Infrastructures Universitaires : Le président IBK inaugurera ce jeudi le nouveau Complexe Universitaire de Kabala

Le président de la république Ibrahim Boubacar Keita procèdera à l'inauguration de la cité Université de Kabala ce mardi 28 février 2017.

Bâti sur une superficie de 103 hectares, l’édifice a coûté au total 95 milliards de FCFA, dont 70 milliards de don de la Chine. Considéré comme l’un des plus grands pôles universitaires de la sous-région, le complexe universitaire de Kabala est le fruit de l’amitié sino-malienne. Cette cité universitaire comprend deux volets que sont : un campus social pour les étudiants et un campus pédagogique pour l’Administration.

Source: Mali24

Gao : Les combattants de la CMFPR2 prennent en otage l’Assemblée régionale

Tôt ce matin, les éléments militaires de Gandaizo (Cmfpr2) commandés par Ibrahim Issa Diallo ont assiégé l'assemblée régionale de Gao. Objectif faire échec à l’installation des autorités intérimaires dans la région conformément à l’accord.

A rappeler que dans un communiqué lu à la télévision nationale, le haut représentant du Président de la République pour la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, a annoncé que la mise en place des autorités intérimaires pour la région de Gao est prévue le jeudi 02 mars 2017.

Mali24

Destruction des bars et débits de boissons de la Ville de Tombouctou : Mahmoud Dicko félicite la jeunesse de la cité ‘’mystérieuse’’ !

La cité des 333 saints a fait parler d’elle le weekend dernier. En effet, samedi dans la matinée, une frange importante de la jeunesse a mis en branle un mouvement d’humeur et de protestation contre l’alcoolisme dans sa ville. Regroupés au sein d’une organisation, dite « Association des jeunes musulmans », des jeunes gens ont réussi à mettre à sac, selon des sources locales, une demi-dizaine de bars et commerces d’alcool. Au nombre d’une trentaine, d’après les mêmes sources ces jeunes ont débuté leur révolte contre la vente d’alcool dans leur ville à partir du quartier Hammabangou. De là, ils se sont attaqués aux espaces de loisirs et aux débits d'alcool. Dans leur manœuvre, ils n’ont rencontré aucune résistance, ni de la part des forces de sécurité, encore moins des tenants de ces espaces saccagés. Dans ce qu’ils appellent « une campagne de salubrité publique », on ne déplore aucune victime, mais de pertes énormes de marchandises, estimées selon des témoignages, à des millions de nos francs.

Cette action des jeunes de Tombouctou fut chaleureusement saluée par le président du Haut Conseil Islamique, El Hadj Mahmoud Dicko, lors du meeting des organisations et regroupements islamiques du Mali, dimanche au palais de la Culture Amadou Hampaté Bà.  L’imam Dicko, aurait affirmé qu’il allait tirer le chapeau pour ces jeunes, s’ils étaient présents. Lesquels, selon lui n’ont touché à personne. « Ils n’ont cassé que des bouteilles d’alcool », a-t-il précisé.

Source : Le Sursaut

Suite à notre publication : Un malade abandonné a été pris en charge sur instructions fermes du ministre Dr Marie Madeleine Togo

L’article sur le malade abandonné sous le soleil de plomb a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux le week-end dernier. Les réactions qui condamnaient unanimement cet acte au sein de ce grand hôpital, ont fait tache d’huile. En effet, selon une source hospitalière, le malade a été pris en charge par l’hôpital du Point G sur l’instruction ferme du ministre de la santé et de l’hygiène publique, Dr Marie Madeleine Togo. La même source nous indique que le ministre de la santé et de l’hygiène publique, ne s’est pas limité aux instructions fermes, elle a aussi envoyé un émissaire pour s’occuper de ce malade et prendre en charge de toutes les ordonnances.  

La rédaction de votre site préféré mali24 remercie la réaction prompte du ministre de la santé mais aussi certaines internautes très influents qui ont relayé l’information sur leurs pages. En ce moment le malade est sous soins intensifs aux services d’urgence du centre hospitalier Universitaire du Point G.

Dily Kane

mali24

Lutte contre l’insécurité et le grand banditisme : La méthode du Gal Salif Traoré fait tache d’huile

La guerre sans merci engagée contre l’insécurité et le banditisme par le Ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection Civile, Gal Salif Traoré, donne ses fruits. Pratiquement chaque semaine, un réseau de grands bandits et autres trafiquants de drogue est démantelé et mis hors d’état de nuire par les éléments des différents Commissariats du district de Bamako et l’Unité des Forces Spéciales anti-terroristes (Forsat).

Face à la recrudescence de l’insécurité, le Ministre en charge de la sécurité intérieure et de la protection civile, le Général Salif Traoré, multiplie les initiatives depuis son arrivée à ce poste, pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. Ces actions qui s’inscrivent dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité, apportent aujourd’hui de façon incontestable, leurs fruits. De plus en plus mobiles et vigilantes, les forces de sécurité gagnent en confiance, rassurent et font la fierté des populations maliennes.

Sur le terrain, ce regain de confiance et de réarmement moral des forces de sécurité se traduit par la neutralisation des réseaux de criminels, de bandits de grands chemins et de trafiquants de drogue dans le district de Bamako et environs.

Le bilan en chiffres au niveau de la police nationale est plus qu’évocateur. En 2016, la police malienne a réalisé 5 616 patrouilles à Bamako, 3 573 dans les régions, soit un total  de 9 189 patrouilles. Ces patrouilles ont permis 8.360 interpellations à Bamako et 2.440 autres interpellations dans les régions soit un total  net de 10 800 interpellations. La police a également fait 1 789 descentes et saisi 157 armes à feu, tous calibres confondus. Quelque 552 personnes ont été fichées courant 2016.

Les Forsat, le cauchemar des bandits

Dans le cadre du renforcement de la sécurité dans la ville de Bamako, les commissariats bénéficient de l’appui des autres services du département de la sécurité que sont la gendarmerie et la garde nationale.

Créées en mars-avril 2016, les Forces Spéciales anti-terroristes, Forsat, sont régulièrement en action dans les zones criminogènes. Leur mission, dénicher, traquer et mettre hors d’état de nuire les réseaux criminels afin de garantir la sécurité et la quiétude des populations. Depuis la création des Forsat, plusieurs réseaux terroristes et bandits qui coupaient le sommeil aux Bamakois sont été neutralisés.

Ces résultats sont le fruit d’énormes efforts pour ren­forcer les capacités opérationnelles et améliorer les conditions de vie et de travail des forces de sécurité. Il s’agit entre autres de la formation et l’équipement des forces de sécurité, la dotation en moyens, matériels et infrastructures (véhicules, armements, habillements, construction et réhabilitation d’Unités…) et surtout l’amélioration des conditions de vie et de travail des forces de sécurité à travers l’adoption de quatre décrets sous l’égide du ministre, le Gal Salif Traoré.

En termes de matériels roulants, 169 véhicules (pick-up Toyota, véhicule d’escorte présidentielle, Toyota Co­rolla) ont été achetés. Il faut ajouter à cela, 25 ambulances, 11 camions citernes, 2 bateaux (zodiac et pirogue motori­sée) et 170 motos tout terrain.

Dans le cadre du maintien d’ordre, d’importantes acquisitions ont été faites. Un millier de casques de pro­tection et de casque MO, un millier de jambières, de boucliers rectangulaires, des bâtons de défense en caoutchouc, des cen­taines de gants MO et de gilets pare-coups, 2000 casques pare-balle avec visière, des milliers de bâtons à poignet télescopique, des menottes, masques à gaz, gilets PB au port apparent et gilets PB à port discret, une dizaine de loupes puissantes et des lots d’effractions.

Pour ce qui concerne les armes et les munitions, des centaines de caisses de grenade MP à main et à fusil et des milliers de munitions ont été acquises. De même, des matériels de transmission tels que les portatifs, les mini drones, les appareils de recon­naissance, des lunettes et des ju­melles de vision nocturne ainsi que des relais VHF ont été achetés.

En équipement individuels, des jeux d’échelles, des lits pliants, des tables, des torches, des cordes et des dispo­sitifs d’éclairage collectifs ont également été acquis. Sans compter les groupes électrogènes, les tenues d’in­tervention avec accessoires, des dé­tecteurs et des talkies walkies.

Daouda T. Konaté

Cheick Modibo Diarra, Président du RpDm : « Le Mali souffre de marasme mental »

Cette affirmation est du Docteur Cheick Modibo Diarra, ancien Premier ministre avec plein pouvoir, pendant la période de la transition, en 2012. Il l’a dite le jeudi 23 février dernier dans un cadre de concertation entre citoyens maliens, à l’école Mandjouma Keita de Ségou. L’enfant de Ségou a étalé au cours de cette causerie-débat tout son amour et son sens de patriotisme pour le Mali, pays des grands empires et des grands hommes.

Initiative du personnel enseignant de l’école Mandjouma Keita de Ségou, cette rencontre a permis aux organisateurs et autres personnes venues écouter le Docteur, de comprendre ses idéaux et sa vision pour un Mali de lumière, poumon de l’Afrique occidentale.

Pendant deux heures, Cheick Modibo a d’abord fait l’historique de la période de transition, où il était Premier ministre avec une équipe de 24 hommes et femmes pour diriger le Mali. Il ne s’agissait pas en ces temps pour eux de conduire les activités et les affaires du Mali, il s’agissait surtout d’aider un pays à se relever et à résister. Selon le Docteur, ce fut un privilège pour lui de conduire le Mali, sa patrie et d’inscrire son nom dans l’histoire de ce pays, qui lui a tout donné. De ce côté, le plus américain des maliens n’a aucun remord quant à sa gestion et de tout ce qu’il a subi comme menace, intimidation, agression et autre. Une aventure qui a donné l’opportunité à Cheick Modibo Diarra, de connaître d’autres catégories de maliens animés par le népotisme, la gabegie et l’extrême corruption.
La séance de concertation a aussi été l’occasion pour le natif de Nioro du Sahel, de présenter sa vision quant à l’avenir du Mali. Malgré les maux qui touchent le Mali, Cheick Modibo croit toujours en un Mali meilleur. Seulement pour lui, cela ne serait possible tant que les maliens ne retrouvent pas l’honneur et la dignité du Mali. Des valeurs qui ont fait ce pays depuis les temps des empires et des royaumes. Cheick Modibo pense qu’il est temps que les maliens abandonnent le fatalisme et croient en un changement positif. Le malaise mental ne doit plus marquer les cœurs et les esprits. « Je suis entré dans la politique pour gérer les problèmes de ma cité », dixit Cheick Modibo Diarra au cours de la concertation. Le ségovien de la NASA explique qu’il doit au Mali, qui lui a tout donné. Donc c’est à lui, maintenant de trouver des solutions aux problèmes du Mali. Selon lui, sa politique à travers son parti le Rassemblement pour le Développement du Mali, RpDM, ne devrait pas avoir les mêmes idéaux que les vieux partis de la place, qui se partagent les postes de gestion du pays pour financer leurs partis.

Tout au long de son exposé, on pouvait lire une certaine communion des personnes venues l’écouter dans la bibliothèque du Lycée Mandjouma Keita. C’est devant cette assistance acquise à sa cause que Cheick Modibo Diarra conclut en disant qu’un Mali de lumière et de prospérité n’est pas loin. Et ce Mali serait le poumon du développement de l’Afrique Occidentale.

Douba Dembélé, correspondance particulière

Le RpDm de Cheick Modibo Diarra : L’ancien ministre Yaranga a claqué la porte

C’est un coup dur pour le Rassemblement pour le Développement du Mali (RpDm) qui vient d’enregistrer la démission de son 3ème Vice-président en la personne de Dr Yaranga Coulibaly, non moins Président de la section de Bla.

Dr Yaranga Coulibaly a remis sa démission au Président du RpDm, Cheik Modibo Diarra, le 22 février 2017 par l’intermédiaire de l’huissier de justice, Me Mamadou Namakoro Diallo. Le désormais ex-3ème Vice-président du RpDm qui fut ministre de l’agriculture sous la transition de 2012, motive son départ par des raisons personnelles. «Aujourd’hui pour des raisons personnelles, je démissionne de toutes mes responsabilités au sein du parti. Je voudrais saisir l’occasion pour remercier les militantes et les militants qui m’ont accompagné et soutenu dans la mission qui fut la mienne», a-t-il déclaré dans sa lettre de démission dont nous avons pu obtenir une copie.

