Rapport de la Banque Mondiale : L’économie malienne résiste bien

Le Mali, L’Ethiopie, le Kenya, la Côte d’Ivoire, le Rwanda, le Sénégal et la Tanzanie qui, à en croire cette institution, “continuent de montrer une résilience économique, aidés en cela par la demande intérieure”.

La Banque mondiale rappelle que ces pays qui ont affiché des taux de croissance annuels supérieurs à 5,4 % entre 2015 et 2017, concentrent près de 27 % de la population de la région et représentent 13 % de son Produit intérieur brut (PIB) total.

Ce rapport note que la croissance économique en Afrique subsaharienne est en train de rebondir en 2017, après avoir enregistré en 2016, son niveau le plus bas depuis plus de deux décennies.

“La région montre des signes de reprise et la croissance devrait y atteindre 2,6 % en 2017. Cette reprise reste néanmoins faible, et la croissance économique ne devrait se situer que légèrement au-dessus de la croissance démographique, soit un rythme qui entrave les efforts en faveur de l’emploi et de la réduction de la pauvreté”, ajoute le rapport.

Le Nigéria, l’Afrique du Sud et l’Angola sont les principales économies du continent “qui enregistrent un rebond après le ralentissement brutal de 2016, mais ce redressement est lent en raison d’un ajustement insuffisant par rapport à la baisse des prix des matières premières et à l’incertitude des politiques”.

En outre, plusieurs pays exportateurs de pétrole de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac) sont confrontés à des difficultés économiques.

Commentant ce rapport au cours d’une discussion avec des journalistes de plusieurs capitales africaines, l’économiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique, Albert Zeufack, a souligné qu’alors “que les pays procèdent à des ajustements budgétaires, nous devons faire en sorte que la conjoncture demeure propice à l’investissement afin que les pays d’Afrique subsaharienne connaissent une reprise plus forte”.

Dans l’ensemble, le rapport appelle à la mise en œuvre urgente de réformes visant à améliorer les institutions qui promeuvent la croissance du secteur privé, développer les marchés financiers locaux, améliorer les infrastructures et renforcer la mobilisation des ressources intérieures.

La Rédaction

Source: L'Indicateur du Renouveau

 

L’armée repousse une attaque terroriste dans une localité d’Ansongo

Ce jour vendredi 28 avril 2017, un accrochage a eu lieu entre des assaillants et une escorte FAMa dans la localité de Tassiga (Ansongo Gao). L’ennemi s’est enfui vers les collines en abandonnant deux (02) véhicules appartenant à des ONG. Lesdits véhicules sont actuellement aux mains des FAMa et la mission d’escorte a repris mouvement. On ne déplore pas de blessés ni de dégâts du côté des FAMa.

a.Bamako

Tanzanien: Le président John Magufuli renvoie 10 000 fonctionnaires pour faux diplômes

Le président Tanzanien John Magufuli a renvoyé près de 10 000 fonctionnaires qui avaient de faux diplômes.

Il avait reçu un rapport plus tôt dans la journée avec une liste d'employés qui possédaient des diplômes douteux.Depuis son arrivée au pouvoir, il y a deux ans, le gouvernement tanzanien a suspendu de façon temporaire le recrutement dans le secteur public, le temps de vérifier les diplômes des fonctionnaires actuels.

Les conclusions du groupe de travail montrent que 9 932 employés du public ont des faux diplômes du secondaire.

Source : BBC

 

Mme Soukeyna Kane nommée Directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali

BAMAKO, le 26 avril 2017 —Mme Soukeyna Kane est nommée au poste de Directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, la Guinée, le Niger et le Tchad, à Bamako (Mali).

De nationalité sénégalaise, Mme Kane est entrée à la Banque en mars 2003 comme spécialiste senior de la gestion financière et a exercé diverses fonctions au sein de la Région Afrique, de la division Politique opérationnelle et services aux pays (OPCS) et de la Région Moyen-Orient et Afrique du Nord.        

Elle travaillait auparavant à la Banque africaine de développement comme auditrice interne principale, et a en outre à son actif une vaste expérience dans le secteur privé : Mme Kane a notamment été directrice administrative et financière aux Assurances générales sénégalaises(AGS), et directrice et auditrice senior chez ERA Audit et Expertise, AEG Paris et Ernst & Young. Expert-comptable, elle est titulaire d’un master en comptabilité et finance, et diplômée de l’Institut commercial supérieur de Paris.                                                                                                            

Avant d’exercer ses nouvelles fonctions, Mme Kane était chef du service Gouvernance pour la Région Europe et Asie centrale de la Banque mondiale.

A son nouveau poste, elle aura pour priorité d’apporter la direction stratégique voulue pour l’élaboration de programmes qui s’inscrivent dans le double objectif poursuivi par la Banque mondiale : mettre fin à l’extrême pauvreté et favoriser le partage de la prospérité au Mali, en Guinée, au Niger et au Tchad, et, plus largement, dans la région du Sahel, et maintenir la qualité du portefeuille d’opérations dans ces pays en travaillant de concert avec des partenaires internes et externes à l’obtention de meilleurs résultats.

Mme Kane prend officiellement ses nouvelles fonctions le 1er mai 2017. A cet effet, elle effectuera sa première visite au Mali du 1er au 5 mai 2017, une visite au cours de laquelle elle rencontrera les autorités nationales.

Source: Banque mondiale

Rentrée politique à Diéma : La sous-Section ADEMA-Pasj de Béma vire au RPM

La rentrée politique du Rassemblement Pour le Mali (RPM) a eu lieu le samedi 22 avril à Béma dans le cercle de Diéma.  Placée sous le signe du travail bien fait, elle a eu pour cachet, l’adhésion au RPM de la sous-section de l’ADEMA-Pasj de Béma, avec 7 conseillers communaux dont le 2ème Vice-président  du Conseil de Cercle de Diéma, Ba Kamissoko. Une forte délégation du Bureau Politique National du parti, conduite par Moriba Keïta et des délégués venus de Kayes, Kita, Niono, Yélimané, et le Secrétaire général de la section RPM de Diéma, étaient  présents  à la cérémonie.

C’est un évènement majeur qui vient de se dérouler à Béma. Toute la sous-section Adema Pasj de cette localité a viré avec armes et bagages au RPM, le parti au pouvoir. Cela, grâce aux efforts du Secrétaire général de la Sous-section de Diéma,Cheickna Coulibaly.

Le Secrétaire général de la Sous-section RPM de Béma, Cheick Tidjane  Kamissoko, tout en saluant les initiateurs de cette rentrée politique, a exprimé sa profonde gratitude  pour le choix de Béma pour « abriter l’évènement combien important pour promouvoir le parti ». Il a ensuite demandé aux uns et aux autres de se donner la main pour réserver une place de choix au parti des tisserands.

Le Secrétaire général de la Section de Diéma, Cheickna Coulibaly, a vivement remercié le Bureau Politique National du parti des tisserands, pour sa solidarité et sa considération vis-à-vis de la section de Diéma. Il a rappelé la première adhésion enregistrée le 06 août 2016, lors de la rentrée politique du RPM. Cheickna Coulibaly a tenu à rendre un vibrant hommage aux initiateurs et organisateurs de l’évènement et a sollicité du BPN, la mise à la disposition de moyens suffisants  pour mener à bien les activités.

Cheickna Coulibaly a rappelé que sa section est structurée en 15 sous-sections du parti ; 15 sous-sections U-F ; 14 sous-sections U-J ; 154 comités U-F et qu’il possède  60 conseillers dont 4 maires titulaires et 08 adjoints au maire.  Le patron du RPM du cercle de Diéma a montré toute sa satisfaction face à l’adhésion courageuse de Ba Kamissoko et de Hammet Diawara, respectivement de Béma et Groumera, à la grande famille des tisserands.

Les responsables du RPM présents ont salué les militants pour leur mobilisation avant de rappeler les objectifs que leur  parti s’est fixé. Cette rencontre a été aussi mise à profit pour faire passer des messages de paix et de cohésion sociale. Les problèmes auxquels le pays fait face n’ont pas été occultés, comme l’effervescence du front social, l’insécurité, la réconciliation nationale etc. C’est ainsi que les tisserands ont appelé à une synergie d’actions de tous les citoyens pour relever les défis.

Le chef de file des adhérents, Djimé dit Ba Kamissoko, a remercié toute la famille RPM, notamment le Secrétaire général de la section de Diéma, Cheickna Coulibaly, pour son ouverture. « C’est suite à une trahison que nous avons décidé de quitter l’ADEMA Pasj pour le  RPM. Nous sommes au RPM aujourd’hui grâce à l’engagement et à la détermination de Cheickna Coulibaly qui a toujours posé des actes concrets (construction d’écoles, réfection de routes, etc.) Bref, il a contribué au développement de la localité. Pour cela, nous ne ménagerons aucun effort pour la promotion du parti des Tisserands  à Diéma en particulier et sur toute l’étendue du territoire du Mali », a-t-il martelé.

Modibo Ouologuem

Le Challenger

Entre Nous: Une gestion rationnelle des deniers publics

« J'invite le Ministre de l'Economie et des Finances à revoir et reformer le système des avantages en nature, notamment les carburants et les produits alimentaires par l'instauration d'un système de cartes, rationnalisant du coup, dans un cadre de prévisions et de maîtrise, le seuil des besoins et des consommations, de sorte que des limites raisonnables soient respectées» ! Extrait du discours tenu par le Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maïga, lors du premier conseil de cabinet de son gouvernement. Une déclaration de rupture mais très réductrice dans le contexte actuel où l’Etat est confronté à d’énormes défis.

La rationalisation des dépenses publiques et la gestion équitable des biens de l’Etat constituent le talon d’Achille des autorités maliennes qui ne se comportent pas souvent comme celles d’un pays en crise. Au-delà des carburants et des produits alimentaires, d’autres catégories auxquelles le Chef du gouvernement n’a pas fait allusion dans son discours, existent.

En premier lieu, la gestion des immeubles de l’Etat et les sommes colossales injectées dans la location des bâtiments abritant certains services publics. Ce qui se passe sous nos cieux depuis des années est tout simplement scandaleux dans un pays où les responsables se soucient de la gestion équitable des ressources financières publiques. Comment comprendre que des services publics paient des millions dans la location d’immeubles alors que l’Etat dispose de bâtiments inoccupés ? Pourquoi les autorités maliennes continuent d’engloutir l’argent du contribuable dans ces locations ? Que faire de l’ancien ministère de la culture qui a servi de quartier général à la campagne de l’actuel Président de la République en 2013 ? Quid de l’ancien ministère de la communication dont l’attribution à un service d’une organisation sous-régionale avait suscité une levée de boucliers des syndicats de l’Agence Malienne de presse et de publicité ? Que reste-t-il de l’ex-siège de la Cour constitutionnelle ? Quel sort sera réservé aux locaux de la Cour suprême qui vient de recevoir un bâtiment tout neuf ? A qui appartiennent les bâtiments loués pour abriter les services publics ?

En second lieu, il y a les avantages exorbitants accordés aux membres du gouvernement, aux élus de la nation et aux responsables de certaines institutions dans un pays présenté dans les discours officiels comme pauvre. Quand il s’agit de puiser dans les caisses pour satisfaire les caprices ou les désirs mégalomanes d’un haut responsable, les financiers remuent ciel et terre pour trouver de l’argent. Mais dès lors qu’il s’agit de satisfaire les doléances des travailleurs, l’Etat devient pauvre. Comment comprendre qu’un ministre dispose d’au moins trois véhicules alors que des cadres des départements sont à pied ou empruntent des moyens de transport en commun pour se rendre au bureau ? Et pourtant, c’est cela qui se passe. Les familles des ministres et des directeurs de services, s’exhibent dans des véhicules de l’Etat alors que les cadres de l’administration triment. Dans quel pays sommes-nous ?

Une gestion rationnelle de ces deux aspects (et d’autres comme l’eau, l’électricité, le téléphone…) permettra à l’Etat d’économiser des milliards de francs qui peuvent être injectés dans d’autres secteurs de développement.  

C.D

Le Challenger

Le MODEC enterre à Dioïla : L’ancien maire et 4 autres conseillers virent au RPM

Le Mouvement pour un destin commun (Modec), parti à l’allure du sectarisme, perd son fief. Il s’agit de Dioïla, où son maire sortant, Mamadou Konaté a démissionné avec 4 autres conseillers.

