Révision constitutionnelle au Mali : L’UNTM, la plus grande centrale syndicale rejoint le camp du NON

Au Mali le projet de révision constitutionnelle divise les Maliens à la veille du referendum prévu le 09 juin prochain. Après la centrale syndicale de la confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSMT), c’est  autour de la plus grande centrale syndicale, l’UNTM de rejoindre le camp du NON opposé au projet de révision constitutionnelle regroupé au sein de la plateforme « An Tè An Bana », dirigée par Mme Sy Kadiatou Sow, ancienne ministre et gouverneur du district de Bamako. L’annonce a été faite ce mercredi à la Pyramide du souvenir par Amadou Thiam vice-président de la plateforme  « La plateforme « An tè, A Bana!.

Selon des sources non formelles, le Président de la République envisage d’envoyer le texte à une seconde lecture après avoir consulté les présidents des institutions. Il faut signaler qu’une marche « synchronisée » est prévue le 1er juillet 2017.

Dily Kané

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Quatre ans de lutte antimines au Mali : 1 686 restes explosifs de guerre (REG) et 101 002 munitions de petit calibre détruits

Le 4 avril 2017 était célébrée la Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l’assistance à la lutte antimines, marquant également 20 ans d’engagements des Nations Unies à l’échelle mondiale pour réduire l’impact social, économique et environnemental des engins explosifs.

Au Mali, cela fait quatre ans que les organisations nationales et internationales de lutte antimines, avec l’appui des Nations Unies pour la coordination, se sont engagées auprès des populations affectées par la présence d’engins explosifs au nord et au centre du pays. Depuis 2013, près de 5 millions de mètre carrés de terres ont été dépolluées ; 1 757 villages inspectés ; 1 686 restes explosifs de guerre (REG) et 101 002 munitions de petit calibre détruits ; plus d’un million de civils et 500 acteurs humanitaires ont été sensibilisés aux risques posés par les engins explosifs ; 320 victimes et survivants d’incidents explosifs et d’armes à feux ont bénéficié d’un soutien.

De nombreuses formations ont été fournies aux Forces maliennes de défense et de sécurité (FMDS) afin de doter les autorités nationales d’une capacité basique de réponse pour la neutralisation, l’enlèvement et la destruction des engins explosifs, mais aussi pour la gestion et la sécurisation des stocks d’armes et de munitions. En soutien aux autorités nationales, 490 tonnes de munitions obsolètes, dangereuses et hors d’usage ont été détruites en toute sécurité et plus de 50 armureries et zones de stockage de munitions ont été réhabilitées et sécurisées.

Ces efforts ont participé à la protection des civils, en permettant par exemple une diminution notoire du nombre de victimes de REG, l’amélioration de l’accès aux moyens de subsistance, de la liberté de mouvement et de la reprise des activités économiques des populations.

Aujourd’hui, la menace explosive pèse toujours sur les populations et continuera de le faire tant que les actes de violence se poursuivent au centre et au nord du Mali.

Les Nations Unies et les ONG estiment qu’environ 2 millions de dollars (USD) supplémentaires sont nécessaires en 2017 pour pouvoir continuer à mener des activités d’éducation aux risques, d’assistance aux victimes, de réduction de la violence armée et de renforcement des capacités des acteurs locaux.

Pour assurer la durabilité de ces actions, la priorité est maintenant d’entamer un transfert progressif des responsabilités de lutte antimines aux acteurs locaux via des mesures de renforcement des capacités, telles que la formation des organisations locales de lutte antimines et des FMDS, afin d’assurer l’appropriation des activités de lutte antimines, la résilience des communautés locales, mais aussi l’accès aux populations affectées

Source : OCHA

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«… les opérations de la Force conjointe seront respectueuses du genre, des droits de l'homme … », dixit Issa KONFOUROU, Ambassadeur, Représentant permanent du Mali auprès des Nations Unies.

Dans une déclaration lue avant l’adoption de la résolution sur la force conjoint du G5 Sahel, Ambassadeur, Représentant permanent du Mali auprès des Nations Unies, M Issa KONFOUROU s’est veut rassurant quant aux questions de respect des droits de l’homme et du genre.

Déclaration au nom du G5 Sahel 5 à l'occasion de l'adoption par le Conseil de sécurité de la résolution sur la Force conjointe du G5 Sahel, prononcée par SEM Issa KONFOUROU, Ambassadeur, Représentant permanent du Mali auprès des Nations Unies, Président du Groupe G5 Sahel

New York, le 21 juin 2017

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les membres du conseil de sécurité,

Au nom du Groupe G5 Sahel à New York je voudrais, tout d'abord, vous remercier de nous avoir donné l'occasion de prendre la parole, au moment où le Conseil de sécurité s'apprête à adopter la résolution consacrée à la Force conjointe du G5 Sahel.

Je souhaite à ce titre vous transmettre, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil et à notre Secrétaire général, Monsieur Antonio GUTERRES, les remerciements de Son Excellence Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République du Mali et Président en exercice du G5 Sahel, au nom de ses Pairs du Burkina Faso, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad, pour cette décision importante que vous allez prendre à l'unanimité.

En effet, nul besoin de souligner l'importance de cette force pour la stabilité de notre espace commun et pour l'espoir qu'elle suscite chez nos populations durement éprouvées par la criminalité transnationale organisée qui, si elle n'est pas contenue rapidement, portera un coup dur au fondement même de nos Etats.

La création de cette force participe donc de la volont6 commune de nos Chefs d'Etats de mettre en commun leurs efforts et leurs moyens pour lutter efficacement contre le terrorisme, le crime organis6 et les trafics d'êtres humains, qui constituent de nos jours une véritable menace fi la paix et à la sécurité régionales et  internationales.

La décision que vous allez prendre tout à l'heure est un message clair de fermeté: de la communauté internationale vis-à-vis des groupes terroristes, qui se.sont coalisés récemment pour déstabiliser davantage notre sous-région. Elle est également un message de solidarité de la communauté des nations envers les peuples du Sahel.

C'est dire tout l'espoir que nous fondons sur le d4ploiement rapide de cette force conjointe. Elle est appel6e ÿ mettre fin aux activit4s criminelles le long des frontières des pays membres du G5 Sahel.

Aussi, la Force conjointe du G5 Sahel va contribuer à créer les conditions permettant à la MINUSMA de réaliser pleinement son mandat. Il va également créer un  environnement propice à la mise en oeuvre diligente de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger et la réalisation des projets structurants d'infrastructures du Programme d'Investissements Prioritaires du G 5 Sahel.

Merci d'avoir compris que la Force conjointe du G5 Sahel n'est pas une force de plus ou de trop : ses opérations seront complémentaires de celles des forces déjà présentes dans la région, à savoir les forces de défense et de sécurité de nos cinq pays respectifs, la force française Barkhane et la MINUSMA. Et des mécanismes de coordination entre toutes ces forces sont prévus dans le Concept d'opération stratégique de notre Force conjointe.

Parallèlement au volet sécuritaire, je dois souligner que le G5 Sahel accorde une priorité de rang élevé aux questions de développement, de bonne gouvernance et de résilience des populations. La création de cette Force conjointe incarne la volonté des Chefs d'Etat de la région de crier les conditions du développement, de sécurité et de paix durable dans la région, car nous sommes convaincus qu'il ne saurait y avoir de paix durable sans développement, et inversement.

Je puis vous assurer que les opérations de la Force conjointe seront respectueuses du genre, des droits de l'homme et du droit international humanitaire.

Pour toutes ces raisons que je viens d'évoquer plus haut, je plaide pour un soutien plus accru et plus conséquent de nos partenaires bilatéraux et multilatéraux, en vue de la mobilisation des moyens nécessaires l'opérationnalisation effective et au fonctionnement efficient de la Force conjointe. A cet égard, je salue ici la contribution déjà annoncée par l'Union européenne et je suis heureux que la résolution prévoit l'organisation prochaine d'une conférence pour la mobilisation et la coordination des

contributions des partenaires bilatéraux et multilatéraux.

Nous voulons aller vite, car les groupes criminels n'attendent pas. D'ores et déjà, je puis vous assurer de l'engagement total de nos Etats à relever les défis de la mise en oeuvre de cette résolution. Dans cette perspective, un Sommet extraordinaire des Chefs d'Etat du G5 Sahel avec le Président de la République française est prévue, le 2 juillet 2017 à Bamako.

Le Général de Division Didier DACKO est nomm6 Commandant de la Force conjointe du G5 Sahel. I1 est ÿ pied d'oeuvre pour la mise en place de l'état-major de la force et les bataillons sont en cours de constitution au niveau de chaque Etat membre avec les moyens disponibles.

Terminant comme j'ai commencé, je réitère la gratitude infinie des Etats du G5 Sahel à chacune et à chacun de vous, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité, pour cette décision historique et pour votre sens du compromis, qui a permis d'arriver à ce résultat.

Je vous remercie

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Attaques terroristes du ‘’Kangaba’’: l’efficacité des FORSAT

Dimanche 18 juin, en milieu d’après-midi, l’espace de loisir, le campement ‘’le Kangaba’’ a été la cible d’une attaque terroriste qui a fait 9 morts et 37 blessés. 24 heures après, le bilan officiel de ces événements malheureux était, hier lundi, au cœur d’un point de presse animé par 4 membres du gouvernement, dans la salle de conférence du ministère de la Sécurité et de la protection civile, à savoir : le ministre de la Sécurité et de la protection civile, Général de Brigade Salif TRAORE ; le ministre de l’Économie numérique et de la Communication, Harouna Modibo TOURE ; le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le Pr Samba Ousmane SOW ; le ministre du Commerce, porte-parole du gouvernement, Abdel Karim KONATE.

Le nombre de victimes (c’est-à-dire tous ceux qui étaient présents au campement au moment des faits) par nationalité et exfiltrées par les forces de sécurité se présente comme suit : 11 Maliens, 13 Français, un Italien, un Camerounais, un Ivoirien, un Espagnol, un Égyptien, deux Kenyans, un Islandais, deux Norvégiens, un Néerlandais et un Hongrois, soit au total 11 nationaux et 25 expatriés. Dans ce lot, il faut noter la présence de 4 enfants de 5 à 14 ans.

Parmi les cas de décès, on déplore 4 clients du campement, dont une franco-malienne, un franco-gabonnais, une Chinoise et un Portugais. De même, un élément des forces spéciales (garde nationale) a succombé à la suite de ses blessures. En fin, 4 assaillants ont été aussi neutralisés complétant le bilan à 9 morts.
Du côté des blessés, un y a eu 46 admissions à l’hôpital du Mali dont : 5 décès parmi lesquels, une femme et 4 hommes y compris un élément des Forces spéciales.

Parmi les cas d’admission, on enregistre 7 blessés graves parmi les forces de sécurités (4 gardes, un gendarme, 2 policiers). Par ailleurs, 34 autres otages sont sortis indemnes de cette attaque.
Dans le rappel des faits, le ministre de la Sécurité et de la protection civile, le Général de Brigade Salif TRAORE, a souligné que dimanche dernier, aux environs de 16 heures, ses services ont été alertés des coups de feu à l’intérieur du Campement Kangaba. Les éléments du 13e arrondissement de police se sont rendus sur les lieux où ils ont été accueillis par des coups de feu persistants.

Ce qui a amené le commissaire à conclure que ce n’était pas un banal acte de banditisme. Très rapidement, l’hypothèse d’un acte terroriste a été conclue et le département a dépêché immédiatement sur les lieux les forces anti-terroristes. Dans la foulée, un PC opérationnel a été monté près du théâtre des événements.
Vers 17 heures déjà, un avion de l’armée survolait les lieux pour donner les informations précieux.
De même, des suspects ont été interpelés dont un, par la population locale.

Dans le cadre de l’opération « Faba lakana », initiée au niveau de l’armée de terre, des unités sont venues soutenir les forces de sécurité engagées dans cette opération. Dans la même foulée, des partenaires ont aussi proposé leurs appuis qui a été accepté, dira le ministre. Mais grâce à l’engagement et au professionnalisme de nos forces armées et de sécurité, cette offre n’a pas été utilisée et la situation a été gérée tant bien que mal.