La démission de Yaranga Coulibaly fait suite à d’autres départs comme ceux de Cheick Tidiane Sy, Moussa Alassane Maiga, Aminata Diakité, Youssouf Diarra. De sources crédibles, on apprend que Dassé Bouaré, Ousmane Diarra dit Gouzno, Mamadou Haïdara dit Aba, Djéneba Diakité, Sidiki Sarre, Doucourou Diarra auraient fait défection. Aujourd’hui, le parti de Cheick Modibo Diarra subit une véritable saignée et ne compte que trois membres fondateurs du bureau en commençant par lui-même, Baba Diarra et Fatoumata Koné.

M. L. Fofana

 Le challenger

Conférence d’entente nationale : “Les barons du Nord sont à l’image de nos dirigeants actuels”

On ne peut pas raisonnablement refuser d’adhérer à l’idée d’une Conférence d’entente nationale. Mais, quel gâchis que d’avoir attendu que nous soyons à moins d’un an et demi de la prochaine présidentielle de 2018.

Ma conviction est qu’une conférence de ce type avant l’entame des négociations d’Alger aurait eu plus d’impact et nous aurait certainement évités de ramener d’Alger un diktat de la France, de l’Algérie… Mais ne dit-on pas que mieux vaut tard que jamais.

J’attends de cette conférence nationale que les choses soient dites ; qu’elle soit un grand moment de cohésion et de vérité. Qu’on nous explique pourquoi un accord sur lequel nous avons cédé sur tout au profit des groupes armés met du temps à être mis en application ?

Pourquoi le gouvernement est seul à tenir à cet accord comme à la prunelle de ses yeux alors même que les groupes armés sont passés outre et négocient entre eux sur notre dos ?

Pourquoi les chefs de guerre viennent se pavaner à Bamako alors que nos officiels ne sont pas les bienvenus dans la ville de Kidal ? Pourquoi tant de concessions à des groupes armés qui font semblant de négocier mais avec les armes à la main et qui ne cèdent sur rien ?

Le gouvernement malien et les groupes armés ont-ils la même lecture dudit accord ? Comment expliquer l’incapacité de notre armée à défendre le territoire national ? Que nous a alors apporté cet accord depuis sa signature?

Notre pays, le Mali va mal, et même très mal. Il est donc primordial que nous apprenions à nous connaitre nous-mêmes.

Ce pays n’a plus la notion de patrie chevillée au corps. Et, pire, je suis abasourdi par la paresse intellectuelle de nos élites et la misère morale de nos dirigeants. Depuis l’éviction de GMT (général Moussa Traoré qui régné sur le pays du 19 novembre 1968 au 26 mars 1991) nous avons eu le tort de croire la lutte finie et la victoire acquise. C’était oublier que les hommes s’en vont et le système reste.

Nous savions tous que l’accord issu du Processus d’Alger est inapplicable. Mais, les décideurs étrangers, plus particulièrement notre soi-disant sauveur (allusion à la France) en à décider ainsi (…) et nous avons capitulé.

Les quelques rares patriotes qui ont eu le courage de dénoncer cette capitulation ont été traînés dans la boue sans ménagement et même accusés d’apatrides par tout ce que le Mali compte de notabilités et de leaders religieux sur les ondes de la télévision d’État.

Pourtant nous savions tous que la France n’est pas chez nous pour nos beaux yeux et savions pertinemment que cette idée d’autorités intérimaires est une vaste plaisanterie qui ne fait qu’envenimer la gestion sereine de cette crise.

Hélas ! Les barons du Nord sont à l’image de nos dirigeants actuels. En effet, nous sommes en plein partage du gâteau au sud comme au nord à la seule différence que les autorités intérimaires auront plus de pouvoir que le président de la République élu au suffrage universel.

Je mets au défi le gouvernement de donner la possibilité d’expliquer clairement et honnêtement l’accord chapitre par chapitre dans nos langues maternelles sur l’ORTM.

Lors de cette conférence d’entente nationale qui s’annonce, il serait incompréhensible que “l’incendiaire” ne soit pas nommé, de même qu’il ne faille pas faire le constat que des composantes de la CMA ne soient que des pions entre les mains  de l’ex-colonisateur (MNLA) et d’Ançar Eddine d’Iyad Ag Ghali (HCUA).

Mais l’accord étant signé, c’est le branle-bas de combat au sein de ces groupes : être le plus docile pour avoir les faveurs de la France ! Cela passe forcément par leur poids politique dans les régions du Nord pour tirer profit des retombées de cette amitié française et du tribalisme qui génère une hiérarchie sociale incontestable.

Si nous voulons que quelque chose de grand sorte de cette conférence, nous devons dire à l’unisson : Non à la Famille d’Abord au sud et Non à la Tribu d’Abord au nord.

Fousseyni Camara

Syndicaliste en France

Source: Le Reflet

9è Journée de diffusion des comptes extérieurs : 86,6 Milliards de déficit du commerce extérieur en 2015

Les exportations sont estimées à 1.606,8 milliards, soit une hausse de 16,9% en 2015. Quant aux importations, elles se chiffrent à 1.888,1 milliards de Fcfa en 2015, dégageant une hausse de 16,2% par rapport à l’année précédente.

La 9è journée de diffusion des comptes extérieurs a eu lieu, hier, au Radisson Blu Hôtel de Bamako, à l’ACI 2000. Prenaient part à cette séance, les directeurs des services centraux, les directeurs généraux de sociétés, banques et établissements et ceux des sociétés exportatrices de notre pays.


La balance des paiements est un précieux outil pour la formulation et la mise en œuvre efficace des politiques économiques et constitue, à ce titre, un instrument indispensable pour mesurer sa performance économique vis-à-vis de l’extérieur. Cette journée annuelle de diffusion des comptes extérieurs, organisée à l’intention des opérateurs économiques, a été instituée par les autorités monétaires pour renforcer les canaux de dialogue existants entre les secteurs public et privé, en assurant le retour d’informations aux structures enquêtées. En effet, les comptes extérieurs sont élaborés sur la base d’une enquête, auprès des agents économiques, pour collecter les informations sur leurs transactions avec les non-résidents.


Lors de la cérémonie d’ouverture, de cette journée, le directeur national de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Konzo Traoré, a révélé que des difficultés persistent au niveau de la collecte de certaines données, notamment les transactions des entreprises commerciales et industrielles qui représentent l’essentiel des unités économiques enquêtées.


« Globalement, le taux de réponse aux questionnaires n’est pas très satisfaisant », a-t-il regretté. Cette situation demeure une préoccupation pour les membres du Comité de la balance des paiements. Elle affecte la qualité des comptes extérieurs produits et la pertinence des analyses y afférentes.


La BCEAO a saisi l’opportunité de cette journée pour exhorter les opérateurs économiques, encore réticents, à fournir des informations fiables et dans les délais souhaités. Par la même occasion, Konzo Traoré a remercié ceux qui ne ménagent pas leurs efforts pour répondre à l’enquête.


L’évolution du commerce extérieur dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) est marquée, en 2015, par l’amélioration du solde de la balance des biens et services, -8,7% du Produit intérieur brut (PIB) contre -9,9% du PIB en 2014. Le déficit commercial de l’Union s’est établi à 1.605,3 milliards en 2015 contre 1.874,7, soit une diminution de 0,8 point de pourcentage. Cette évolution est imputable essentiellement à la réduction de la facture pétrolière, suite à la baisse des cours mondiaux.


Détérioration des comptes extérieurs. Pour le Mali, le commerce extérieur a enregistré un déficit global de 86,6 milliards de Fcfa en 2015, après le déficit de 133,0 milliards de Fcfa en 2014. Cela s’est traduit par des exportations estimées à 1.606,8 milliards, soit une hausse de 16,9% en 2015. Quant aux importations, elles se chiffrent à 1.888,1 milliards de Fcfa en 2015, dégageant une hausse de 16,2% par rapport à l’année précédente. Au titre de l’aide budgétaire, 46,4 milliards ont été mobilisés dans le cadre du Plan pour la relance durable du Mali (PRED), après 70,2 milliards en 2014.


Les estimations de 2016 font état d’une détérioration des comptes extérieurs, avec un solde global déficitaire de 180,2 milliards, après celui de 86,6 milliards enregistré en 2015. Les perspectives de 2017 sont bonnes, sous l’hypothèse de la mise en œuvre des accords visant la stabilité socio-politique et sécuritaire, l’accompagnement des partenaires techniques et financiers.


Le thème retenu, cette année, est le « Commerce extérieur dans les pays de l’UEMOA : évolution et perspectives ». Les échanges sur ce thème devraient permettre de déboucher sur des propositions de mesures à même de favoriser la réduction des coûts des facteurs, la dépendance vis-à-vis des services extérieurs comme le transport et tous les services nécessitant une certaine expertise et la diversification de l’Economie.


Pour Mme Sidibé Zamilatou Cissé, Secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, ces chiffres traduisent une détérioration des comptes extérieurs du Mali, avec un solde déficitaire de la balance des paiements de 86,6 milliards de Fcfa.
« Cette situation requiert l’attention de tous, Etat et secteur privé compris », a-t-elle dit, en vue d’engager des discussions approfondies et de formuler des politiques adéquates, permettant au Mali de renforcer sa compétitivité.


Il s’agira de chercher, a-t-elle poursuivi, « à accroître la puissance de notre pays dans les échanges internationaux, en élargissant la base des produits d’exportation et en attirant davantage de flux de capitaux d’investissement direct étrangers ».


Y. DOUMBIA

Source: Essor

 

Sortie de crise : Iyad Ag Ghaly est-il fréquentable ?

La multiplication des attaques terroristes dans le Nord et le Centre de notre pays fait craindre un scénario qui risque de perdurer. Et pour trouver une issue favorable à la crise, des voix continuent de privilégier la piste Iyad Ag Ghaly.

 La semaine dernière, lors d’une conférence, l’ancien Premier ministre, Ahmed Mohamed Ag Hamani a fait une offre surprenante. Il propose de prendre contact avec Iyad Ag Ghaly et Hamadou Kouffa dans le but de leur rappeler l’histoire et les ramener à la raison. Une telle proposition relance le débat sur la gestion de la crise et ceux avec qui il faut désormais négocier dans le Nord du Mali.

En son temps et jusqu’ici sur la négociation avec Iyad Ag Ghaly, le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Kéita, a toujours réservé une fin de non-recevoir.

Derrière la volonté du régime d’écarter la piste Iyad Ag Ghaly, des hommes politiques à l’image de Tiébilé Dramé, optent carrément pour des pourparlers. Une option qui n’a jamais été prise au sérieux non seulement par le gouvernement du Mali mais aussi par la médiation internationale.

Résultat : la démarche du président du Haut conseil islamique de prendre langue avec Iyad Ag Ghaly par le biais du feu Cheick Haoussa n’a pas eu l’assentiment nécessaire. Du coup, le fossé devient de plus en plus large entre partisans de la solution Iyad et ceux qui privilégient l’esprit de l’accord pour la paix et la réconciliation qui écarte les groupes terroristes.

Or, Iyad Ag Ghaly, en plus de diriger le groupe terroriste Ançar Eddine, entretient de somptueuses et fructueuses relations avec Aqmi et Al-Mourabitoune. Les trois groupes terroristes ont en commun de revendiquer plusieurs attaques visant l’armée malienne ou les forces françaises et onusiennes.

Le cas nigérien

Dans le débat sur l’implication ou non d’Iyad Ag Ghaly et d’Hamadou Kouffa (deux leaders terroristes) les positions divergent et les plus indécis sont les groupes armés, notamment la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). La CMA, composée d’anciens alliés d’Iyad Ag Ghaly dont sa branche HCUA, garde un silence de mort sur la piste Iyad.

Interrogés à plusieurs occasions sur le cas Iyad, aucun des groupes de la CMA n’a jamais commenté ses relations. Une ambigüité qui trouve sa justification sur le terrain. Ils sont de plus en plus nombreux à croire que la CMA ne pèse pas sans l’appui des hommes du démoniaque Iyad Ag Ghaly.

Peut-on assister à la solution nigérienne où les autorités ont accepté de prendre en compte les anciens éléments de Boko-Haram ? C’est un défi de plus qui se pose au processus de paix surtout que récemment, des élus de la région de Mopti ont pu convaincre des ex-combattants de Kouffa à abandonner les actions terroristes.

