le demandeur est informé du renvoi de la ligne au service des abonnés absents ou de sa connexion à un appareil se substituant à l’abonné en son absence. S’il accepte la communication, la conversation est taxée selon la durée, et la taxe spéciale de conversation personnelle est perçue. S’il n’accepte pas la communication, aucune taxe n’est perçue.

Où est donc l’Autorité Malienne de Régulation des Télécommunications et des Postes (AMRTP) ? L’AMRTP est-elle complice des opérateurs de téléphonie mobile ? Pourquoi le régulateur laisse donc les sociétés fouler aux pieds les textes de l’UIT ?

Il est grand temps que l’Etat du Mali à travers l’AMRTP et les associations de défenses des droits des consommateurs se mobilisent pour une observation stricte de la Recommandation D.104 des Principes généraux de tarification de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) au grand bonheur des clients.

 

M L Fofana

mali24

Guinée-Mali : vers la matérialisation de la frontière ?

KANKAN-Après les affrontements sanglants qui ont fait une dizaine de morts à la frontière guinéo-malienne, les ministres des deux pays en charge de l’administration du territoire et de la décentralisation ont eu un tête-à-tête ce lundi jusque tard dans la soirée à Kankan.

L’objectif de cette rencontre est de trouver une solution aux conflits intercommunautaires survenus la semaine dernière entre Kantedoubalandou (Guinée -Mandiana) et Gnaoulenu (Mali).

Une tragedie…

Le ministre guinéen Général Bouréma Condé a qualifié ces affrontements de tragédie sans précédent, alors que son homologue malien Hubert Tieman Koulibaly a rappelé les liens séculaires entre les deux pays amis.

Les autorités des deux pays sont en train de trouver les voies et moyens pour éviter que tels drames devenus récurrents dans cette frontière ne se reproduisent. Ceci passe nécessairement par la matérialisation de la frontière, qui faut-il le rappeler est poreuse. Un accord devrait être signé à cet effet.

 Les deux ministres sont attendus dans les localités où il y a eu les affrontements sanglants.

Nous y reviendrons !

De Kankan, Amadou Oury Souare

Suite à l’acte provocateur d’une femme de Kidal avec le drapeau de l’AZAWAD : le Ministre Oumou Touré présente ses excuses au Peuple Malien

Après le scandale d’une femme de Kidal avec une écharpe aux couleurs de l’AZAWAD à Bamako, Oumou Touré, la ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille a présenté ses excuses au peuple malien. C’était lors d’une conférence de presse ce lundi 4 décembre 2017 à la maison de la presse.

En sa qualité de ministre de la promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Traoré Oumou Touré a pris conscience de la situation provoquée par l’incident qui s’était produit pendant le déroulement des travaux des premières assisses de femmes du Mali pour la paix. Il s’agit de «  l’affaire de l’Echarpe ». Ensuite, elle a apprécié le rôle de veille citoyenne de  la presse, les internautes et certains citoyens préoccupés par l’unité du Mali « Un Mali Un, et l’indivisible ».

« Nous présentons au peuple malien nos excuses les plus sincères suite à cet acte provocateur dont le Mali n’a pas besoin en ce moment précis, où son excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita, Président de la République avec son leadership politique cherche à travers l’Afrique et le monde, par tous les moyens dont il dispose, à assurer la pax et la réconciliation dans notre pays », s’excuse –t-il.

Après ses excuses, la ministre a apporté des éléments de vérité des faits à la connaissance de l’opinion nationale et internationale. Pour celle-ci, la participation de toutes les femmes était conditionnée à la possession de la carte d’Identité nationale, ou de la carte Nina et ou d’un passeport  malien en cours de validité. « Mme Minetou Wallet BIBI à la base de cet incident, est malienne de son état car elle a un passeport malien ».