Même si pour le moment, l’attaque n’a pas encore été revendiquée, toutes les informations et témoignages recueillis et les expériences vécues amènent le ministre à conclure à une attaque terroriste.
Selon lui, les opérations été très longues, compte tenu de l’état du terrain. Avant de terminer, le chef du département s’est incliné devant la mémoire des victimes avant de souhaiter prompt rétablissement aux blessés. Au nom du président de la République, du Premier ministre et de tout le gouvernement, il a présenté les condoléances de la nation aux familles des victimes.

Le campement ‘’Kangaba’’ est un espace situé à la sortie de Bamako, sur la route nationale 6 (RN6), en direction de la région de Ségou.

Par Abdoulaye OUATTARA

Source : Info Matin

Révision Constitution : Une autre manifestation ‘‘synchronisée’’ prévue le 1er juillet

Après sa marche ‘‘historique’’ bien réussie du 17 juin dernier, la plate-forme ‘‘An Tè Son, A Bana’’ brandit l’arme d’unemanifestation ‘‘synchronisée’’ prévue  le 1er juillet,si et seulement si, le gouvernement maintenait jusque-là son projet de révision de la Constitution. L’annonce a été faite par les responsables de ladite plateforme lors d’une conférence de presse ce mercredi 21 juin à la pyramide de souvenir.

Cette marche pacifique, a indiqué la présidente de la plateforme, Mme Sy Kadiatou Sow, sera synchronisée à l’intérieur du pays et avec la diaspora malienne sous autres cieux tels que la France et les USA.

Cette marche ‘synchronisée’’, a-t-on indiqué lors de la conférence de presse, sera précédée  par des meetings dans les six communes du district de Bamako et dans les capitales régionales. Ce, à partir du 27 juin.

 

Aux cotés de Sy Kadiatou Sow, étaient présents l’honorable Amadou Thiam, 1er vice président  de la plateforme et Dr Bréhima Fomba, constitutionnaliste. Ils ont ensemble  affiché la volonté de la plateforme  à se battre jusqu’à un retrait de la Constitution proposée ou jusqu’à ce que le contexte change: « Nous ne refusons pas une révision constitutionnelle, mais pas une révision dans le contexte actuel », a-t-on dit.

Le contexte actuel ? Il s’agit, bien entendu, de la situation sécuritaire qui se détériore du jour au jour avec l’absence de l’administration et de l’armée dans plusieurs localités du pays au nord et au centre.

« Nous avons demandé le manque de concertations dans le processus », a déclaré l’honorable Amadou Thiam sous cette tribune.

Selon lui, ce document est le plus controversé de l’actuelle législature pour avoir plus de 100 amendements. Des amendements, dit-il, qui pourraient être évités s’il y avait eu des concertations au préalable.

Idée partagée par Dr Fomba qui conclut que la Constitution proposée est une ‘‘régression’’ et a été élaborée dans des conditions irrégulières : « Quelqu’un s’est enfermé dans son bureau pour corriger notre loi fondamentale », a-t-il dit.

Etaient aussi présents à cette conférence de presse des activistes membres de la plateforme dont Master Soumy. Ils se sont tous dit engagés à poursuivre le combat contre le projet de révision constitutionnelle.

DS

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Charte pour la paix : La CMA ne s’y reconnait pas et rejette !

Dans un communiqué en date du 20 juin, les ex-rebelles rejettent la ‘‘Charte pour la paix’‘ remise lors d’une cérémonie solennelle au président IBK le même jour au Palais de  koulouba.

‘‘Le document final qui nous est parvenu est malheureusement le même projet de charte  qui a été exposé pendant les missions de concertations  sans aucune prise en compte des recommandations issues de ces missions’’, peut-on lire dans le communiqué pondu sur la question  par la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA).

Dans le même document, la CMA dénonce une violation par la partie gouvernementale de l’article 5 de l’accord pour la paix  en ‘‘balayant d’un revers de main toutes les dispositions exprimées par ses représentants au sein de la commission spéciale chargée de la rédaction de la charte’’

En son article 5, l’accord  pour la paix et la réconciliation nationale recommande l’élaboration  d’une  ‘‘charte pour la paix, l’Unité et la Réconciliation nationale sur une base consensuelle, en vue de prendre en charge les dimensions mémorielle, identitaire et historique de la crise malienne et de sceller son unité territoriale’’.

Le même article statue sur les mesures à prendre par les deux parties  pour instaurer la paix, la meilleure gouvernance  et surtout  pour statuer sur la problématique de l’Azawad qui devait être débattue lors de la conférence d’entente nationale et les conclusions  introduites dans la présente charte. Tel n’est pas le cas à bien lire le communiqué de la CMA : ‘‘La CMA constate malheureusement que malgré les sacrifices et les concessions consentis par elle, il y a un déni radical et systématique de la part de l’Etat de la problématique  de l’Azawad…’’, indique-t-on le communiqué qui précise sur la même question : ’‘Toutefois, elle (la CMA)  reste ouverte à des discussions approfondies et sérieuses sur la problématique de l’Azawad en vue d’obtenir une solution consensuelle’’.

Dily Kane

Charte pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale : Le document remis au président de la république

Elle servira de référence à l’engagement moral entre les composantes de la Nation et entre l’Etat et les collectivités, a expliqué Baba Akib Haidara, président de la commission spéciale chargée de la rédaction de la Charte et de l’élaboration d’une cartographie des terroirs de la République

En recevant hier la Charte pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, a eu une pensée pieuse pour toutes les victimes civiles et militaires, maliennes et étrangères de « l’agression lâche et barbare, jour après jour, en différents points du territoire national depuis près de cinq ans ».

Cette marque de déférence pour la mémoire des victimes de la barbarie, dite en des termes émus, caractérise à elle seule le contexte particulier dans lequel le Médiateur de la République, président de la commission spéciale, a dirigé les travaux de l’élaboration de la Charte pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale.
À la Villa des hôtes, devant un parterre de leaders politiques et religieux, diplomates et acteurs de la paix, Baba Akib Haïdara a remis le précieux document au chef de l’Etat.

Avant, il avait présenté le contenu de la Charte et l’esprit qui a prévalu à sa rédaction. Rédigé sur la base des conclusions de la Conférence d’entente nationale, le texte de la Charte reconnaît les causes profondes des crises qui ont marqué l’évolution de notre pays depuis l’indépendance et qui ont contribué à le conduire dans la situation qu’il connaît aujourd’hui, a déclaré Baba Akhib Haïdara.

Le texte, a-t-il poursuivi, reconnaît aussi les changements de toutes natures qui s’opèrent dans la société malienne et qui expriment une forte aspiration à transcender les épreuves. Enfin, il met en exergue la volonté de toutes les composantes de la Nation à construire un nouvel avenir fondé sur une vision commune et des valeurs partagées.

« La Charte vise à servir de référence à l’engagement moral entre les composantes de la Nation et entre l’Etat et les collectivités », a résumé le Médiateur de la République qui a tenu à préciser que le texte a fait l’objet de concertation tous azimuts. En effet, des missions ont été envoyées dans toutes les régions et plusieurs pays où nos compatriotes résident ou sont réfugiés pour partager son contenu et mettre tous d’accord sur les éléments qu’il contient. « Ce travail de fourmi a été fait dans différents domaines par des experts dont la moralité et l’intégrité ne souffrent d’aucune contestation », a soutenu Baba Akib Haïdara.

Le chef de l’Etat a dit, sans ambages, toute sa satisfaction. « La rigueur, la sagesse et l’humilité avec lesquelles notre aîné Baba Akib a conduit les travaux de la commission spéciale chargée de la rédaction de la Charte et l’élaboration d’une cartographie des terroirs de la République méritent toute notre reconnaissance », a-t-il dit.

Le train de la paix avance, a souligné le chef de l’Etat, ajoutant « qu’il avance avec assurance et confiance et en dépit des difficultés inhérentes à tout processus du genre ». Autant la Charte dégage un avenir fondé sur une vision commune et des valeurs partagées, la cartographie des terroirs concoure à la représentation de notre pays dans sa profondeur et sa pluralité.

« Ces documents m’engagent », a déclaré Ibrahim Boubacar Kéita, en annonçant qu’au moment venu, il s’en inspirera pour faire « adopter des mesures législatives et réglementaires nécessaires en vue de consolider la paix, pour construire l’unité nationale, pour mettre fin aux dissensions héritées des tumultes de notre histoire récente, pour ouvrir la voie à une concorde nationale rédemptrice ».

Toujours à l’écoute de ses compatriotes, le président de la République refuse cependant de céder à la démagogie, à la surenchère et aux outrances. C’est une nouvelle étape qui s’ouvre, a-t-il dit avec bonheur, en faisant au passage référence au 2è anniversaire de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Le président Kéita s’est dit « fier » de cet Accord qui préserve notre pays dans « son unité nationale, son intégrité territoriale, sa souveraineté et son caractère laïc et républicain » et dont il est le garant.

Un des avantages de l’Accord, a noté le chef de l’Etat, est bien le fait que depuis sa signature, il n’y a eu aucun affrontement entre nos forces de défense et de sécurité et les combattants des groupes signataires. Aussi, des régions nouvelles ont été créées et leurs gouverneurs installés. Plus encore, les Autorités intérimaires ont été mises en place et ont même commencé à travailler. De même, la commission DDR et la commission d’intégration sont toutes les deux opérationnelles.

Par rapport au développement social et économique, le président de la République a mis le paquet en lançant un plan d’urgences sociales et de relèvement dont le coût total se chiffre à plus de 222 milliards de Fcfa. Ce plan couvre l’éducation, la santé, la sécurité alimentaire, l’hydraulique, l’énergie, les personnes déplacées et les réfugiés. Et ce n’est pas tout.

L’Etat a également mis en place des Agences de développement régional dans toutes les régions et signé des contrats plans Etat-Régions. Sans oublier la commission Vérité et réconciliation dont les membres sont portés de 15 à 25 commissaires.

En dépit de ces résultats jugés honorables, tout n’est pas rose. Le chef de l’Etat a reconnu que de gros efforts restent à faire pour arriver au bout du tunnel. Mais les défis sont faits pour être relevés, a-t-il dit en appelant à une « une union sacrée » des Maliens autour de l’Accord afin d’en accélérer la mise en œuvre et de faire bénéficier les populations « des dividendes de la paix ».

Enfin, le président Kéita s’est dit très préoccupé par les tensions et les affrontements intercommunautaires dans la Région de Kidal. Il a invité les chefs politiques et militaires de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et de la Plateforme à faire preuve de retenue en épargnant la vie d’innocentes populations civiles sans défense.

Ahmadou CISSE

Source: Essor

 

Modibo Sidibé, ancien Premier ministre :«La fragilité économique favorise les conflits et l’insécurité»

Modibo Sidibé sur les réformes en cours : «Le gâchis et la désillusion, voire l’impasse, peuvent-ils être encore évités à notre peuple à quelques encablures de la fin du mandat ?»

L’ancien Premier ministre du Mali et président des Fare/An ka wuli, Modibo Sidibé, était l’invité de la Fondation Prospective et Innovation le 2 juin 2017 à l’hôtel de ville de Bordeaux. Il a précisément pris part à une rencontre organisée sur le thème, “Bonnes nouvelles d’Afrique”. Nous vous proposons ici quelques idées fortes de la communication de Modibo Sidibé.

«L’absence de sécurité hypothèque le développement et réciproquement la fragilité économique favorise les conflits et l’insécurité» ! C’est une conviction de l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé. Le président des Fare An ka Wuli était l’invité de la Fondation Prospective et Innovation le 2 juin 2017 à Bordeaux, en France. Il intervenait ainsi lors d’une rencontre organisée sur le thème, “Bonnes nouvelles d’Afrique”. Il a été invité par Jean-Pierre Raffarin et Alain Juppé, respectivement président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat français et maire de Bordeaux. “Présentées souvent comme deux objectifs contradictoires et concurrents, la sécurité et la démocratie sont bien plutôt complémentaires en Afrique qui connaît de profondes transformations sociales, économiques et politiques”, a poursuivi M. Sidibé. Et d’éminents spécialistes et chercheurs ont eu “un regard critique” sur démocratie et développement, gouvernance et développement, sécurité et développement, sur la problématique de l’Etat, singulièrement en Afrique.