Le parti du ministre Konimba Sidibé, le Modec, meurt à petit feu. Sa descente aux enfers a commencé avec la composition des listes lors des communales de 2016 après sa débâcle aux législatives de 2013. En perte de vitesse, ce micro parti vient de subir une lourde perte. Ses conseillers issus des élections communales du 20 novembre dans la commune de Kaladougou (Dioïla) viennent de le lâcher. Il s’agit du maire sortant, Mamadou Konaté et ses 4 conseillers. Ce qui fera dire les observateurs politiques que le Modec est enterré dans cette localité, d’où est originaire son président. En tout cas, cet effondrement du Mouvement pour un destin commun fait l’affaire du Rassemblement pour le Mali (RPM) qui a le vent en poupe dans le cercle. Car, c’est au parti présidentiel qu’ils ont déposé armes et bagages.

Les motifs de cette débandade au sein du Modec sont presque connus de tous. Car, il y a de cela 3 ans que les militants ne comprennent pas la posture de leur Président        Sidibé. Il dénonce l’incohérence politique du fondateur du parti. Ils se disent déçu par Konimba Sidibé, de par son double langage.   Membre du gouvernement, le Ministre ne cache pas sa phobie  contre le RPM. Or, pour ses militants soit on est avec un système, ou on est contre. C’est pourquoi, ils s’insurgent contre le double jeu de leur mentor. Celui là même qui leur avait demandé de voter pour le candidat du RPM au second tour de la présidentielle de 2013. Pour eux, il est inconcevable qu’il soit avec IBK et nourrir de la haine contre le parti de celui-ci. Car, on ne saurait dissocier IBK du RPM.

Faut-il le rappeler, pour le même motif, le Modec a été vidé dans deux grandes communes du cercle de Dioïla, notamment  à Massigui et à Niantjila. C’était dans la foulée des préparatifs des élections communales de 2016 où le secrétaire général de la sous-section Modec de Massigui, Broulaye Sidibé, le président d’honneur, Adama Coulibaly et le secrétaire administratif, Boubacar Diarra dit Beken et les autres militants ont claqué la porte du parti. Au même moment, le maire de Niantjila, Amadou Togola a lui aussi démissionné du parti   pour adhérer au RPM.

A l’époque, le porte-parole des démissionnaires, Boubacar Diarra dit Beken,  reprochait au ministre  Sidibé son incongruité politique. «en 2004, il y a eu des incidents douloureux avec des   blessures graves entre nous à l’époque Parena  et le RPM. En la faveur de la création du Modec, nous l’avons suivi. Mais la tension est restée vive entre nous et le RPM. Heureusement, en 2013  après l’élimination de Konimba Sidibé au 1er tour de la présidentielle, il nous a appelé à voter pour le candidat du RPM, IBK. Ensuite, au cours d’une conférence de section à Dioïla dans les perspectives des communales, il nous a demandé de faire des alliances avec des formations politiques qui font notre affaire dans nos localités respectives. Ainsi, nous avons décidé d’aller avec le RPM. Mais, à la dernière minute, le Président Sidibé s’est opposé à cela avec un ton peu courtois.  Or c’est lui-même qui nous a appelés à voter IBK. Et maintenant il dit qu’il avait dit de voter IBK et non le RPM. Pour nous, on ne peut pas distinguer  IBK du RPM », avait-il soutenu.

Oumar KONATE

Source: Le Prétoire

 

Mme Seck Oumou Sall, maire de Goundam : « 2018 ne se fera pas sans moi »

Cette petite phrase lancée au cours de l’émission « Politik » de la chaîne du continent Africable, par le maire de la commune urbaine de Goundam, non moins Présidente du Mouvement Trait d’Union, Mme Seck Oumou Sall, n’échappera pas aux analystes politiques.

Le maire de la commune urbaine de Goundam, Mme Seck Oumou Sall, était le 23 avril dernier, l’invitée de l’émission « Politik » de la chaîne du continent Africable. Pendant plus de 30 minutes, elle a répondu avec une grande sérénité aux questions de notre confrère Mohamed Attaher Halidou. De sa brillante réélection à la tête de la mairie en novembre 2016 à l’Accord pour la paix et la réconciliation en passant par le cas de sa grande sœur Mme Nina Wallet Intalllou, ses relations avec le Président de la République, ses projets politiques, elle a répondu à toutes les questions.

Elle s’est réjouie du retour de sa grande sœur, Mme Nina Wallet Intallou, dans la République. « Elle est dans la République. Aujourd’hui, elle est plus engagée que moi », a précisé Mme Seck. Sur le nouveau gouvernement, Mme le maire de Goundam a fait savoir que la formation d’une équipe gouvernementale est une prérogative exclusive du Président de la République. Défenseur infatigable de la cause féminine, elle aurait souhaité voir plus de femmes au sein du gouvernement. Selon elle, les Maliens attendent beaucoup de l’équipe du Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga.

Elle salue la tenue de la conférence d’entente nationale sans oublier de  déplorer la précipitation dans laquelle ces assises ont été organisées. « C’est un grand pas », a-t-elle déclaré. Le maire de la commune urbaine de Goundam a la ferme conviction que tous les fils et toutes les filles du Mali doivent se retrouver pour parler. « La politique de la chaise vide n’a jamais payé », a-t-elle lancé.

Un appel aux Maliens à se donner la main

« Je suis un trait d’union », a rappelé Mme le maire qui pense que la diversité culturelle est une valeur inestimable du Mali.  Dans la résolution des conflits, elle privilégie la voie du dialogue. Selon elle, l’Etat doit être à l’écoute de ses enfants, y compris ceux qui occupent une partie du territoire national. « Soit on les dégage, soit on discute avec eux », a précisé Mme Seck qui ajoute que l’option militaire n’est pas toujours efficace.

Interrogée sur ses relations avec l’actuel Président de la République, Mme Seck dira qu’elle n’a pas de problèmes avec IBK. Sur la gestion des affaires publiques du Chef de l’Etat, elle a estimé que le bilan a des hauts et des bas en mettant en avant les conditions difficiles dans lesquelles le Président Kéïta a pris les commandes du pays.

Pour le maire de Goundam, l’Accord pour la paix et la réconciliation est « un bon accord ». Elle affiche un grand optimiste. « La paix est possible. Je suis optimiste », a souligné Mme Seck. Elle n’occulte pas les difficultés d’application du document issu du processus d’Alger. « C’est l’application qui pose problème. Certains ne veulent pas nous voir faire la paix…. La crise est devenue un gagne-pain….Tout le monde n’est pas dans la dynamique de voir le Mali tourner cette page…. Si les Maliens se donnent la main, les partenaires font suivre… Il est important que les Maliens se mettent ensemble», a-t-elle fait savoir.

Ses projets politiques pour 2018 ? « Je fais face à plusieurs défis », a souligné Mme le maire réélue qui se bat pour sa commune. Cependant, elle a prononcé cette petite phrase qui n’échappera pas aux analystes politiques. « 2018 ne se fera pas sans moi », a-t-elle lancé.

Au cours de cette interview, Mme Seck Oumou Sall a réaffirmé son engagement indéfectible pour la cause du Mali. « Mon engagement est le même quand il s’agit du Mali, du peuple malien », a-t-elle affirmé.

Chiaka Doumbia

Le Challenger

Mise en œuvre de l’accord : Moussa Mara critique le gouvernement

L’ancien Premier ministre,  Moussa Mara, ne manque d’occasion de porter son jugement sur la situation au Mali. De passage à Paris, le président du parti Yelema”  a fustigé le manque du leadership de l’état, disons du gouvernement dans la mise en œuvre de l’Accord de paix. C’était dans une interview accordée à nos confrères de Paris Match. Morceaux choisis !

Pour l’ancien chef du gouvernement, « la situation sécuritaire dans notre pays est volatile et se situe à un niveau alarmant. Partout sur le territoire, notamment au nord et au centre, les citoyens vivent dans une relative psychose, ce qui fait de l’insécurité, aujourd’hui, la première préoccupation des Maliens, y compris de la diaspora qui nous interpelle à chaque fois qu’elle a l’occasion de s’adresser à un responsable public. Cela vient de m’arriver ici-même à Paris ».

Moussa Mara fustige que « les conflits communautaires et socioprofessionnels sont quelques fois décrits à tort comme des guerres interethniques. On a tort d’assimiler leurs activités à leurs origines ethniques. Les peuhls sont souvent éleveurs et les bambaras des travailleurs de la terre. La plupart des tensions entre ces groupes s’expliquent par les problèmes d’accès aux terres entre éleveurs et agriculteurs. On a tort de les réduire à des conflits entre bambaras et peuhls. Cela étant dit, le risque de dérapages voire de débordements vers des conflits intercommunautaires existe. Il est stimulé par l’accroissement des affrontements, des revanches liées à des différends de plusieurs décennies, des représailles consécutives à des attaques terroristes imputées à un groupe donné… Prenons-en garde ».

L’Etat a déserté de pans entiers du territoire

Il justifie la  recrudescence de la violence au  centre du pays «  d’abord le facteur du recul de l’Etat qui a déserté de pans entiers du territoire dans ces zones où l’accès est difficile avec une grande présence d’eau. Il y a ensuite la circulation des armes, une escalade qui se traduit par la course aux armements afin de se protéger. Il y a également la persistance du banditisme et du terrorisme islamiste, du fait de l’existence dans la zone de leaders radicaux. La stigmatisation liée aux attaques terroristes, les problèmes relatifs à la coexistence difficile et belligène entre les pasteurs et les sédentaires, les éleveurs et les agriculteurs dans un cadre où il n’y a pas de régulateur officiel, ni d’intercesseurs traditionnels, tout cela crée les conditions de confrontations. Il y a enfin une grande paupérisation des populations, comme ailleurs au Mali, qui les fragilise et facilite la criminalisation de la zone mais aussi le développement d’idéologies extrémistes ».

Recul de l’Etat

Réagissant au  rapport de l’agence des Nations Unies au Mali (Ocha-Mali) plus de 700 écoles ont fermé entre Kidal et Ségou, l’ancien PM trouve que « c’est l’une des illustrations les plus dommageables de ce recul de l’Etat. Lorsque nos forces de sécurité quittent des positions, elles laissent derrière elles des territoires désertés entrainant dans leur sillage le départ de l’administration, des collectivités territoriales, de la justice, des écoles et des centres de santé. Cela n’est pas acceptable. L’Etat doit accroitre ses efforts pour assurer sa présence sur le territoire. Il doit faire de la réouverture des écoles une priorité. La souveraineté, c’est d’abord le contrôle étatique à l’intérieur des frontières et ensuite la fourniture de services aux populations partout où ils se trouvent sur le territoire ».

Deux ans après la signature des accords d’Alger, moins de 10% du chemin a été parcouru.

Moussa Mara rappelle que « la question des autorités intérimaires à l’origine est marginale. Tachons de distinguer l’essentiel de l’accessoire. L’essentiel c’est le retour de l’administration partout sur le territoire dans le sillage du redéploiement de l’armée. Cela favorisera le retour des réfugiés et le redémarrage des activités socio-économiques. Cela implique aussi le désarmement des milices, leur réinsertion et l’organisation d’élections. Tout cela dans un délai de deux ans environ. Presque deux ans après la signature des accords d’Alger, moins de 10% du chemin a été parcouru. Pire: l’ordre des choses a été inversé, les acteurs de la mise en œuvre de l’accord s’enlisent dans des débats peu productifs. L’Etat est en grand retard dans la conduite des reformes, le désarmement n’a pas commencé, le redéploiement de l’administration non plus. Les groupes armés et les autorités intérimaires se partagent le pouvoir. Il n’est pas étonnant que les populations reprouvent la mise en place de ces autorités là où elles estiment n’avoir pas été associées, surtout quand les leaders nommés ne sont pas représentatifs. Il faut sortir de cette situation en se fixant des objectifs délimités dans le temps et en entrainant les acteurs sur l’essentiel. C’est l’Etat qui doit exercer le leadership dans la mise en œuvre de l’accord de paix. C’est le seul moyen d’avancer tout en permettant d’indexer les acteurs de mauvaise foi, fort nombreux, n’ayant pas intérêt à la paix et soucieux de faire durer ce processus et les avantages qu’ils tirent de la situation chaotique actuelle ».