En ce qui concerne l’expulsion de la dame de l’assemblée nationale, elle rectifie que lors de l’audience à l’assemblée nationale, au moment où les participantes et participants se mettaient en place pour attendre l’arrivée du président de l’Assemblée Nationale, le secrétaire général du Ministère et certains de ses collaborateurs ont constaté en ce moment, une écharpe aux couleurs douteuses. En contact avec la ministre qui a donné des instructions fermes, le secrétaire, général du ministère a réagi en demandant à Mme Minetout Wallet BIBI de se débarrasser de son écharpe au sein de l’institution, que cette attitude n’est pas acceptable et ne peut être tolérée. « L’intéressée ayant refusé, le secrétaire général a fait appel à la député de Kidal pour la persuader à se débarrasser de son écharpe. Elle a encore catégoriquement refusé, en disant que si elle devrait se débarrasser de son écharpe, elle n’assistera pas à l’audience avec certaines participantes de Kidal. En réponse à cette attitude de refus, le secrétaire général n’a eu d’autres choix que de la faire  sortir de la salle et de la cour de l’assemblée nationale », explique la ministre face aux journalistes.

C’est un agent du ministère qui l’a conduit à ses lieux d’hébergement et depuis, elle n’a plus participé aux activités des assisses. Par ailleurs, Oumou Touré dite Oumou Cafo a déclaré à qui veut l’entendre qu’elle ne démissionnera pas de son poste car elle ne comprend pas pourquoi elle doit démissionner.

M L Fofana

mali24

 

L’Algérie a octroyé au Sahel deux fois plus d’argent que toute l’UE réunie

Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a indiqué jeudi à Abidjan que l’Algérie a octroyé plus de 100 millions de dollars pour aider cinq pays de la sous-région du Sahel à lutter contre le terrorisme. «Sur sept ou huit ans, l’Algérie a dépensé plus de 100 millions de dollars d’aide à cinq pays (Tchad, Mali, Niger, Mauritanie, Libye) de la sous-région du Sahel pour former une dizaine de compagnies de forces spéciales et leur donner d’énormes équipements», a déclaré à la presse M. Ouyahia en marge du 5e Sommet Union africaine-Union européenne qui se tient dans la capitale ivoirienne.

Il a relevé que «l’implication solidaire de l’Algérie dans la lutte antiterroriste dans la sous-région sahélienne est organisée depuis plus de 10 ans à travers le Comité d’état-major opérationnel des armées (Cémoc) et d’autres mécanismes de coopération».

Il a, en outre, mis en avant les «énormes efforts» que fournit par l’Algérie sur le plan bilatéral avec ces pays, à savoir le Tchad, le Mali, le Niger, la Mauritanie et la Libye.

Dans le même temps, M. Ouyahia a signalé «à titre comparatif et sans polémique aucune» que l’Union européenne a annoncé une aide de 50 millions de dollars pour la force G5 Afrique, relevant que cette aide provient de 28 pays de l’UE «sans être sûr si elle est débloquée ou non».

Rappelant que l’expérience de l’Algérie en matière de lutte antiterroriste est «douloureusement très riche», M. Ouyahia a indiqué que sur le plan politique, l’Algérie fait «un énorme effort de participation et de réflexion en la matière».

«C’est le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui a été chargé par ses pairs africains de prendre en charge le thème de la lutte contre le terrorisme et là, nous avons partagé avec la famille africaine et le reste du monde notre expérience, non seulement de lutte contre le terrorisme avec la kalachnikov à la main, mais aussi notre expérience de dé-radicalisation», a souligné le Premier ministre.

S’exprimant sur ce qui s’est passé en Libye, M. Ouyahia a dénoncé et condamné les opérations d’esclavagisme dans ce pays.

«Nous dénonçons et nous condamnons vivement les opérations d’esclavagisme qui se sont déroulées en terre libyenne. Je crois qu’il faut avoir la justesse de vue de ne pas en accuser nos frères libyens qui ont vu leur pays détruit et qui sont en train d’essayer de recoller les morceaux», a souligné le Premier ministre.

Pour ce qui est de l’initiative prise mercredi par certains pays africains et européens pour lutter contre le terrorisme et prendre en charge le rapatriement des migrants clandestins, M. Ouyahia a salué cette initiative, tout en espérant que «ce ne sera pas une opération ponctuelle».