Pour Modibo Sidibé, “les crises politiques complexes qui ont marqué les dernières décennies en Afrique, y compris le Mali mon pays, ont mis en évidence ce lien entre la démocratie, la sécurité et le développement”. Parlant du Mali, son pays où il a assumé de hautes responsabilités notamment comme Premier ministre (28 septembre 2007-11 avril 2011), l’orateur du jour a rappelé que “sans une démocratie assurée, sans une vie politique guidée par l’intérêt général, sans un Etat respecté, sans un développement équitable et visible, il est à craindre que les mêmes causes produisent les mêmes effets”.

Comment alors parvenir à une “stabilité structurelle” ? Dans sa communication, Modibo Sidibé a mis en exergue quelques aspects ouvrant de “vraies perspectives” à l’Afrique.  Il s’agit, entre autres, de l’exigence de renouveau démocratique ; la sécurité comme “… service public aux populations” ; l’Etat comme “la cause et la solution”.

La fiabilité des institutions en cause

“L’Afrique doit rester en démocratie”, a martelé le président des Fare/An ka wuli. Quelle démocratie ? “On a pointé la démocratie, son déficit ou encore la mal gouvernance, les conflits électoraux, le faible impact sur le développement… Mais, au fond, ce n’est pas la démocratie qui est en cause. Je ne crois pas que les Africains supporteraient de revenir à la dictature”, celui qui a été le locataire de la Primature pendant près de 4 ans durant la présidence du président Amadou Toumani Touré dit ATT.

Et, à son avis, “ce qui est en cause, c’est la fiabilité de nos institutions et le manque de confiance”. Ainsi, a-t-il défendu avec une ferme conviction, “inventer un nouveau fonctionnement institutionnel, une nouvelle alliance entre les citoyens et leur gouvernement est aujourd’hui un préalable au développement”. Et au Mali, “la situation est si complexe et critique qu’on a besoin que les Maliens se mobilisent, pour être acteurs de leur processus de sortie de crise ; qu’ils se concertent, qu’ils se parlent, qu’on recrée, qu’on réinvente ensemble ces liens de confiance et de crédibilité. Construire ces légitimités dont le moteur est le renouveau citoyen”, a précisé l’invité de Jean-Pierre Raffarin.

Pour l’expert, il faut aujourd’hui reconnaître que le concept de sécurité recouvre à la fois la sécurité de l’Etat et la “sécurité humaine”. Et, a-t-il précisé, “elles sont toutes deux nécessaires pour le renforcement de la démocratie en Afrique et son développement. Elles doivent se renforcer réciproquement”. Les problèmes de sécurité en Afrique se posent en termes d’organisation, de contrôle, de financement et de fonctionnement. Sans ignorer des aspects aussi importants que la gouvernance démocratique du secteur, il importe à mes yeux de rendre effectif le “tournant du financement de la sécurité sans tabou”, a souligné Modibo Sidibé.

“Face au terrorisme, la réponse n’est pas que sécuritaire, elle doit être aussi politique, économique, culturelle et sociale. Par exemple au Mali, elle doit s’articuler autour d’une vraie politique globale et stratégique de notre géographie, répondant à notre responsabilité dans la stabilisation de notre pays et dans celle de notre sous-région”, a déclaré l’ancien Premier ministre du Mali.

Au plan régional, à son avis, pour une réponse régionale efficace et durable (long terme), les Etats doivent sortir des tranchées en créant de véritables forces multilatérales. Une démarche permettant de consolider une “capacité de réponse rapide, collective et efficace” à même d’innover face à un ennemi non conventionnel, et de donner son vrai sens au concept de “pays-frontière”, une notion qui était si chère à l’ancien président Alpha Oumar Konaré.

Pour construire une “stabilité structurelle”, a conseillé M. Sidibé, “osons innover, inventer, c’est la seule réponse durable et soutenable pour nos pays et pour les partenaires engagés à nos côtés”. “L’Afrique n’a personne à rattraper. Elle ne doit plus courir sur les sentiers qu’on lui indique, mais marcher prestement sur le chemin qu’elle se sera choisi”, a souligné le président des Fare, citant Felwin Sarr.

Et M. Sidibé a conclu sa brillante intervention en rappelant que «cette démarche résonne en moi car en tant que Premier ministre, j’ai créé une Cellule d’analyse et de prospectives (Cap) à la Primature, dont l’objectif était d’appréhender l’ensemble des grands défis du Mali et ceci tous secteurs confondus».

Kader TOE

Source: Le reporter

Moriba Dabo dit Maurice : «Soutenir ce pouvoir c’est contribuer à la destruction du Mali»

 

Pour défendre les intérêts de son pays, Moriba Dabo dit Maurice  nous a accordé un entretien au cours duquel il parle de toutes les grandes questions qui assaillent notre nation.

 

Quel est votre avis au sujet de la révision constitutionnelle ?

 

Je pense que ça n’a même pas son sens d’être. Le Mali n’a pas besoin d’une révision constitutionnelle là où nous sommes. En Afrique, on constate que dès nos présidents se sentent désavoués, ils tentent de changer la constitution en leur faveur. Nous avons compris  que le président IBK n’a pas une bonne lecture de la politique malienne. S’il veut mettre le  feu à notre pays, le moment est mal choisi. Ce dont nous avons besoin, c’est d’une bonne vision, d’une bonne politique de proximité. Aujourd’hui, nous avons compris qu’IBK  n’a rien apporté au Mali, ne peut plus rien apporter à ce pays. Et la seule chose qu’il a trouvé à faire, c’est de vouloir changer la constitution. Nous ferons tout pour stopper ce projet. Je pense que les Maliens ont compris dans leur majorité qu’il faut réagir et il ne faut pas attendre. IBK n’en peut plus, il est essoufflé et malgré tout, il veut transformer notre pays en monarchie. Euh, mon Dieu, IBK a oublié la priorité des Maliens ! 

 

Pourtant, les députés ont voté cette révision à 111 voix pour…

 

Oui, mais il y a eu quelques abstentions. Sinon, les autrefois, quand ils votent les projets de loi, on a l’habitude de remarquer qu’il y a une vingtaine de députés de l’opposition qui votent contre. Mais cette fois-ci, nous avons remarqué qu’il y a eu 35 députés qui ont voté contre. Ça veut dire qu’il y a des députés de la majorité qui n’ont pas voulu voter cette loi. Ces députés savent la conséquence de ladite loi ; ils savent pertinemment que cette révision constitutionnelle peut amener le pays au désastre, sinon au chaos total. Je pense sincèrement qu’IBK a mieux à faire que de réviser notre constitution.

 

Vous en tant que homme politique, est-ce que cette révision constitutionnelle arrange le peuple?

 

Comme je l’ai dit au départ, en Afrique, quand un chef d’Etat se sent désavoué par son peuple, il tente de changer la constitution. Ce changement de constitution n’apportera rien du tout au Mali. Au  contraire, ça va nous affaiblir davantage.Où est-ce que vous avez vu, qu’un ancien président n’est pas poursuivable à la fin de son mandant, même s’il trahit son peuple. Avec cette révision constitutionnelle, il veut juste se protéger car il a mal géré le pays. C’est pourquoi il tente de changer la constitution pour ne pas être dans les filets de la justice un jour. Mais ce qui est sûr, l’histoire le rattrapera. Nous avons constaté que ses prédécesseurs ont tenté, mais quand ils ont vu que le peuple n’appréciait pas le projet, ils ont laissé tomber.IBK n’a pas fait 4 ans, on a l’impression qu’on a fait 10 ans avec lui. Cela veut dire que les Maliens sont fatigués.

 

À quoi ressemblerait le Mali avec cette nouvelle constitution ?

 

En réalité, ce qu’ils tentent de faire c’est une monarchie. On a l’impression qu’il est nostalgique du temps passé. Il veut faire revenir l’empire du Mali et lui-même sera le roi de l’empire du Mali. Qu’il arrête avec ça, le Mali n’a pas besoin de ça. Je pense que là où le Mali se trouve aujourd’hui, quand je vois certains députés soutenir un pouvoir qui divague, je les assimile aux ennemis de ce pays. Ils peuvent dire la vérité au niveau de l’Assemblée nationale ; ils peuvent discuter entre eux pour bloquer certaines choses, mais ils n’apportent rien au peuple.

 

Expliquez-nous les raisons de votre démission de votre parti, dont vous étiez le candidat aux communales du 20 novembre 2016. 

 

Les raisons sont très simples. J’ai démissionné du parti parce que tout simplement le parti appartient à la mouvance présidentielle. Je me suis dit tout simplement que je suis engagé dans la politique par conviction, et si ces convictions sont trahies par mon parti, il ne me reste plus qu’à démissionner. Mon parti sera comptable à l’heure du bilan d’IBK. Je ne veux donc pas être comptable de ce bilan. J’ai participé à toutes les marches de l’opposition pour le Mali en tant que jeune politicien malien. C’est pourquoi, aujourd’hui, je me suis dit qu’il est temps de quitter le parti puisque le parti ne réagit pas. Je quitte au plutôt possible ce bateau pour ne pas être complice de ce régime qui veut nuire à sa population. 

 

Dites-nous votre prochaine destination.

 

Au moment opportun, vous allez le savoir. Je pense qu’il serait un peu trop plutôt de le dire pour l’instant. Au moment opportun, vous le saurez. Mais je tiens à vous dire que je vais observer pour voir le parti qui sera plus proche  de ma vision et de ma conviction pour aller là-bas.

 

Nous savons que vous êtes à côté d’un camp militaire, celui de la garde nationale à N’Tomikorobougou. Chaque jour il y a des attaques contre ces militaires sur le front. Quel commentaire en faites-vous ?

 

On est dans une période que je qualifierais de «période de guerre». On constate qu’avant la signature de l’accord, les Maliens allaient très bien, car il n’y avait pas la recrudescence des attaques comme aujourd’hui. Les militaires maliens tombent chaque semaine par dizaine et c’est un non événement à Bamako. Mais avant la signature de l’accord, on vivait un peu en sécurité plus que maintenant. Aujourd’hui, on est déçu. On nous a bluffés ; on nous a fait croire qu’ils vont faire ceci et cela. Malheureusement, on ne sent rien du tout. Si IBK ne peut pas satisfaire les Maliens, qu’il renonce au second mandant comme François Hollande l’a fait.

 

M. Dabo, pensez-vous que l’Etat malien aide à hauteur de souhait les veuves et orphelins de militaires ?

 

Chaque jour que Dieu fait, le nombre de veuves et d’orphelins augmente. Je pense que l’Etat ne fait pas son mieux pour les veuves de militaires et leurs enfants. Pour moi, c’est insuffisant. L’Etat doit créer un programme c'est-à-dire une structure qui s’occuperait de ces veuves et de ces orphelins de guerre. Il ne doit pas le faire à court terme, mais à long terme. Je proposerais que l’Etat prenne en charge dans chaque famille deux orphelins ou plus en fonction de ses moyens. Je pense que cela va être une belle initiative de la part de nos autorités. L’Etat a les moyens et s’il décide de le faire, il peut le faire. Malheureusement, on constate qu’au Mali, on privilégie les soldats étrangers. Même si un soldat français tombe au Mali, l’information se diffuse sur tous les médias occidentaux avec les images pendant deux semaines. Mais ce privilège n’est pas donné à nos propres soldats. Je pense que cela est injuste. 

 

Quelles propositions concrètes faites-vous ?

 

La solution que je propose au président de la République, vu qu’il a échoué sur toute la ligne, c’est qu’il renonce au second mandat pour l’amour, l’honneur et  le bonheur des Maliens. Cela est la seule solution pour sauver notre démocratie. En renonçant à se présenter, il contribuera à sauver la démocratie malienne et à sauver ce pays. C’est tout ce que nous attendons de lui.

 

Avez-vous un dernier mot pour conclure cet entretien ?

 

Je demande à toute la jeunesse malienne et à tous les démocrates convaincus, dont je fais partie, qu’ils se retrouvent autour d’un idéal pour faire partir ce pouvoir. Au cas où le président s’entêterait à aller au second mandat, que la jeunesse sorte pour le faire tomber. Pour moi, soutenir ce pouvoir c’est contribuer à la destruction du Mali. Il faut être un peu rationnel. Tout ce dont le Mali a besoin aujourd’hui, c'est de barrer la route à ce pouvoir. C’est un vœu qui est très difficile, très compliqué à réaliser, mais non impossible. Comme ça, il ne sera même pas au second tour. On va le faire tomber dès le premier tour avec un score historique.