A. M. C.

Conférence d’entente nationale : La position extrémiste de Soumana Sacko

 

Le parti de l’ancien Premier ministre, la CNAS Faso Hèrè, ne participera pas à la Conférence d’entente nationale que le Mali organise au mois de mars prochain, conformément à l’Accord pour la paix et la réconciliation. Zorro et ses compagnons estiment qu’ils n’ont pas été associés au processus d’élaboration de l’Accord du 15 mai 2015. Et ils n’entendent pas participer à sa mise en œuvre.

 

Cette position extrémiste de l’ancien Premier ministre ne contribue pas à l’apaisement du climat politique. Aujourd’hui, tous les fils du pays doivent converger pour consolider les efforts de paix des autorités de notre pays. Chacun doit s’efforcer à renoncer à son égo pour faire face au pays. Il est temps qu’on pense au pays qui a déjà trop souffert des effets de sa plus grave crise. Personne ne pourra satisfaire ses intérêts personnels si le pays n’est pas en paix. La conférence d’entente nationale est l’occasion inouïe pour trouver une unanimité autour de la patrie. Elle sera une tribune pour tous les patriotes de s’exprimer librement pour trouver une solution définitive à la crise. En adoptant cette position, Zou et ses camarades vont se retrouver au banc de la République. Ce qui est regrettable. Car, la nation aura besoin de la contribution des hommes de qualité qu’ils sont. D’ici là, nous osons espérer qu’ils mettront un peu d’eau dans leur vin pour venir enrichir la Conférence d’entente nationale.

 

 

 

 

 

Affaire de la sextape à l’Assemblée nationale

 

« Secrétaires, n’ayez pas honte »

 

L’Association des secrétaires et des secrétaires de direction (ASSAD) a apporté son soutien à leur collègue accusée par un journal d’avoir été « surprise en flagrant délit » avec son patron dans son bureau à l’Assemblée nationale. C’était au cours d’un sit-in organisé le jeudi dernier devant la Maison du Peuple. Au cours de cette rencontre, les responsables ont véhiculé des messages forts pour manifester leur soutien à leur collègue. On pouvait entendre : « secrétaires, n’ayez pas honte, restez dans votre fonction, elle est noble», «je suis Djénéba ». La présidente de l’Assad a saisi cette tribune pour inviter l’Etat à assumer ses responsabilités.

 

 

 

Complexe scolaire privé Lycée Gnetaaso

 

Un geste de solidarité envers ses élèves

 

Malgré son statut d’école privée, la direction du lycée Gnetaaso, sis à Daoudabougou-Kalaban-Coura, n'a cessé de multiplier les bonnes actions en faveur de l'éducation nationale depuis sa création. Elle ne ménage aucun effort dans ce sens. Elle vient de s’illustrer une fois de plus en dotant en livres ses élèves, notamment ceux qui font l’Arabe comme LV2. En effet, la direction de l’école a offert 40 livres du programme d'Arabe APC, classe de TLL. Il s’agit des œuvres de Mamadou Sangaré intitulée : «Regards sur les compétences », un livre largement répandu sur l'ensemble du territoire national, et qui est  mis à la disposition des élèves. Ce don est  entièrement financé par le promoteur du lycée, Bréhima Diallo.

 

Un geste de solidarité de haute portée à saluer qui est à mettre à l'actif de ce grand lycée. C’est un acte dont les effets positifs vont certainement se sentir aux examens de fin d’année scolaire. Il faut rappeler que l’école a toujours eu de meilleurs résultats lors des différents examens depuis sa création. C’est un établissement de référence sur la rive gauche. Ces performances ont toujours été saluées par les responsables de l’administration scolaire au Mali. Ces bons résultats sont le fruit du professionnalisme de l’équipe dirigeante de cet établissement privé. Par cet acte, la direction de l’école donne un exemple à suivre pour les autres établissements.

 

Rassemblés par la Rédaction

 

PRIMATURE : IBK n’a plus droit à l’erreur

La désignation d’un nouveau Premier ministre défraie la chronique. Politiques, politiciens, et citoyens lambda font leur analyse et s’interrogent sur le choix du nouvel occupant de la primature. Qui pour succéder à Modibo Keïta ?

Pour plusieurs raisons, l’action gouvernementale a besoin d’un nouveau souffle, pour non seulement traduire efficacement la volonté politique du président de la République, mais et surtout  pour apporter des solutions appropriées à court ou à long terme aux préoccupations majeures du peuple malien.

Depuis son accession à la magistrature suprême en 2013, à l’issue d’une éclatante victoire à l’élection présidentielle, IBK est toujours à la recherche de « ce  chef de gouvernement » de défi, comme il le fut pour un certain  Alpha Oumar Konaré, dans les premières années de l’ère démocratique. Dans la quête de ce  « sauveur » et de ce  « libérateur », le Président Kankélétigui,  à moins de trois ans de son premier quinquennat, a porté sa confiance sur trois hommes, notamment un banquier technocrate, Oumar Tatam Ly, un jeune leader politique, Moussa Mara, et un vieux d’une expérience administrative énorme et doté d’un sens élevé de l’Etat, Modibo Keïta, toujours en poste. En dépit de son riche expérience administrative, le navire Mali est dans la tourmente. L’insécurité dans toutes ses formes, l’emploi des jeunes, la cherté de la vie, pour ne citer ceux-ci, restent encore des défis à relever durant ce quinquennat d’IBK. Conséquence, le train du développement du Mali peine à décoller.  A un an de la fin de sa première mandature, le locataire de Koulouba n’a plus droit à l’erreur dans le choix du Premier ministre. Le nouveau Premier ministre doit se montrer rassembleur de l’ensemble des couches de notre pays pour trouver une unanimité autour du pays. Il doit avoir une bonne aura internationale capable de tenir tête à la communauté internationale afin de l’amener à être sincère envers le Mali. Le nouveau locataire de la primature doit éviter les erreurs du passé et trouver une solution rapide à la crise dont les effets se transportent de plus en plus vers le sud.

Aidons-le, car la situation actuelle impose à notre pays d’aller vite à l’essentiel. Le second mandat d’IBK  dépendra de la réussite du futur Premier ministre. Son principal chantier sera de faire revenir Kidal dans le giron du Mali. Cette équation demeure toujours un caillou dans les chaussures du régime, une équation à multiples inconnues. Aider IBK, c’est le laisser la main libre de choisir l’homme qu’il faut pour le Mali.

Bamey Diallo

 

 La lettre du Peuple

Assemblée nationale-gouvernement : Guerre des clans autour d’IBK ?

Le président de la République Ibrahim Boubacar Keita, s’achemine de manière laborieuse vers la fin de son mandat. Il ne lui reste pratiquement qu’une quinzaine de mois à la tête de l’Etat. Jusque-là, rien à se mettre sous la dent en terme de bilan à présenter au peuple pour prétendre briguer son suffrage une deuxième et dernière fois. En cette période de doute, qui constitue un tournant déterminant de son avenir politique, IBK devrait être dans une logique de sursaut d’orgueil pour engager, dans une mission commando, l’ultime combat de rachat. Mais, tout montre que le « Vieux » n’en peut plus. Il est à bout. Le malheur n’arrivant jamais seul, son entourage profite de ce moment de flottement pour engager une guerre de clan autour de lui. A l’Assemblée nationale, des clans se positionnent et se livrent des banderilles sur fond de scandales d’Etat. Pour piloter le gouvernement, les médias sont mis à contribution pour flatter ou dénigrer les prétendants au fauteuil primatorial. La guerre est rude au sommet de l’Etat entre les trois premières institutions de la République : le président (à bout), l’Assemblée nationale (en embuscade) et le gouvernement (en quête de chef). Jusqu’où cette guerre larvée ?

IBK, depuis quelques mois est éprouvé physiquement. Ce qui l’oblige à ralentir ses activités et à assurer le service minimum. Le programme du chef de l’Etat se limite à quelques audiences espacées par semaine ou quinzaine et le conseil des ministres, devenu irrégulier. Plus de grandes cérémonies, plus de tournées à l’intérieur du Mali profond, ni de voyages à l’étranger… Conséquence ? Le Mali, qui ne s’est jamais bien porté sous la présidence d’IBK, s’enfonce dans l’immobilisme.

Autre conséquence ? L’éloignement du chef de l’Etat de la gestion des affaires devient source de conflit dans son propre entourage. En effet, l’on assiste actuellement à une véritable guerre de positionnement au sein même du système, entre certains opportunistes qui ont afflué en masse pour monter  à bord du bateau « Ma famille d’Abord ».

Guerre de positionnement ? Manœuvre de sauvetage pour abandonner le navire en perdition ? Conflit d’intérêt ? Autant de questions que les Maliens se posent aujourd’hui.

Les bruits de scandales qui ébranlent  depuis quelques jours l’Assemblée nationale sont révélateurs de l’intensité du duel à mort engagé autour du président Keïta. A l’hémicycle, les attaques, les contre-attaques et autres ripostes semblent être savamment planifiées à partir de l’intérieur. A la guerre comme à la guerre ! La presse n’y est pour rien.

Autre théâtre d’affrontement ? Le gouvernement. En effet, la succession de Modibo Keïta à la Cité administrative donne lieu à de sérieux accrochages entre certains barons  du régime. Eux tous, rêvent de devenir le 4è Premier  ministre d’IBK. Entre Soumeylou Boubeye Maïga, Abdoulaye Idrissa Maïga, Mohamed Ag Erlaf, Bocary Tréta, Tiéna Coulibaly…, IBK peine visiblement à trancher. Au-delà, il semble que le président de la République hésite surtout à se débarrasser de l’actuel Premier ministre.

En attendant, les candidats à la primature se cherchent des « alliés » au sein de la famille et du système…

Déception et désillusion

Ce contexte d’incertitude au sommet de l’Etat à de graves conséquences sur la situation d’ensemble du Mali. En effet, le gouvernement a cessé de fonctionner, l’administration est paralysée, la tension sociale est à son comble, l’insécurité gagne le centre du pays, les conflits intercommunautaires se multiplient… le tout emballé dans une prolifique communication étatique amplifiée par les courtisans qui, en réalité, tentent de défendre leurs propres intérêts, plutôt que de se préoccuper du sort du pays.  

Pendant ce temps, la colère monte au sein des populations. Édifiée par la preuve des épreuves, la majorité naguère silencieuse commence à pousser des cris d’orfraie à cause des coups de Jarnac à elle assenés par des mauvais tenants du pouvoir.

Pour beaucoup de nos compatriotes, le plus grand mal du Mali actuel est sans nul doute son chef de l’Etat. « IBK s’en fout des Maliens… IBK a atteint ses objectifs… IBK n’est au courant de rien… IBK ne se préoccupe que de son pouvoir… IBK nous a trompés… IBK… ». Voilà les principales remarques qui sont entendues çà et là à travers le pays, à propos d’un président de la République qui a étalé toutes ses limites.

Aujourd’hui, les Maliens font recours aux mots tels que : déception, désillusion et désenchantement. Au fil des jours, de cris de douleur ! Que de motifs d’indignation ! Que d’actes du déshonneur ! La mère patrie est en danger.

C H Sylla

Source: L'Aube

 

Afrique du Sud : La honteuse chasse aux étrangers

Comme en 2015, des « Sud-africains » s’attaquent dans certaines grandes villes aux étrangers. Une honteuse chasse indigne des habitants d’une nation qui a bénéficié de la solidarité africaine pour vaincre le système de l’Apartheid.

Les violences xénophobes ont repris dans certaines villes sud-africaines, notamment Johannesburg et Pretoria. Des gens se déplacent en groupes pour brûler les maisons, les ateliers, les magasins appartenant aux étrangers dont certains sont assimilés aux trafiquants de drogue ou à des prostituées. C’est la panique générale dans le milieu des migrants. Depuis quelques années, ces violences deviennent fréquentes en Afrique du Sud, la nation Arc-en-ciel, le pays de Nelson Mandela. En dépit des propos rassurants des autorités sud-africaines, en l’occurrence le ministre de l’intérieur, les violences continuent avec des dégâts considérables. Les xénophobes envisagent d’organiser ce 24 février un grand rassemblement à Pretoria.   