Le désarmement avance péniblement

À propos du  désarmement des ex rebelles et du retour des réfugiés, le candidat à la mairie du district de Bamako dénonce que «  le désarmement avance péniblement. Les camps destinés à recevoir les combattants, à désarmer, ont été construits dans leur majorité. Il reste à les identifier, répertorier et stocker les armes, déterminer leurs destinations et dans un délai court (trois mois) les orienter vers leurs destinations finales. Ce processus doit démarrer car la commission en charge de cette tâche a été mise en place il y a deux mois ! On aurait pu la mettre en place plutôt comme la plupart des actions réalisées récemment. Espérons que les choses avancent maintenant. Mais sans objectifs claires, sans calendrier, sans définition univoque des tâches et des responsabilités et monitoring serré du dispositif, on ne pourra pas avancer de manière décisive. Quant au retour des réfugiés, c’est la résultante de l’avancée de la sécurité sur le terrain. Quand les foires et marchés commenceront à fonctionner normalement, quand les gens pourront voyager pour commercer, rendre visite à leurs proches, quand les investissements dans l’agriculture, les infrastructures ou l’agro-industrie pourront être engagés… les réfugiés reviendront. Personne n’est heureux loin de chez lui, même pris en charge ! ».

Pas de prédiction sur l’avenir politique d’IBK

Pour lui, il y a « deux perspectives : la plus heureuse est la reprise en main déterminée du processus de paix par l’Etat. Il doit jouer le rôle de moteur pour les autres acteurs, y compris la communauté internationale. Cela obligera les groupes armés à suivre le mouvement et à accompagner l’Etat, ceux d’entre eux qui sont de mauvaise foi seront rapidement démasqués et mis de côté ! Il y a la seconde perspective, celle des petits pas et du « tango macabre ». Elle correspond à une avancée timide sur un chantier suivi par un recul sur un autre chantier, enlisant le processus et maintenant l’insécurité et la volatilité de la situation, laissant perdurer le terrorisme et les trafics (drogue, armes, êtres humains…) qui alimentent l’insécurité et maintiennent ainsi une bonne partie de notre territoire dans une situation d’entre deux, ni en guerre ni en paix. Cela arrangerait les seigneurs de guerre dont de nombreux leaders rebelles et, peut-être, certains acteurs étatiques! Cette situation peut lasser les Maliens mais aussi les soutiens internationaux, entrainer le retrait de certains d’entre eux, annuler les projets d’investissements structurants indispensables à l’essor de notre pays. Elle peut déboucher sur une crise majeure. Il appartient à l’Etat de choisir laquelle de ces deux directions il doit prendre ! La récente orientation donnée par le chef de l’Etat au Gouvernement mis en place au début du mois d’avril est un signe positif à concrétiser rapidement ».

Interrogé sur  l’avenir politique du président IBK, l’ancien Premier ministre dira ceci : « Il ne m’appartient pas de faire des prédictions d’avenir politique pour le président IBK. Cependant, comme dans tous les pays au monde, l’avenir politique d’IBK comme celui de Moussa Mara appartient au peuple malien ».

Rassemblés par MD

L'Indicateur du Renouveau

Blocage du marché de la carte biométrique : La classe politique s’insurge

La classe politique malienne saura-t-elle démentir le constat malheureux qu’elle n’est pas toujours prompte à réagir pour prévenir, que de manifester pour un rattrapage tardif ? La nécessité de confectionner les cartes biométriques dans les délais (les élections, c’est dans 18 mois) lui en donne une précieuse occasion : exiger l’exécution du marché de la biométrie avant qu’il ne soit trop tard, car les cartes biométriques sont gages d’élections crédibles, à l’abri de la fraude et de l’achat des voix, qui ont caractérisé toutes les consultations précédentes. Or sait-on, des élections transparentes, c’est l’affaire du gouvernement, et pas plus que des partis politiques, qui ne doivent pas dormir sur les lauriers et regarder tranquillement le gouvernement.

Dans un appel d’offres ouvert, Cissé Technologie s’en est sorti adjudicateur du marché. Plusieurs mois après l’attribution du marché de la biométrie à Cissé Technologie, et la saisine des autorités maliennes par l’Imprimerie Nationale de France, partenaire de Cissé Technologie dans la confection des cartes, la classe politique malienne doit-elle rester là en spectatrice de l’avènement d’un futur cafouillage, au lieu de soutenir l’exécution rapide de ce marché ?

Contactés par Le Républicain, des acteurs politiques maliens de la majorité, aussi bien que de l’opposition s’insurgent contre le blocage du financement par l’Etat du marché de la biométrie, alors que celui-ci est porteur de centaines d’emplois des jeunes maliens. En effet des centaines de dossiers des jeunes sont déposés dans l’espoir d’avoir un emploi et atténuer leur souffrance de sans emploi.

Parmi les conséquences de l’obstruction administrative dans le dossier de la carte CEDEAO, on peut citer, entre autres, l’aggravation de la conjoncture économique et financière des familles des jeunes dont les dossiers sont en attente d’être retenus ; la détérioration d’un climat social déjà très lourd avec les multiples grèves en cours dans le pays, selon certains de nos interlocuteurs. Un autre avantage de l’adjudication de cette entreprise malienne est, en outre la création d’emplois pour les jeunes maliens, le transfert de technologie, la création d’opportunités pour de mini entreprises et dans des secteurs divers.

D’autres hommes politiques ont eu la désagréable surprise d’apprendre ce blocage, et promettent d’approcher Cissé technologie pour en savoir plus avant de réagir. Tant disque d’autres n’en croient pas vraiment qu’on puisse en arriver à bloquer un marché adjugé. Ainsi pour les hommes politiques contactés, « s’il y a des blocages, le gouvernement doit voir avec ses partenaires pour débloquer la situation », car les cartes biométriques sont sécurisées et permettront de réaliser des élections transparentes. Pour d’autres encore, il ne s’agirait pas seulement d’une affaire de gros sous, mais aussi de volonté de « tripatouiller ». Pour d’autres aussi, ce blocage est une manœuvre, qui est faite à dessein. On ne veut pas quitter le pouvoir. Qui a peur de la biométrie, de la transparence des élections exigée par l’opposition ?

  1. Daou

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Réactions de la classe politique 

Moussa Mara, président du parti Yelèma et ancien Premier ministre du Mali : « S’il y a des blocages, le gouvernement doit débloquer la situation »

 S’il y a des blocages au niveau de la confection des cartes biométriques, je ne suis pas au courant. Nous savons quand même que les cartes biométriques sont sécurisées et permettront de réaliser des élections transparentes. S’il y a des blocages, le gouvernement doit voir avec ses partenaires pour débloquer la situation.

 * Dr Oumar Mariko président de SADI : « J‘enverrais un membre du parti chez Cissé Technologies pour s’imprégner de l’affaire »

Notre priorité c’est les cartes Nina, je ne suis pas au courant pour les cartes biométriques. J‘enverrais un membre du parti chez Cissé Technologies pour s’imprégner de l’affaire, avant de nous prononcer la dessus. Notre priorité reste les cartes Nina

* Djiguiba Kéita dit PPR : « Il est vraiment inadmissible que nos autorités bloquent la sécurisation des documents d’identification nationale fiable »

Hélas ! Ce ne serait pas une première si l’option de ce blocage était avérée. En effet, nous avons vu que dans l’histoire des tracteurs, pour faire passer celui qui était leur candidat, les pouvoirs publics ont violé la loi qu’eux-mêmes avaient édictée. Mais ici, apparemment ce ne serait pas seulement une affaire de gros sous, mais de volonté de « tripatouiller » : tout ce qui est transparent est suspect aux yeux des gouvernants.

Il est vraiment inadmissible que nos autorités bloquent la cadence de la création d’emplois pour les jeunes et la sécurisation du document d’identification nationale fiable ou la carte d’identité nationale biométrique multifonctionnelle. Or, au vu des éléments que votre journal a publiés, il apparait nettement que la société Cissé Technologie s’est donné les moyens adéquats pour se faire attribuer un grand marché : elle s’est alliée à une entreprise dont la notoriété a dépassé les frontières de la France : l’Imprimerie Nationale de France.

De par l’histoire, nous savons que des bulletins de vote aux billets de banque, en passant par des gadgets de haut standing, la fiabilité de l’Imprimerie Nationale de France est parmi les meilleures. Quand on sait en plus l’emprise qu’a la France sur le Mali aujourd’hui, on ne peut s’empêcher de s’étonner de l’acharnement du pouvoir à bloquer ce marché.

Les conséquences de l’obstruction administrative dans le dossier de la carte CEDEAO sont multiples, on peut citer, entre autres : l’aggravation de la conjoncture économique et financière des familles des jeunes dont les dossiers sont en attente d’être retenus ; la détérioration d’un climat social déjà très lourd avec les multiples grèves en cours dans le pays, or, la suite de cela n’est maitrisable par personne.

L’attitude politique conséquente à adopter, c’est le combat collectif sans relâche que l’opposition doit mener frontalement pour l’introduction de la biométrie en vue des élections générales crédibles et transparentes. C’est aussi d’explorer la possibilité d’entreprendre une investigation politique sans complaisance - comme l’a fait le Parena dans les sombres affaires des tracteurs et de l’engrais frelaté- des marchés publics attribués aux opérateurs économiques et sociétés écrans des différents secteurs.

* Honorable Kalilou Ouattara, député à l’Assemblée nationale, membre de l’Adp Maliba : ‘’ Cette manœuvre est faite à dessein ’’

J’ai déjà lu un article sur ce dossier. Mais qui est derrière ce blocage ? Cette manœuvre est faite à dessein. Les gens ne veulent pas quitter le pouvoir. Malheureusement, nous sommes impuissants, sinon, si nous sortons dans la rue, ça va finir. La classe politique a les mains liées. Tout le monde est corrompu. Les partis politiques sont devenus un lieu de dépouillement de la population. Il faut balayer le système, c’est tout.

Réalisé par la Rédaction

Source: Lerepublicainmali

 

Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 26 avril 2017

Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 26 avril 2017

Le Conseil des Ministres s'est réuni en session ordinaire, le mercredi 26 avril 2017 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République.

Après examen des points inscrits à l'ordre du jour, le Conseil a :

- adopté des projets de texte ;

- et procédé à des nominations.

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES :

AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE :

Sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi de programmation relative à la sécurité intérieure pour les années 2017 à 2021.

L’organisation du secteur de la sécurité au Mali connait des dysfonctionnements et des insuffisances, notamment, le manque de personnel, la faible capacité opérationnelle des forces de sécurité et de protection civile, le manque d’équipements et d’infrastructures adaptés.

Le projet de loi adopté vise à corriger ces disfonctionnements et insuffisances et à permettre aux forces de sécurité de mieux assurer la protection des personnes et de leurs biens et de participer à la défense de l’intégrité territoriale.

Il détermine, pour la période de 2017 à 2021, les besoins nouveaux des forces de sécurité en termes de recrutement et de formation du personnel, d’équipement, de réalisation d’infrastructures et d’amélioration des conditions de vie des forces de sécurité.

L’incidence financière des mesures préconisées est évaluée à 157 milliards 524 millions francs CFA.

L’adoption du présent projet de loi s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE :

Sur le rapport du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les modalités d’application de la Loi n°2016-031 du 07 juillet 2016 portant statut des fonctionnaires du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée.

Les fonctionnaires du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée concourent à l’exécution des décisions pénales et au maintien de la sécurité au sein des établissements pénitentiaires et de l’éducation surveillée.

Le projet de décret adopté précise et complète les dispositions de loi du 07 juillet 2016.

Il répartit les fonctionnaires du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée entre les corps des inspecteurs, des contrôleurs et des agents techniques.

Il fixe les dispositions particulières relatives aux conditions de recrutement, de formation et d’avancement applicables à ces différents corps.

L’adoption du présent projet de décret contribuera à l’amélioration de la gestion des carrières des fonctionnaires du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Sur le rapport du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret instituant la Journée de la Recherche et de l’Innovation en République du Mali.