«Le mal est profond et nous espérons que l’initiative de ces pays ne fera pas oublier l’essentiel, à savoir une conjugaison des efforts de la communauté internationale sous l’égide des Nations unies pour rester sous le même parapluie et faire aboutir une solution politique regroupant nos frères libyens, lesquels arriveront à recentrer un nouveau gouvernement dans l’unité nationale et la préservation de la souveraineté de ce pays frère et voisin», a-t-il conclu.

Source: algerie patriotique

IBK et la Junte : Les masques tombent

Au fur et à mesure que s’approche la présidentielle, les masques tombent. Les prétendants affichent, de plus en plus, leurs intentions. Et tout laisse croire que l’actuel président ne briguera pas un second mandat. Longtemps annoncé par votre fidèle serviteur, le profil du candidat d’IBK se dessine.

En effet, pour rendre la monnaie à la junte et pour assurer ses arrières, IBK aurait opté de ne pas se présenter. Mais, il continue d’amuser la galerie en faisant croire à certains de ses alliés qu’il va briguer un second et dernier mandat. Alors, pendant ce temps, il serait en train de se chercher un vrai candidat. C’est dans cet imbroglio qu’il aurait rencontré certains proches des proches d’Amadou Haya Sanogo. Conscient de la situation et face aux défis, le président aurait décidé de renoncer définitivement à se représenter. C’est dans cette optique qu’en Octobre dernier lors d’une réunion des partisans d’Amadou Haya Sanogo, le dévolu aurait été jeté sur Moussa Sinko Coulibaly. A travers un des lieutenants d’IBK bien connu et détenteur de tous les grands secrets d’Etat. Alors, il était prévu que Moussa Sinko rende le tablier en janvier pour préparer sérieusement la présidentielle. Mais, les choses se sont finalement précipitées dans la tanière grâce à l’article de notre confrère “Le Sphinx” du jeudi dernier. Finalement, s’accusant mutuellement de la fuite de l’info, Moussa Sinko a pris le devant en signifiant clairement sa position. Une façon pour lui de contraindre le président IBK au respect de sa parole donnée, mais également de fausser les stratégies politiques de ses probables adversaires.

En tous les cas, il n’y a rien à dire, la lettre de démission que Moussa a adressée au Chef suprême des armées en dit long. Puisqu’il indique clairement qu’il démissionne et non prendre une disponibilité comme ATT ou Modibo Sidibé. Il se lance dans la bataille très rassurant. Il reste maintenant aux protagonistes d’y tirer toutes les conséquences afin de faire face à la réalité.

Boubacar DABO

Zenith Balé

Mali : un élu local abattu chez lui dans le centre du pays

Les intimidations et les assassinats ciblés se poursuivent dans le centre du Mali. Un élu local a été abattu chez lui, dans la nuit de samedi à dimanche 3 décembre, par des hommes armés non identifiés.

En début de semaine, Seydou Guindo, le secrétaire général de la mairie de Djougani, située dans le centre du Mali, avait échappé de justesse à une tentative d’assassinat. Jusqu’au week-end, ce sont des chasseurs locaux qui l’ont escorté jusqu’à la mairie. Mais samedi, alors qu’il se trouvait en famille dans le village de Gourti, des assaillants sont arrivés à moto et l’ont abattu froidement.

Plusieurs secrétaires généraux des mairies avoisinantes ont fait le déplacement jusqu’à Djougani ce dimanche pour présenter leurs condoléances à la famille de leur collègue. L’un d’entre eux explique que si aucun gage de sécurité n’est fourni par le gouvernement, il demandera à ses employés de rentrer chez eux dans leur famille. C’est là tout l’objectif des terroristes dans cette partie du pays, qui cherchent à chasser les agents de l’Etat.

Le gouverneur de la région de Mopti, Sidi Alassane Touré, confirme l’assassinat et explique que les forces armées maliennes sont dans la zone. « Elles patrouillent régulièrement », dit-il et ont même été basées à Djougani pendant des semaines. Les terroristes ont simplement attendu leur départ pour s’en prendre à l’élu.