 

Entretien réalisé par Ousmane DIAKITE/Stagiaire

 

Leader religieux Chouala Bayaya sans sécurité

Le jeune prêcheur international Chouala Bayaya Haïdara était parmi les marcheurs du samedi 17 juin 2017. Il s'est même adressé aux manifestants en leur disant de suivre à la lettre les mots d'ordre des responsables de la Plateforme «Antè abana», de répondre aux appels à la mobilisation à tout moment, surtout de se tenir prêts pour la cause citoyenne. «Je ne suis jamais allé à une marche. Mais aujourd'hui, c'est la vie de la nation qui est en cause. Je ne peux me concevoir en simple spectateur. C'est pour cela que je suis ici avec le Mali et les Maliens». De retour chez lui, à la maison, après avoir participé à cette grande marche, il s’est rendu compte que les autorités avaient rappelé les agents de police postés à son domicile. Au nombre de 4, il leur a été demandé de quitter la maison de Chouala et de ne plus assurer sa sécurité. Les 4 policiers ont alors plié bagages. Chouala a informé tous les responsables de la Plateforme «Antè abana» de la décision du gouvernement.

Source: Le reporter

Véhicule suspect devant la BCI à Bamako: Fausse alerte !

Après l’attaque du campement Kangaba le dimanche dernier, un véhicule suspect a provoqué la panique générale ce mardi 20 juin devant la Banque pour le Commerce et l’Industrie à Hamdallaye en commune IV du district de Bamako. L’information circule commune une trainée de poudre dans la capitale malienne faisait allusion d’un véhicule piégé pour un attentat. Par conséquent, le personnel de la banque pris de panique a été évacué sur le champ. Les boutiques et autres magasins contiguës à cette banque  ont été tous fermés. Les axes reliant le monument Eléphant étaient tous coupés provoquant un embouteillage monstre.

Plus de peur que de mal

Les agents de déminage de la police arrivés sur les lieux ont fouillé de fond en comble le véhicule suspect avec l’aide de leur chien. Deux explosions ont été entendues, non pas d’engins explosifs venant du véhicules, mais provoqué par les agents sur place. Ce bruit abasourdissant dans l’entourage a fait l’objet d’une fausse interprétation. D’où la rumeur d’un attentat qui venait de se produire. Après la fouille du véhicule rien n’a été détecté.

Selon des informations recueillies par l’équipe de mali24 sur place, le véhicule en question était tombé en panne. D’ailleurs le propriétaire  qui s’est présenté a affirmé qu’il avait même confié le véhicule à quelqu’un devant la BCI avant l’arrivée de ses mécaniciens.

En résumé, ce véhiculé suspect n’était qu’une fausse alerte seulement dans un contexte où les esprits sont marqués par l’attentat du campement de Kangaba qui a fait 08 morts le dimanche dernier.

Dily Kane

mali24

 

Référendum du 9 juillet prochain : Des magistrats menacent d’aller en grève illimitée jusqu’au retrait du projet

A l’issue de leur assemblée générale, tenue le vendredi 16 juin 2017 à la Cour d’appel de Bamako, certains magistrats ont marqué leur totale opposition à la tenue du référendum du 9 juillet prochain, au motif qu’il y a violation de l’article 118 de la constitution en vigueur. En clair, ils estiment qu’il est temps de commencer une bataille sans relâche pour le retrait pur et simple du projet de révision constitutionnelle en commençant par le dépôt d’un préavis de grève illimitée.

«Nous ne voulons pas d’un référendum qui est en violation flagrante avec la constitution». Voilà la position de certains magistrats qui comptent obliger par tous les moyens le président IBK à retirer son projet de révision constitutionnelle.

En conviant, le vendredi dernier, tous les magistrats du Mali à une assemblée générale extraordinaire d’information, des magistrats de différents bords syndicaux ont montré leur détermination à entamer un combat non seulement pour la satisfaction de leurs doléances en souffrance, mais aussi et surtout pour le retrait du projet de révision constitutionnelle en cours. En effet, trois points étaient à l’ordre du jour de cette rencontre: faire le point sur l’état d’évolution des dolences, prendre des dispositions par rapport à la situation des collègues magistrats récemment agressés, donner leur point de vue sur le processus de la révision constitutionnelle. 

Dans ses propos liminaires, Ibrahim Maïga du Syndicat autonome de la magistrature (SAM) a affirmé qu’il est triste de constater qu’après plusieurs mois, rien n’est encore fait ou concrétisé qui puisse donner espoir pour un lendemain meilleur pour la magistrature, dans la mesure où les délais promis sont expirés. Il regrette le silence radio des premiers responsables des deux syndicats (SAM et Sylima) face au non-respect du procès-verbal de conciliation signé depuis plusieurs mois. En outre, il dira qu’à ce jour, la partie gouvernementale fait cavalier seul.

Le justificatif, selon lui, est qu’aucun syndicat de la magistrature ne peut expliquer ce qu’il en est par rapport à la grille salariale. Ibrahim Maïga déplore également les agressions physiques perpétrées contre ses collègues magistrats.

«Si on ne réagit pas face à cette situation, chacun doit  préparer son cercueil, car notre tour viendra», prévient le syndicaliste. Par rapport à la révision constitutionnelle, la position du conférencier est on ne peut plus claire : «c’est le comble. Pourquoi changer la nature de la constitution si ce n’est pas une façon de banaliser la république ».

En faisant une analyse approfondit, dit-il, on se rend compte que la justice est visée. A ce titre, il dira que le vrai problème sera la composition du Conseil supérieur de la magistrature, où le nouveau texte prévoit des corps étrangers. «Nous ne serons plus en mesure de pouvoir travailler avec ce nouveau principe. Qu’ils nous disent de quoi ils ont peur pour mettre fin carrément à notre existence juridique», déclare Ibrahim Maïga. Pour terminer, il invite ses collègues à prendre la relève pour défendre noblement la cause des magistrats à tous les niveaux.

Abondant dans le même sens, le doyen Lamine dit Lamber dira qu’il n’est nullement question d’ouvrir le Conseil supérieur de la magistrature à des corps étrangers. Selon lui, il faut tout mettre en œuvre pour barrer la route à ce projet de révision constitutionnelle. Car, il est convaincu que le ‘’Oui’’ pourrait l’emporter si on arrivait au stade du référendum.

La Coordination malienne des organisations démocratiques (Comod) a également pris part à cette assemblée. Le Président de ce mouvement, Boubacar Mintou Koné, a profité de l’occasion pour rappeler qu’il ne faut jamais accepter que la volonté clairement exprimée par le peuple malien en 1992 puisse être chamboulée ou mise en cause par la volonté des hautes autorités. La constitution du 25 février 1992, dit-il, a été le fruit d’une large concertation. Il propose de déclencher un mouvement d’ensemble de la société civile à travers une marche de protestation contre le nouveau texte.

Quid des recommandations

A l’issue des travaux de cette assemblée qui a mobilisé beaucoup de magistrats, la base a proposé certaines recommandations. Il s’agit d’ouvrir une pétition en ligne pour tous les magistrats du Mali; établir un rapport destiné au Président de la République pour le retrait du projet de révision; participer à toutes les marches de protestation contre le projet de révision avec la société civile; marcher en robe de la Cour d’appel de Bamako jusqu’à la Cour suprême; observer une grève illimitée jusqu’au retrait du texte.

Ibrahim M.GUEYE

Source: Le Prétoire

 

Grande manifestation contre la révision constitutionnelle : Carton rouge à IBK !

C’était une marée humaine à la marche du 17 juin dernier contre le projet de révision constitutionnelle voté par l’Assemblée Nationale et devant être soumis au référendum le 9 juillet prochain. Les opposants à la réforme constitutionnelle ont ainsi envoyé un carton rouge au Président Ibrahim Boubacar Kéïta.   

Après la mobilisation relative au Code des personnes et de la famille en 2009, c’est la plus grande manifestation jamais organisée à Bamako. A l’appel de la plateforme dirigée par Mme Sy Kadiatou Sow, de nombreux citoyens ont battu le pavé le samedi 17 juin 2017  pour protester contre le projet de révision de la constitution du 25 février 1992 adopté par l’Assemblée nationale.

La marche est partie de la Place de la Liberté face à la mairie du district de Bamako pour prendre fin à la Bourse du Travail en passant par le monument de l’indépendance. Dès 09 heures, le rassemblement avait commencé à la Place de la Liberté. Les manifestants brandissaient des pancartes et banderoles qui en disaient long sur leur défiance par rapport au projet révision constitutionnelle. « Ne touche pas à notre constitution», « Carton rouge à IBK», « Honte aux députés de la majorité présidentielle qui ont voté cette révision constitutionnelle», « Karim Keïta et IBK, le Mali ne vous appartient pas », « Trop, c’est trop », « Nous ne nous laissons plus faire », tels étaient entre autres les slogans que l’on pouvait lire sur les pancartes.

Plusieurs leaders religieux, politiques, artistes rappeurs ont participé à cette grande manifestation au cours de laquelle l'atmosphère était très tendue. Les organisateurs de la marche ont dû déployer beaucoup d’efforts pour éviter les débordements. Les protestataires reprochent beaucoup de choses au projet de révision constitutionnelle. Ils ne sont pas d’accord avec la violation de l’article 118 de la Constitution qui exclut toute révision en cas d’atteinte à l’intégrité du territoire national. « C'est le texte de la monarchie et de la partition du pays. Le texte va à l’encontre de tous les intérêts du pays. Nous ne l'accepterons jamais », proclame Nouhoum Sarr, Président du parti FAD, un jeune leader opposant.

Les jeunes activistes Ras Bath, Master Soumi, Milmo Sahel ont ravi la vedette à cette marche. Selon Youssouf  Bathily dit Ras Bath, IBK n’est que le serviteur du peuple, il doit tout au Mali et au peuple malien, « par conséquent, le Président et ses hommes de main ne peuvent pas tripatouiller la loi fondamentale du pays ».

De nombreux leaders politiques et religieux comme Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition et Président de l’URD, Modibo Sidibé, Président des FARE, Tiébilé Dramé, Président du PARENA, Soumana Sako, Président de la CNAS Faso Hère, Amadou Thiam, Président de l’ADP Maliba, Choahala Babaya jeune leader religieux et Mme Sy Kadiatou Sow, ont tous appelé le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta à retirer ce projet de loi pour le bonheur du peuple malien.

Il faut signaler le déploiement d’un dispositif sécuritaire impressionnant  à cette marche. Heureusement, aucun incident n’a été signalé.

Modibo L. Fofana

Coulisses

Les deux ponts interdits de circulation  

Les deux ponts Fahd et Martyr ont été coupés à la circulation par les agents de sécurité dans la matinée du samedi. Sauf quelques motocyclistes, les manifestants en véhicules ne pouvaient pas traverser les ponts.

S’agissait-il d’une volonté délibérée d’empêcher les marcheurs de rejoindre le centre-ville ? Cette décision est-elle motivée par des raisons de sécurité ? Pour de nombreux manifestants, les autorités voulaient tout simplement empêcher les gens de rejoindre la marche.

Chouala Bayaya, Master Soumi, Ras Bath, Milmo ravissent la vedette

Dans cette marrée humaine, les rappeurs Master Soumi, Milmo, Ras Bath, et le prêcheur Choala Bayaya ont ravi la vedette. Ils ont été accueillis par un tonnerre d’applaudissement lorsqu’ils montent sur le podium. Les manifestants ne cessent de faire self avec ces stars.

Les riverains de l’itinéraire rentrent dans la marche

Pendant que les marcheurs passaient devant leurs boutiques, certains commerçants détaillants ont rejoint leurs marcheurs pour dire non à la révision constitutionnelle.

La détermination de la famille Sy

 C’est presque la famille Sy qui était mobilisée pour cette marche. Bien vrai que Mme Sy Kadiatou Sow dirigeait la plateforme qui organise la marche, son mari Ousmane Sy et ses enfants étaient tous à la marche.