Le projet de décret adopté institue la Journée de la recherche et de l’innovation qui se tiendra le 30 juin tous les deux ans sur un thème précis.

L’institution de cette journée vise à reconnaître le mérite du chercheur et de l’innovateur, à promouvoir et à valoriser la contribution de la science, de la technologie et de l’innovation au progrès et au bien-être des populations.

Elle sera l’occasion de récompenser les chercheurs et les auteurs de publications scientifiques, d’œuvres, d’inventions ou d’innovations technologiques les plus pertinentes.

Elle constitue un espace d’information du public sur les résultats de la recherche et de l’innovation dans les différents domaines scientifiques, socio-économiques et culturels au Mali.

L’institution de la Journée de la recherche et de l’innovation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté du Président de la République de faire de la recherche scientifique un des moteurs du développement de notre pays.

Elle s’inscrit également dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie 2024 de l’Union africaine sur la science, la technique et l’innovation.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION :

Sur le rapport du ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les modalités d’application de la Loi n°98-020 du 9 mars 1998 régissant le recensement général de la population et de l’habitat.

Le recensement général de la population et de l’habitat est institué par la loi du 9 mars 1998 dans la perspective de fournir des données sociodémographiques pertinentes et fiables et d’assurer une meilleure prise en compte des variables démographiques dans la formulation des programmes et stratégies de développement.

Le décret du 27 mars 1998 fixant les modalités d’application de cette loi nécessite d’être relu en raison des mutations du cadre institutionnel de gestion du processus de recensement général de la population et de l’habitat.

Le projet de décret est adopté dans ce cadre.

Il institue tous les dix (10) ans le recensement général de la population et de l’habitat et prévoit au niveau national, régional et local les organes de supervision et de coordination des opérations de recensement.

L’adoption du présent projet de décret s’inscrit dans le cadre de l’amélioration de l’organisation des opérations de recensement de la population et de l’habitat au Mali.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :

AU TITRE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE :

Membres du Conseil de régulation de l’Autorité malienne de Régulation des Télécommunications, des Technologie de l’Information et de la Communication et des Postes :

- Président :
Monsieur Cheick Sidi Mohamed NIMAGA, Ingénieur des télécommunications ; .

- Chargé des technologies de l’information et de la communication:
Monsieur Alioune Badara TRAORE, Docteur en Informatique

- Chargé des questions juridiques :
Monsieur Ahmadou TRAORE, Juriste

- Chargé des questions économiques :
Monsieur Lamine Seydou TRAORE, Expert-comptable ;

- Chargé des postes :
Monsieur Abdramane Kalil HAIDARA, Administrateur des postes

AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE :

- Chargé de Missions :
Monsieur Housseyni TOURE, Administrateur Civil ;

Monsieur Sidi TOURE, Assureur.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA DECENTRALISATION ET DE LA FISCALITE LOCALE:

- Secrétaire Général :
Monsieur Séni TOURE, Administrateur Civil

- Chargé de Mission :
Madame TOURE Safiatou Boubacar, Psychopédagogue.

Bamako, le 26 avril 2017

Le Secrétaire général du Gouvernement,

Madame SANOGO Aminata MALLE
Chevalier de l’Ordre national

 

Yaya Sangaré deputé à l’ AN : « il suffit que l’Adema-PASJ assume courageusement ses erreurs et ses fautes…..

L’honorable Yaya Sangaré dit que l'Adema-PASJ a le devoir de redonner espoir au peuple malien. Pour ce faire, il doit capitaliser ses expériences pour faire du Mali un pays véritablement démocratique et progressiste. Au regard des derniers résultats et de tout ce qu'apportent les cadres du parti dans la stabilité et la gouvernance du pays, l'Adema-PASJ incarne encore l'espoir, l'espérance des Maliennes et des Maliens. Il suffit que l'Adema-PASJ assume courageusement ses erreurs et ses fautes pour attirer le maximum de Maliens autour de lui. Car le parti possède encore, malgré toutes les campagnes de dénigrement et de débauchages sauvages, des ressources humaines, morales et intellectuelles suffisantes pour le sursaut. L'Adema-PASJ a une mission historique dans l'ancrage et la consolidation de la démocratie dans notre pays, une mission qui est loin d'être achevée au regard de toute cette situation désastreuse à laquelle on assiste. L'Adema-PASJ ne doit et ne peut plus continuer à se complaire dans l'accompagnement sans "conditions", dans le soutien aveugle, sans préalables ni réserves au prince du jour. Après dix ans de gestion du pouvoir d'Etat, presque 15 ans d'accompagnement, l'Adema-PASJ se doit d'avoir des ambitions légitimes avec des objectifs politiques clairs. Il se doit de défendre âprement ses intérêts politiques et le devenir de la classe politique malienne dans son ensemble. L'Adema-PASJ a mûri avec ses militants qui réclament plus de considération, plus de respect.

Le Reporter

Abdoulaye Garba Tapo : « J'ai toujours tenu le pouvoir exécutif comme responsable du dysfonctionnement de la justice ...»

«Cher ami doyen, je suis bien placé pour savoir de quoi tu parles et c'est révoltant. J'ai toujours tenu le pouvoir exécutif comme responsable du dysfonctionnement de la justice qui en réalité n'est indépendante que de nom. Pour avoir été Garde des Sceaux, je sais ce que c'est. Et en voulant mettre de l'ordre, je dérangeais plus le pouvoir exécutif que les juges dont beaucoup comprenaient le sens de mon action. Je me retrouve bientôt devant la Cour d'appel pour avoir perdu contre une société hôtelière qui doit plus de 500 millions à EDM pour avoir fraudé le courant. Le tribunal a rejeté la responsabilité de l'hôtel et c'est toujours la même main qui est derrière. On n’a pas fini de parler de cette situation sombre pour la justice, et nous incriminons souvent à tort les juges alors que la responsabilité se situe ailleurs».

Le Reporter

Analyse des 4 axes que le président IBK a instruits au nouveau gouvernement (Première partie)

L’arrivée du nouveau gouvernement le 11 avril 2017 a été marquée par un contexte social tendu avec des revendications sociales çà  et là, des attaques successives au nord et au centre, une grogne sociale.

Lors du tout premier conseil des ministres avec son nouveau gouvernement, le Président IBK a réitéré sa volonté de résoudre le problème des maliens, et a instruit 4 axes prioritaires à savoir: parachever la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d'Alger" ; apaiser le climat social ; mettre en œuvre le Programme présidentiel d'urgences sociales et enfin adapter la diplomatie malienne aux exigences de notre place et de notre rôle dans les questions régionales et internationales.

Contrairement à ce que pensent certains maliens, ce gouvernement n’a pas été mis en place pour préparer la campagne de l’élection présidentielle de 2018. A notre avis, nous pensons que c’est un gouvernement qui vise à relever les défis de l’heure. Il est très facile de faire les constats suivants :

- Aucun développement économique et social n’est possible sans la paix et la réconciliation.

-Les revendications sociales sont légitimes à l’heure actuelle. C’est en cela d’ailleurs qu’il faut saluer les efforts du gouvernement allant dans le sens du renforcement du dialogue social en vue de trouver une solution définitive au front social dont l’intensité de la tension a baissé suite à la fin de la grève du syndicat de la Santé.

- Le président IBK a focalisé son  premier mandat sur la résolution de la crise multidimensionnelle survenue en 2012; la relance du Mali sur la scène internationale, le maintien de la stabilité économique du pays ; le paiement du  salaire des fonctionnaires à temps; les réformes institutionnelles visant à soulager la population. Son nouveau programme d’urgence social (PUS) est une suite logique du cadre de relance économique et développement durable de 2017-2020. Ce programme vise essentiellement à soutenir les secteurs sociaux de base les plus affectés par la crise. Le PUS dans ses objectifs va soutenir l’éducation, la santé, l’environnement, le désenclavement, l’énergie, les couches défavorisées. Les travaux d’investissement et d'infrastructures. La lutte contre le chômage et l’amélioration des conditions de vie des maliens.

-La relance de la diplomatie active. Ce qui permettra à notre pays de retrouver sa place sur la scène internationale et de donner confiance aux investisseurs privés étrangers.

Nous sommes conscients que notre pays traverse un moment difficile de son histoire mais aussi convaincus que le Mali sortira grandi de cette épreuve comme de par le passé. Peuple d’hospitalité légendaire, de fraternité et d’entraide sociale, peuple de vaillants soldats, peuple de grands érudits, ceci est un appel à toutes les filles et tous les fils de la Nation à sauver l’essentiel qu’est le Mali. Vive le Mali un et indivisible dans la prospérité.

Makan Diarra

Le Président du Comité de soutien à l’action gouvernementale

Mali : L’UE signe deux conventions de financement de plus de 36,7 milliards FCFA

L'Union européenne poursuit son appui en faveur du Mali pour renforcer sa sécurité alimentaire et sa résilience face aux effets du changement climatique. C’est dans ce cadre que l'Ambassadeur de l'Union européenne au Mali, M. Alain Holleville, et le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Abdoulaye Diop, ont signé ce mardi 25 avril 2017, au ministère des Affaires étrangères, deux nouvelles conventions de financement portant sur plus de 36,7 milliards de francs  CFA (soit 56 millions d'euros). 

Ces 2 accords de financement concernent:

-      le contrat de réforme sectorielle pour la Sécurité alimentaire et nutritionnelle et pour l'Agriculture durable (CRS-SANAD), d'un montant de 32,8 milliards de franc F CFA (50 millions d'euros),et,

-      la mise en œuvre de la deuxième phase de l'«Alliance globale contre le changement climatique» (AGCC-Mali 2), d'un montant européen de 3,9 milliards de francs CFA (6 millions d'euros) assorti d'un financement du gouvernement malien à hauteur de 0.4 milliard de francs CFA.

Selon l'Ambassadeur de l'Union européenne au Mali, "cette cérémonie traduit une fois encore plus en actes concrets, les engagements de l'Europe (Institutions et Etats membres) à accompagner le Mali dans ses efforts pour le développement, la sécurité et la paix". Pour finir, M Alain Holleville a souhaité la poursuite de cette bonne coopération avec le gouvernement du Mali et l’ensemble des partenaires dans un esprit de dialogue ouvert.

Le contrat de réforme sectorielle pour la Sécurité alimentaire et nutritionnelle et pour l'Agriculture durable au Mali (CRS-SANAD)appuiera la gouvernance du secteur agricole et le développement de la chaîne de valeur du riz au Mali. Plus spécifiquement, ce financement servira à :

-       soutenir le budget de l'Etat à hauteur de 13,8 milliards de francs CFA, sous la forme d'un appui budgétaire;

-       renforcer les capacités de la Cellule de planification et de statistique du secteur Développement Rural ainsi que celles de l'Interprofession riz du Mali;

-       soutenir l'Office du Niger pour l'aménagement de 2.500 hectares supplémentaires, la gestion de l'eau ainsi que le renforcement de la gouvernance du secteur;

-       appuyer les acteurs de la zone de l'Office du Niger dans leurs activités de production, de transformation et de commercialisation.

Ce nouveau programme s'inscrit dans la continuité des appuis de l’Union européenne au Gouvernement du Mali et en particulier à l'Office du Niger pour soutenir la production et la productivité du riz qui est aujourd'hui une priorité du Gouvernement et ce afin de faire face à la demande croissante de riz au niveau national, en particulier dans les zones urbaines.

La phase 2 du programme «Alliance globale contre le changement climatique au Mali» (AGCC-Mali 2),  à la suite de l'AGCC 1, contribuera à la gestion durable des ressources naturelles en réponse aux enjeux du changement climatique. Dans cette perspective, le programme visera particulièrement  le secteur forestier dans son rôle important à la fois en matière d'adaptation et d'atténuation au changement climatique.  

Dans ce cadre, l'AGCC 2 s'attellera à:

-       améliorer le flux d'information dans le domaine du changement climatique et de la foresterie;

-       engager la mise en place d'un système de suivi de la couverture forestière;

-       améliorer la couverture forestière dans une série de communes vulnérables au changement climatique.

Ce projet aidera en outre le Mali à mettre en œuvre et à suivre ses engagements dans le cadre de l'Accord de Paris sur le changement climatique.