 

Par RFI Publié le 03-12-2017

Dr Souleymane Coulibaly dit Papa, psychiatre au CHU Point G : « Le cannabis est la drogue la plus consommée par la jeunesse »

L’office central des stupéfiants (OCS) du Mali a organisé, du 20 au 23 novembre dernier, en partenariat avec l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC),  à l’Hôtel Club de Sélingué un atelier de formation des journalistes sur le thème « la problématique du trafic de drogue et la criminalité transnationale organisée ». Selon Colonel magistrat Adama Tounkara, Directeur général de l’OCS, cet atelier visait à outiller les hommes de média et renforcer leurs capacités dans la recherche et le traitement des informations relatives à la criminalité dite émergente, telle que le trafic illicite de drogue, la criminalité transnationale organisée et le terrorisme. Dr Souleymane Coulibaly dit Papa a présenté deux importantes communications. Psychiatre au Centre hospitalier et universitaire Point G, Professeur assistant à la Faculté de Médecine, il a brillamment exposé les thèmes « Drogues et dépendance » et « Lutte contre la drogue au Mali : quelle politique de prévention et de prise en charge ? ». À la fin de l’atelier, Dr Coulibaly nous a accordé une interview. Lisez !  

Le Challenger : Dans votre communication, vous avez dit que l’usage de la drogue est une question de santé publique. Pourquoi ?

Dr Souleymane Coulibaly dit Papa : L’usage de la drogue est une question de santé publique. On le dit pour beaucoup  de raisons. La consommation de la drogue peut créer deux ou trois situations. Quand on consomme de la drogue, elle peut faire apparaître des troubles liés à la consommation ou, sous l’effet de la drogue on n’est pas à même de contrôler certains de ses comportements qui peuvent être des comportements à risque pour la santé. Le fait que la conscience puisse être diluée sous l’effet de la drogue peut aussi engendrer d’autres situations connexes qui aboutissent à des désastres. Vu toutes ces raisons, nous pouvons dire que la consommation de la drogue est un problème de santé publique.

Vous avez aussi dit dans votre communication que personne ne consomme de la drogue pour se faire du mal. Pouvez-vous nous expliquer un peu cela ?

Personne ne consomme de la drogue pour se faire du mal. Il faut être au contact des usagers pour comprendre cela. Dans le rapport du consommateur, qu’est-ce que c’est ? Il va consommer de la drogue soit pour gérer une tension interne qui est en lui, c'est-à-dire qu’il a l’impression de ne pas bien se sentir, il a une sensation de malaise qu’il faut chercher à résorber. Il a recours à la drogue. Ce n’est pas pour se faire du mal. Intégrer un groupe, ce n’est pas pour se faire du mal. Se faire plaisir, vouloir faire la fête, se libérer de certains stress. On prend de la drogue pour ces raisons. Et l’effet escompté c’est que la drogue vous met dans un état où vous pouvez sentir du plaisir. Ce n’est pas pour se faire du mal. Malheureusement, il faudra le dire, par la suite ce qui va se passer c’est qu’il y a l’effet de la drogue et les contre-effets de la consommation qui apparaitront assez douloureux. En plus des conséquences liées à la consommation de la drogue, ils font apparaître des ennuis sanitaires.

Selon vous, quelles sont les raisons qui poussent une partie de la population juvénile à s’adonner aujourd’hui à la consommation de la drogue ?

Je vous ai cité quelques raisons qui sont des motifs qui amènent un sujet à consommer de la drogue. Il y a la mondialisation avec la facilité d’avoir le produit à travers toutes les informations qui sont disponibles sur le net et autres outils de connexion. Il y a également la télévision où nous n’avons pas tout le contrôle des modèles qui influencent le comportement de nos enfants.

Tous ces paramètres peuvent constituer des facteurs qui amènent un sujet jeune à aller vers cette consommation. Il ne faudra pas oublier que nous sommes organisés de sorte que nous n’avons pas de temps à consacrer aux enfants. Cette situation de détresse psychologique aussi peut amener quelqu’un à consommer. Il y a beaucoup de raisons qui peuvent pousser les gens surtout la jeunesse vers la consommation. Et la jeunesse est une période naturellement de curiosité. Certains sont dans cette dynamique d’essayer quelque chose,  de savoir qu’est-ce que cela va donner parce qu’il a été dit ceci ou cela. Donc la curiosité peut pousser les gens à consommer.