Modibo Fofana

Source: Le Challenger

Un véhicule devant l’hôtel Radisson Blu

Le samedi 17 juin 2017 vers 18h30mn, une grosse cylindrée de marque Nissan sans aucune plaque d’immatriculation - ni devant ni dernière - s’arrête devant les lourdes grilles de l’Hôtel Radisson Blu de Bamako. Quelques échanges avec les agents du contrôle d’accès, et voici le véhicule pénétrer gaillardement dans l’enceinte de cet hôtel bamakois devenu plus célèbre depuis le sinistre attentat du 20 novembre 2015, dont le film a été suivi en direct à travers la planète. Ce qui peut paraître un peu bizarre dans cet établissement hôtelier qui a été le théâtre de l’attentat le plus meurtrier de Bamako.

En outre, est –il encore acceptable que dans le contexte sécuritaire actuel, des véhicules sans aucune immatriculation continuent à circuler à Bamako ?  L’interdiction de ces engins n’aura duré que le temps d’un feu –follet avant que les mauvaises habitudes, têtues, ne reviennent en force.

L’explication ?  Cherchez –là entre l’incivisme de la populace (une question d’éducation) et le laxisme voire la forfaiture des pouvoirs publics !

Source: Le Challenger

Referendum Constitutionnel et candidature a l'interne de l'Adema : Bataille ouverte entre le camp de Dramane Dembélé et celui de Tiémoko Sangaré

La division semble consommée entre les abeilles. Partagés désormais entre les soutiens à la réélection du Président de la République et ceux qui sont pour la candidature interne, les membres du Comité Exécutif, CE, de l’ADEMA se regardent désormais en chiens de faïence. Et pour cause : la divergence de point de vue sur la ligne à suivre lors du référendum constitutionnel et surtout sur le choix du candidat à l’élection présidentielle de 2018. Le Secrétariat Permanent, SP, a décidé le jeudi 16 juin de proposer au CE, qui se réunit ce lundi 19 juin, d’adopter une position sur le referendum. D’un autre côté, pour trouver une vision commune sur la candidature pour les présidentielles, la date du 16 juillet 2017 sera proposée. En attendant, les deux camps fourbissent leurs armes en prélude à un éventuel combat. Qui du camp de Dramane Dembélé ou de celui de Tiémoko Sangaré remportera la victoire ?

Le spectre de la division hante encore une fois le parti de l’Abeille, à la veille de deux événements majeurs, à savoir le referendum sur la constitution et l’élection présidentielle dans un an.  Il ne fait l’ombre d’aucun doute qu’il y a aujourd’hui deux camps qui se disputent autour de ces deux questions, toutes pourtant tranchées. Qui ne se rappelle pas du vote de la loi sur la révision de la constitution par les députés  ADEMA ?

Pouvaient-ils prendre une telle décision cruciale pour leur formation politique pet même pour la nation sans avoir le feu vert du parti ? Si tel est le cas, ils s’exposeront à des sanctions disciplinaires, si elles existent bien sûr. Alors la réunion du CE de ce lundi serait sans objet car le vin est déjà tiré. L’ADEMA n’aura qu’à le boire pour ne pas paraitre ridicule aux yeux de l’opinion. Quant à la question de la candidature, elle a été aussi tranchée par la base du parti lors de la dernière conférence nationale de l’ADEMA. Quels arguments d’autres cadres, fussent-ils ministres ou directeurs, pourraient bien avoir pour ne pas respecter la décision légitime, celle proposée par la base.

Selon nos informations, malgré le quitus des députés Adéma   à la loi relative à la révision constitutionnelle, il n’est pas exclu que le camp de Dramane Dembélé rejette cette prise de position lors de la réunion de ce lundi. « Dra » a déjà annoncé les couleurs sur sa page Facebook, en qualifiant en des mots clairs, ce projet de constitution d’antidémocratique. Il y a fort à parier que la première passe d’arme commencera ce lundi entre les partisans de la candidature à l’interne du parti et celui du soutien à IBK dès le premier tour.

Au regard de la tension très perceptible au sein de la Ruche, la rencontre de ce ce jour ne peut-elle pas être qualifiée de réunion  de tous les dangers pour l’Adéma ? Elle pourrait  étaler au grand jour les antagonismes et annoncer les couleurs de  la bataille entre le camp des partisans de la candidature interne du parti de l’Abeille, dont Dramane Dembélé est l’une des têtes de proue, et le camp du soutien à la candidature d’IBK mené par Tiémoko Sangaré et Abdel Karim Konaté dit Empé.

Youssouf Sissoko

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Source: Inf@Sept

 

Attaque djihadiste au campement Kangaba : nouveau bilan : 8 morts (3 civils,1 membre des forces de sécurité et 4 assaillants)

L'attaque, perpétrée par des jihadistes présumés selon les autorités, a eu lieu dans un lieu de villégiature proche de Bamako fréquenté par des étrangers. Trois civils et un membre des forces de sécurité sont morts, cinq personnes ont été blessées et une est porté disparue. Par ailleurs, quatre assaillants ont été tués et cinq suspects interpellés. Une trentaine d'otages a été libérée lors de ce premier attentat anti-occidental depuis 2016.

La cible de l'attaque : le campement de Kangaba, un "ecolodge" et site de détente situé à la périphérie de Bamako prisé des expatriés, fondé par un Français, évoque d'autres sites attaqués par les groupes jihadistes du Sahel ces dernières années, notamment la station balnéaire ivoirienne de Grand-Bassam (mars 2016, 19 morts, dont huit étrangers).

Le nombre des assaillants n'a pas été précisé, mais au moins quatre ont été tués, a affirmé dans la soirée le ministre malien de la Sécurité, Salif Traoré.

"C'est une attaque jihadiste. Les forces spéciales maliennes sont intervenues", a déclaré le ministre malien de la Sécurité, Salif Traoré. Elles ont été appuyées dans leur assaut par les militaires de l'opération française antijihadiste Barkhane et de la mission de l'ONU (Minusma).

Après de longues heures de traque, "nous avons récupéré les corps de deux assaillants abattus", a déclaré le ministre à la presse, ajoutant que pour "deux autres", les troupes étaient "en train de ratisser pour retrouver les corps", sans préciser s'il en restait encore en fuite.

"Nous avons pu extraire ou exfiltrer près de 36 clients ou travailleurs du campement", a-t-il ajouté, dont une quinzaine de Français et environ autant de Maliens.
Une cliente franco-gabonaise est décédée à l'hôpital, et une autre personne, en cours d'identification, a été tuée, selon le ministère.

Parmi les personnes évacuées, dont plusieurs se trouvaient en maillot de bain, certaines ont affirmé que les assaillants avaient crié "Allah akbar" (Dieu est le plus grand).

Un témoin a expliqué aux journalistes avoir vu arriver un homme à moto qui a ensuite commencé à tirer sur la foule, puis "deux ou trois personnes" venues avec un autre véhicule.

Des riverains ont dit à l'AFP avoir entendu dans l'après-midi des coups de feu en provenance du lieu attaqué. Une fumée s'élevait au-dessus du site, a constaté un journaliste de l'AFP.
                  

 Consignes de sécurité

                  
Le chef de l'Etat français, Emmanuel Macron, attendu à Bamako le 2 juillet pour le prochain sommet du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad), "suit de très près l'évolution de la situation", selon la présidence française.

La dernière attaque jihadiste visant des Occidentaux dans la capitale malienne remonte à mars 2016, contre un hôtel abritant la mission de l'Union européenne qui entraîne l'armée malienne (EUTMMali) et a participé à l'opération de dimanche. Un assaillant avait été tué.

Le 9 juin, l'ambassade des Etats-Unis avait publié une consigne de sécurité à l'intention des citoyens américains les informant d'une "menace d'attaques accrue" à Bamako dans les lieux fréquentés par les Occidentaux.

Dans une tribune publiée en janvier lors du sommet Afrique-France à Bamako, le propriétaire du campement Kangaba, Hervé Depardieu, s'était insurgé contre les alertes de sécurité des chancelleries occidentales, dont il dénonçait les incohérences.

"Les consignes de sécurité alarmantes émises par le consulat et les +conseils aux voyageurs+ dissuasifs du site du ministère (français) des Affaires étrangères entament sérieusement notre joie de vivre et nos libertés", déplorait-il.

Le Mali est sous état d'urgence quasiment sans interruption depuis l'attentat contre l'hôtel Radisson Blu de Bamako le 20 novembre 2015, qui avait fait 20 morts, outre ses deux auteurs.

L'attentat avait été revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), en coordination avec le groupe jihadiste de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, Al-Mourabitoune, qui avait scellé à cette occasion son ralliement à Aqmi.

En mars 2015, une attaque contre le restaurant-bar La Terrasse avait fait cinq morts, dont deux Occidentaux.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Les jihadistes ont été en grande partie chassés de cette région par une intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit actuellement. 

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques meurtrières malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l'application accumule les retards.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et dans le sud du pays, et le phénomène gagne les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

TV5MONDE Avec AFP

Source: TV5 Monde

 

Atteints par la limite d’Age de la fonction publique : 2 104 fonctionnaires et agents contractuels appelés à faire valoir leurs droits à la retraite à compter du 1er janvier 2018

– Plusieurs cadres de la Douane dont Alima Drabo,  Mamadou Sarro, Makan Dembélé, Cheick Kéïta, Nouhoum Camara…

Ils sont au total 2 104 fonctionnaires et agents contractuels appelés à faire valoir leurs droits à la retraite à compter du 1er janvier 2018. Il s’agit des fonctionnaires des catégories A, B2, B1, C et des agents contractuels. Parmi les partants, figurent plusieurs cadres de l’administration douanière. 

Le directeur national de la Fonction publique, Amadou Fabé, vient de publier la liste des fonctionnaires et des agents contractuels de l’Administration atteints par la limite d’âge de la Fonction publique. Ces cadres sont appelés à faire valoir leurs droits à la retraite à compter du 1er janvier 2018. Il s’agit des fonctionnaires des catégories A,B2, B1, C et des agents contractuels.

S’agissant de la catégorie A, ils sont au nombre de 703 fonctionnaires issus de différents domaines. Il s’agit des administrateurs civils, des Inspecteurs des services économiques, des Conseillers des affaires étrangères, des Ingénieurs des constructions civiles, des ingénieurs des eaux et forêts, des Inspecteurs des Douanes.

S’agissant des administrateurs civils, plusieurs cadres qui ont servi le pays dans la loyauté y figurent dont plusieurs gouverneurs de régions. Il s’agit, entre autres, de l’actuel gouverneur de Ségou, Georges Togo, de l’ancien gouverneur du district de Bamako, Ibrahim Féfé Koné, de l’actuel secrétaire général du ministère de l’Administration territoire, Allaye Tiéssougué. Sans oublier l’ancien gouverneur de Sikasso, Mahamadou Diaby. Le président de la Section des comptes de la Cour Suprême, Kloussama Goïta, qui vient de remettre officiellement son rapport au président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, doit également faire valoir ses droits à la retraite. S’agissant des Conseillers des affaires étrangères, l’ancien ministre Moctar Ouane partira aussi à la retraite.

En ce qui concerne les Inspecteurs des Douanes, ils sont au total 16 hauts cadres de l’administration douanière appelés à faire valoir leurs droits à la retraite. Parmi lesquels figurent le directeur des Enquêtes, Mamadou Sarro, la directrice régionale de Koulikoro, Mme Alima Drabo, le directeur du contrôle interne, Soriba Sidibé, le directeur de l’information, Makan Dembélé, la directrice adjointe de la Direction régionale du district de Bamako, Hawa Diarra.

L’ex-directeur général de la Douane, Cheick Kéïta (il est actuellement à la Délégation générale des Maliens de l’Extérieur) et l’ex-directeur général adjoint de la Douane, Nouhoum Camara, font partie des partants.