Source : Délégation de l'Union européenne en République du Mali

 mali24

 

Commune I du district de Bamako : Une camionnette de BRAMALI SA termine sa course dans un ravin et casse les pieds de quatre adolescents

Lundi le  24 avril, il était environ 21 h  quand un accident s’est produit à Banconi Flanbougou en commune I du district de Bamako.

C’est une camionnette de la société Bramali qui termine sa course dans un ravin avant de broyer les pieds de quatre  adolescents assis autour devant leur porte à Banconi Flanbougou. Les causes de l’accident ne sont pas encore élucidées, mais tout porte à croire que le conducteur a perdu le contrôle de son véhicule avant de faire une chute dans le ravin en contrebas de la route

Le conducteur affolé est resté crispé au volant de sa camionnette. Certains jeunes ont vite mis le chauffeur à l’abri pour éviter un lynchage des jeunes sortis massivement pour se faire justice. Les victimes sont des jeunes du quartier âgés de 18 ans environs. D’autres groupes de  jeunes ont eu la vie sauve grâce à l’agilité de leurs jambes. « Nous avons vu la camionnette balancée de gauche à droite tout fonçant droit sur nous. C’est ainsi que nous nous sommes mis à l’abri rapidement ». Les malheureuses victimes de cet accident n’ont pas eu cette chance. Trois d’entre eux sont dans un état grave car leurs pieds sont sérieusement fracturés.  « J’ai vu des victimes qui ont presque des pieds broyés. C’était intenable de regarder leur blessures ». Après une vingtaine de minutes les sapeurs-pompiers sont arrivés sur le lieu d’accident pour évacuer les blessés à l’hôpital.

Les policiers du 3ème  arrondissement se sont  rendus sur le lieu en lieu et place de leurs homologues du 6ème arrondissant qui couvre la commune. L’opération de secours a duré  une trentaine de minutes. Le malheureux chauffeur a été remis aux policiers pour être entendu.

Dily Kane

mali24

 

Mohamed Bazoum,le ministre nigérien de l’intérieur: "Le Mali est notre plus grande inquiétude"

Dans un entretien accordé à VOA Afrique, le ministre nigérien de l’intérieur, Mohamed Bazoum, revient sur la situation dangereuse le long de la frontière entre le Niger et le Mali. Le ministre nigérien affirme aussi que le combat contre Boko Haram est "pratiquement gagné". Entretien.

 

Diriez-vous que le combat est gagné contre Boko Haram ?

Mohamed Bazoum : "Il est pratiquement gagné. Nous avons eu beaucoup de succès. L'ennemi a été affaibli au Nigeria, au Cameroun, au Niger et au Tchad depuis longtemps. Il reste quelques capacités résiduelles de nuisance mais rien de comparable à ce qu'on voyait il y a quelques années. Rien de nature à remettre en cause la stabilité des pays voisins du Nigeria. Dans l'Etat de Borno, Boko Haram a encore quelques capacités mais elles ne sont pas importantes."

La frontière est-elle entièrement sécurisée entre le Niger et Nigeria ?

Mohamed Bazoum : "Nous sommes présents dans la mesure des moyens que nous avons et dans la mesure du nombre de militaires que nous pouvons projeter. Au total, la frontière est assez bien gardée même s’il reste quelques interstices. Rarement, désormais, ils sont en mesure d’attaquer nos positions comme ils l’ont fait ce mois-ci (NDRL àGeskérou) et ils l’ont appris à leurs dépens. C’était leur dernier baroud d’honneur".

Les îles du Lac Tchad sont-elles le dernier bastion de Boko Haram ?

Mohamed Bazoum : "Oui, c'est leur dernier sanctuaire. Ils sont retranchés dans ces îles et une opération doit avoir lieu pour nettoyer ce no man's land situé entre tous les Etats. C'est difficile de contrôler et de stationner des forces de façon fixe. Cela leur offre le meilleur espace mais c’est la fin de leur existence."

Est-ce que la frontière avec le Mali ne constitue pas un danger plus sérieux ?

Mohamed Bazoum : "Tout à fait. Malheureusement, les risques sont plus grands car la situation ne s’améliore pas au Mali, au contraire. Nous avons de sérieux indices qui montrent que la menace à venir est encore plus forte que celle éprouvée jusqu'à présent."

Pourquoi la situation ne s'améliore pas au Mali malgré Serval, Barkhane ou la Minusma ?

Mohamed Bazoum : "Le problème c’est qu’il n’y a pas qu’a la frontière malienne qu’il y a des défis. La situation dans le centre du Mali, jusqu’à Mopti, s’est fortement dégradée. C’est une zone où il n’y a pas la Minusma. Cette dernière n’a pas été un modèle d’efficacité car c’est une opération de maintien de la paix or nous ne sommes plus au Mali en situation de paix, malgré l’accord d’Alger. Il y a eu beaucoup d’espace pour les organisations terroristes. Kidal a toujours un statut ambigu malgré le MOC et les autorités de transition installées. Le nord de Kidal échappe à tout contrôle de forces qui ne soient pas hostiles à l’Etat du Mali et à la communauté internationale. A Tombouctou, cela va beaucoup mieux mais il y a toujours des difficultés. La zone entre Menaka et notre frontière est truffée de terroristes qui ont quelques sanctuaires et qui agissent contre nous. Plus au sud, à la frontière du Burkina aussi, il y a des terroristes. C’est cette dynamique négative qui est la réalité aujourd’hui."

Pensez-vous que l’otage américain enlevé à Abalak au Niger en octobre 2016 se trouve au Mali ?

Mohamed Bazoum : "Oui, il est encore au Mali, s'il est encore envie. Je ne suis au courant de rien, je l'avoue. Des personnes comme cet Américain enlevé, ne devraient pas se trouver dans cette région là. On ne leur assurera jamais assez de sécurité. Ce sont des cibles prisées par les terroristes qui ont une grande valeur. Pour certains pays même, ils peuvent avoir une valeur marchande. C'est le genre de personnes que nous ne voulons pas voir vivre dans certaines régions de notre pays dans un état d'isolement. Ils contreviennent aux consignes de leurs propres Etats et nous nuisent considérablement. C’est son cas. C’est de l’imprudence qui traduit un certain romantisme de la part d’une personne par ailleurs tout à fait sympathique et admirée par les populations. Cela a un prix élevé pour cette personne et pour le Niger."

Pourquoi Niamey a décidé de répondre favorablement aux demandes de Bruxelles en matière d'immigration clandestine ?

Mohamed Bazoum : « Ce sont des raisons simples, propres au Niger. D’abord, le Niger n’est pas un pays de départ de migrants vers l’Europe. Sinon, nous serions gênés puisque nous aurions à lutter contre nos propres compatriotes. Cela aurait eu un cout en terme d’image, de popularité pour nous. Ce n’est pas le cas contrairement à d’autres pays qui ne sont pas aussi actifs que nous dans le cadre de la mise en œuvre de ce que nous avons promis à La Valette. Lorsque nous luttons contre l’immigration clandestine, nous luttons aussi contre la corruption de nos services de douane aux frontières. Nous savons surtout que les véhicules qui déposent les migrants en Libye ne reviennent pas vides. Ils reviennent avec des armes qui alimentent le trafic dans la région et qui nourrissent cette guerre au Mali ou Boko Haram. Il y a aussi une interconnexion avec le trafic de drogue. Ceux qui savent contourner les frontières, pour faire passer les migrants acquièrent un savoir-faire utilisé par les trafiquants de drogue. Et le terrorisme est derrière tout cela. Donc lutter contre l’immigration clandestine, c’est lutter contre le terrorisme »

Nicolas Pinault avec Mali24

Le PDG Modibo Koné ou le fantôme de Tatam Ly

Candidature ou canular ? En tout cas, les ambitions présidentielles des Maliens commencent à se manifester depuis l’extérieur. C’est le cas de cet ancien PDG de la Cmdt, qui ne manque visiblement pas de raison de chercher à compter dans la danse pour avoir été victime d’un limogeage suspect et mitigé quelques mois seulement après sa consécration. Il s’agit comme on s’en doute de Modibo Koné, le successeur de l’actuel maire de la commune urbaine de Sikasso.

Comme son prédécesseur, il donne l’air d’avoir lui aussi succombé au charme de la politique. Il en a bruyamment et indiscrètement montré les symptômes depuis la capitale sénégalaise, l’endroit qu’il a choisis pour larguer les amarres d’un mouvement qui pourrait être considéré comme le déclenchement des hostilités pour la bataille électorale de 2018.

Tombé en disgrâce suite à l’attribution d’un marché contre les intérêts de la famille présidentielle, l’ancien PDG a trouvé refuge dans un combat politique qu’il mène pour le moins avec succès, à en juger par les allures du grand rassemblement organisé sous sa houlette à Dakar. Selon nos sources, l’événement a mobilisé pas moins de deux cents participants partis de la capitale malienne pour se joindre aux Maliens du pays d’accueil. Recoupements faits, il nous revient que l’ancien président de la République en exil sur les lieux n’y était pas.

Mais c’est tout comme puisqu’un farouche partisan d’ATT et non des moindres aura été très actif dans la démarche. Il s’agit de l’ancien président du Conseil national de la jeunesse sous ATT, Abdoulaye Touré, le même qui sillonne depuis quelques temps la planète entière pour implanter des embryons et cellules du mouvement politique qui a pignon sur rue dans les réseaux, FADIMA (Forces Alternatives pour le Développement du Mali). Il n’est pas le seul illustre convive du rassemblement  de Dakar.

On y dénombre également l’épouse de l’ancien Premier ministre Oumar Tatam Ly. C’est d’ailleurs pour la propulsion de ce dernier, estiment certaines sources, que la mobilisation de la capitale sénégalaise a été concoctée par l’ancien PDG de la CMDT, lequel ne serait qu’un paravent destiné à maintenir dans l’ombre une candidature à la prochaine présidentielle qui se prépare depuis plus de deux années.

Démissionnaire du premier Gouvernement d’IBK avec fracas, Oumar Tatam Ly fera figure, selon toute évidence, de principal obstacle à la réélection d’IBK en 2018 tant il a pris des longueurs d’avance dans les préparatifs de cette échéance. Comme ATT en 2002, la stratégie consiste à miner le terrain par une multiplication exceptionnelle de de petites cellules associatives, une habileté derrière laquelle beaucoup d’observateurs voient la main de l’ancien chef de l’Etat Alpha Oumar Konaré.

Quoi qu’il en soit, la mayonnaise commence à prendre un peu partout car nombreux sont également les acteurs politiques qui se disent convaincus qu’il constitue la meilleure alternative à un soutien à IBK, l’employeur sur lequel Oumar Tatam Ly a eu raison sur toute la ligne.

La Rédaction

Source: Le Témoin

Le Pdg des Aéroports veut résister au vent du changement

Officiellement le Président directeur-général des Aéroports du Mali est viré depuis la veille du remaniement ministériel. Le Secrétaire général du département en charge des transports et de l’équipement en a posé l’acte en le lui notifiant après nomination de son remplaçant. Lequel, selon nos sources, n’est autre qu’une conseillère à la tutelle. Le décret était encore dans le circuit, mais il a eu un écho favorable dans les couloirs des Aéroports du Mali où les cadres ont toujours rêvé d’un changement pour mettre un terme au pilotage à vue caractéristique de la gestion du Pdg Daouda Dembélé. Sauf que ce dernier, à en croire, tente de résister farouchement au vent du changement et par tous les moyens. Alors qu’il devait arrêter de poser des actes au nom de l’entreprise et même se faire remplacer par un intérim, le quasi Indéboulonnable Président-Directeur Général continue de se maintenir en post, au motif que l’abrogation de son décret est intervenue sous un ministre dont il ne relève plus depuis l’avènement d’un nouveau gouvernement. En effet, le remaniement ministériel ayant séparé les portefeuilles des transports de l’équipement, le décret d’attribution affecte désormais les Aéroports au nouveau ministre.