Une honteuse chasse aux étrangers indigne des « habitants » d’une nation qui a bénéficié de la solidarité africaine dans sa croisade contre le système de l’Apartheid. Nelson Mandela se retournerait sans doute dans sa tombe et s’interrogerait sur les agissements actuels de ses fils et petits-fils qui affichent une hostilité, voire une haine envers leurs frères d’autres pays d’Afrique. Non, la nation Arc-en-ciel qui abrite le siège du Parlement panafricain et dont l’une des filles, Mme Nkosazana Dlamini Zuma, vient d’achever un brillant mandat à la tête de la Commission de l’Union Africaine, ne peut pas emprunter des dérives xénophobes.

Arrêtez ces violences contre les étrangers et honorez la mémoire de Nelson Mandela !

Rédaction

Bouya Ben Maouloud, 1er adjoint au Maire de Gao : Un rassembleur engagé à donner à l’Adema, sa valeur d’antan

Travailleur et rassembleur, Bouya Ben Maouloud qui a été projeté au poste de premier adjoint au maire de la commune urbaine de Gao, est un militant engagé pour le retour aux valeurs fondatrices du parti Adema-Pasj. Dans la ruche au niveau de la cité des Askia, le jeune "Abeille" abat un travail de fourmi pour l’enracinement du parti.

Jeune cadre du parti ADEMA-PASJ, Bouya Ben Maouloud, s’est engagé dans la course pour la mairie de la commune urbaine de Gao aux communales du 20 novembre 2016. Porteur d’un projet pour le développement de la commune, Bouya Ben Maouloud s’en sort avec le poste de premier adjoint au Maire de la commune. Un poste stratégique pour l’élu de l’Adema-Pasj, qui lui permet non seulement de travailler au rassemblement et à l’implantation de la famille Adema, mais aussi et surtout d’influer sur le programme communal en faveur des populations.

Conscient que seule l’union fait la force, Bouya Ben Maouloud a entrepris une approche participative basée sur le consensus. « Il faut approcher les gens, les écouter et prendre en compte leurs avis. Le maire n’est rien si la population et les chefs de quartiers ne participent pas à la prise de décision. Nos réformes iront dans ce sens », aime  dire le premier adjoint au maire de la commune urbaine de Gao. Cette approche est bien appréciée par les populations de la cité des Askia.

Au sein de sa famille politique, le jeune Bouya Ben Maouloud use de cette démarche pour rassembler les militants et militantes autour des idéaux du parti de l’abeille. S’inscrivant en  droite ligne de la volonté du Pr Tiémoko Sangaré, président du parti, le premier adjoint au maire de Gao  veut donner à l’Adema-Pasj, sa valeur d’antan. Pour lui, le temps de la division et des querelles politiciennes n’a plus sa raison d’être, il faut se rassembler et travailler afin de faire du Mali de façon générale, une destination enviable et la commune de Gao, une référence dans le domaine du développement local.

Ce jeune transitaire qui a une bonne réputation au sein de la jeunesse de Gao, est en tout cas, bien parti pour l’enracinement de l’Adema-Pasj dans la septième région administrative du Mali.

D. T. Konaté

 

 

 

Le laxisme et l’impuissance

L’installation des autorités intérimaires qui devait commencer par la région de Kidal, a été reportée le 18 février 2017, à la dernière minute. Et pour cause, la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) est revenue sur ses positions en donnant comme prétexte, la nomination du nouveau gouverneur de Kidal qu’elle accuse d’être proche de la Plateforme. En attendant un nouveau calendrier, il faut se rendre à l’évidence que la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation va accuser un énième retard. Déjà à Gao, Tombouctou, Ménaka, des voix s’élèvent à travers des manifestations pour contester les choix des Présidents des Assemblées régionales. Au même moment, la situation se dégrade nettement sur le terrain avec une délocalisation de la lutte armée au centre du pays, devenu le théâtre des conflits intercommunautaires à répétition.

Le gouvernement du Mali n’a pas été capable d’éviter le piège tendu par les groupes armés qui ont réussi la prouesse de faire de la question  des autorités intérimaires une condition sine qua non de l’avancement du processus de paix. Il faut arrêter de faire de la fixation sur ce dispositif facultatif dans la mise en œuvre du document issu du processus d’Alger. Les groupes armés veulent faire croire que l’application de l’Accord ne peut pas avancer sans l’installation des autorités intérimaires. Or, le cantonnement, le désarmement des combattants, le Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC) ne sont nullement liés aux très controversées autorités intérimaires. Que de manœuvres dilatoires !  Comme si les uns et les autres ont intérêt  à ce que la crise perdure encore pour le malheur des populations du nord qui souffrent énormément de cette situation à la fois confuse et chaotique.  

Dans le quotidien « L’indépendant » du mardi dernier, l’ancien Premier ministre, Ahmed Mohamed Ag Hamani  a déclaré que « Les leaders du MNLA, du Gatia, de la Plateforme… ne travaillent que pour eux-mêmes et non pour les populations du nord ». L’ancien Premier ministre sous le Président ATT a vu juste. La majorité de ceux qui se pavanent dans les grands hôtels de Bamako pour chanter l’Azawad, ignore tout des conditions dans lesquelles les braves populations du nord vivent. Ces gens-là se battent plutôt pour les perdiems et autres privilèges liés à tel ou tel président de commission ou de sous-commission. Ils manquent cruellement de racine sociopolitique, donc de légitimité. La fin de la crise est synonyme de leur disparition de la scène. Car aucun de ces leaders ne peut se faire élire de façon démocratique sans un coup de pouce de l’Etat ou de l’administration publique.

Le Secrétaire général du Mouvement National pour la Libération de l’Azawad (MNLA), Bilal Ag Achérif ne peut pas s’exprimer en Tamasheq, le dialecte localement parlé. Ne parlant pas français, il est à l’aise avec l’anglais. N’est-il pas curieux que quelqu’un qui ne parle pas le principal dialecte d’une zone se mette à en réclamer l’indépendance ? A l’image de Bilal Ag Achérif, les leaders de la CMA, ce mouvement composé d’apatrides qui a ouvert la boîte de Pandore, sont des imposteurs, des traîtres à la solde de leur mentor-protecteur caché sous la bannière de la communauté internationale.

Face au laxisme de cette communauté internationale, les leaders de la CMA tenteront d’obtenir d’autres concessions de la part de l’Etat impuissant du Mali. Sans doute, une révision du calendrier des élections communales partielles, des locales et des régionales !

Communiqué du Conseil des Ministres du Mercredi 22 Février 2017

Le Conseil des Ministres s'est réuni en session ordinaire, le mercredi 22 février 2017 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Président de la République, Monsieur Ibrahim Boubacar KEÏTA.

Après examen des points inscrits à l'ordre du jour, le Conseil a :

- adopté des projets de texte ;

- et procédé à des nominations.  

 

AU CHAPITRE DES MESURES REGLEMENTAIRES :

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de construction et d’équipement de la nouvelle maison d’arrêt de Bamako à Souban (Koulikoro).

Le marché relatif aux travaux de construction et d’équipement de la nouvelle maison d’arrêt de Bamako à Souban (Koulikoro) est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Entreprise et Commerce général Fodé COULIBALY (ECGF) pour un montant de 8 milliards 897 millions 832 mille 659 francs CFA toutes taxes comprises et un délai d’exécution de 24 mois.

Les travaux du marché comprennent, notamment, un bâtiment principal (R+2), un bloc administratif, des cellules avec les commodités requises, une salle polyvalente, une bibliothèque, une école de formation, une infirmerie, une salle de prière et des terrains de sports.

Le projet de décret adopté s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique nationale des droits de l’Homme. Il contribue également à l’humanisation des conditions de détention en milieu carcéral.

Le financement du marché sera entièrement assuré par le Budget national.

 

AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE L’INVESTISSEMENT ET DU SECTEUR PRIVE

Sur le rapport du ministre de la Promotion de l’Investissement et du Secteur privé, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la Politique nationale de Promotion des Investissements au Mali et son plan d’actions 2017-2019.

La politique nationale de promotion des investissements au Mali, assortie d’un plan d’actions 2017-2019, a été examinée par le Conseil des Ministres en sa séance du 19 octobre 2016.

Elle vise à doter notre pays d’un cadre de référence des actions à mener dans le domaine de la promotion des investissements.

La mise en œuvre de la politique nationale de promotion des investissements au Mali contribuera entre autres à l’accroissement du volume des investissements privés étrangers au Mali, à la réduction de la pauvreté et du chômage ainsi qu’à l’amélioration de la coordination des actions de promotion des investissements, de l’environnement des affaires et de l’image du Mali comme destination favorable à l’investissement.

Le présent projet de décret consacre l’adoption formelle de la politique nationale de promotion des investissements au Mali, assortie d’un plan d’actions 2017-2019 et autorise sa mise en œuvre.

 

AU TITRE DU MINISTERE DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE

Sur le rapport du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux collectivités territoriales dans les domaines de l’emploi et de la formation professionnelle.

La loi du 07 février 2012, modifiée, portant code des collectivités territoriales en République du Mali autorise les organes délibérants des collectivités territoriales à régler par délibérations les affaires de leur ressort territorial en matière de développement économique, social et culturel.

Le présent projet de décret est adopté dans ce cadre et fixe le détail des compétences de la Commune, du Cercle, de la Région et du District de Bamako dans les domaines de l’emploi et de la formation professionnelle.

Il précise l’appui conseil que les services centraux et déconcentrés du Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle doivent apporter aux collectivités territoriales dans le cadre de la mise en œuvre des compétences ainsi transférées.

L’effectivité de ces mesures contribue à une meilleure prise en compte des politiques nationales en matière de l’emploi et de la formation professionnelle dans les plans de développement des communes, des cercles, des régions et du District de Bamako.

 

AU TITRE DU MINISTERE DU TRAVAIL ET DE LA FONCTION PUBLIQUE

Sur le rapport du ministre du Travail et de la Fonction publique, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des Ministres a adopté :

1. un projet de décret fixant le cadre organique de la Direction des Finances et du Matériel du Ministère du Développement industriel ;

2. un projet de décret fixant le cadre organique de la Direction des Finances et du Matériel du Ministère du Commerce :

La Direction des Finances et du Matériel d’un département ministériel a pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale dans les domaines de la gestion des ressources financières et matérielles et de l’approvisionnement des services publics relevant de ce ministère.

L’adoption des présents projets de décret vise à doter, pour les cinq prochaines années, la Direction des Finances et du Matériel du Ministère du Développement industriel et du Ministère du Commerce en personnel nécessaire pour la mise en œuvre de leurs missions.

 

AU TITRE DU MINISTERE DU COMMERCE

Sur le rapport du ministre du Commerce, le Conseil des Ministres a adopté :

1. des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence ;

2. des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Agence malienne de la Métrologie :

L’élaboration et la mise en œuvre de la politique nationale en matière de commerce, de concurrence, de métrologie et de protection des consommateurs sont assurées par la Direction nationale du Commerce et de la Concurrence créée par une loi du 24 juin 2011.

Les projets de texte adoptés érigent la Direction nationale du Commerce et de la Concurrence en une direction générale conformément aux dispositions de la loi du 19 septembre 2014 portant principe fondamentaux de la création, de l’organisation et du contrôle des services publics

Les projets de texte adoptés créent l’Agence malienne de la Métrologie.

La création de l’Agence s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Règlement n°08/20/2014/CM/UEMOA du 25 septembre 2014 qui a recommandé l’institution d’un système harmonisé de métrologie dans les Etats membres.

La mise en œuvre des missions de l’Agence malienne de la Métrologie permettra à notre pays de renforcer son cadre juridique et institutionnel dans le domaine du contrôle des mesures au niveau, notamment, des entreprises, des laboratoires d’essai, d’analyse et d’étalonnage.

Elle participe également du renforcement des mécanismes nationaux de protection des consommateurs et de respect des règles de la concurrence.

 

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :

 

AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS :

- Hauts fonctionnaires de Défense :

Ministère de la Solidarité et de l’Action humanitaire : Colonel Mohamed Elmehdi AG OUMAR;

Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme : Lieutenant-Colonel Hamadoun TRAORE ;

Ministère de l’Economie et des Finances : Colonel Oumou KONATE ;

Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Lieutenant-Colonel Birama Apho LY;

Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique : Colonel-major Lamine TRAORE ;

Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable : Commissaire-colonel-major Fakourou KEITA.

 

AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME :

- Chargé de Mission : Monsieur Daouda KAMATE, Anthropologue.

 

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES :

- Chargé de Mission : Monsieur Mahamet TRAORE, Journaliste.

- Payeur général du Trésor : Monsieur Mahamadou KONE, Inspecteur du Trésor.