Pour d’autres tout simplement, il s’agit d’une façon de s’affirmer. Cela peut les amener à enfreindre aux règles qui sont fixées par les adultes.

Quels sont les types de drogues que les jeunes consomment dans le contexte malien ?

Dans notre contexte malien, c’est surtout le cannabis. La drogue illicite, le plus consommé c’est naturellement le cannabis. Et cette drogue s’introduit à travers la cigarette. Les gens vont d’abord expérimenter la cigarette ensuite le cannabis qui est la drogue la plus consommée par la jeunesse. On l’appelle communément le « Join».

Est-ce que certaines de vos consultations ont un lien avec la drogue ?

Il ne se passe pas une journée sans qu’on ait quelqu’un qui vienne au service pour demander de l’aide pour une prise en charge typiquement liée à un trouble de la consommation. Ou encore, au cours de l’interrogatoire sur l’histoire du patient, nous retrouvons une notion de consommation.

Existe-t-il un dispositif de prise en charge des consommateurs de la drogue ?

Je ne sais pas ce que vous voulez dire par dispositif. En ce qui concerne l’organisation, des gens sont organisés pour la prise en charge. Ce sont des psychiatres, des psychologues, des travailleurs sociaux. Cette ressource humaine est disponible au service de psychiatrie du Centre hospitalier et universitaire du Point « G ».

Quelque part, on peut rencontrer d’autres organisations typiques qui s’orientent uniquement sur la prise en charge des drogues. Ce dispositif peut exister dans d’autres pays, dans les pays développés par exemple. Au Mali, la ressource est là pour prendre en charge même s’il y a des insuffisances à combler.

Quelles sont ces insuffisances ?

En termes de ressource humaine, il faudrait que le personnel soit étoffé. Il faut créer des unités orientées sur cette prise en charge qu’on appelle l’addiction, c'est-à-dire des sujets qui ont développé une dépendance aux drogues ou à d’autres types de comportement de dépendance.

Quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confronté par rapport à la prise en charge des consommateurs ?

Comparativement à l’ampleur du phénomène et à la demande de soins, nous pouvons largement dire que les gens ne sont pas informés par rapport à la prise en charge. La population en général, ne sait pas que nous pouvons faire la prise en charge des sujets qui ont un problème lié à la drogue au service de psychiatrie du Centre hospitalier et Universitaire du Point « G ».

Il faudra que les gens le sachent. C’est bien possible de venir et de trouver un soutien par rapport à la prise en charge des sujets liés à la consommation des drogues. Il y a une nécessité de mieux cadrer les politiques liées à la prise en  charge ou encore à la législation.

Propos recueillis par Chiaka Doumbia

Réaction de l’opposition à propos du report des élections : L'URD accuse Tiéman H. Coulibaly d’incompétence et d’incapacité à exécuter correctement sa mission

Le principal parti de l’opposition, l’URD, lors d’une conférence de presse organisée le jeudi 30 novembre 2017 au siège du parti, a estimé que le ministre de l'Administration Territoriale, qui a brillé par son incompétence et son incapacité à exécuter correctement sa mission, doit démissionner.

Pour le Vice-président de  l’URD, Salikou Sanogo, le report de ces élections est à la fois un aveu d’incompétence, d’amateurisme et d’incapacité du gouvernement qui est dans l’obligation d’organiser des élections transparentes ou de voir le pays s’enfoncer dans un chaos inévitable. « De report en report, avec des justifications qui ne font que défendre leurs propres intérêts, quand les élections ne sont pas organisées conformément à la loi, les populations sont obligées de réclamer leur droit », a dit le Pr Salikou Sanogo qui a exhorté les Maliens à jeter un regard sur les pays qui ont connu des conflits postélectoraux.  Une situation qu’il ne souhaite jamais au Mali.

Pour des élections transparentes, l’URD  exige du gouvernement la tenue de l'ensemble des élections en 2018 suivant un chronogramme clair et précis. « La tenue et la réussite des élections de 2018 doivent être une affaire de tous et un impératif auquel nul ne doit se dérober ».