L’éternelle problématique des dotations de l’armée

Chassez le naturel, il revient au galop ! Cette maxime s’applique bel et bien à la persistance du drame vécu dans les rangs même sous l’ère IBK, celui-là même  qui a été imposé envers et contre tout par  la Grande Muette ou du mois sa frange qui y faisait et défaisait les hommes politiques en son sein. Il nous revient, en effet, que les troupes n’ont jamais été aussi moins habillées que depuis l’avènement de la fameuse Loi d’orientation et de programmation militaire. Après tout le boucan et le tapage pour soutenir son financement à coups de centaines de milliards, nombreux sont encore les éléments à se plaindre d’une dotation au rabais qui ne dépasse guère une seule distribution d’équipements durant tout le quinquennat finissant. Comparaison n’est peut-être pas raison, mais la question fait peu à peu jaser. Et des voix s’élèvent en sourdine pour chuchoter que l’annualité des dotations, en dépit de quelques retards, était bel et bien rigoureusement  respectée sous ATT. Il n’est jamais arrivé par exemple que les Forces armées et de sécurité fêtent le 22 Septembre sans des nouveaux équipements. IBK peut peut-être se réfugier derrière la qualité pour se prévaloir d’une différence, mais celle-ci a un prix qui semble se payer par une irrégularité si agaçante qu’elle fait jaser dans les rangs. Et s’il faut y ajouter les pertes massives des matériels si chèrement acquis dans le scandaleux deal d’avec GUO Star…, la LOPM s’apparente à un véritable gâchis.

Quand les réseaux transforment la Minusma en compagnie aérienne  

Avec la pénalisation du transport interurbain par l’insécurité au nord, les moyens aériens de la Minusma sont très sollicités et sont même devenus le principal espoir d’une majeure partie de la population ainsi que des officiels dans le septentrion malien. Aussi ses services sont-ils restés irréprochables quatre années durant avant mais les visées lucratives commencent à l’emporter sur le caritatif et l’humanitaire. Il ne suffit plus de justifier de l’utilité de son déplacement pour embarquer avec les avions de la Minusma, il faut en outre être suffisamment solvable. C’est la nouvelle loi instaurée par un réseau d’affairistes qui ventile sur le marché noir des billets d’avion invisibles à chaque vol entre la capitale et certaines villes du nord. Le tarif pour l’instant est fixé à 50 000 francs que certains voyageurs n’hésitent pas à débourser, et pour cause. Tous calculs faits, l’offre leur semble largement préférable aux tracasseries physiques et morales d’un pénible voyage par les cars des  agences de voyage. Seulement voilà : ce sont des agents de la mission onusienne qui retirent aux citoyens  d’une main cupide les facilités inhérentes à la présence des Nations-unies dans notre pays. Ils n’ont cure aussi de la concurrence  déloyale ainsi livrée aux sociétés de transports qui croupissent sous les impôts.

Courtisée de toutes parts

Manifestement le RPM souffre de pénurie d’hommes dans la région de Mopti. Arrivé deuxième dans La Venise à l’issue des dernières communales, le parti présidentiel est replongé de plain-pied dans le processus de sa structuration un peu partout à travers le pays. Sauf que la cinquième région se singularise par un manque cruel de personnalité sur laquelle le parti du Tisserand peut compter pour conduire à merveille sa coordination régionale. La seule personnalité d’envergure, Me Baber Gano, étant appelé à des tâches gouvernementales, le dévolu des RPMistes de Mopti s’est finalement jeté sur la députée et Secrétaire de la section de Mopti, Belco Samassékou. Mais la célèbre députée membre du Parlement Africain ne semble guère aussi motivée pour l’offre qu’elle l’était pour la première responsabilité de la section qu’elle n’a pu arracher qu’à coups d’épreuves pugilistiques entre ses partisans et ceux de son adversaire. Ce dernier n’est autre que le maire de Sokoura vaillamment soutenu à l’époque par l’actuel président du parti, Bocari Tréta.

Almansour ou le terrible de Gourma-Rharous 

Almansour est la nouvelle consonance djihadiste qui fait trembler dans la région de Tombouctou où beaucoup lui attribuent d’ailleurs la sanglante attaque récemment perpétrée à Rharous. Le terrible combattant islamiste, sans doute un homme de main d’Iyad Ag Ghali, n’était pourtant naguère encore qu’un menu-fretin qui ne disposait en tout et pour tout que deux motocycles comme logistique d’assaut. Aujourd’hui, de source bien introduite, le petit cambrioleur d’hier est assis sur un redoutable arsenal de guerre constitué à coups de harcèlements contre l’armée régulière. En clair, c’est en profitant de la  fébrilité de certains contingents de cette dernière qu’Almansour a réussi à accumuler les butins de guerre au point d’en devenir surarmé.

 Quand le député Drissa Sankaré charge le RPM pour Kassoum Denon

Sorti du gouvernement à la surprise générale, le sort de l’ex ministre de l’Agriculture inquiète et effarouche particulièrement  le député Idrissa Sankaré, qui a tenté de donner des explications et pistes de réflexion. C’est Sur sa page Facebook, en effet, que l’Elu de la région de Bankass (Région de Mopti) s’est exprimé en prenant toutefois soin d’indiquer qu’il agit en son propre nom et non pour le compte de l’ASMA, son parti. Assumant ainsi pleinement ses propos, le président de la Commission ‘Développement rural’ de l’Assemblée nationale, un interlocuteur privilégié du ministre sortant, a soutenu que «le ministre Denon est victime d’une cabale de barons du parti au pouvoir qui apprécieraient mal son esprit d’indépendance. L’Honorable Idrissa Sankaré estime en outre que c’est suite à un refus de financer le RPM que Kassoum Denon a été déposé, allusion faite notamment à ses distances vis-à-vis des structures locales de ce parti pendant ses tournées. Le secteur agricole étant technique, le député rappelle qu’il n’y pas ” d’accommodation avec les considérations politiques”. Et de regretter que ce soit ces dernières qui aient pris le pas sur les compétences techniques.

La Rédaction

Source: Le Témoin

Lutte contre le paludisme : Vers l’éradication totale.

En prélude de la 10ème édition de la journée mondiale et la semaine nationale de lutte contre le paludisme, une conférence de presse a été animée à l’organisation mondiale de la santé ce lundi 24 avril 2017  pour informer l’opinion nationale et internationale sur l’importance de l’évènement.

Pour la circonstance, Dr Diakaridia Koné directeur du programme national de la lutte contre le palu (PNLP), le représentante de la direction nationale de la Santé (DNS), de MRTC, de l’OMS et l’ensemble des partenaires techniques et financiers étaient tous présents à la dite conférence.

Le Mali, à l’instar de la communauté internationale célèbre le mardi 25 avril 2017 à Sangarebougou la journée mondiale de lutte contre le paludisme (JMLP) couplée à la semaine nationale du même nom. Le thème retenu cette année est « en finir pour de bon avec le paludisme ».

Placée sous la présidence de Monsieur le ministre de la santé et de l’hygiène publique, Pr Samba Sow ministre de la santé et de l’hygiène publique, cet évènement offre l’opportunité au nouveau ministre à travers le PNLP de renforcer le plaidoyer et la mobilisation sociale autour des stratégies de lutte contre le paludisme. Ensuite il s’agit de renforcer également la sensibilisation à l’endroit des ménages et des communautés sur l’importance de la prévention, ainsi que de la prise en charge rapide et correcte du paludisme.

Ce qui fait dire  Dr Diakaridia Koné directeur du PNLP que  la célébration de la journée mondiale et la semaine nationale du paludisme est aussi l’occasion d’intensifier la communication autour du paludisme avec l’implication de tous les intervenants de la lutte contre le paludisme. Toute chose qui contribue   à la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile en vue de minimiser son impact au sein de la communauté. Poursuivant son invention, il ajoute  que les vecteurs principaux du paludisme sont les anophèles.

Pour le représentant de MRTC, l’étude de mortalité liée au paludisme est une stratégie qui a fait ses preuves, bien efficace et qui a beaucoup contribué à la réduction de la mortalité due au paludisme.

Par ailleurs le rapport 2016 de l’OMS, les enfants et les femmes enceintes en Afrique subsaharienne ont un plus large accès aux interventions efficaces de lutte contre le palu. Cependant, selon ce même rapport, 212 millions de nouveaux cas de paludisme et 429 000 décès soit 90% des cas de palu et 92% de décès sont enregistrés dans cette région. Les enfants de moins de 5 ans sont particulièrement vulnérables, représentent environ 70% de l’ensemble des décès dus au palu car un enfant meurt du palu toutes les deux minutes. En fin au Mali, selon le système d’information sanitaire, le palu a constitué 42% des motifs de consultation avec un taux de létalité de 0,47%.

Bourama Camara

Mali24

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dix-sept partis politiques de l’opposition en conclave : Rencontre de circonstance ou début d’une alliance pour 2018 ?

C’est au moment où la grande muraille de la Convention de la Majorité Présidentielle se fissure avec une crise au sein des deux grands partis que sont le RPM et l’ADEMA, que l’Opposition affiche une certaine cohésion. Pour combien de temps ? Nul ne saurait répondre à cette question. Divisés à la veille de la Conférence d’Entente Nationale, à propos de la participation ou non à cet événement important, ils étaient 17 partis politiques de l’Opposition à prendre part à une rencontre pour débattre des questions concernant la vie de la Nation. C’était le mardi 18 avril 2017, au Cabinet de son chef de file. Cette rencontre était-elle de circonstance ou marquait-elle le début d’une alliance « Tout Sauf IBK » ? La crise au sein de la CMP a-t-elle fini par convaincre les hésitants à rallier le groupe de l’Opposition ?

Bon nombre d’observateurs avertis s’accordent à dire aujourd’hui que le Mali pourrait connaitre une recomposition, voire un chamboulement, de sa classe politique. Ce qui participera de l’ancrage de la démocratie. Avant la composition du Gouvernement Abdoulaye Idrissa Maiga, la CMP affichait une cohésion telle que le Président du RPM n’a pas hésité d’affirmer, lors d’une rencontre, que le Président de la République sera candidat en 2018 pour un second mandat qu’il remportera dès le premier tour. Par ces propos, Bocari Tréta, allié à plus d’une soixantaine de partis politiques, avait semé de l’émoi dans le camp de l’Opposition. Mais, après la composition du Gouvernement, la donne semble avoir changé. Une partie du RPM a été frustrée. L’ADEMA chercherait une porte de sortie, tandis que Yéléma est aux aguets et la CODEM s’interroge. Autant dire que la CMP baigne en ce moment dans une atmosphère électrique. A l’opposé, 17 partis politiques de l’Opposition républicaine avaient pris part à une rencontre. Il s’agit de l’UPS, l’APF, EP Faso, FCD, PRVM-Fasoko, le PARENA, l’AFP, l’ADEPM, l’ADP, ADP-Maliba, le Parti lumière, les Fare An ka Wuli, la SADI, l’URD, le PSP, le PIDS, le PDES.

Ces partis chercheraient à se mettre en ordre de bataille pour les échéances électorales à venir. La réunion du 18 avril avait l’allure d’un conclave pour non seulement aplanir les divergences, mais aussi et surtout élaborer les stratégies de conquête du pouvoir. Les points à examiner portaient sur la Conférence d’Entente Nationale, la Gouvernance au Mali et la position de l’Opposition sur le projet de révision constitutionnelle. A en juger par cet ordre du jour, on conclurait qu’il y avait un climat d’entente, après les désaccords autour de la participation l’’Opposition à la Conférence d’Entente Nationale.

Finalement, en politique, le malheur des uns faisant le bonheur des autres, la fissure de la CMP va-t-elle profiter à l’Opposition ? La craquelure de la Majorité permettra-t-elle à l’Opposition, embourbée dans une guerre d’égos, de prospérer ? Surtout que la cohésion affichée par elle est plus que fragile.

Youssouf Sissoko

Source: Infosept

Mairie du district de Bamako : La bataille des titans

 

L’élection à la mairie du district de Bamako sera une véritable bataille des titans. Le maire sortant, Adama Sangaré, l’ex-Premier ministre, Moussa Mara, les anciens maires des communes IV et V, Issa Guindo et Demba Fané se préparent activement tandis que l’actuel ministre des sports, Housseini Amion Guindo hésite encore.