 

AU TITRE DU MINISTERE DES MALIENS DE L’EXTERIEUR :

- Conseiller technique : Monsieur Tahirou SIDIBE, Magistrat ;

 

AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE L’INVESTISSEMENT ET DU SECTEUR PRIVE :

- Chargé de Mission : Madame Kankou SISSOKO, Comptable.

 

AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL :

- Conseiller technique : Monsieur Baba DIABY, Ingénieur de l’Industrie et des Mines.

- Chargé de Mission : Madame SAMAKE Fatoumata CISSE, Comptable.

- Directeur nationale de l’Industrie : Monsieur Idrissa Koké TRAORE, Planificateur.

 

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE :

- Chargé de Mission : Monsieur Modibo SACKO, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage.


Bamako, le 22 février 2017

Le Secrétaire général du Gouvernement,

Madame SANOGO Aminata MALLE
Chevalier de l’Ordre national

Source: Mali24

Groupement Interbancaire Monétique de l’UEMOA : La presse malienne sensibilisée sur ses apports

Après le Bénin, le Mali est le deuxième pays à recevoir Blaise Ahouantchede, Directeur général du Groupement Interbancaire Monétique de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (GIM UEMOA). Il s’agit d’une rencontre de sensibilisation de la presse malienne sur les apports du GIM-UEMOA. Les échanges avec la presse ont porté sur l’historique de la création du GIM-UEMOA, la signification du GIM, ses missions, ses objectifs, l’utilisation de la carte GIM et ses perspectives. L’événement s’est déroulé à l’hôtel de Laico de  l’Amitié sous la houlette du Directeur général du groupe en présence des représentants des banques maliennes.

C’est une tradition que le Directeur du GIM veut respecter désormais avec les hommes de medias. Il s’agit de prendre langue avec les journalistes dans les pays de l’UEMOA afin qu’ils puissent connaître davantage les missions du Groupement Interbancaire Monétique de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine.

A l’entame de cette rencontre avec une trentaine des journalistes  la responsable communication institutionnelle, Aïssata Ly Wane a planté le décor en présentant les objectifs du GIM-UEMOA, selon elle le GIM-UEMOA est un organisme créé en 2003 par la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et les banques de l’espace UEMOA composé du Benin, du Burkina Faso, de la Côte-d’Ivoire, de la Guinée Bissau, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo. C’est au tour de son directeur Blaise Ahouantchede d’expliquer les missions de l’organisme sous régional. Selon lui, le groupement a pour mission d’assurer le bon fonctionnement de l’interbancarité monétique dans l’espace UEMOA, faire la promotion de l’interbancarité monétique et assurer la formation des acteurs de la monétique. Egalement, le GIM vise à développer l’interbancarité monétique, développer de manière efficace les moyens de paiement électronique. Enfin il met l’accent sur la promotion des services électroniques à forte valeur ajoutée.

Aujourd’hui, le GIM est devenu un fédérateur et un intégrateur dans l’espace UEMOA grâce à son service qui facilite la circulation des personnes et des biens. « Au-delà de son caractère fédérateur et intégrateur, le GIM démocratise le système de bancarisation dans l’espace UEMOA », explique le conférencier devant les hommes de media. Selon lui, le Mali est l’un des pays qui ont toujours soutenu le projet du GIM-UEMOA. C’est ainsi qu’il révèle que  toutes les banques maliennes sont dans le GIM-UEMOA. Dans l’espace UEMOA, 4.000.000 de cartes GIM sont en circulation.  

A la question de savoir quelle est l’utilité de la carte GIM, le Directeur explique que c’est une carte délivrée par une banque membre du GIM-UEMOA qui est interconnectée au réseau du GIM. Ce qui permet à son propriétaire de faire des opérations de retrait et de paiement indépendantes de sa banque.

Le GIM a pour vision de s’étendre à l’espace CEDEAO voire, à toute l’Afrique.

M. L. Fofana

Mali24

Ras Bath défie Me Mamadou Ismaël Konaté et assoie sa popularité

Après l’annulation de son meeting à Sébénikoro, samedi dernier, Mohamed Youssouf Bathily, Alias Ras Bath, vient d’essuyer un autre revers. Dimanche dernier à Kalaban-coura, ses matériels de meeting ont été saccagés par des «loubards».

Une nouvelle situation tendue qui prédit un bras de fer entre Rasta et Ami Kane, le Gouverneur du district de Bamako.

Le coup de gueule de Ras Bath, dans une vidéo sur Facebook, après les événements de Sébénikoro et Kalaban-coura fait le buzz.

En 12 heures, la vidéo avoisine les 40 mille vues et 3 mille ‘’Like’’. Dans cette vidéo publiée lundi matin, le sulfureux animateur dénonce des tentatives de l’empêcher de parler.

«Ils sont trop petits pour m’arrêter. Surtout pas un petit député comme Moussa Timbiné», dit-il, en rendant grâce au fondateur de Facebook.


Avec Facebook et Youtube, Ras bath qui se dit intelligent, a pris de court Me Mamadou Ismaël Konaté et ses textes de loi qui peinent à faire le saut au 21e siècle. On se rappelle, l’année dernière, dès sa nomination, le ministre de la Justice avait assigné en demeure le chroniqueur et lui avait interdit de s’exprimer dans les médias.

Seulement, voilà, Rasta, doctorant en Droit, sait que les «réseaux sociaux» ne font pas partie de la nomenclature juridique au Mali. Il en profite donc. A fond! D’abord en organisant des meetings, puis en les filmant pour les diffuser principalement sur facebook.


Non contents de ne plus entendre leur idole sur les ondes radio, les fans de Rasta se ruent sur ces vidéos. Même le ministre Mamadou Ismaël Konaté, avocat de renom, semble dépassé par cette ruse. Alors, c’est vers Ami Kane que les espoirs des barons du régime se tournent pour calmer ce crieur public qui perturbe leur sommeil.

Selon Ras Bath, ce qui s’est passé à Sébénikoro, c’est que le maire a annulé son autorisation de meeting sous la pression d’Ami Kane. Plus confiant que jamais, le jeune Bathily prédit des révélations prochaines sur les Barons du RPM. Wait and see!

Mamadou TOGOLA

Source: Le Canard Déchaîné

Le Consul du Mali, Modibo Diallo, à la rencontre des cadres maliens au Cameroun : Etablir et entretenir tout simplement le contact avec les compatriotes

Depuis sa prise de fonction comme Consul général du Mali au Cameroun, son excellence Modibo Diallo multiplie les rencontres avec les Maliens résidant dans ce pays. Une semaine après l’assemblée générale tenue avec cette communauté malienne  à Douala, c’était au tour des cadres maliens en fonction dans les organisations internationales.  Cette initiative, à l’en croire, n’a qu’un seul sens, maintenir le contact avec ses compatriotes, apporter à tous les maliens vivant au Cameroun un message d'amour, d’unité et surtout les écouter afin d’apporter des solutions aux problèmes auxquels ils sont confrontés.

C’est dans ce cadre qu’il a rencontré en fin de semaine dernière, à Yaoundé, les cadres maliens en fonction dans les organisations internationales comme l’OHADA, le BIT, l’OAPI, la BAD, PLAN. De même que les officiers maliens en formation à l’école de guerre, les stagiaires étudiants maliens à l’université panafricaine de Yaoundé. Cette rencontre a aussi été rehaussée par la participation du  Général Moussa Sinko Coulibaly, en mission au Cameroun.

 L’occasion était idoine pour le consul de partager avec cette intelligentsia les nouvelles du pays et aussi les informations sur les pièces d’état civil comme les cartes consulaires, les passeports biométriques, les extraits de naissance des enfants. De même que la  disponibilité de kits pour l’enrôlement au RAVEC. Il est revenu largement sur les dispositions du nouvel Accord entre le Mali et le Cameroun.

Cet accord, est –il nécessaire de le rappeler, préserve tous les fondamentaux et les valeurs panafricanistes qui ont présidé à la signature de la Convention de 1964. Il innove par l’institution d’un visa pour une catégorie de détenteurs de passeports ordinaires et le visa reste gratuit pour tous les requérants.Restent exempts de visa, les détenteurs de passeport diplomatique ou de service, les membres des représentations diplomatiques et consulaires ainsi que les membres de leurs familles.

Les fonctionnaires, officiers et agents des services publics détenteurs d’un passeport ordinaire et munis d’un ordre de mission officielle, les fonctionnaires d’une organisation intergouvernementale munis d’un ordre de mission délivré par cette organisation, les enseignants et chercheurs, ainsi que les étudiants justifiant d’une inscription ou d’une préinscription dans une institution universitaire ou dans tout autre organisme d’enseignement public ou privé en font partie.

Une prière pour la paix et la concorde au Mali et au Cameroun a sanctionné la fin de cette rencontre fraternelle.

Le Consul général avait auparavant invité les uns et les autres à rester souder même à l’extérieur pour la cause du Mali et surtout de faire bénéficier notre pays de leurs expertises et connaissances acquises dans leurs différents domaines.

Ramata Tembely

Affaire de mœurs à l’Hémicycle : L’Assemblée nationale porte plainte contre le journal Figaro du Mali , les Associations de presse se prononcent

Hier, jeudi 16 février 2017, l’Association des secrétaires et attachés de direction a organisé un sit-in devant l’Assemblée nationale du Mali pour « soutenir le président de l’Institution l’honorable Issaka Sidibé et sa secrétaire Mme Konaté Djénéba Coulibaly ». Ce sit-in intervient après un article de presse paru dans le N°12 du journal Figaro du Mali en date du 07 février 2017, accusant le président de l’Assemblée nationale de liaison secrète avec sa secrétaire. Se sentant concernées parce qu’une secrétaire étant en cause, les membres de l’association ont organisé cette manifestation de soutien. A l’issue de ce sit-in, les manifestants, une centaine, ont remis leur motion de soutien au premier vice-président de l’Assemblée nationale, l’honorable Moussa Timbiné. Après avoir reçu la motion de soutien, l’honorable Moussa Timbiné a fait savoir, « nous avons porté plainte », contre le journaliste Ammy Baba Cissé du journal Figaro du Mali. Ce dernier, contacté par nos soins, affirme que « s’il y a plainte, je ne suis pas au courant, je n’ai pas été informé ». Tout en défendant la liberté de la presse, les patrons des associations de presse reconnaissent le droit de tout citoyen de porter plainte, s’il s’estime lésé.

Après le communiqué de soutien du Comité syndical de l’Assemblée nationale, celui du Bureau du parlement, la semaine dernière, et la marche de soutien effectuée le mercredi 15 février 2017 à Koulikoro, l’affaire de mœurs à l’Assemblée nationale continue de faire des vagues.

 

A cet effet, les membres de l’Association des secrétaires et attachés de direction étaient en sit-in hier, jeudi 16 février 2017 devant l’Assemblée nationale du Mali pour « soutenir l’honorable Issaka Sidibé et la secrétaire Mme Konaté Djénéba Coulibaly ». Au terme du sit-in qui a duré près de deux heures de temps, la présidente de l’Association des secrétaires et attachés de direction, Mme Bocoum Salimata Ouattara a lu la motion de soutien qu’elle a remise au 1er vice-président du parlement malien, l’honorable Moussa Timbiné.

« Longtemps éprouvé par une des crises sécuritaires des plus aiguës et pendant que le Président de la République appelle autour de lui les chefs d'Etat du G5 Sahel, pour tenter de couper les lacets des bandits déstabilisant notre nation, des soi- disants journalistes, en réalité des spécialistes de l'imagination stérile étaient à l'œuvre. Agissant en réalité en vrais terroristes utilisant le verbe et l'écrit, aidés par de puissants lobbies récupérateurs tapis derrière des sites internet délocalisés…», selon la motion de soutien lue par Mme Bocoum Salimata Ouattara.

 

Selon elle, on vise à déstructurer notre société, à couper les liens entre les citoyens et leurs dirigeants pour faire place au règne du vide et de la terreur, commente-t-elle. « C'est pourquoi, cette fois-ci, les Maliens doivent ouvrir les yeux pour chercher et traquer ces calomniateurs d'une nouvelle race », suggère-t-elle.