A en croire les responsables de l’URD, le gouvernement prépare un plan pour la confiscation du suffrage. Ce plan, selon l’URD, est relatif au  renouvellement de plus de la moitié du corps préfectoral. « Comment pouvez-vous comprendre, qu'en plein déroulement du processus électoral le gouvernement décide, le jour même du report des scrutins au mois d'avril 2018, du renouvellement de plus de la moitié du corps préfectoral, de la totalité des préfets des régions de Kayes et Tombouctou, de la moitié des directeurs de cabinet des Gouverneurs de Région ? », s’est interrogé, le Pr Sanogo.

Toutefois, à l’URD, l’on se dit prêt à ’ tout mettre en œuvre, de concert avec tout citoyen épris de paix et de justice,  toutes les organisations politiques et de la société civile, soucieuses de l'avenir du pays, tous les démocrates pour empêcher le gouvernement de mener le pays vers le chaos’’.  « Aujourd'hui, le Ministre de l'Administration Territoriale, qui a brillé par son incompétence et son incapacité à exécuter correctement sa mission, doit démissionner », a conclu le Pr. Salikou Sanogo.

Pour sa part, Me Demba Traoré soutient que le parti de la poignée des mains ne manque pas de moyens de pression pour faire partir ce ministre qui veut conduire le Mali vers une crise post électorale.

Pour lui, la réussite des prochaines élections passe forcément par l'amélioration de la  transparence et de la crédibilité du processus électoral.  Ce, dit-il, à travers des mesures urgentes que sont d’abord l’audit indépendant du fichier électoral et sa mise à jour et celui de la situation des cartes NINA dans toutes les communes du Mali et leur stockage au Centre de Traitement des Données de l'Etat Civil, avec précision sur la destination des 900.000 cartes NINA évoquées dans le rapport du Vérificateur Général. L’URD exige  aussi l’audit de la situation des bureaux de vote avec la possibilité de limiter le nombre d'inscrits à 200 électeurs.

Modibo L. Fofana

Le challenger

Le Président IBK à propos du raid de Barkhane près d'Abeïbara : « Il s'agissait bel et bien d'otages des terroristes »

Les soldats maliens tués fin octobre lors d'un raid de la force française Barkhane contre un groupe jihadiste dans le nord du pays étaient "bien des otages", malgré les doutes émis par Paris, a réaffirmé le président malien Ibrahim Boubakar Keïta, dans un entretien au magazine Jeune Afrique.

"Il s'agissait bel et bien d'otages des terroristes et il ne faudrait pas qu'il y ait là-dessus la moindre ambigüité entre nos amis français et nous", souligne le chef de l'Etat malien dans cet entretien à paraître dimanche. "C'est un fait regrettable, qui peut hélas survenir dans ce type d'opération. On doit l'admettre et ne pas chercher d'autres raisons qui n'existent pas", insiste-t-il.

Cette opération menée par Barkhane dans la nuit du 23 au 24 octobre près d'Abeïbara (nord-est) contre un groupe affilié à el-Qaëda au Maghreb islamique (Aqmi) s'était soldée selon l'état-major français par la mort de 15 jihadistes. Mais pour le ministère malien de la Défense, onze militaires maliens prisonniers des jihadistes se trouvaient parmi les victimes du raid.

L'état-major français avait lui assuré qu'à "aucun moment" la présence de soldats maliens dans ce camp d'entraînement n'avait été établie. Et des sources françaises avaient ajouté que s'ils étaient présents dans le camp, ces militaires avaient du être retournés par les islamistes.

Paris a par ailleurs rendu public jeudi les résultats d'une enquête concernant un autre incident au Mali, remontant à novembre 2016, au cours duquel des soldats de Barkhane avaient tué un "guetteur" qui s'était révélé être un mineur.

"Le décès de ce mineur est regrettable", a admis la porte-parole du ministère français des Armées Valérie Lecasble, mais "l'enquête n'a relevé aucune faute individuelle ou collective dans l'usage de la force".

L'armée française n'a jamais précisé l'âge de la jeune victime, qui n'aurait eu que 10 ans et gardait des ânes, selon le magazine Jeune Afrique.