 

Le gouvernement de la République envisage d’organiser les élections régionales et du district de Bamako, le 9 juillet prochain avec le scrutin référendaire. Cette date sera-t-elle respectée ? Difficile de l’affirmer. En attendant, les candidats au poste de maire du district de Bamako, resté la chasse gardée de l’ADEMA-Pasj depuis plus de vingt ans, se préparent activement. Parmi les prétendants à l’hôtel de ville de la capitale, il y a naturellement le maire sortant Adama Sangaré, investi par son parti, l’ADEMA-Pasj. L’ex-Premier ministre Moussa Mara va défendre les couleurs de son parti Yèlèma "Le Changement", renforcé par d’autres partis politiques. Le Rassemblement pour le Mali (RPM), le parti au pouvoir, alignera l’ex-maire de la commune IV, Issa Guindo. Le choix de la principale formation politique de l’opposition, l’Union pour la République et la Démocratie (URD), portera sur Demba Fané qui a dirigé la mairie de la commune V entre 2004 et 2009. En août 2016, l’actuel ministre des sports, Housseini Amion Guindo avait fait part aux militants de son parti, la Convergence pour le Développement du Mali (Codem), de son intention de briguer la mairie du district de Bamako.

 

Vers la fin de la gestion des abeilles !

 

Depuis plus de vingt ans, c’est l’ADEMA-Pasj qui gère la mairie du district. Une raison de plus pour les dirigeants de l’ancien parti au pouvoir de tout mettre en œuvre pour conserver les clés de l’hôtel de ville de Bamako. 9ème Vice-président de l’ADEMA et non moins Secrétaire général de la section de la Commune III, le maire du district, Adama Sangaré, travaille d’arrache-pied pour son maintien. Une bataille qui est loin d’être gagnée. Certes, le très controversé maire ne lésinera pas sur les moyens surtout financiers mais l’élection au suffrage universel direct des membres du conseil du district ne le favorise. L’ADEMA-Pasj est en net recul dans le district depuis l’élection communale du 20 novembre 2016. Les abeilles ne contrôlent qu’une seule mairie, en l’occurrence celle de la commune III contre cinq en 2009. Aussi, le bilan d’Adama Sangaré est émaillé de scandales fonciers à répétition. Ce qui a valu au locataire de la mairie un séjour à la maison centrale d’arrêt de Koulikoro. Une réélection du maire sortant n’est pas impossible mais difficile.

 

L’ex-Premier ministre, Moussa Mara, a caressé pour la première fois en 2009, le rêve de briquer la mairie du district. A l’époque, il a dû mettre en veilleuse ses prétentions face à la grosse artillerie déployée par l’Adema-Pasj pour la réélection d’Adama Sangaré. Entre temps, l’ex-maire de la commune IV a revigoré sa stature d’homme politique. Président du parti Yèlèma "Le Changement", Moussa Mara a été candidat à l’élection présidentielle de 2013 au cours de laquelle il a recueilli 45 227 voix soit 1,53%. Par la suite, il fut ministre de l’urbanisme et de la politique de la ville puis Premier ministre. Aujourd’hui, Moussa Mara a déjà commencé sa campagne pour la mairie du district. Stimulateur d’idées, ce jeune cadre politique qui sillonne les quatre coins du monde depuis son départ précipité de la Primature, est un homme méthodique et structuré. Il sait ajuster ses tirs pour atteindre ses objectifs. Moussa Mara a des atouts indéniables pour ne pas faire de la figuration même si l’ancrage de son parti n’est pas si fort dans le district. Le Président de Yèlèma met en avant ses idées, sa personnalité et surtout son charisme. Il conscient que cette conquête représente un tournant majeur dans sa carrière politique.

 

Issa Guindo est le cheval que le Rassemblement pour le Mali (RPM) compte aligner sur la ligne de départ, sauf revirement de dernière minute. Ancien maire de la commune IV du district de Bamako, Issa Guindo est très proche du couple présidentiel sur qui il pourra s’appuyer pour se positionner dans la course à la mairie centrale. Le parti au pouvoir s’est débrouillé à contrôler quatre des six mairies de la capitale mais son échec à récupérer la mairie de la commune IV est resté une pilule difficile à avaler pour Issa Guindo. Cette défaite pourra être utilisée contre lui si les tisserands rouvrent le débat sur la candidature à l’élection du district. Si le RPM reste le parti au pouvoir, son probable candidat manque d’envergure et surtout traîne des casseroles.

 

Déploiement des gros moyens en vue

 

Idem pour le porte-étendard de la principale formation politique de l’opposition en occurrence l’Union pour la République et la Démocratie (URD). Demba Fané puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’a pas laissé une bonne image à la mairie de la commune V qu’il a dirigée entre 2004 et 2009. L’homme a amassé une grosse fortune lors de son mandat mais n’est pas un gage de cohésion pour le parti de la poignée des mains. Si l’URD a réussi à faire élire des conseillers dans toutes les communes du district, son candidat ne part pas avec les faveurs du pronostic.

 

Tout comme l’actuel ministre des sports, Housseini Amion Guindo, s’il décide à officialiser sa candidature. Ce qui est loin d’être le cas pour le moment. Bamako n’est pas le bastion électoral de l’ancien député élu à Sikasso. Son parti, la Codem, ne pèse pas lourd dans la ville des trois caïmans. L’officialisation de l’adhésion au parti de la quenouille de l’ancien maire de la commune III, Abdel Kader Sidibé, pourrait changer la donne. Il n’est pas exclu que la quatrième force politique jette son dévolu Kader Sidibé. Ce qui n’est pas de nature à rassurer le camp du maire sortant, Adama Sangaré.    

 

Entre Adama Sangaré, Moussa Mara, Issa Guindo, Demba Fané, Housseini Amion Guindo ou Abdel Kader Sidibé et les autres candidats, l’élection à la mairie du district de Bamako promet d’être une véritable bataille des titans.

 

 Modibo L Fofana

Source: le challenger

 

 

 

 

 

      

 

 

 

 

 

 

 

Politique : Abdel Kader Sidibé vire à la Codem

Après avoir été exclu de sa famille politique, le Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adema-PASJ) en 2014, l’ancien maire de la Commune III du district de Bamako, Abdel Kader Sidibé, a animé samedi 22 avril 2017 au Grand Hôtel, une conférence de presse pour annoncer son          adhésion à la Convergence  pour le Développement du Mali (Codem).

Devant plusieurs responsables de la Codem, l’ex-militant du Parti de l’abeille a précisé : « J’ai quitté l’Adema-PASJ il y a trois ans. C’est pourquoi je suis allé aux élections communales du 20 novembre 2016 comme candidat indépendant ».

Il faut rappeler que Abdel Kader Sidibé a été exclu de l’Adema-Pasj non seulement pour avoir été candidat pour la présidence de l’Association des Municipalités du Mali (AMM) contre le candidat officiel de son parti, mais aussi pour avoir soutenu la candidature adverse au deuxième tour des élections législatives de 2014 dans la circonscription de la commune III du district de Bamako.

Dily Kane

Mali24

 

Mahamadou Diallo secrétaire général du RPM en commune II : Le boxeur du RPM en prison

L’ancien maire de la commune II du district de Bamako, Mamadou Diallo dit Madou Diallo est en prison depuis le jeudi dernier.

Après avoir assené un coup de poing à un de ses camarades de parti, Mamadou Diallo, aurait proféré des injures graves à l’endroit de la femme d’un ministre. Un manque de discipline à l’égard de cette femme notaire qui n’a pas hésité à l’envoyer directement en prison la semaine dernière.

Selon des sources bien informées, Madou Diallo a insulté cette dame lors d’une dispute sans que celle-ci ne pipe un mot. Fier de lui et gonflé d’orgueil, il aurait refusé de présenter ses excuses à la dame qui n’est pas n’importe qui. Elle est l’épouse d’un puissant ministre du gouvernement Abdoulaye Idrissa Maiga. Le boxeur du RPM qui a rencontré cette fois-ci plus fort que lui, médite actuellement son sort à la prison centrale de Bamako.

Il faut rappeler qu’au mois de mai 2016, le même cadre et ancien maire de la commune II s’était illustré dans une violence physique. Lors d’une réunion du bureau national du parti RPM à son siège à l’hippodrome,  Madou Diallo a assené des coups de poings à Djibril Dicko, un militant du parti. Le pauvre était ensanglanté et a été sérieusement amoché. Il a dû quitter la salle séance tenante, pour se rendre au commissariat du 3ème arrondissement en vue de porter plainte.

A la suite de cette affaire, le RPM avait suspendu son secrétaire général en commune II qui ne cesse de ternir l’image du parti. Mais fort de son rapprochement avec le fiston national, il est certain que le boxeur ne durera pas en prison.

Modibo L. Fofana

Mali24

Chérif Haïdara, entrepreneur franco-malien en énergie solaire

Lancé dans l’import-export, le jeune diplômé fait fabriquer à Paris des lampes écologiques pour le Mali avec l’ambition de monter bientôt un atelier à Bamako.

Chérif Haïdara reçoit à la table d’un restaurant chinois aux dimensions de salle des fêtes, pas loin de la mairie d’Aubervilliers, en région parisienne. C’est sa cantine. Ses deux téléphones posés sur la table, Chérif, 29 ans, passe commande dans un mandarin fluide, affichant l’air affable mais sérieux d’un fils de diplomate.

Bien implanté dans l’univers d’Aubervilliers où il jongle au quotidien avec quelque 400 fournisseurs et au moins autant de produits venus de Chine, le jeune entrepreneur aurait très bien pu ne jamais sortir de l’import-export et de son train-train rentable.

Mais la volonté de Chérif Haïdara de « faire une transition » remonte à loin. « Beaucoup restent en Europe. Je me suis toujours dit que je retournerais dans mon pays un jour, que je ferais quelque chose », annonce-t-il sans affect.

Des lampes solaires 100 % écologiques

L’idée à l’origine d’Afrika Solar lui vient il y a quelques années, pendant ses études de commerce en région parisienne. Partant du constat que de plus en plus de Maliens vont en Chine avec pour ambition de s’essayer aux affaires, Chérif Haïdara lance Afrikasia, une association basée à Aubervilliers.

Il espère ainsi préparer les Maliens à se confronter à cette culture qu’il a pratiquée, lui, pendant ses années au lycée français de Pékin. Et aussi, pourquoi s’en cacher, de créer un réseau. L’association organise des conférences. Dans une ville où, selon Chérif Haïdara, « les communautés chinoise et africaine ne s’entendent pas toujours très bien », elles sont autant d’occasions de souligner les échanges « gagnant-gagnant » possibles entre les deux continents.

L’une de ces conférences est consacrée aux énergies renouvelables. C’est le déclic. Le jeune entrepreneur a l’idée de créer des lampes solaires 100 % écologiques, réalisées à partir d’éléments recyclés, avec une batterie qui stocke l’énergie et évite aux utilisateurs d’acheter de l’essence. Un produit non seulement coûteux mais à l’origine de nombreux incendies domestiques.

Au Mali, le taux d’électrification est de 55 % dans les zones urbaines, et de 15 % seulement dans les zones rurales, une moyenne inférieure à celle de la région. Alors que le pays bénéficie d’un des potentiels solaires les plus élevés au monde, grâce à ses 7 à 10 heures d’ensoleillement quotidien en moyenne, le taux d’énergie solaire dans le mix énergétique national était de… 0 % en 2012.

Un produit artisanal et local

Aujourd’hui, il a atteint 3,1 % et devrait s’acheminer vers les 4 % d’ici à 2020. L’opportunité de faire des affaires est belle. C’est d’ailleurs l’analyse de Chérif Haïdara : « Le marché est vierge. » Pour prendre de l’avance, il mise sur la valeur ajoutée d’un produit à la fois artisanal et local. Il en est convaincu : « Le nerf de la guerre va se jouer sur le “made in Africa”. Même les Chinois commencent à vouloir fabriquer en Afrique. »

D’un grand sac, Chérif extrait deux modèles de lampes, l’une, de fabrication chinoise, en plastique injecté, l’autre, le modèle Waka Waka de sa marque Afrika Solar. Les deux sont destinées à un usage individuel et peuvent éclairer une pièce de 30 à 40 mètres carrés.


Mais la première, qui se présente sous la forme d’une seule pièce de plastique, a le défaut de ne pas être réparable. Le modèle Waka Waka, composé d’un modeste pot à cornichons, d’un socle en bambou et d’un panneau solaire, permet, lui, d’être réutilisé. L’autonomie est de quatre à seize heures selon les modèles, et le coût varie entre 6 500 francs CFA (environ 10 euros) et 26 000 francs CFA.