Et c'est pourquoi, nous, membres de l'association des secrétaires et attachés de direction, au nom de l'ensemble des militantes et des militants, soutenons l’institution parlementaire et son président, l'honorable Issaka SIDIBE en lui réitérant notre confiance citoyenne, a-t-elle poursuivi. « Nous sommes et restons solidaires de toutes les actions qui seront enclenchées à tous les niveaux pour que justice soit rendue et de façon transparente à toutes les victimes innocentes de cette cabale et pour l'honneur de notre pays », a conclu Mme Bocoum Salimata Ouattara.

 

Ammy Baba : «Je suis serein... »

Après avoir reçu la motion de soutien, l’honorable Moussa Timbiné a remercié l’Association des secrétaires et attachés de direction d’avoir initié ce sit-in. «Nous sommes tous secrétaires », « Nous sommes tous Mme Konaté Djénéba Coulibaly », « Nous sommes tous Issaka Sidibé », a déclaré l’honorable Timbiné. Le parlementaire a aussi sollicité l’appui des religieux dans cette affaire. Il faut que l’Etat s’assume, a-t-il dit. «L’Assemblée nationale est en bloc derrière son président.

Nous sommes derrière notre secrétaire. Nous avons porté plainte », a souligné l’honorable Timbiné. Des responsables de la représentation nationale confirment que trois plaintes (de l’Assemblée nationale, du président Issaka Sidibé et de la Secrétaire Mme Konaté Dieneba Coulibaly) ont été déposées au tribunal de grande instance de la commune I du district de Bamako contre le journaliste Ammy Baba Cissé pour diffamation.

De son côté, contacté, le journaliste Ammy Baba Cissé du journal Figaro du Mali, se dit « serein » et « le moral est bon ». Je ne suis pas au courant d’une plainte déposée contre moi, selon Ammy Baba Cissé que nous avons eu au téléphone hier dans l’après midi.

Réaction des responsables des associations de presse

Selon le président de la Maison de la Presse, Dramane Aliou Koné, patron du groupe Renouveau, le sujet est un peu délicat. « Les gens ont le droit de porter plainte. Les poursuites sont individuelles et vont dans le sens de la démocratie. Mais, au nom de la Maison de la Presse, je vais contre les violences faites aux journalistes », a-t-il indiqué au Républicain.

Birama Fall, de l'Association des Editeurs de la Presse Privée du Mali (ASSEP), non moins directeur de publication du journal Le Prétoire, abonde dans le même sens.

 

« Je n’ai pas de réaction particulière. Je n’étais pas à Bamako au moment des faits mais quand j’ai eu l’information, ça m’a fait sursauter. Tout ce qui concerne les mœurs, il faut être prudent dans le traitement. Je demande à mes confrères d’être prudents. Les intéressés sont dans leurs droits de porter plainte. C’est à la justice maintenant de trancher, et au journaliste de prouver qu’il détient des preuves. On est solidaire avec le journaliste. On est solidaire chaque fois qu’il y a atteinte à la liberté de la presse. On va suivre de près l’affaire », a déclaré Birama Fall.

Aguibou Sogodogo

Source: Lerepublicainmali

 

 

Conflits dans le nord : près de 2000 nouveaux déplacements

Environ 2000 personnes se sont déplacées en lien avec l’insécurité dans le nord du pays au cours des mois de décembre 2016 et janvier 2017. En particulier, près de mille personnes ont quitté Anefif, dans la région de Kidal, pour aller à Bourem, dans la région de Gao, en raison de l’alerte de combats entre groupes armés dans la zone. Dans la région de Tombouctou, un conflit entre communautés Touaregs a poussé plus de mille autres personnes à se déplacer à l’intérieur du cercle de Gourma Rharous. Par ailleurs, dans la région de Ménaka, des conflits intercommunautaires ont également provoqué le déplacement de plusieurs ménages, tandis que l’arrivée de 400 personnes en provenance du Niger a aussi été enregistrée.

mali24

Source : OCHA

Budget d’Etat : Ils ne sont que 110 000 fonctionnaires sur 18 millions 300 mille Maliens, mais…

L’information a été donnée de façon anodine par le ministre de l’Economie et des Finances pour illustrer les efforts que fournit son département pour payer régulièrement et à temps le salaire des agents qui émargent au budget de l’Etat. Mais, le nombre de 110 mille fonctionnaires est insignifiant, en comparaison avec le nombre d’habitants (18 millions 300 mille selon les derniers chiffres de l’Institut national de la statistique) du Mali.

Selon le ministre de l’Economie et des Finances, malgré le contexte politico-sécuritaire du pays, l’Etat arrive à honorer ses engagements en payant régulièrement et au plus tard le 25 de chaque mois, le salaire de ses agents (fonctionnaires d’Etat et des collectivités territoriales).

Aux revendications des juges, qui sont d’une incidence de 3 milliards de nos francs par mois sur le budget de l’Etat, pourraient s’ajouter celles des agents du secteur de la Santé, difficilement supportables par le budget. Le ministre Cissé estime l’incidence à 30 milliards, mais il est difficile de convaincre les syndicats et salariés que l’Etat ne puisse pas accéder aux revendications de seulement 110 000 travailleurs sur 18,3 millions de Maliens, quand on sait surtout que l’essentiel du budget de l’Etat va dans la poche de quelques nantis du système.

Boniface Dembélé

 

Rencontre d’échanges du Parena sur l’insécurité au Centre du Mali : Tiébilé Dramé : « Les six premières semaines de 2017 ont enregistré 24 incidents armés et 154 morts sur tout le territoire »

La situation d’insécurité au Mali, plus particulièrement dans les régions de Mopti et de Ségou, s’aggrave. Les conflits intercommunautaires s’amplifient. Pour preuve, le dimanche 12 février dernier, un conflit éclata à Ké-Macina entre Bambara et peulh faisant une vingtaine de mort.

Au regard de tout cela, le Parti pour la renaissance nationale (PARENA), présidé par Tiébilé Dramé, ancien ministre des affaires étrangères, a organisé le dimanche 19 février 2017 à la Maison des Aînés de Bamako une rencontre d’échanges sur la situation sécuritaire dans la région de Mopti et dans les cercles de Ké-Macina et Niono. L’objet de la rencontre était non seulement de  savoir comment en est-on arrivé à ce cycle infernal de violence dans le centre du pays mais aussi de pouvoir dégager des pistes de solution pour restaurer la paix.

Plusieurs personnalités ont pris part à la rencontre dont les responsables du Parena comme Me Amidou Diabaté (ancien ministre de la justice), Moussa Makan Camara (ancien Ambassadeur), le Pr Ali Nouhoum Diallo (ancien président de l’Assemblée nationale du Mali), Adama Samassekou (ancien ministre de l’Education), des députés de Mopti, Amadou Cissé et Idrissa Sankaré, et l’ancien député de Tenenkou, Timoté Tioulenta, le président de l’Association des municipalités du Mali (AMM), Boubacar Bah dit Bill, Hamane Touré dit Serpent du parti UFC…
Après avoir fait observer un instant de recueillement et de prières à la mémoire de toutes les victimes de la crise au Mali en général, et particulièrement à la mémoire des victimes de la crise dans le Delta Central, dans le Seeno et le Seeno Mango, le Hayré, le Kaareeri, le Kiriguiri, le Kurumaari et dans le Meema-Farimaké, le président du PARENA, Tiébilé Dramé a exprimé sa profonde reconnaissance à toutes celles et tous ceux qui ont répondu à son invitation pour évoquer la situation angoissante qui prévaut dans la région de Mopti et dans les cercles de Ké-Macina et Niono. «Notre parti a souhaité cet échange parce qu’il est préoccupé par l’instabilité rampante qui affecte dix cercles du Centre du Mali, parce qu’il est inquiet du sang qui coule chaque jour dans cette partie importante du territoire national, parce qu’il partage l’angoisse des 2 900 000 Maliens qui vivent dans cette zone», a souligné Tiébilé Dramé. Selon lui, en 2015, sur 538 personnes tuées au Mali, 115 sont mortes au Centre. En 2016, poursuit-il, sur 396 morts au Mali, 71 sont tombés au Centre
Nouveaux refugiés

«Les six premières semaines de 2017 ont enregistré 24 incidents armés et 154 morts sur tout le territoire. Quatorze des 24 incidents sont survenus au centre. Le nombre de personnes assassinées dans la zone est d’au moins 49. En six semaines. A la suite des violences meurtrières perpétrées dans le cercle de Ké-Macina, plusieurs dizaines de familles, notamment des femmes et des enfants sont devenues du jour au lendemain des réfugiés dans leur propre pays. Des dizaines de personnes sont en détention pour divers motifs liés à la situation de crise qui prévaut», a déploré le président du Parena, Tiébilé Dramé. A l’en croire, en organisant cette rencontre, le PARENA voudrait s’informer sur les causes de la tragédie nationale qui se joue dans cette zone récemment paisible. «Comment en est-on arrivé là ? Comment peut-on éteindre le feu qui se répand ? Quelles sont les pistes de solutions pour restaurer la sécurité, la stabilité, la paix, la cohésion et la concorde ?», s’interroge le président du parti bélier blanc. Lors des échanges, la plupart des intervenants ont fortement déploré l’absence de l’Etat dans la zone affectée par la crise intercommunautaire entre peulhs et Bambara. Selon Adama Samassékou, ancien ministre, « il y a une dizaine de communautés qui vivent ensemble. Le terrorisme a amplifié la division. Il faut non seulement le retour de l’Etat dans la zone mais également la restauration de la confiance entre l’Etat et les administrés. La situation est gravissime, en conséquence, la prise de conscience doit être générale ». Le Docteur Abdoul K Diallo, de son côté a mis les autorités devant leur responsabilité : « si les autorités ne prennent pas garde, la situation sécuritaire dans la région de Mopti risque de s’aggraver. Il y a eu des exécutions. C’est à la suite des arrestations arbitraires de l’armée malienne que la situation a commencé. Les jeunes disent qu’ils ont été oubliés par l’Etat, ce qui fait que certains d’entre eux ont adhéré au Mouvement de libération de Macina de Amadou Kouffa». Me Hassan Barry également a dénoncé les carences de l’Etat malien dans le centre. « C’est l’insuffisance de l’Etat et l’absence de l’Etat qui a causé cette situation. Il y a aussi une cause religieuse. Ce qui s’est passé à Ke-Macina est un crime contre l’humanité et un crime de génocide. Nous utiliserons tous les moyens, non pas par les armes, mais dans le cadre de la légalité et de la justice », a-t-il indiqué.  Deux problèmes sont les causes de cette situation : le manque de concertation et le manque de communication, selon un intervenant. Par-dessus tout, il faut se dire la vérité pour résoudre les choses, « c’est la mal gouvernance qui nous a plongé dans cette situation d’insécurité dans la région de Mopti », dira Daouda Doumbia, ressortissant de Macina et Chasseur traditionnel (Donso). Selon lui 12 lettres adressées au gouvernement sont restées sans suite. « C’est l’absence de l’Etat qui a causé ce problème. Ce n’est pas la mal gouvernance mais la non gouvernance », selon Idrissa Sankaré, député ASMA élu à Bankass. Et il faut que l’Etat s’assume car au centre,  « l’Etat est en train de sous-traiter sa souveraineté, en matière de sécurité ». Selon d’autres participants, les peulhs ont fait savoir qu’ils attaqueront si on les attaquait. Le gouvernement ne fait rien pour décanter la situation. Désormais, nous ne nous laisserons plus faire, a lancé un participant. « Les recommandations que je fais sont d’éviter les non dits, les dénis de réalité. Il faut un Etat juste, quand il n’est pas juste dans la gestion de ses administrés, les citoyens vont se rendre justice eux-mêmes. Il faut que notre armée puisse occupée véritablement la zone », selon le Pr Ali N. Diallo.

Ainsi, les propositions de sortie de crise faites par les uns et les autres sont entre autres : la lutte contre l’impunité, la création des couloirs de transhumance, la cessation des querelles de leadership, la sensibilisation des populations, le déploiement d’une armée impartiale dans la zone et enfin, le dialogue entre les protagonistes.

Aguibou Sogodogo

Santé de la reproduction : La DRPFEF sur le créneau de la sensibilisation

La Direction régionale de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, avec l’appui de Kènèya Jému Kan (KJK) a organisé une campagne de sensibilisation des femmes sur les trois signes de danger sur la femme pendant la grossesse, après l’accouchement et sur le nouveau-né. La campagne a concerné les six communes du district de Bamako.