S’agissant de la catégorie B2, c’est le plus grand nombre des partants à la retraite cette année. Ils sont au total 937 agents issus de différents domaines. Il s’agit de secrétaires d’administration, techniciens des constructions civiles, contrôleurs des douanes, techniciens des eaux et forêts, maitres de l’enseignement fondamental, contrôleurs des finances, ingénieurs de l’industrie et des mines, techniciens de l’informatique, instructeurs de la jeunesse et des sports, techniciens supérieurs de santé, contrôleurs du Trésor, contrôleurs des services économiques, techniciens supérieurs de l’action sociale, techniciens de l’agriculture et génie rural.  Sans oublier des techniciens des arts et de la culture.

Les catégories BA et C concernent respectivement 160 agents et 91 agents dans différents domaines tels que des contrôleurs des services économiques, des secrétaires des affaires étrangères, techniciens des constructions civiles, contrôleurs des douanes, contrôleurs des finances, contrôleurs des impôts, techniciens de l’industrie et des mines, techniciens de la météorologie, techniciens de santé, contrôleurs du trésor,  agents techniques agriculture et génie rural, agents techniques des constructions civiles, agents de constatation des douanes, agents techniques des eaux et forêts, maitres auxiliaires de l’enseignement secondaire, agents techniques de l’élevage, secrétaires de greffes et parquets.

Ils  sont 213 agents contractuels partants à la retraite parmi lesquels figurent des agents de la Présidence de la République, de la Primature, de l’Assemblée nationale, du Conseil économique social et culturel ainsi que plusieurs départements ministériels….             

 A.B. HAÏDARA

Source: Aujourd'hui Mali

Bintagougou(Goundam) : le poste de l’armée attaqué et le bilan est lourd

Le réveil a été brutal dans la commune de Bintagougou par l’attaque des groupes armés contre le poste des forces armées malienne et de sécurité(FAMAs). Le poste des FAMAs à Bintagoungou, dans le cercle de Goundam  situé à 80 km de Tombouctou a fait l'objet d'une attaque tôt ce matin du 17 juin 2017 vers 04h par des assaillants non encore identifiés. Le bilan provisoire fait au moins 05 morts, 8 véhicules incendiés et plusieurs soldats enlevés.

Nous y reviendrons

Dily Kane

Mali24

Non à la révision constitutionnelle : plus de 50 milles manifestants dans la rue ce samedi

L’adoption par l’Assemblée nationale du projet de loi sur la révision constitutionnelle le 03 juin dernier  n’a pas fini de faire des vagues.

Apres le code de la famille, c’est la plus grande manifestation organisée au Mali. C’était une marrée humaine au monument de l’indépendance à la bourse du travail ou il était difficile de se frayer un chemin.

L’appel de la plate forme dirigée par Mme Sy  Kadiatou Sow  , de nombreux Bamakois ont battu le pavé samedi 17 juin 2017  pour protester contre le texte. La marche est partie de la liberté de la place face à la mairie du district  pour aboutir à la bourse du travail en passant par le monument de l’indépendance. Dès 09 h, le rassemblement avait commencé à la place de la liberté. Les manifestants brandissaient des pancartes et banderoles qui en disaient long sur leur défiance par rapport au projet révision constitutionnelle. «  Ne touche pas à notre constitution, », « carton rouge à IBK », « Honte aux députés de la majorité présidentielle qui ont voté cette loi contre le peuple malien », « Karim Keita et IBK ,le Mali ne vous appartient pas », « Trop c’est trop  . Nous ne laissons plus faire », tels étaient entre autres mots d’ordre que l’on pouvait lire sur les pancartes. ? Plusieurs leaders religieux politiques artistes rappeurs ont participé à la manifestation. L'atmosphère était très tendue et les organisateurs de la marche ont dû déployer beaucoup d’efforts pour éviter des débordements.  Les protestataires reprochent beaucoup de choses au projet de révision constitutionnelle. Ils ne sont pas d’accord avec la violation de l’article 118 qui stipule « Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité́ du territoire ».  Selon les nouvelles dispositions de cette loi fondamentale "C'est le texte  de la monarchie et de la partition du pays. Le texte va à l’encontre de tous les intérêts du pays. Nous ne l'accepterons jamais", proclame  Nouhoum Sarr président du part FAD, un jeune leader opposant. L’activiste social Ras Bath, Master Soumi , Milmo Sahel tous deux artistes rappeurs engagés ont ravi la vedette à cette marche. Selon Youssouf Bathily dit Ras Bath, IBK n’est que le serviteur du peuple, il doit tout au Mali et au peuple malien. Par conséquent le président et ses hommes de mains ne peuvent pas tripatouiller la loi fondamentale du pays. Les leaders politiques Soumaila Cissé chef de file de l’opposition, Modibo Sidibé , Amadou Thiam président du parti ADP Mali , Choahala Babaya jeune leader religieux et Mme Sy Kadiatou Sow ont tous appelé le président de la république à retirer ce projet de loi pour le bonheur du peuple malien. Il faut signaler la présence d’un dispositif sécuritaire impressionnant  à la marche. Heureusement aucun incident n’a eu lieu lors de cette marche.

M L Fofana

Mali24

 

Mody N'Diaye: "Les maliens subissent un quotidien insoutenable et injustifié"

c'est le propos de l'honorable Mody N'diaye président du groupe parlementaire de l'opposition lors de l'adoption de la déclaration de la politique générale du premier ministre le jeudi dernier.

 

Consigne de vote de la Déclaration de Politique Général du Premier Ministre Abdoulaye Idrissa Maïga

Monsieur le Président, 

Monsieur le Premier ministre,

Mesdames et messieurs les Ministres,

Chers collègues députés,

Je vous salue Monsieur le Premier ministre ainsi que l'ensemble de votre Gouvernement.

Monsieur le Premier ministre, vous êtes un homme averti et je suis sûr que vous ne serez pas abusé par les commentaires pompeux d’une majorité qui, à l’occasion des débats des deux Déclarations de Politique Générale précédentes, a tenu les mêmes propos à vos prédécesseurs. Nous connaissons la suite et la salle est suffisamment informée.

En cet instant solennel, permettez-moi d'avoir  une pensée pieuse pour toutes celles et tous ceux qui ont souffert du martyr de l'insécurité grandissante et de la terreur qui frappent notre pays sur les 2/3 voire la quasi-totalité de son territoire. 

La présente déclaration engageant la responsabilité politique de votre Gouvernement  pour une période maximale de 14 mois se présente comme celle où les préoccupations actuelles de notre peuple ne sont pas suffisamment prises en compte. 

D’abord, pour un Mali en paix, les mesures que vous préconisez sont tout simplement illusoires. En effet, que nous propose votre Gouvernement? Rien que des missions de bons offices pour rendre effective la présence de l'État dans les zones du Nord, du delta du Niger et de la boucle du Niger. Ceci dénote à suffisance l'inefficacité  des outils utilisés jusqu'à présent: un Accord pour la paix inopérant, une mise en œuvre de la loi d'orientation et de programmation militaire inefficiente malgré les moyens budgétaires  colossaux consentis. 

Par ailleurs, le Gouvernement ne mesure certainement pas l'urgence des réformes indispensables pour améliorer notre système électoral, un des plus désuets de la sous-région. Du reste le référendum constitutionnel qui fait l'objet de toutes les préoccupations actuelles du peuple, prévu le 9 juillet 2017 n'est même pas évoqué dans votre déclaration. C'est à croire que ce n'est pas une priorité de votre Gouvernement. Les élections locales et régionales annoncées pour la fin de l'année ne semblent pas être non plus une de vos priorités parce que vous ne les évoquez même pas. Quant aux élections générales de 2018 énoncées en une phrase  dans la DPG, elles ne font l'objet d'aucune mesure et d'aucun  engagement du Gouvernement pour assurer des élections transparentes et crédibles. Vous devez vous rappeler toutes les difficultés que rencontrent les maliens de l'intérieur et de la diaspora pour l'obtention des cartes NINA et des passeports. Faites en une priorité, Monsieur le Premier ministre.

Ensuite le renforcement du dialogue social que vous préconisez pour apaiser le climat social est nécessaire mais pas suffisant. L'accalmie  actuelle du front social paraît précaire et trompeuse car la plupart des mouvements de grève sont tout simplement suspendus dans l'attente des échéances convenues. Quant au monde du football l'incertitude pour le dénouement de la crise est très grande.

C'est pourquoi il conviendrait mieux d'associer au dialogue social un pacte de solidarité pour la croissance et le développement, de 2ème génération, tel que du reste énoncé dans la DPG de votre prédécesseur et qui à ce jour n'a pas été réalisé. 

Quant au programme présidentiel d'urgences sociales, six mois après son annonce, aucune inscription budgétaire spécifique n'est encore faite. En 2018, le chiffre annoncé de 2201 milliards FCFA pour ce programme affectera la soutenabilité du budget de l'État. De toute évidence, la proposition du Gouvernement d'impulser l'investissement, les mines, l'industrie, l'emploi, l'agriculture, à travers ce programme d'urgences sociales est inconséquente. 

Enfin, le Mali debout de votre Gouvernement repose sur le renforcement de la présence  uniquement du Mali sur la scène internationale.  Vous évoquez dans votre déclaration les retombées attendues de la visite récente du Président de la République en Arabie saoudite, visite au cours de laquelle le partenaire saoudien a marqué un intérêt pour certains projets de développement. Il me plait de rappeler, Monsieur le Premier ministre, que les promesses faites à l'issue des tables rondes de Bruxelles et de Paris ainsi que la mémorable visite du Président de la République en Chine restent désespérément encore non tenues.

Monsieur le Président,

Monsieur le Premier ministre,

Les maliens subissent un quotidien insoutenable et injustifié au regard des efforts exceptionnels que nos populations consentent au Budget de l'État dont le montant sur les cinq ans dépassera les 10.000 milliards de FCFA. Monsieur le Premier ministre savez-vous que le petit commerce se meurt, les artisans sont désespérés, le secteur informel est à l'agonie, et les investisseurs désertent notre pays. Votre déclaration de politique générale ne convainc pas, ne crée pas l'espoir, ne mobilise pas et n'appelle pas au génie créateur de notre peuple. Elle n'ouvre aucune perspective à notre jeunesse, l'avenir de notre nation.

Monsieur le Premier ministre,

Nous aurions dû refuser de recevoir votre Gouvernement dans cette enceinte. Ici nous votons les lois au nom du peuple malien et l'exécution des lois relève du Gouvernement. Aujourd'hui encore votre Gouvernement dans sa constitution viole la loi de 2015 relative à la promotion du genre dans les fonctions nominatives et électives.  En démocratie le respect et l'application des lois constituent le socle sur lequel se construit une République exemplaire

Monsieur le Président,

Chers collègues députés,

 

Au regard de tous les points d'insuffisance relevés ci-dessus et aussi de l'illégalité de ce Gouvernement, le Groupe VRD a décidé de ne pas vous accorder, Monsieur le Premier ministre, sa confiance.

Que dieu bénisse le Mali. Je vous remercie.

Bamako, le 15 juin 2017

 

Pour le Groupe VRD

Mody N’Diaye



Me Demba Traoré de l’URD : « La maladie de mon maître, c'est la philhéliasthie »

Mes chers amis,

Aristophane, dans "Les Guêpes" a mis en scène un citoyen atteint de la manie de juger :

La maladie de mon maître, c'est la philhéliasthie. Juger est sa passion, et il gémit s'il ne siège pas sur le premier banc... L'habitude qu'il a de tenir les suffrages (petits cailloux qui servaient à voter) fait qu'il se réveille en serrant ses trois doigts comme celui qui offre de l'encens aux dieux à la nouvelle lune [...] Aussitôt après souper, il demande à grands cris ses chaussures, il court au tribunal avant le jour et s'endort, collé comme nue huître à la colonne [...]. Dans la crainte de manquer de cailloux pour les suffrages, il a chez lui tout un banc de gravier pour pouvoir voter...

Ça c'est la manie de juger, je laisse le soin au roi de Segou de nous entretenir sur celle de Gouverner au Gondwana où ni simple insécurité ni fanfaronnade politicienne ne peuvent nullement conduire le Roi à visiter certains de ses sujets qu'il n'a pas vus depuis la nuit des temps.

Un ancien Président de la République Française, de notre époque, rappelait je cite : "La démocratie est fragilisée quand les faits eux-mêmes viennent à être contestés, tronqués, ignorés par les manipulations, les mensonges, les falsifications."fin de citation .