« Au départ, je les faisais fabriquer en Chine, se souvient Chérif Haïdara. Mais, aujourd’hui, l’objectif est de produire quelque chose que, nous, les Africains, pourrons faire nous-mêmes. » La production, en 2016, est de quelques milliers de lampes. Elle sera peut-être la même cette année. Pour lui, l’objectif ne consiste pas tant à doubler la production qu’à stabiliser l’activité, dans laquelle il a investi 35 millions de francs CFA (environ 53 000 euros).

Une dizaine de bénévoles

La croissance rapide du secteur au Mali peut faire penser que le business relève là-bas de l’eldorado. Dans la pratique, c’est plus compliqué. « Etre entrepreneur, c’est difficile partout, commence prudemment Chérif Haïdara. Mais, au Mali, je dirais que ça l’est encore plus. »

Selon lui, contrairement aux Chinois, réputés solidaires au sein de leur communauté, la philosophie malienne du « niagoya » peut freiner les ambitieux. « C’est quand tu ne veux pas qu’un de tes proches réussisse », explique Chérif. Il lui a fallu venir à Bamako accompagné d’un associé blanc et plus âgé pour être pris au sérieux. « Peut-être que, pour les affaires, j’ai plus la culture asiatique qu’africaine », s’amuse-t-il.


Chérif Haïdara a commencé à développer ses modèles à Paris, où se trouvait son réseau. Afrika Solar, c’est pour l’instant une dizaine de bénévoles, la plupart retraités, qui travaillent dans le quartier parisien de la place de la Nation, dans un atelier mis à la disposition de Chérif grâce à ses relations tissées dans l’associatif. Lui non plus n’est pas rémunéré.

Il ajoute qu’il offre des contreparties à ses employés, sous la forme de billets d’avion pour le Mali par exemple. « Rien n’est gratuit, mais ce n’est pas forcément avec de l’argent qu’on arrive à faire des choses », explique-t-il.

Des rêves plus grands

En parallèle, le versant malien de l’affaire avance. Au printemps 2016, Chérif Haïdara a lancé un dossier de financement pour l’achat des premiers outillages à Bamako, après avoir annoncé son projet de création d’entreprise au Forum de Bamako, en février.

Ses allers-retours entre la France et le Mali ont eu raison des premières avancées du projet, mais cette difficulté l’a au moins convaincu qu’il fallait passer plusieurs mois d’affilée au Mali pour construire le projet. C’est ce qu’il a prévu de faire cette année. Chérif vient d’y recruter deux jeunes artisans et un assembleur. Il cherche encore un local et espère embaucher jusqu’à cinq personnes.


Mais Chérif Haïdara a des rêves plus grands. Il aimerait se lancer dans l’éclairage collectif, cite ces nouveaux feux tricolores qu’on voit au Mali depuis peu et qui fonctionnent avec des panneaux solaires. Et ne tarit pas d’éloges sur le projet d’électrification du chanteur Akon. « Il a fait des choses extraordinaires dans la sous-région en seulement deux ou trois ans », analyse-t-il. Eternel prudent, Chérif a le sentiment qu’il manque encore quelque chose à son projet. Avec le sourire, il se demande quoi. Prudent et audacieux à la fois.

Isabelle Mayault (contributrice Le Monde Afrique)

 

 

 

 

 

Avis et communiqué à l'attention de la clientèle: ACI 2000 Lafia-Djicoroni Para Samaya

Avis et communiqué à l'attention de la clientèle: ACI 2000 Lafia-Djicoroni Para Samaya

Des perturbations dans la fourniture du courant peuvent survenir dans ces quartiers ce dimanche 23/04/2017 entre 9 h à  18 h. EDM s'excuse auprès de son aimable clientèle pour les désagréments survenus.

Direction générale de l'EDM S A

Nord du Mali : La France apporte une aide alimentaire de 653 Millions FCFA aux populations

Le 21 avril 2017, Mme Evelyne Decorps, Ambassadrice de France au Mali, a procédé à la signature de trois conventions de financement dans le cadre de l’aide alimentaire allouée par la France au bénéfice des populations maliennes, pour un montant de 653 000 000 FCFA (soit près de 1 M€). Cette aide alimentaire sera mise oeuvre par le Programme alimentaire mondial (PAM) pour un montant de 500 000 Euros, l’ONG ACTED pour 250 000 Euros et l’ONG ALIMA pour près de 250 000 Euros.

- Le projet du PAM visera à traiter la malnutrition des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes et allaitantes malnutries et soutiendra également un programme de repas scolaires sous forme d’un filet de sécurité aux enfants des écoles primaires dans les régions de Kidal, de Gao et de Ménaka.

- Le projet d’ACTED contribuera à améliorer de manière durable la sécurité alimentaire et les capacités de résilience des populations vulnérables du Cercle de Tidermène de la Région de Ménaka.

- Le projet d’ALIMA ciblera la réduction de la mortalité maternelle et infantile à travers une assistance alimentaire venant en complément des soins médico-nutritionnels déjà mis en place dans les CSREF de Diré et Goundam dans la région de Tombouctou.

Ces appuis permettront de couvrir trois des cinq régions du nord du pays où la dégradation des conditions de sécurité a conduit à une aggravation de l’insécurité alimentaire. Les activités proposées - nutrition, cantines scolaires et soutien alimentaire à destination des malades et de leurs familles – contribueront, en complément des efforts du gouvernement maliens et de ceux des autres partenaires, à une réponse globale et cohérente en faveur des populations les plus vulnérables.

Le Mali figure parmi les pays prioritaires éligibles à l’aide alimentaire de la France, qui s’est élevée à 15 M€ soit 9,9 milliards de FCFA depuis 2012.

Source: Ambassade de France au Mali

Des années d’arriérés de logements sociaux : Une vaste opération d’expulsion de 358 mauvais payeurs débuté ce jeudi

Ils sont plus de 358 bénéficiaires des logements sociaux dans le viseur du Département Administration des Logements (DAL) de l’Office Malien de l’Habitat (OMH).

Ces personnes bénéficiaires cumulent plusieurs mois d’arriérés de mensualités en violation du cahier des charges signé avec l’Office.  Après les sommations sans effet de  l’OMH, celui-ci a engagé les procédures d’expulsion de ces mauvais payeurs. Ce qui a commencé hier matin aux cités 1 180 et 1551 logements de Tabacoro.  Ceux qui se trouvent sur la liste ne dorment désormais que d’un œil à moins qu’elles ne prennent les dispositions urgentes pour  régulariser leur situation.  Si ce n’est pas trop tard. Initialement prévu pour le mercredi dernier, c’est finalement hier jeudi 20 avril que le Département Administration des Logements (Dal) de l’Office malien de l’Habitat (OMH) a lancé la deuxième phase de  l’opération d’expulsion des mauvais payeurs des logements sociaux. Cette phase concerne 358 bénéficiaires desdites maisons réalisées dans le cadre du programme gouvernemental de logements sociaux. Avant d’arriver à cette ultime phase, les services de l’OMH ont engagé les  voies et recours nécessaires pour amener ces personnes à honorer leurs engagements conformément au cahier des charges signé par chaque bénéficiaire avant de prendre possession de sa maison. D’ores et déjà leurs contrats ont été résiliés et des procédures seront en cours pour recouvrer les impayés.

Pour l’opération d’hier, la mission d’expulsion était composée des agents du DAL, des huissiers et des policiers pour sécuriser l’opération. Pour l’instant l’expulsion a commencé aux 1 180 et 1551 logements et va s’étendre aux autres sites qui abritent les occupants illicites. Le grand constat c’est que la plupart des familles mises dans rue hier n’étaient pas les vrais propriétaires de ces maisons. Certaines sont soit en location ou disent être logées par un parent bénéficiaire. De même, elles reconnaissent avoir reçu les différentes sommations à payer envoyées par le DAL. Ce qui signifie qu’elles ont eu toutes les chances pour régulariser leur situation  avant qu’on arrive à cette solution humiliante. Les responsables du DAL affirment que l’opération d’expulsion ne va pas s’arrêter. « Tous les mauvais payeurs seront mis à la porte et lesdites maisons réaffectées à d’autres qui attendent » assurent-ils. Selon le chef du Département Administration des Logements Salif Kodio, cette opération intervient après qu’on eut épuisé toutes les phases d’avertissement aux mauvais payeurs. D’après lui, cette phase d’expulsion a été précédée de l’envoie à tous les mauvais payeurs des lettres de notification et de relance. Avant de procéder à la notification des impayés par voie d’huissier. « La dernière étape a consisté à la résiliation des contrats location-vente de 358 mauvais payeurs » a-t-il ajouté. Il qualifie cette opération d’expulsion d’étape ultime. A l’en croire, tous les bénéficiaires, qui se trouvent dans la situation de non règlement de payement des arriérés, ont été sommés de prendre des dispositions pour libérer les lieux. Salif Kodio relèvera que la plupart des cas d’impayés sont en sous location. « Les propriétaires même n’habitent pas les lieux. Et ils sont à plus de deux ans de non-paiement de la mensualité pour certains » a précisé Salif Kodio. Aussi, affirmera-t-il que le programme des logements sociaux a été mis en œuvre par les autorités afin de permettre à chaque Malien d’avoir un toît. Et le paiement de la mensualité une obligation contractuelle. « Nous avons cette responsabilité de continuer à loger les Maliens. C’est un système de revolving pour donner la chance à d’autres Maliens d’en bénéficier. Nous ne faisons qu’appliquer le contenu du décret qui gère les logements. Si par sa faute un bénéficiaire perd son logement, on le lui retire et le réattribue à quelqu’un d’autre dans le besoin. Le laxisme ne sera pas permis» a souligné l’orateur. Rappelons que ce n’est pas la première fois que les mauvais payeurs sont expulsés. Antérieurement d’autres opérations avaient été menées avant de connaitre un coup d’arrêt en 2012 avec l’avènement de la crise. Pour cette fois-ci, les services de l’Etat sont décidés à aller jusqu’au bout.

Ramata Tembely

L'indépendant

Les autorités intérimaires enfin installées à Tombouctou et à Taoudeni

Cet évènement qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation a eu lieu ce jeudi 20 avril. Ainsi, c’est m. Boubacar Ould Hama et Hamoudi Sidi Ahmed qui ont respectivement la lourde tâche de conduire les affaires de ces deux régions.

L'installation des autorités intérimaires dans ces deux régions, après Gao, Kidal et Ménaka, complète l’application de ce dispositif important prévu dans la mise en œuvre de l’accord.

mali24

Election présidentielle de 2018 : L’Adema accélère le choix de son candidat

De plus en plus, les nuages se dissipent sur la présentation par l’ancien parti majoritaire d’une candidature propre à l’élection présidentielle de 2018. Hier mercredi 19 avril, la réunion du Comité exécutif de l’Adema/PASJ, qui s’est tenue au siège du parti, aura été décisive.

Vu les divergences sur la question, les débats auront connu des moments très chauds faisant parfois craindre une nouvelle déchirure au sein de la Ruche.

Cette réunion intervient une semaine après la formation du gouvernement pour laquelle l’ancien parti majoritaire n’a pas été consulté dans la procédure de composition du gouvernement.  Face aux critiques, le président du parti de l’abeille, Tiémoko Sangaré s’est défendu n’avoir pas été consulté dans l’absolu. Les membres du CE ont alors décidé de prendre acte de la formation du gouvernement dirigé par Abdoulaye Idrissa Maïga.

Ils ont par conséquent décidé d’accélérer le processus de désignation de leur candidat à la présidentielle de l’année prochaine.  Cette désignation doit intervenir dans les 2 mois à venir conformément aux textes du parti.

Au terme de cette réunion la question n’est plus si oui ou non l’Adéma aura son candidat en 2018, mais plutôt  qui sera le porte étendard du parti de l’abeille solitaire.

Pour répondre à cette question, le parti devra d’abord faire taire les démons de la division et surtout se défaire de l’influence du parti au pouvoir.

Nous y reviendrons prochainement.

Bréhima Sogoba

Source: L'Indicateur du Renouveau

 

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