La Maison de Presse a servi de lieu au lancement de ladite campagne le 16 février 2017 en  présence du Directeur de KJK, Monsieur DAFFE sous la présidence de la Directrice régionale de la promotion de la femme de l’enfant de la famille Mme KANOUTE Awa DOUMBIA. Selon la DRPFEF, en 2012-2013, 91% des femmes urbaines ont accouché dans les centres de santé contre  46% des femmes rurales. A Bamako, 3% des femmes ont accouché à la maison. Ce taux de Bamako est très disparate entre les revenus moyens et les revenus faibles et entre les alphabétisés et les non alphabétisés. Ces résultats justifient les efforts fournis pour accroître le nombre et la qualité des prestations de services pour les naissances dans les établissements de santé. Le retard dans la prise en charge est dû à la méconnaissance des signes de danger.

Ces séances d’information et de sensibilisation sont des facteurs très importants dans la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale, dira Mme KANOUTE. Le  projet Kènèya  Jèmukan ayant connaissance de ces résultats a conjugué ses efforts avec la DRPFEF pour la réduction de la mortalité maternelle dans les zones d’intervention. 

Le département de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, pour atteindre les objectifs  a un rôle important  à jouer. L’information des leaders, des groupements de femmes pour les amener à reconnaître le lien entre la reconnaissance des signes de dangers, la prise en charge précoce des cas et la réduction de la mortalité maternelle et néonatale seront au rendez-vous. Quand au Directeur de KJK, il se dit très satisfait de la réussite de l’activité. Monsieur DAFFE engage le projet à soutenir les activités de la DRPFEF.

Oumar K, correspondance particulière 

 

TRIBUNE : Deux magistrats taclent l’ancien Premier ministre Moussa Mara

“La généralisation de l’implication populaire dans les procédures judiciaires“, un moyen d’améliorer la justice malienne selon Moussa Mara.

Dans  sa livraison n°4174 du mercredi  15 Février 2017, le journal L’Indépendant donnait à lire à ses lecteurs les réflexions de Moussa Mara intitulé “Le citoyen et le magistrat : un couple gagnant pour la justice malienne”.

Dans son article, Moussa Mara dit : “Il est souhaitable qu’à tous les niveaux de juridiction d’instance, y compris les tribunaux de police et les tribunaux abritant les juges de paix à compétence étendue, il soit institué des jurys aussi bien pour des affaires civiles que pénales. Les citoyens concernés doivent être choisis comme cela est fait pour les assises. La sélection doit intervenir afin d’assurer la participation de toutes les forces vives d’un ressort judiciaire donné. Pour des procédures spécifiques (commerciales, fiscales, administratives…), les membres peuvent être sélectionnés en fonction de leurs compétences et expériences pour exercer valablement leurs attributions”.

En substance, Moussa Mara plaide, comme il le dit lui-même, pour “l’implication des citoyens sous forme de jurys ou d’assesseurs… à tous les niveaux de juridiction, aussi bien en appel qu’à la Cour suprême…”

Cette  sortie de Moussa Mara a peut-être le mérite de relancer le débat public sur un thème central de notre révolution démocratique de 1991 : les caractéristiques du pouvoir judiciaire dans notre démocratie représentative.

En effet, les diverses lois qui ont été votées depuis 1992 en application des dispositions constitutionnelles relatives au pouvoir et à l’institution judiciaires donnent lieu à un profond désaccord sur la constitutionnalité de nombre d’entre elles. La pratique qui en a résulté produit une justice au rabais, qui suscite un ressentiment populaire adroitement orienté, notamment par des politiciens malintentionnés pour ébranler la disposition du citoyen à souscrire aux mesures idoines de redressement de la justice malienne.

Dans un tel contexte ces propos de Moussa Mara, distillés dans un langage si confus et approximatif peut donner à penser qu’on est en présence d’une solution novatrice. C’est l’occasion de procéder à une petite remise des choses à l’endroit et mettre fin à la jacquerie.

L’observation préliminaire qu’on peut faire à la lecture de ces propos de  Moussa Mara est que celui-ci est dans la confusion et dans l’ignorance relativement à l’organisation et au fonctionnement de l’appareil judiciaire au Mali.

Il propose que le jury ou l’assesseur étudie le dossier à juger, donne son avis, avis sur la base duquel le juge tranchera. Manifestement, Moussa Mara ignore l’état actuel de la législation malienne en la matière.

Dans les formations de jugement qui comprennent des assesseurs, des juges consulaires ou un jury populaire, ces juges occasionnels n’émettent pas seulement un avis sur la base duquel le juge professionnel tranche le litige, ils jugent toute l’affaire au même titre que les magistrats qui sont dans ladite formation de jugement. Ils ont voix délibérative.

Ce que Moussa Mara demande est ce qui se fait déjà en mieux. Moussa Mara est, au mieux,  confus en cette matière.

Il souhaite l’implication du jury populaire au niveau de la Cour suprême.

Quelle méprise !

Le principe est que la Cour suprême ne juge pas les faits, mais plutôt la légalité du droit qui est dit par les juges du fond. C’est pourquoi, les juges professionnels ne doivent y accéder qu’après avoir “blanchi sous le harnais”, comme on le dit trivialement. Quelle sécurité pour le citoyen quand un novice vienne en ce lieu pour décider de quelque chose qui est totalement hors de sa compréhension ou de son savoir-faire ? C’est comme dire que par défiance aux professionnels de la santé, on fait appel à des citoyens, qui ne sont ni médecins ni infirmiers, pour procéder aux opérations chirurgicales sur leurs semblables, dès lors qu’ils sont réputés être de bonne foi.

En suggérant le recours systématique à l’office du juge occasionnel, les mots employés par Moussa Mara pèsent autant par ce qu’ils omettent que par ce qu’ils disent. Personne n’est dupe. Il insinue que l’institution judiciaire au Mali n’est pas, en l’état, fiable. Son analyse conduit à opérer pour ainsi dire, à faire une distinction entre le juge professionnel dont le civisme serait sujet à caution d’une part, et le juge occasionnel qui serait issu du peuple d’autre part.

Il importe de lever le voile de confusion sur le fait que, contrairement à l’esprit de l’intitulé, il n’existe pas de magistrat qui soit distinct du citoyen. Le magistrat est avant tout, un citoyen du fait qu’il appartient à un Etat avec des droits qui sont reconnus tout comme des devoirs auxquels il est soumis. C’est par la suite que ce citoyen occupe la fonction de magistrat tout en demeurant citoyen.

En d’autres termes, si la fonction de juger ses semblables, quoique loin d’être aisée, est indubitablement un impératif pour l’équilibre de la société et la cohésion en son sein, il est naïf et illusoire de vouloir la dissocier de ses implications techniques.

En effet, la connaissance de la “chose juridique” ou droit substantiel et la maîtrise sans faille de son processus d’éclosion devant les organes indiqués (droit processuel), sont le couronnement d’une formation rigoureuse et méthodique. C’est pourquoi le premier venu ne saurait s’immiscer dans les fonctions jugeantes tout comme le profane ne saurait s’improviser chirurgien.

Enfin, Moussa Mara allègue que “nos magistrats sont critiqués, au point que leurs grèves soient impopulaires !”

Nul ne saurait se méprendre au point de penser que Moussa Mara ignore qu’au cœur de la notion de bonne gouvernance, telle qu’elle est conçue actuellement, il y a la démocratie.

La démocratie s’entend de tout système politique qui permet la participation libre et éclairée des citoyens dans la conduite des affaires publiques.

Au plan institutionnel, il s’ensuit que son bon fonctionnement et son efficacité dépendent, du côté des gouvernés, de la variété et du perfectionnement des moyens d’expression mis à la disposition des citoyens. La formule permet alors de devancer ou d’atténuer la violence de leurs revendications en leur fournissant une occasion pacifique et permanente de s’exprimer ; de les associer éventuellement à certaines décisions.

Et le dialogue entre gouvernants et gouvernés ne saurait se limiter aux seuls moments relativement espacés des consultations électorales. Dans l’intervalle, les citoyens s’efforcent d’infléchir l’orientation des affaires publiques et pour atteindre à plus d’efficacité se rassemblent en groupements divers : partis, syndicats, association de toute nature.

Il revient donc à chaque groupe de faire valoir sa cause auprès de l’Etat. Et c’est ce que les magistrats ont fait. Il est fondamental d’intégrer le fait que le droit de grève est un droit universellement consacré. Du reste, l’exercice régulier d’un droit ne saurait s’accommoder d’une quelconque considération de popularité de l’entreprise.

En définitive, nous saluons la tentative de Moussa Mara, quel qu’est pu être son dessein, de participer au débat concernant la justice. Ce débat nous intéresse au premier chef en tant que magistrats.

Vivement les prochaines contributions d’autres débatteurs que nous espérons plus avisées sur le sujet et mieux structurées pour hisser les débats à un niveau plus relevé.

Bamako, le 15 février 2017

Adama Yoro Sidibé et Oumar Alassane Kouyaté

Magistrats

Source: L'Indicateur du Renouveau

 

Coopération Sud-Sud : Sa majesté Mohammed VI chez IBK

Après la signature de 17 conventions et accords en février 2014, avec le Mali, sa Majesté le Roi Mohammed VI est de nouveau chez nous pour renforcer les relations séculaires et de coopération qui lient nos deux pays.

 Sa Majesté, le Roi du Maroc a repris son bâton de pèlerin sous régional. Après Accra, au Ghana, où il a effectué une visite officielle de trois jours, du 16 au 19 février 2017, sa Majesté Mohamed VI est attendu ce mercredi à Bamako pour une troisième visite en l’espace de trois ans seulement.

Troisième du genre, depuis l’arrivée au pouvoir de Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta, cette  visite du Roi chérifien à Bamako est la marque de l’intérêt que le Maroc accorde au Mali.

Doué d’esprit de solidarité et incarnant une Afrique unie, le fervent Leader et défenseur d’une Afrique des Peuples, le Roi Mohamed VI a fait réintégrer son pays à l’Union Africaine lors du dernier sommet de l’organisation panafricaine.

En effectuant cette visite officielle à Bamako, Sa Majesté, le Roi Mohamed VI ne fait que renforcer les relations historiques et économiques entre le Mali et le Maroc, et définir de nouveaux secteurs de coopération pour les intérêts  réciproques des deux pays. Ceci sera une aubaine entre IBK et son hôte marocain de donner un nouveau souffle à leur coopération bilatérale.

Genèse d’une coopération aguichante

 

Au lendemain des Indépendances, le Mali du feu Président Modibo Kéïta et le Maroc du feu Roi Mohammed V ont entretenu d’excellents rapports de coopération et de fraternité basés sur l’union des deux Peuples et motivés également par des actions philanthropiques.

Comme l’ont démontré la complicité des deux pays quand il a s’agit de la constitution du groupe de Casablanca pour la création de la défunte Organisation de l’Unité Africaine (OUA) devenue par la suite Union Africaine et le soutien du Président Modibo Kéïta au Roi Hassan II dans le règlement du litige territorial ayant opposé le Maroc à son voisin algérien.

Inscrivant  sa politique africaine dans la droite ligne des vœux de ses prédécesseurs, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a effectué, en 2013, une visite hautement politique au Mali. C’était lors l’investiture d’Ibrahim Boubacar Kéïta, démocratiquement élu Président de la République du Mali.

A l’instar de ses pairs africains, le Roi marocain se montre plus qu’un frère au Président IBK dont le pays subit actuellement les affres du terrorisme.

Entre IBK et Mohamed VI, ce n’est qu’un mur mitoyen

 

Les rapports existants entre le Président Ibrahim Boubacar Kéïta et le Roi Mohamed IV, l’eau ne peut pas désormais passer. C’est fini l’ère Moussa Traoré où Koulouba  accordait son soutien à la RASD.

A l’époque d’IBK, il s’agit  de faire face aux préoccupations des deux Peuples marocain et malien privilégiant le développement de leurs deux pays. Pour ce faire, Mohamed VI n’a pas lésiné sur les moyens pour réanimer et consolider les liens de partenariat et de coopération bilatérale entre son pays et le nôtre. Ce qui sous-tend l’existence entre Rabat et Bamako de 17 conventions de partenariat économique.

Des accords de coopération exemplaires signés  en février 2014, lors de la visite officielle de cinq jours du Roi chérifien dans notre capitale. Un événement qui, consigné dans les annales des relations de coopération et d’amitié entre les deux pays, est une opportunité pour le Mali de relancer son économie.