Aujourd'hui ne contestons pas la triste réalité de notre pays, ne falsifions pas le présent de notre pays ! Oui l'intégrité de notre territoire est atteinte, sérieusement atteinte à tel point que l'Etat ne contrôle plus grand chose ! Le Président de la République lui-même , premier magistrat du pays, chef suprême des armées, l'a rappelé lors d'une de ses rares sorties à l'intérieur du pays, je cite "qu'aucune fanfaronnade politicienne ne l'amènera à Kidal"fin de citation. C'est honnête, il avait raison, par ce qu'il sait que notre intégrité territoriale est atteinte, par ce qu'il sait que son régime ne contrôle pas cette localité et qu'il est très facile pour lui de faire le tour du monde que de s'y rendre là-bas ! 332 personnes dont 207 civiles ont perdu la vie en 2016 du fait de ce que l'on sait toutes et tous! Et plus de deux cents personnes ont été tuées depuis janvier 2017! Le nord se meurt et le centre s'embrase! Le Mali souffre!

Il est intellectuellement incompréhensible et humainement inadmissible d'assimiler une telle catastrophe et un tel crime à une simple insécurité !

La définition de l'atteinte à l'intégrité du territoire ne doit nullement être recherchée dans des théories développées sur le droit international par des internautes. Les articles 47 et suivants de notre code pénal la définissent éloquemment .

Décider, comme l'a fait le President de la République, de réviser la Constitution, dans les conditions ainsi décrites constitue précisément une violation flagrante de l’interdiction posée par l’alinéa 3 de l’article 118 précité, sans qu’il y ait à rechercher si l’atteinte constatée relève du droit international ou du droit interne.

Rattacher l’atteinte visée par l’article 118 de la Constitution au droit international à l’exclusion des situations de droit interne, procède d’une mauvaise lecture des règles d’interprétation qui interdisent précisément d’en ajouter à la loi.

L'article 118 invoqué ne faisant référence à aucune forme d’atteinte en particulier, il doit être lu comme englobant toutes les formes d’atteinte à l’intégrité du territoire, pourvu qu’il s’agisse d’une situation où l’effectivité de l’exercice par l’Etat de sa souveraineté sur son territoire est sérieusement compromise.

Hélas! je dois me consoler avec cette célèbre citation: «Il est difficile d’accepter la vérité lorsque les mensonges étaient exactement ce que l'on voulais entendre»



Beaucoup de chantiers importants sont ouverts dans notre pays et ne connaissent malheureusement aucun progrès si ce n'est dans l'imaginaire des gouvernants: le chantier de la paix, de la réconciliation, de la lutte contre le terrorisme... ! Achevons-les sinon progressons dans leur réalisation !

Au lieu de chercher à consulter le peuple sur ce qui n'a rien d'essentiel ni d'important et d'opportun, guérissons d'abord les maux qui le rongent à savoir la mal gouvernance, la gabegie, l'arrogance des gouvernants, la corruption, l'insécurité, la précarité etc...! Réconcilions d'abord les maliennes et les maliens autour de ce qui nous unit : Le Mali, Un et Indivisible!

Sachons raison gardée et tirons les leçons du passé!

Dans tous les cas, chacun d'entre nous rentrera dans l'histoire, homme politique de la majorité comme de l'opposition, société civile ! Seulement certains y rentrerons par le mur, d'autres par la fenêtre ou par la porte.

Que Dieu protège notre pays !

Me Demba Traoré

 

Cérémonie de lancement d'une plate-forme pour le "oui" au référendum: Les invités vident la salle affirmant avoir été piégés

"On nous a piégé",'c'est ce qu'a fait savoir ce groupe de jeunes dont la plupart des étudiants lors de la cérémonie de lancement d'une plate-forme pour le "oui" au référendum du 9 juillet. L’événement s’est déroulé ce  vendredi 16 juin 2017 à la maison des ainés dans la matinée.

Pendant que les responsables de ladite plate-forme animaient une conférence de presse, la grande salle d'environ 1000 places de la maison des aînés qui avait fait son plein, s'est vidée de son monde. Et pour cause les étudiants se disent d’être piégés  par les organisateurs ; "On nous a piégé, on ne savait pas qu'il s'agissait de ça", ont clamé des étudiants qui avaient été mobilisés pour la circonstance. Comme cela ne suffisait pas d’autres  ont juste changé le "Oui" en "Non" sur les affiches qu'on leur avait distribuées sur des formats A4. (Voir photo). C’était la honte et désolation .

Bourama Camara

Mali24

L’honorable Hady Niagadou dit Dio walaky réagit : « Le ministre Bathily est un démon… IBK doit se débraser de ce populiste »

Rien ne va dans la mouvance présidentielle. Le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, membre de la majorité parlementaire traite du ministre l’urbanisme, de l’habitat et des affaires foncières, Mohamed Ali Bathily, de démon. C’était au cours d’une conférence de presse à la maison de la presse le mercredi 14 juin 2017.

Largement cité dans le foncier comme un spéculateur foncier, l’honorable Hady Niagadou dit Dio Walaky s’est défendu de la façon la plus ferme et acharnée en dénonçant plutôt ses détracteurs de manquer d’amour pour le Mali. Pour lui, « le ministre Bathily en charge de l’urbanisme, de l’habitat et des affaires foncières est un démon qui n’a honte de mentir sur les personnes crédibles et respectables. Il n’est qu’un populiste et démagogue et entrain de conduire le président IBK en erreur ».

Et de poursuivre : «Le ministre Bathily est un démon qui veut déstabiliser le Mali. IBK a intérêt à se débarrasser de ce populiste au grand bonheur des Maliens. Je suis une victime de la cabale du ministre qui m’accuse à tort jusqu’à l’hémicycle prétextant que mes titres sont dans le domaine aéroportuaire ».

Dans sa diatribe, il fustige que le ministre Bathily n’est qu’un populiste qui livre le Mali à des incitations dont le pays n’a pas besoin. « Pendant plus de quatre ans, le ministre est en cabale contre moi, sans la moindre preuve des supposées malversations foncières », a-t-il ajouté.

C’est ainsi qu’il a lancé un défi à quiconque à travers les services techniques de l’urbanisme d’aller vérifier les titres Banga immobilière. « S’il s’avère que les propos du ministre sont vrais, je renoncera à ces titres », a-t-il conclu.

Dily Kane

Mali24

Référendum 9 juillet : Comment IBK a piégé les Maliens

La Constitution de 1992 apparait comme le dernier rempart contre le passage en force vers le statut de l’Azawad que cachent des passages de l’accord d’Alger. Selon certains opposants au référendum, l’accord ne prévoit pas ce statut mais ses passages problématiques peuvent être introduits dans la Constitution si le peuple n’a plus un mot à dire.

Sauter le verrou constitutionnel ouvrira la voix à une nouvelle Loi fondamentale qui peut être révisée sans l’avis du peuple. Le président de la République pourra alors introduire dans la Constitution la future Charte pour la paix sur laquelle comptent les ex groupes armés indépendantistes pour parvenir à leurs buts.

L’on sait pourtant que le président de la République est influençable par la pression externe comme le montre l’historique du processus d’Alger. Pour comprendre le déphasage de la révision constitutionnelle, il faut remonter à la naissance du processus d’Alger qui a abouti à l’accord.

Décembre 2013, le chef d’Etat malien déclarait à Kayes qu’il ne négocie pas avec des hommes armés, répondant à la pression de ceux qui l’invitaient à prendre langue avec les groupes armés du nord. La volonté du président était que les groupes armés déposent d’abord les armes.

Mais très vite un regain de violences montre les limites militaires du président IBK qui fit appel à l’Algérie voisine pour négocier. Ce choix s’apparente à « un véritable yabé ». En cas de la victoire « du oui », qu’est ce qui va empêcher IBK d’introduire dans la Constitution malienne le statut autonome de l’Azawad face à un éventuel regain de violences? C’est la pire crainte de certains mouvements opposés au référendum.

Le processus d’Alger, c’était un sauve-qui peut. Certains accusent l’Algérie de servir de base-arrière à des mouvements semant la terreur au Mali, mais il devient le chef de file des négociations entre des groupes armés et le gouvernement malien. IBK avait déjà perdu la main en poursuivant en catastrophe, dans un autre pays, le dialogue dont les bases ont été posées à Ouaga en 2013.

Le président de la République qui a agi au nom des Maliens n’était pas maître du jeu. Il fallait renoncer au terrorisme pour être fréquentables, mais les terroristes vont peser de tout leur poids sur le processus d’Alger à travers de « combattants repentis» réunis au sein de groupes armés dont les éléments sont issus de certains mouvements djihadistes ayant occupé les régions nord du pays en 2012.

IBK a mis les pieds et les mains pour que les groupes armés dits d’auto-défense (qui étaient en veille au plus fort de la crise) soient entendus à Alger. Mais le président de la République a raté le tir à partir du moment où la majorité silencieuse des Maliens qui est invitée au référendum était sous représentée quand il s’est agi de rédiger les différentes moutures du texte devenu l’accord d’Alger.

Le problème est que personne n’était totalement satisfait de la dernière mouture de l’accord d’Alger que la médiation internationale a fait signer aux parties à Bamako en 2015. On se souvient des réserves émises par plusieurs personnalités, qu’elles soient de la société civile ou des partis politiques.

L’on se demande encore au sein de la société civile malienne d’où est venue l’idée de créer un sénat pour caser des leaders religieux et traditionnels. Pour l’ancien Premier ministre Soumana Sacko, elle n’a d’utilité que faire de la place à des groupes anti-démocratiques faisant tout pour mettre en cause la République chèrement acquise par le sang des Maliens.

IBK et le gouvernement devraient se réjouir de l’existence d’une nouvelle société civile, des mouvements de jeunes et des partis politiques qui se battent contre le référendum. A terme, tout l’avenir du Mali dépendra de la volonté d’un seul homme susceptible de céder face au lobby indépendantiste.

Les conséquences d’une telle abdication ne tarderont pas à se manifester dans un pays dont l’unité est déjà mise à mal par ces communautés. Le pouvoir que la nouvelle Constitution entend donner au président de la République est en réalité un piège capable de déchainer le désordre latent dû aux fractures ethniques.

Soumaila T. Diarra

Source: Lerepublicainmali

Tentative d’empêcher la marche de l’opposition et de la société civile : Le plan machiavélique du gouvernement pour bâillonner le peuple

La grande marche de l’opposition Républicaine et de la société civile prévue pour le samedi 17 juin 2017 semble couper le sommeil au gouvernement du Mali. Plusieurs réactions maladroites du pouvoir montrent que le pouvoir, pris de panique s’est plongé dans des entreprises inavouables pour dissuader les marcheurs, qui sont plus que jamais décidés à dire « an tè, a baana ! (nous refusons, c’est tout) pas de révision de la constitution du 25 février 1992 ».

Alors que les partisans du ‘’non’’ (refus de la révision de la constitution) ont décidé de dénoncer vigoureusement le projet de révision constitutionnelle à travers l’organisation d’une gigantesque marche à Bamako, le gouvernement, au lieu d’en tirer leçon, serait dans les grandes manœuvres pour entraver cette liberté d’action et bâillonner le peuple malien.

Pour cela aucune méthode n’est épargnée : écoute téléphonique des leaders de l’opposition et les membres impliqués dans l’organisation de cette marche pacifique; filature des organisateurs, recherche de preuves d’un supposé flagrant délit, pour sévir ; plan de déploiement des forces de sécurité à travers Bamako pour étouffer la marche. Les autorités envisageraient également l’interruption de la circulation à certains niveaux de la ville.

Est-ce pour faciliter le passage des marcheurs ou pour les bloquer ? Selon nos sources, le gouvernement serait dans des dispositions d’entraver la marche, sinon de l’empêcher. Le gouvernement veut mettre en œuvre une stratégie qui porterait sévèrement atteinte à la démocratie, chèrement acquise au prix du sang. Ce qui est déjà constatable depuis lundi 13 juin, est la paralysie qui frappe les réseaux sociaux, notamment facebook, qui ne fonctionne plus normalement à Bamako et environs.