La force Barkhane avait attaqué "un groupe de guetteurs agissant pour le compte d'un groupe armé organisé à caractère terroriste", qui "échangeaient des informations relatives à un convoi logistique de l'armée française approchant du secteur afin de permettre à des poseurs d'engins explosifs improvisés de tuer des soldats français", a expliqué la porte-parole.

L'un des guetteurs tués dans l'intervention de Barkhane "s'est avéré être un mineur" mais "dans le contexte opérationnel d'alors, il apparaissait légitime de faire cesser une intention hostile", a-t-elle fait valoir.

Source: L'orient le jour

 

Démission d’un haut grade dans l’armée, Gal Moussa Sinko Coulibaly : Analyse pertinente de Guillaume Mamadou Hachim Diallo

Un haut gradé de l’armée peut-il démissionner ? Depuis l’annonce de la démission du Général Sinko Coulibaly, les commentaires vont bon train. Le statut de notre armée est calqué sur celui de l’armée française dont elle est l’héritière. Je ne connais pas les raisons profondes de cette démission, je ne pourrais donc pas juger de son opportunité ou la justifier.

Toujours est-il que cette démission peut bien être refusée ou acceptée par sa hiérarchie. Et même en cas d’acceptation, il ya surement un délai de préavis. Mais une jurisprudence du cas d’Amadou Toumani est là par rapport à l’engagement politique et mieux à la candidature aux élections présidentielles. Dans la mesure où ce cas de démission a été étalé sur la place publique, nous en saurons surement plus les prochains jours.

Pourquoi l’avoir ébruitée le jour même de l’envoi de la lettre pourtant confidentielle ? Qui est le commanditaire ? Pour quels buts ? Est-ce une faute, un manquement ou une incitation à la réaction ? Dans un pays où tout le monde se plaint de l’inorganisation, de la formation de l'armée, devrions-nous assister à de telles initiatives d’un haut gradé que tout fait croire à quelqu’un « bien formé », bosseur etc…?

Pour exemple, voici quelques cas de démission dans l’armée française.

Le général Jean Lagarde, démission

Le général Jean Lagarde, chef d’état-major de l’armée de terre depuis le 1er avril 1975, a quitté ses fonctions silencieusement le 30 septembre 1980, six mois avant la limite d’âge. Neuf ans plus tard, il a critiqué implicitement dans les colonnes du Monde la loi de programmation militaire qui avait alors été adopté (1977–1982), déplorant que les gouvernements aient une "fâcheuse tendance à diminuer les crédits" de programmes dits secondaires, comme "les munitions ou les carburants".

Le général Jean Delaunay, démission

Le général Jean Delaunay, qui lui avait succédé le 1er octobre 1980, a lui aussi anticipé son départ, le 9 mars 1983. Il s’était opposé au ministre socialiste de la Défense, Charles Hernu, à propos de la réduction de 10% des effectifs de l’armée de terre, et avait mis en doute l’efficacité de la dissuasion nucléaire.
Le général Jean Salvan, démission
Le 27 août 1991, le général de corps d’armée Jean Salvan a démissionné de son poste de commandant de la région militaire de l’Atlantique pour protester contre la réduction d’effectifs et de crédits.

Le général Bruno Cuche, démission

Le 1er juillet 2008, le général Bruno Cuche, chef de l’état-major de l’armée de terre, a démissionné suite à la fusillade intervenue le 29 juin à Carcassonne, quand 17 personnes avaient été blessées par un sergent ayant tiré par erreur à balles réelles lors d’une démonstration publique du 3e régiment de parachutistes d’infanterie de marine. "Il y a eu des négligences inacceptables. Elles devront être sanctionnées", avait déclaré le président Nicolas Sarkozy après les faits.

Compte tenu de la situation de crise sécuritaire qui prévaut depuis 5 ans, un militaire et en plus un haut gradé d’un tel acabit, peut-il mieux servir le Mali en tant que civil ? Ne doit-il pas au pays toutes les formations qu’il a eues ? A un moment où l’armée lance un vaste recrutement, le peuple malien pourrait-il comprendre un tel geste ?

MAIS AVANT TOUT, POSONS-NOUS BIEN LA QUESTION: EST-CE VRAI?

Guillaume Mamadou Hachim Diallo

 Mali24

 

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