Par ces 17 conventions, les deux pays se sont engagés à encourager et protéger réciproquement les investissements dans les secteurs publics et privés, à promouvoir des projets de développement à travers l’amélioration du climat des affaires et la simplification des procédures et formalités d’ordre administratif requises pour les investisseurs des deux pays.

Par ailleurs, pour bon nombre de produits, il a été question de procéder à la levée ou, du moins, d’alléger certaines barrières douanières et tarifaires entre les deux Etats  au profit de leurs investisseurs. Ce, en circonscrivant le phénomène d’évasion fiscale et éradiquant complètement la double imposition afin d’assurer la libre politique d’échange économique.

Dans le cadre de la  formation professionnelle, un accord signé met directement en partenariat l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT)  du Maroc et le Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA) du Mali.

Sa mise en œuvre s’est traduite par la visite au Maroc du Ministre malien de la Formation professionnelle, Mahamane Baby.

 

Pour améliorer l’accroissement des échanges commerciaux et des flux d’investissement entre les deux pays,  une convention a été signée pour la dynamisation de la coopération entre la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et le Conseil national du patronat du Mali (CNPM).

Une convention qui s’est aussi matérialisée par une kyrielle de rencontres ayant réuni opérateurs économiques maliens et marocains, conformément aux idéaux politico-économiques de leurs deux Chefs d’Etat.

 

Le climat des affaires entre le Maroc et le Mali s’est aussi amélioré au plan géologique, minier et dans le secteur des hydrocarbures par la signature d’un protocole spécifique de coopération qui permet au Mali de bénéficier de «l’expertise marocaine» dans les domaines du renforcement des capacités et de l’exploitation des ressources minières.

Le secteur industriel étant incontournable dans les relations bilatérales, un protocole de coopération a été signé entre les deux parties pour la promotion du développement industriel et, naturellement, en favorisant les échanges d’expériences et d’expertises en matière de politique industrielle.

En outre, les accords de partenariat entre les deux pays se sont enrichis par la signature d’une convention de coopération entre l’Office national de l’eau et de l’énergie (ONEE) du Maroc et la SOMAGEP-sa pour prendre en compte tous les besoins des deux sociétés en vue de promouvoir des facilités pour les populations dans le domaine de l’accès à l’eau potable.

A ceux-ci s’ajoutent d’autres conventions. C’est, notamment, dans les domaines des télécommunications, du transport aérien, de l’élevage, de l’agriculture et de la santé publique.

Pour le développement de la coton-culture, le Maroc et le Mali se sont convenus que la Banque internationale pour le Mali (BIM-sa), une propriété du groupe marocain Attijariwafa Bank, soutienne les Agriculteurs maliens dans leurs activités productrices.

La santé avant tout, a-t-on l’habitude de dire

 A cet effet, deux conventions de jumelage et de coopération, dont l’une entre le Centre hospitalier IBN Sina de Rabat et le CHU du Point G de Bamako, et, l’autre, entre le Centre Hospitalier Ibn Rochd de Casablanca et le CHU de Gabriel Touré de Bamako, ont été signées.

Un 22 février pour booster  le partenariat maroco-malien

En ce mercredi 22 février 2017, la visite du Roi Mohamed VI sera un évènement exceptionnel. Elle donnera, sans nul doute, une forte impulsion aux relations bilatérales toujours au beau fixe et ouvrira la voie à des nouvelles opportunités d’affaires entre les deux pays. Cela, dans divers secteurs économiques.

Parmi les activités au menu de cette visite officielle, figurent l’inauguration d’un hôpital à Sébénicoro et une éventuelle visite à la cimenterie CIMAF de Dio-gare, derrière Kati. Il faut rappeler que ces infrastructures sanitaire et économique sont non seulement le fruit de la bonne santé de la coopération bilatérale mais aussi une preuve matérielle des bons rapports qu’entretiennent directement IBK et Mohamed VI.

Au passage, rappelons que ce sont eux deux qui avaient effectué conjointement la  pose de la première pierre de ces deux réalisations (l’hôpital à Sébénicoro et la cimenterie CIMAF de Dio-gare de Kati), le 20 févier 2014.

Cette énième visite de Sa Majesté, le Roi Mohamed VI à Bamako boostera le partenariat Maroco-malien.

 

Cyril ADOHOUN

Source: L'Observatoire

Sidi Mohamed Ag Ichrach : Un ancien chef de guerre à Kidal

C’est un ancien chef de guerre, une figure emblématique de la rébellion pétri de compétences et des valeurs de la République qui vient d’être nommé gouverneur de Kidal lors du Conseil des ministres du 17 février 2017.   

 Lors de sa session ordinaire du 17 février 2017, le Conseil des ministres a nommé M. Sidi Mohamed ICHRACH en qualité de gouverneur de la Région de Kidal.

Ancien membre de l’Equipe du Haut Représentant du Président de la République pour le Dialogue inter malien, il a pris une part active aux négociations d’Alger ayant abouti à la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation.

Connu pour son attachement sans réserve aux valeurs fondatrices de la République, Sidi Mohamed Ag ICHRACH est aussi réputé pour sa grande intégrité et son franc-parler. Grand stratège doté d’un sens de l’écoute tout en étant très écouté lui-même, l’homme dispose de nombreux atouts pour faire bouger les lignes.  

C’est dire qu’à l’instar d’autres leaders historiques de la rébellion à l’image de Zeidine Ag Sidalamine, Aghatam Ag Alhassane, Zahabi Ould Sidi Mohamed (la liste est loin d’être exhaustive)... Sidi Mohamed Ag ICHRACH a inscrit toutes ses actions dans le cadre de la République depuis la signature du Pacte National en 1992.

En effet l’Ancien compagnon d’Iyad Ag Ghaly (MPA) et d’Abderrahmane Gala (ARLA) fait partie de cette cuvée réunie au sein des Mouvements et Fronts unifiés de l’Azawad (MFUA) cosignataires en 1992 du Pacte National avec les autorités de transition après la chute du général Moussa Traoré.

En plus d’être l’une des têtes pensantes de la rébellion, Sidi Mohamed ICHRACH n’en est pas moins un des formateurs d’hommes. Pour la petite histoire, il en a façonné plus d’un dont un certain Colonel Hassan Fagaga, nommé depuis peu président du Conseil régional de Kidal.

Ce natif de Tessalit, détenteur de plusieurs diplômes, dont un Master en finances et gestions publiques, un Diplôme d’études supérieures spécialisées en administration publiques, un Dess en physique des solides... est un cadre compétent et pétri d’expériences. Il était jusqu’à sa nomination comme gouverneur de Kidal, le Secrétaire général du ministère du Commerce après y avoir exercé la fonction de conseiller technique.   

Inspecteur des douanes, Sidi Mohamed est très respecté dans l’administration douanière où il a occupé plusieurs postes de responsabilité à la direction générale et dans les  régions.

A la direction générale des Douanes il a été tour à tour chef de division réglementation, fiscalité et contentieux à la sous-direction réglementation, de la fiscalité et des relations internationales (SDRFRI) puis sous-directeur adjoint à la SDRFRI, chef du Bureau des exonérations douanières et des Maliens de l’extérieur, chef de division Réglementation...A la direction régionale des douanes de Kayes, Sidi Mohamed ICHRACH a été directeur adjoint puis directeur par intérim.  

Formateur au Centre de Formation et de Perfectionnement des Douanes, Professeur à l’Institut Universitaire de Gestion, il a participé à plusieurs séances de renforcement de capacités à l’échelle sous-régionale, régionale et internationale.  

Chevalier de l’ordre national du Mali, il est marié et père de deux enfants.

Source: Le Challenger

Mali: un bus de civils explose sur une mine dans la région de Gossi

L'explosion d'une mine dimanche au Mali qui a touché un bus transportant des dizaines de civils a fait au moins un mort et 14 blessés. L'explosion a eu lieu dans la région de Gossi au sud-ouest de Gao. Très vite les secours se sont organisés et les lieux ont été sécurisés. Les forces armées maliennes, la Minusma et la force française Barkhane se sont déployées sur les lieux de l'explosion. Les blessés sont toujours soignés à GAO, neuf ont été stabilisés mais cinq autres soignés à l'hôpital militaire de Barkhane sont toujours dans un état grave et leur pronostic vital est engagé.

Il est 6h du matin dimanche 19 février quand un bus de la compagnie Nour Transport saute sur une mine sur l'axe Hombori Gossi. A bord se trouvent des dizaines de passagers. Le bilan est lourd. Les autorités demandent l'aide de la mission des Nations unies et de l'opération Barkhane qui déploient plusieurs hélicoptères avec des équipes médicales à bord.

Les blessés sont évacués rapidement à 150 km de là, sur la ville de Gao. Les plus gravement touchés sont soignés par les militaires français, les autres sont pris en charge par le Comité international de la Croix rouge. Certains sont toujours en état de choc, une équipe de psychologues doit leur rendre visite ce lundi. « C’est une situation inattendue pour eux, raconte Fortuna Katula, chef de projet par intérim pour le CICR à Gao. C’est pour cela que justement, beaucoup d’entre eux ont manifesté cet état de peur, de torpeur. C’est pour cela que nous allons intervenir pour accompagner les blessés qui sont dans un état de choc. »

Le bus de passagers a t-il été visé de manière intentionnelle ? Ou a t-il sauté sur une mine destinée à un convoi militaire ? Pour la force Barkhane, il s'agit d'ores et déjà d'un acte terroriste.

RFI

Evitons des amalgames : tous peuhls ne sont pas des partisans du prédicateur Amadou Kouffa

Le week-end dernier, un affrontement inter-ethnique à Ké-Macina opposant Peuhls et Bambaras a fait une dizaine de morts et de nombreux blessés. L’extrême gravité de la situation a contraint le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta et son Premier ministre, Modibo Kéïta à dépêcher une délégation gouvernementale composée des ministres de la Solidarité et de l’action humanitaire, Hamadoun Konaté, de la Justice et des droits de l’homme, Mamadou Ismaël Konaté, de la Réconciliation, Mohamed El Moctar, et de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la réforme, Mohamed Ag Erglaf. La délégation gouvernementale était venue présenter les condoléances de la nation et réaffirmer la volonté des plus hautes autorités de faire prévaloir la cohésion nationale. Par la même occasion, elle voulait délivrer un message de fermeté pour la recherche des auteurs de ces actes ignobles afin de les traduire devant les juridictions compétentes.

Des affrontements de ce genre deviennent de plus en plus fréquents dans certaines parties du pays. En 2016, à Kareri et Dioura dans le cercle de Ténenkou, Peuhls et Bambaras se sont affrontés de façon violente avec un bilan officiel de 24 morts et 5 blessés. Aux traditionnels affrontements entre éleveurs et agriculteurs pour le contrôle des couloirs de transhumance sont venues se greffer des considérations terroristes et djihadistes. La communauté peuhle est considérée à tort ou à travers comme adepte du front pour la Libération du Macina du prédicateur Amadou Kouffa. Ce qui donne lieu à des persécutions contre les Peuhls souvent alimentées malheureusement par certains services de l’Etat. Ce sentiment de persécution avait donné naissance à un mouvement  politico-militaire dénommé "Alliance nationale pour la sauvegarde de l'identité peuhle et la restauration de la justice".

L’équilibre communautaire sérieusement ébranlée par les actions néfastes des envahisseurs de 2012 comme les responsables du MNLA et leurs alliés narcotrafiquants, est sur le point de céder sous le poids des divergences entre les communautés locales. Au nord, c’est presque le repli communautaire, voire tribale.

Ces affrontements ou tensions intercommunautaires se nourrissent du sentiment d’abandon de l’Etat, de l’injustice et surtout du traitement discriminatoire au profit d’une catégorique de citoyens. Les affrontements dont la communauté peuhle paie le lourd tribut pourraient constituer, sans doute, des brèches dans lesquelles les adeptes d’Amadou Kouffa s’engouffreront. Ils se serviront de ce qui se passe actuellement pour sonner la mobilisation des Peulhs. Ce qui ne va pas arranger la situation déjà tendue et confuse dans cette partie du territoire où les assassinats ciblés deviennent des pratiques quasi-quotidiennes.

Il faut éviter de faire l’amalgame. Tous les peuhls ne sont pas des partisans du prédicateur Amadou Kouffa. Tous les peuhls ne sont pas des terroristes. Dans cette tentative d’explication et de clarification, les services de l’Etat peuvent jouer un rôle essentiel en faisant prévaloir la justice et l’égalité pour tous.  

C Doumbia

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