Pendant ce temps, le projet de révision de la constitution proposé par le pouvoir fait couler beaucoup d’encre et de salive, tant bien au Mali qu’à l’extérieur, notamment en France et aux Etats-Unis, où les Maliens sont plus que jamais mobilisés pour dire ‘’NON’’ au referendum constitutionnel. Mais ce qui est demandé au président IBK est surtout, de faire l’économie de certaines souffrances au peuple malien, en retirant purement et simplement son projet de révision de la constitution du février 1992, car le moment ne s’y prête pas.

L’opposition pour éviter au pays un dérapage hasardeux, organise une marche le samedi 17 Juin 2017 à Bamako, qui partira de la place de la Liberté à la Bourse du travail, en passant par l’avenue Mamadou Konaté, la place OMVS et la place de l’Indépendance. L’opposition et la société civile malienne sont déterminées à battre le pavé le samedi 17 Juin malgré les mesures coercitives prévues par le gouvernement pour exprimer leur réserve par rapport au projet de constitution. Signalons que la marche des jeunes du mouvement ‘’Trop c’est Trop’’ du samedi 10 juin pour la même cause, a été réprimée par les forces de l’ordre.

Moussa Samba Diallo

 

Chronique satirique: en attendant la paix, on mange …

La paix tarde à venir dans notre beau pays, certes, mais personne ne l’attend pour chercher à manger. A défaut de paix, l’Etat s’arrange merveilleusement pour multiplier les structures, commissions et machins chargés de gérer…la paix. On appelle cela de la politique-fiction, même si Ladji Bourama n’y a consacré aucun chapitre de son programme « Mali d’abord inchallah ». Vous voulez des preuves ? Eh bien, voyons un peu ensemble…

Juste après le déploiement de la MINUSMA au Mali, le gouvernement s’est hâté de mettre sur pied une Commission Vérité, Justice et Réconciliation. On nous avait raconté, la main sur coeur, que cette commission enquêterait sur les crimes commis au nord et indemniserait les victimes de tous les camps. A commencer par les pauvres bonshommes lapidés ou amputés par les terroristes sous l’occupation (2012-2013).Selon la propagande officielle de l’époque, la réconciliation nationale dépend de la vérité, la vérité de la justice et la justice de la commission. Bon, eh bien, à l’arrivée, chacun s’est rendu compte que la commission n’enquêtait sur rien ni n’indemnisait pas le moindre cordonnier. Son rôle véritable : manger des primes et faire des conférences de presse à Bamako. Du brouhaha, quoi!

La vraie commission d’indemnisation a té logée, m’a-t-on dit, à la primature. Mais bien que ses membres mangent mensuellement du pain au raisin et boivent du nectar de miel, ils se taisent religieusement et se roulent les pouces. Les nom de son président et de ses membres ? Secret défense ! Entre nous, qui diable aurait envie de s’attirer l’oeil des caméras quand il a loisir de festoyer en silence ?

Chargée de désarmer, de démobiliser et de réinsérer les combattants rebelles et assimilés, une autre commission a pour chef l’ancien ministre Zahabi Ould Sidi Mohamed. Malgré les belles missions assignées au sieur Zahabi, je vois en lui un chômeur de luxe puisque ceux qu’il est censé désarmer songent à le désarmer lui-même. Et, qui sait ?, à le réinsérer dans le tissu politico-administratif de l’Azawad. Après tout, il était un chef rebelle dans le bon vieux temps où Ladji Bourama dirigeait le gouvernement ! Difficile d’imaginer une situation plus cocasse…

Un quatrième machin s’appelle « sous-commission réinsertion-démobilisation ». Dépendante de la grande et prestigieuse commission de Zahabi, elle est présidée par le général Gabriel Poudiougou, chef d’état-major général des armées sous le président ATT. Nul ne sait par quel miracle Poudiougou réussirait à démobiliser qui que ce soit alors qu’il n’a pu le faire au début de la rébellion en 2012. Mais voilà: l’honneur ne se refuse pas et c’est toujours intéressant pour un ancien dignitaire d’avoir un bout de gâteau à manger par les temps de galère qui courent.

Cinquième structure où l’on prend du thé en bavardant gaiement à longueur de journée : le Haut Représentant du Président de la République auprès de la Médiation Internationale. Ouf ! Quel titre kilométrique ! Le Haut dirigeant, pardon !, le Haut Représentant n’est autre que l’inspecteur général de police Mahamadou Diagouraga. Nul ne l’entend ni ne le voit. Mais je suppose qu’il n’en mange pas moins…

Enfin, n’oublions pas le Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Cette structure regroupe tous les protagonistes de la crise malienne et cela fait du beau monde : groupes armés rebelles, milices pro-Mali, gouvernement, médiation internationale, etc. Vous l’aurez compris : pour siéger dans cette commission, il suffit de porter une arme contre le Mali, de se couvrir la tête d’un turban et d’occuper un hameau ou marigot du nord. Bien entendu, ces hautes personnalités pompeusement appelées commissaires ne se réunissent pour parler de paix le ventre vide. Chacune d’elles encaisse 2 à 3 millions de FCFA par mois sans présenter la moindre facture ni déposer le moindre préavis de grève. Et chaque fois que les terroristes Iyad et Amadou Kouffa commettent un attentat sanglant, des sessions extraordinaires du Comité de suivi se tiennent, non pas à Kidal ou à Aguelhok, mais dans les salons dorés de l’Hôtel Radisson. Et les braves commissaires en profitent pour augmenter la taille de leurs plats et l’épaisseur de leurs primes. Par conséquent, les rebelles de la CMA, membres du Comité, ne manquent jamais une occasion de créer des blocages pour provoquer de nouvelles sessions et…de nouveaux festins. Allons, allons, la paix n’est pas pour demain, moi je vous le dis !

Tiékorobani

Source: Procès verbal

Modibo Sidibé, ancien Premier ministre du Mali à propos du projet de révision constitutionnelle : « Il faut voter NON à ce projet s’il est maintenu »

L’Assemblée nationale a adopté, le samedi 3 juin 2017, le projet de loi portant révision de la constitution de 1992 à la majorité des 111 voix pour, 35 voix de l’opposition ont voté contre, zéro abstention. Pour Modibo Sidibé, ancien Premier ministre, Président de FARE ANKA WULI ce projet de révision constitutionnelle est inopportun et illégitime. «Il faut voter NON à ce projet s’il est maintenu. Comme le rouge manifeste le NON, il faut dire NON par le rouge et également que ce rouge serve à dire que c’est un carton rouge à l’endroit de la gouvernance que nous connaissons jusqu’à présent », explique-t-il.

«  Il est clair que nous ne voulons pas de ce projet, il est inopportun. Ça n’a aucune légitimité et nous devons dire que s’il doit avoir réforme constitutionnelle, ça doit être à l’issue d’un grand débat national de l’ensemble des Maliens et des Maliennes. On ne peut pas faire basculer le Mali d’un paysage institutionnelle à un autre sans que les Maliens ne se soient pleinement imprégnés du sujet. Quelle légitimité ? Un projet de plusieurs pages qui n’a pas été présenté ni dans son esprit, ni dans son contenu et qu’on voudrait appeler les Maliens à dire OUI ou NON à l’espace d’un mois. NON et NON. Il faut voter NON à ce projet s’il est maintenu.

Comme le rouge manifeste le NON, il faut dire NON par le rouge et également que ce rouge serve à dire que c’est un carton rouge à l’endroit de la gouvernance que nous connaissons jusqu’à présent. On l’a dit à plusieurs reprises : l’essence d’une démocratie c’est dans le débat public autour d’un projet commun. Et justement, peut-on avoir un projet commun plus qu’une constitution dans un pays ? Donc c’est au bout du débat public que ce projet sera commun, que les Maliens pourraient éventuellement le voter.

En dehors de ça c’est illégitime ! C’est inopportun et c’est illégal. Il faut qu’ils comprennent définitivement qu’une réforme institutionnelle ce n’est pas une course contre la montre. Et qu’on arrête ce gâchis politique, de rater l’occasion de faire débattre la constitution malienne, de ce gâchis financier, de se précipiter dans un référendum qui certainement s’il se tenait n’apportera pas grand-chose et que les Maliens seraient appelés plus tard à véritablement refonder leurs institutions, à refonder leur Etat. Donc c’est inopportun, si la sagesse domine, je pense que mieux vaut retirer ce projet.

Propos recueillis par Sidiki Adama Dembélé

Source : Le Républicain

La CMA remet en cause le retour de l’administration à Kidal le 20 juin

Comme à son habitude, l’organisation séparatiste des rebelles de Kidal, une fois de plus fait un pied de nez au gouvernement et ses partenaires. Le retour de l’administration à Kidal annoncé pour le 20 juin prochain n’aura pas lieu. Pour cause, les maîtres des lieux se désengagent à travers un communiqué. Lisez

COORDINATION DES MOUVEMENTS DE L’AZAWAD (CMA)
COMITÉ DIRECTEUR
--Cellule de Communication--

COMMUNIQUÉ N°025/2017/ CC -CD –CMA
La Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) informe l’opinion nationale et internationale qu’elle vient de prendre connaissance d’un document, intitulé « CHRONOGRAMME DU RETOUR DE L’ADMINISTRATION A KIDAL AVANT LE 20 JUIN 2017 » signé le 09 courant à Bamako.
Ce document est loin de refléter le résultat des pourparlers convenus entre la CMA et les différents acteurs impliqués dans l’établissement du programme du retour de l’administration à Kidal.
En effet, la CMA n’est nullement engagée par ce document et appelle tous les acteurs crédibles à une concertation rapide pour élaborer un chronogramme réalisable pour l’opérationnalisation des autorités intérimaires et du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC) dans les régions de Tombouctou, Gao, Ménaka, Taoudéni et Kidal afin de concrétiser les actions prévues au cours de cette période intérimaire.
Enfin, la CMA dénonce toute tentative de tripatouillage de la mise en œuvre de l’Accord et exhorte la médiation internationale, les Parties à l’Accord et la communauté internationale à mener des actions consensuelles sans absurdité pour réussir une paix effective.

Kidal, le 12 juin 2017

Porte-Parole

Ilad Ag Mohamed

 

Démenti de l’Ambassade de France au Mali concernant des informations de presse sur le referendum constitutionnel

L’Ambassade de France au Mali dément les informations contenues dans l’édition du mardi 13 juin 2017 du journal Le Figaro du Mali selon lesquelles « au vu de la dégradation continue de la situation sécuritaire et sociale au Mali, l’Ambassade de France au Mali recommanderait très fortement au pouvoir, par lettre confidentielle, de surseoir au référendum ».

Le processus de révision constitutionnelle en cours au Mali et le choix de la date du referendum constitutionnel par les autorités maliennes sont en effet des actes strictement souverains.

Dans ce contexte, l’Ambassade de France au Mali rappelle que la France est fermement engagée aux côtés du Mali pour la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger, la lutte contre le terrorisme et la stabilisation de la situation sécuritaire ainsi que pour le développement du pays.

Source : Ambassade de France

Affrontements inter communautés : Plus de 30 morts à Kidal

Le weekend dernier a été sanglant dans la région de Kidal. Selon de sources concordantes, les affrontements inter communautaires ont fait au moins une trentaine de morts, des déplacés et d’importants dégâts matériels. La Société civile de la région de Kidal pointe du doigt les groupes armés comme les seuls responsables qui ravivent les tensions intercommunautaires. La Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) et le Groupement d’Auto Défense Touaregs.

Imghad et Alliés (GATIA) se rejettent la responsabilité de ce conflit qui a déjà fait selon des sources locales, une trentaine de morts et des nombreux dégâts matériels.

Pour les responsables de la Coordination des Mouvements de l’Azawad, les violations des Droits de l’Homme survenues dans la région de Kidal cette semaine ne peuvent pas être considérées comme des affrontements inter-communautaires. Selon eux, une rencontre des notabilités de toutes ces communautés est prévue bientôt pour rétablir le calme et la cohésion sociale.

Selon les responsables du Groupement d’Auto défense Touaregs Imghad et alliés (GATIA), l’opérationnalisation du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC) et le retour de l’administration dans la région de Kidal constituent la meilleure solution pour résoudre les conflits inter communautaires. Les récentes tensions disent-ils ne sont qu’une diversion pour retarder l’application du processus de paix et de réconciliation.

MD

Source : L’Indicateur du Renouveau

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